Sur l'avortement

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Charles
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Leviathan a écrit :Mieux vaut avoir une vie qui mérite d'être vécue... Ceux dont cette dernière a été très difficile (orphelins, etc...) ne vont pas cracher sur celle-ci, mais je suppose qu'ils ne souhaiteraient à personne une vie comme la leur, et qu'ils seront les premiers à avorter s'ils estiment ne pouvoir offrir une vie decente à leur futur enfant.
Les seules personnes qui avouent que leur vie ne vaut pas la peine d'être vécue sont les suicidés.
Leviathan a écrit :De plus, je ne pense pas qu'un tas de cellules indifférenciées puisse porter le nom d'humain. D'ailleurs, à ce stade, ce n'est qu'une vie probable puisque la femme est tout à fait capable de faire un fausse couche.
Parce que demain vous pouvez mourir (dans un accident de voiture par exemple), vous n'êtes donc qu'une vie probable, et on peut vous supprimer sans problème ?
Leviathan a écrit : je suis contre l'avortement après la 3e/4e semaine, au stade où ils possèdent un système nerveux assez développé pour ressentir la douleur.
J'ai connu une fille handicapée, étudiante en philosophie, qui ne ressentait pas la douleur. Elle avait de graves complications dues des blessures bénignes qu'elle ne percevait pas et qui s'infectaient. Voulez-vous dire qu'on pourrait la tuer sans commettre un meurtre, vu qu'elle a le système nerveux défaillant pour ressentir la douleur ?
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Leviathan
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Parce que demain vous pouvez mourir (dans un accident de voiture par exemple), vous n'êtes donc qu'une vie probable, et on peut vous supprimer sans problème ?
Je suis un être humain pleinement développé, dont l'existence en tant que tel est injustifiable, ce qui fait une grande différence. Et les probabilité sont beaucoup plus faibles pour moi de mourir demain qu'une fausse couche pour une femme.
J'ai connu une fille handicapée, étudiante en philosophie, qui ne ressentait pas la douleur. Elle avait de graves complications dues des blessures bénignes qu'elle ne percevait pas et qui s'infectaient. Voulez-vous dire qu'on pourrait la tuer sans commettre un meurtre, vu qu'elle a le système nerveux défaillant pour ressentir la douleur ?
Bien sûr que non, mais puisqu'il faut déterminer une limite à l'IVG, autant faire en sorte que le foetus ne souffre pas...
Charles
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Leviathan a écrit :
Parce que demain vous pouvez mourir (dans un accident de voiture par exemple), vous n'êtes donc qu'une vie probable, et on peut vous supprimer sans problème ?
Je suis un être humain pleinement développé, dont l'existence en tant que tel est injustifiable, ce qui fait une grande différence. Et les probabilité sont beaucoup plus faibles pour moi de mourir demain qu'une fausse couche pour une femme.
Votre calcul de probabilité est intenable et absurde : on ne décide de la vie ou de la mort d'un être humain sur une prévision aléatoire et contre son gré.

Autre chose, un enfant de 6 ans, prépubère donc, n'est pas "un être humain pleinement développé" : on peut le tuer sans problème ?
Leviathan a écrit :
J'ai connu une fille handicapée, étudiante en philosophie, qui ne ressentait pas la douleur. Elle avait de graves complications dues des blessures bénignes qu'elle ne percevait pas et qui s'infectaient. Voulez-vous dire qu'on pourrait la tuer sans commettre un meurtre, vu qu'elle a le système nerveux défaillant pour ressentir la douleur ?
Bien sûr que non, mais puisqu'il faut déterminer une limite à l'IVG, autant faire en sorte que le foetus ne souffre pas...
Je n'aime pas du tout votre "puisque... autant faire que..." Il y a là quelque de profondément révoltant de mon point de vue : la dureté que cela suppose et en même temps une sorte d'indifférence ou de trouble.... "puisque... autant faire que..." comme une grosse compromission avec quelque chose de vraiment insoutenable, au passage, sans le moindre problème.
mc
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Il faut savoir aussi que selon les travaux des scientifiques depuis plusieurs décennies (y compris en France le Dr.Benoit Bayle), la mémoire de l'être humain - sous une forme 'moléculaire' remonte à la ... conception donc au stade tout premier de zygote.
Il faut savoir aussi - on trouve facilement sur le net des explications scientifiques solides (des médecins américains devant le congrès p.ex.)- que la souffrance physique ('nerf trigominal') commence à la 8ème semaine depuis la conception.
Vous n'avez vu qu'une video. Je vous invite à visionner tous les liens proposés sur le fil 'liens' de 30anscasuffit.com! Parce qu'il s'agit d'êtres pleinement humains (et non de laitues) avec une histoire généalogique dense comme les notres, parce que dans notre pays, on tue aussi 'tardivement' soit disant par 'compassion' ou par 'thérapeutie' (mais pour qui exactement?) et, enfin, parce que parfois cela aide à sortir du mépris glacial du droit de vivre des autres. Parfois...
Je vous invite aussi à étudier ce qu'on appelle le 'syndrome des Survivants' (étudiés par les docteurs Ney) et le 'Syndrome post avortement' (notamment l'étude française du Dr.Volff, spécialiste de la question facilement accessible sur le Net)
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Leviathan
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Votre calcul de probabilité est intenable et absurde : on ne décide de la vie ou de la mort d'un être humain sur une prévision aléatoire et contre son gré.

