Cela me laisse perplexe. Je comprends parfaitement que l'on recherche des criminels de guerre, mais là, c'est quand même extrême. Le président est obligé de s'excuser pour des choses que des gens ont commis sous la contrainte, il y a 70 ans.... il est d'ailleurs probable que tous les employés de cette époque soient morts ou très prêts de l'être.
A ce tarif là, toute la France devra s'excuser...tous les français ont collaboré passivement. Ils n'avaient pas le choix...
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde ... ah-l.shtml
En cédant à la ville de Bobigny un terrain de la gare d'où sont partis plus de 20 000 Juifs vers la mort en 1943 et 1944, ...
le président de la SNCF Guillaume Pepy a reconnu les responsabilités de l'entreprise, qui fut « un rouage de la machine nazie d'extermination ». « Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu'à la frontière. Elle l'a fait », a-t-il reconnu en présence de Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
« En ces jours de malheur, notre entreprise avait tous les visages de la France », a encore relevé le patron de la SNCF, rappelant que « les cheminots résistants ont été l'honneur de l'entreprise et de la France ».
Une « démarche de mémoire » va d'ailleurs être lancée sur les 2 000 cheminots fusillés ou morts en déportation.
Contrats visés aux États-Unis
Guillaume Pepy a écarté tout rapport entre sa démarche et l'intérêt de la SNCF pour la grande vitesse aux États-Unis, notamment en Californie et en Floride, où des élus ont cherché à lier d'éventuels contrats à sa repentance pour son rôle dans l'Holocauste.
La transformation en lieu de mémoire de l'ancienne gare de Bobigny ne satisfait pas entièrement la communauté juive française, qui veut que la SNCF clarifie son rôle dans les déportations.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Richard Prasquier reconnaît la participation de cheminots à la Résistance mais souhaite « une étude historique sans oeillère » sur le rôle de la SNCF.
Une attitude conciliante qui n'est pas partagée par Avi Bitton, avocat de 600 plaignants (ex-déportés juifs, parents des victimes, anciens déportés pour faits de résistance d'Europe et d'Amérique du Nord) qui ont déposé plainte en 2006 contre la SNCF devant le tribunal administratif de Toulouse.
Située à 2,2 km du camp de Drancy, la gare de Bobigny, sur la ligne de grande ceinture (une ligne circulaire faisant le tour de Paris en banlieue), a failli être démolie dans les années 1980. Étonnamment préservée, elle a été classée en 2005. •
Vingt et un convois Vingt et un convois
Les registres tenus par l'occupant allemand et compilés par l'avocat Serge Klarsfeld montrent qu'environ 85 % des 75 720 Juifs déportés sont passés par le camp de Drancy, Puis, pour plus de discrétion, les départs vers les camps de la mort se sont faits depuis la gare de Bobigny à partir du 18 juillet 1943 : en treize mois, jusqu'au 17 août 1944, 21 convois en sont partis, emportant vers la mort 22 407 hommes, femmes et enfants.
La plupart des convois avaient pour destination Auschwitz. Quelques uns sont également partis vers Sobibor, et le dernier vers Buchenwald.





