AdoramusTe a écrit :J'ajoute que l'acceptation du Concile Vatican II est un peu sabotée de l'intérieur par un certain nombre d'individus, comme Mgr Gherardini, qui essaient d'en affaiblir l'autorité en triant entre ce qui est infaillible et ce qui ne l'est pas.
On sait très bien que leur objectif est, à terme, de le mettre entre parenthèses, de la vider de sa substance, ce qui dénote d'une absence totale de sens de l'Eglise.
AdoramusTe a écrit :Je pense que Dieu n'a jamais laissé tomber son Eglise. Cela concerne aussi le Concile Vatican II. C'est une question de Foi.
Il peut y avoir des choses à préciser mais certainement pas des choses mauvaises car cela voudrait dire que l'Esprit Saint aurait cessé d'intervenir. C'est ce que voudraient bien nous faire croire certaines personnes mal inspirées, pour le coup.
Je crois qu'on mélange un peu tout là. Un enseignement doctrinal infaillible est:
- irréformable
- clairement obligatoire.
Or le Concile n'a rien proclamé de façon obligatoire, il est donc absurde de le rendre tel. C'est un document du Magistère authentique, qui doit être accepté avec un respect filial, mais qui peut parfaitement faire l'bjet de réserves ou de critiques fondées.
Le Concile s'est clairement voulu comme "pastoral", avec le but de présenter la doctrine de toujours d'une façon se voulant mieux adaptée aux besoins de l'époque actuelle. Donc:
- on est dans le domaine du prudentiel: le Concile a imprimé en bien des points une nouvelle façon de voir les choses, on a parfaitement le droit après coup de se dire que c'était une mauvaise idée, et de faire marche arrière.
- c'est à mon avis une erreur de se focaliser sur l'aspect magistériel: je doute qu'on trouve un seul point clairement erronné, tout au plus des points susceptibles de mauvaises interprétations (ce en quoi le Concile n'aurait rien d'exceptionnel, on pourrait longuement s'étendre sur les interprétations de Vatican I, par exemple...). D'autre part, les modernistes, eux, se moquent bien de l'aspect magistériel et des textes du Concile. Ils veulent qu'on accepte inconditionnellement "les modifications imposées par Vatican II", mais justement Vatican II n'a rien imposé, la plupart des changements viennent soit du pontificat de Paul VI, sans mandat particulier du Concile ou en allant très, très loin au-delà (cf la réforme liturgique), soit d'abus suivis à contrecoeur par le législateur, voire carrément illégaux. Les modernistes se fichent en effet des canons, des décrets... leur seul décret est l'"Esprit".
- l'Esprit justement. On ne peut nier que le TON des documents du Concile corresponde, souvent, à une nouvelle façon d'aborder les questions. Elle n'est pas forcément pire que l'ancienne, mais dans bien des cas, il faut reconnaître qu'elle est nouvelle. Je pense cependant qu'on doit envisager les choses différemment pour chaque document conciliaire. Mais ça ne me choquerait pas qu'on dise que telle façon de voir les choses était finalement une bien mauvaise idée, et qu'on aurait mieux fait de rester, par exemple, à la façon de voir les choses des Pères.
- En fait, les vrais modernistes se fichent également de cela: "l'Esprit", pour eux, ça signifie un événement "charismatique", un grand jour, enfin bref, il s'est passé quelque chose et c'est forcément un événement merveilleux inspiré par l'Esprit Saint. J'ai constaté la même chose ces jours-ci en faisant des recherches sur l'"Esprit d'Assise": on décrète que l'Esprit a soufflé, et donc rien ne saurait contredire cet événement et les nouveautés qu'on lui prête, pas besoin d'analyse rationnelle, et on ne va surtout pas perdre notre temps à contempler le désastre...
Bref, il faudrait déjà que tout le monde reconnaisse qu'on est dans 2 registres différents.
Et que le "charismatisme" (dans le sens que je viens d'indiquer, je ne parle pas du Renouveau) ou le "providentialisme" irrationnels sont des plaies dans l'Eglise, maintenant comme à l'époque de Joachim de Flore.
In Xto,
archi.