Dans la peine de mort, quand elle est appliquée de droit, on punit quelqu’un qui s’est rendu coupable de crimes très graves prouvés, et qui représente aussi un danger pour la paix sociale ; c’est donc un coupable qui est puni. Tandis que, dans le cas de l’avortement, la peine de mort frappe quelqu’un d’absolument innocent. Et ce sont deux choses totalement différentes, que l’on ne peut pas comparer.
Sur quoi vous basez vous pour dire que le foetus, c'est "quelqu'un" ?
Ce n'est pas quelque chose d'établi, cela dépend plus de vos convictions personnelles qu'autre chose...
Je crois qu’il s’agit simplement de faire comprendre à la conscience qu’un enfant une fois conçu est un être humain, un individu.
Même remarque. Il est évident, incontestable que l'embryon est vivant, puisqu'il s'agit d'une cellule qui se multiplie. Mais pour ce qui est de l'être humain... C'est une question philosophique.
Nous savons aussi par des psychologues combien un tel acte reste gravé dans l’âme de la mère, car elle sait bien qu’un être humain était en elle, que ce serait son enfant, peut-être quelqu’un dont elle serait fière à présent. Naturellement, la société doit aider, fournir d’autres moyens d’arranger la situation, faire cesser la pression sur les futures mères, afin que s’éveille un nouvel amour pour les enfants.
Avant chaque avortement, la femme doit avoir un entretien avec un psychologue et un médecin, pour la confirmer dans ses choix.
De plus, on oblige pas les femmes à avorter. Si elles éprouvent des remords après coup, bien fait pour elles, elles n'avaient qu'à mieux réfléchir.
Malgré tout, cela reste un cas assez rare : les femmes qui avortent sont sûres de leur choix. La plupart sont en couple (la décision a sans doute été prise par les deux conjoints), ou déséspérées par cette grossesse imprévue.
J'aimerais bien vous voir expliquer à la jeune fille violée et enceinte, qui envisage le suicide, à quel point la vie c'est bô et qu'un enfant est une richesse.
Ou à la fille de 15 ans d'une famille intégriste qui a peur de la réaction de ses parents quand ils apprendront sa grossesse, due à un abus de confiance dans le petit ami (dans ce genre de famille, le sexe est tabou, les seules choses qu'elle doit savoir à ce sujet lui viennent de ses cours de 5e... Elle a pas du se rendre compte de ce qu'on lui faisait), qu'elle doit garder son gosse.
Je comprends que vous condamniez les femmes avortant alors qu'elles auraient pu s'occuper de cet enfant, mais il y a des cas où elles n'ont pas vraiment le choix.
De plus, certaines n'ont pas envie de gacher leur vie, de renoncer à leurs projets, pour un enfant. Elles sont égoistes, et c'est humain. On n'a qu'une vie après tout. Surtout qu'un bébé demande beaucoup d'investissement : ce n'est pas seulement 9 mois, mais 20 ans de travail.
On ne peut pas demander ce genre de sacrifice à un femme dans un monde où un enfant est devenu un fardeau.