Autre chose, un enfant de 6 ans, prépubère donc, n'est pas "un être humain pleinement développé" : on peut le tuer sans problème ?
Je reconnais que je me suis mal exprimée sur ce point là...
Ce que je voulais dire, c'est que pour certains, le foetus n'est pas exactement un être humain. Quant à la notion d'être humain pleinement développé, je pensais aux cas où l'accouchement mettrait en danger la mère : on décide de tuer le foetus parce que ça représente le moindre mal, il n'est qu'une vie espérée, alors que celle de la mère est bel et bien indéniable.
Je vous invite à visionner tous les liens proposés sur le fil 'liens' de 30anscasuffit.com!
Je le ferai.
on tue aussi 'tardivement' soit disant par 'compassion' ou par 'thérapeutie' (mais pour qui exactement?)
Vous parler du foetus ou du droit d'euthanasie ?
mc
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Des avortements tardifs très fréquents aussi dans notre pays (5000 p.année si j'ai bonne mémoire) qualifiés d'IMG.
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Leviathan
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S'ils permettent de sauver la vie de la mère, j'avoue que je trouve cela préférable : on ne peut pas demander à quelqu'un de se suicider, si elle décide de garder son enfant malgré tout et de se sacrifier pour qu'il puisse vivre, cela doit être sa propre décision.
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Leviathan a écrit :S'ils permettent de sauver la vie de la mère, j'avoue que je trouve cela préférable : on ne peut pas demander à quelqu'un de se suicider, si elle décide de garder son enfant malgré tout et de se sacrifier pour qu'il puisse vivre, cela doit être sa propre décision.
C'est précisément la position de l'Eglise sur cette question là.
Charles
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Le protestantisme et l'avortement

Message non lu par Charles »

Je viens d'entendre une émission absolument immonde sur Fréquence Protestante : une apologie de l'avortement, avec deux perturbées du Planning familial reçue par une mégère de cette radio.

J'ai honte pour les protestants, d'en être arrivés là. A l'apologie de la mort, du meurtre, du curetage et de l'aspiration... et ils se disent chrétiens !!!
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Re: Le protestantisme et l'avortement

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:sick:

Mais peut-être doit-on faire une différence entre les différentes branches du protestantisme. Je doute que les luthériens pure souche soient favorables à l'avortement. Mais je peux évidement me tromper.

Bonne Pâques à tous ! Aujourd'hui la vie triomphe, tâchons de travailler à la venue du Règne ! :wub:

En Christ,
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NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)
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Peut-être n'est-il pas nécessaire d'utiliser les adjectifs "immondes", "perturbées du planning familial", et "mégère" ? Peut-être est-ce là que commencent ces "haines" qui ont conduit quelques personnes à quitter le forum en ayant du christianisme une bien piètre vision. Vous pouvez faire les mêmes critiques sans vous attaquer aux personnes et les traiter de n'importe quoi. Cela faciliterait peut-être le dialogue ?
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C'est très difficile de ne pas se mettre en colère. Je n'avais pas décoléré quand pour la Fédération protestante à Genève a eu pris parti pour la légalisation de l'avortement en 2002 (à l'exception notoire des Evangéliques farouchement pro-vie). J'avais envoyé un courrier cinglant publié dans la Tribune de Genève et adressé un autre à la Fédération en question pour dire que nous ne leur verserions plus un seul centime d'impôt puisque nous sommes une famille oecuménique et que l'impot religieux est certes facultatif mais existe et les bulletins de versement sont expédiés par l'Etat. Depuis, bien évidemment, les chiffres de l'avortement se mettent à augmenter. Lentement mais ils augmentent et la consommation de la pilule du lendemain de 201% ai je lu sur Bafweb si j'ai bonne mémoire.
mc
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Message non lu par mc »

Sur le même sujet, la page consacrée à l'avortement par le Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine (dont le lien se trouve sur la liste des provie du site de Transvie.com):
http://www.cpdh.info/npds/index.php?op=theme&tid=38
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Théophane
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L'avortement

Message non lu par Théophane »

Dans la peine de mort, quand elle est appliquée de droit, on punit quelqu’un qui s’est rendu coupable de crimes très graves prouvés, et qui représente aussi un danger pour la paix sociale ; c’est donc un coupable qui est puni. Tandis que, dans le cas de l’avortement, la peine de mort frappe quelqu’un d’absolument innocent. Et ce sont deux choses totalement différentes, que l’on ne peut pas comparer.

Il est vrai que l’enfant non né est considéré par beaucoup comme un agresseur injuste, qui réduit mon espace vital, s’impose dans ma vie et que je dois abattre comme un agresseur qu’il est. Mais c’est là l’optique dont nous avons parlé précédemment : l’enfant n’est plus considéré comme une créature de Dieu, à l’image de Dieu, avec son propre droit à la vie, mais en tout cas tant qu’il n’est pas né, il apparaît soudain comme un ennemi ou comme une chose encombrante dont je peux disposer moi-même. Je crois qu’il s’agit simplement de faire comprendre à la conscience qu’un enfant une fois conçu est un être humain, un individu.

La manière dont la culpabilité est répartie entre les différentes personnes, on ne peut jamais en décider de manière abstraite. Mais l’acte en tant que tel – quel que soit le responsable de la situation, ce peut être aussi la pression des hommes – reste essentiellement ceci : pour régler une situation de conflit, un être humain est tué. Et le conflit n’est jamais réglé. Nous savons aussi par des psychologues combien un tel acte reste gravé dans l’âme de la mère, car elle sait bien qu’un être humain était en elle, que ce serait son enfant, peut-être quelqu’un dont elle serait fière à présent. Naturellement, la société doit aider, fournir d’autres moyens d’arranger la situation, faire cesser la pression sur les futures mères, afin que s’éveille un nouvel amour pour les enfants.

Cardinal Josef Ratzinger, Le sel de la terre

Image
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Leviathan
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Message non lu par Leviathan »

Dans la peine de mort, quand elle est appliquée de droit, on punit quelqu’un qui s’est rendu coupable de crimes très graves prouvés, et qui représente aussi un danger pour la paix sociale ; c’est donc un coupable qui est puni. Tandis que, dans le cas de l’avortement, la peine de mort frappe quelqu’un d’absolument innocent. Et ce sont deux choses totalement différentes, que l’on ne peut pas comparer.
Sur quoi vous basez vous pour dire que le foetus, c'est "quelqu'un" ?
Ce n'est pas quelque chose d'établi, cela dépend plus de vos convictions personnelles qu'autre chose...
Je crois qu’il s’agit simplement de faire comprendre à la conscience qu’un enfant une fois conçu est un être humain, un individu.
Même remarque. Il est évident, incontestable que l'embryon est vivant, puisqu'il s'agit d'une cellule qui se multiplie. Mais pour ce qui est de l'être humain... C'est une question philosophique.
Nous savons aussi par des psychologues combien un tel acte reste gravé dans l’âme de la mère, car elle sait bien qu’un être humain était en elle, que ce serait son enfant, peut-être quelqu’un dont elle serait fière à présent. Naturellement, la société doit aider, fournir d’autres moyens d’arranger la situation, faire cesser la pression sur les futures mères, afin que s’éveille un nouvel amour pour les enfants.
Avant chaque avortement, la femme doit avoir un entretien avec un psychologue et un médecin, pour la confirmer dans ses choix.
De plus, on oblige pas les femmes à avorter. Si elles éprouvent des remords après coup, bien fait pour elles, elles n'avaient qu'à mieux réfléchir.
Malgré tout, cela reste un cas assez rare : les femmes qui avortent sont sûres de leur choix. La plupart sont en couple (la décision a sans doute été prise par les deux conjoints), ou déséspérées par cette grossesse imprévue.

J'aimerais bien vous voir expliquer à la jeune fille violée et enceinte, qui envisage le suicide, à quel point la vie c'est bô et qu'un enfant est une richesse.
Ou à la fille de 15 ans d'une famille intégriste qui a peur de la réaction de ses parents quand ils apprendront sa grossesse, due à un abus de confiance dans le petit ami (dans ce genre de famille, le sexe est tabou, les seules choses qu'elle doit savoir à ce sujet lui viennent de ses cours de 5e... Elle a pas du se rendre compte de ce qu'on lui faisait), qu'elle doit garder son gosse.

Je comprends que vous condamniez les femmes avortant alors qu'elles auraient pu s'occuper de cet enfant, mais il y a des cas où elles n'ont pas vraiment le choix.
De plus, certaines n'ont pas envie de gacher leur vie, de renoncer à leurs projets, pour un enfant. Elles sont égoistes, et c'est humain. On n'a qu'une vie après tout. Surtout qu'un bébé demande beaucoup d'investissement : ce n'est pas seulement 9 mois, mais 20 ans de travail.
On ne peut pas demander ce genre de sacrifice à un femme dans un monde où un enfant est devenu un fardeau.
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