La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésus

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Xavi
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La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésus

Message non lu par Xavi »

Avec déjà cinq maris au compteur et la fréquentation hors mariage d’un homme qui n’est pas son mari, la samaritaine qui se trouve près d’un puits ne doit pas être bien vue. D’ailleurs, elle s’y rend seule et non en compagnie de copines. Elle s’y rend à midi, à l’heure la plus chaude de la journée, à un moment où personne ne s’y rend et où elle évite ainsi les possibles affronts des autres femmes.

Quand Jésus s’approche d’elle, le tableau est surréaliste. Pas seulement parce qu’il n’était pas banal d’aborder ainsi une femme, ni a fortiori pour un juif d’aborder ainsi une samaritaine.

Surréaliste, parce que le tableau est biblique. Ce n’est pas n’importe quel puits, mais le puits de Jacob. Il fallait déjà une certaine audace à cette femme méprisée par les gens de bonne conduite pour se rendre à ce puits là. Mais, surtout, parler à une femme pour lui demander de l’eau à boire dans son récipient personnel, c’était non seulement entrer dans son intimité, mais c’était reproduire l’attitude biblique par excellence d’ouverture vers un possible mariage.

C’est en lui demandant de puiser de l’eau que Rebecca a été abordée pour être choisie comme épouse d’Isaac (Gn 24, 14), c’est en puisant de l’eau pour le troupeau conduit par sa future épouse bien-aimée que Jacob s’est approché de Rachel (Gn 29, 10-11), et c’est aussi en puisant de l’eau pour le troupeau conduit par sa future épouse Séphora que Moïse s’en est d’abord approché.

Ni la samaritaine, ni Jésus ne l’ignoraient.

Pour la samaritaine, un mariage est possible. Elle n’est pas mariée. Elle imagine que la démarche de Jésus est celle d’un homme attiré par elle et qui entame une opération de séduction. Elle est probablement un peu flattée de l’intérêt qu’elle suscite, d’autant plus que la démarche vient d’un juif. Elle est prête à jouer quelque peu avec son pouvoir de séduction. Elle va affirmer avec aplomb qu’elle n’a pas de mari.

Elle ignore que Jésus sait qu’en réalité, elle a déjà eu cinq maris et qu’en réalité, elle n’est pas vraiment libre puisqu’elle vit avec un homme qui n’est pas son mari. Jésus n’a évidemment aucune intention de se marier avec la samaritaine, mais il joue le jeu franchement. Il sait bien que sa démarche est ambiguë.

Et quand Jésus lui parle d’une autre eau, d’une eau vive, elle n’hésite pas à lui renvoyer ce qu’elle a considéré comme une tentative d’approche à connotation conjugale, voire sexuelle. A son tour, elle lui demande de lui donner de l’eau, d’agir comme Jacob et Moïse l’ont fait pour leur future épouse.

Et Jésus ne quitte pas le terrain conjugal. Cette parole d’invitation à un acte d’alliance que la femme lui adresse concerne un éventuel mari. La réponse de Jésus reste dans cette logique : va chercher ton mari. Mais la samaritaine a la réplique facile qui lui permet de persister dans sa demande qui n’est que normale. Je n’ai pas de mari. Sous-entendu : puisque tu m’as demandé à boire, je peux te le demander aussi et continuer le dialogue engagé sur le terrain de l’approche mutuelle.

Veux-t-elle vraiment approfondir la possibilité d’une alliance ? C’est là que Jésus lui renvoie une nouvelle question. Certes, tu n’as pas de mari même si tu en as eu cinq, mais il y a un autre homme que moi dans ta vie. Ne doit-elle pas choisir ?

Perçoit-on toute l’audace de ce dialogue où Jésus, tout en ayant aucune intention de nouer une alliance conjugale avec cette femme au sens où elle l’entend, l’emmène virtuellement dans un dialogue où il fait comme si, renversant toutes les barrières, celles des religions, celles du passé et du présent de cette femme bien loin des règles morales, il s’engageait dans la recherche d’une possible alliance conjugale avec elle comme elle le pense ?

Et, en réalité, c’est bien une vraie alliance conjugale qu’il lui propose, mais pas celle qui unit exclusivement une homme et une femme, mais celle qui unit le Christ à son Eglise.

Jésus n’ignore pas que la Samaritaine comprend tout autre chose et se situe sur le terrain d’une alliance humaine, et qu’elle ne se situe pas sur ce terrain de manière réelle, mais seulement virtuelle. Tous les deux jouent avec la symbolique d’une alliance terrestre. Il y a Jésus, qui rencontre cette femme pour l’aimer de l’amour même de Dieu, pour lui offrir une vraie alliance conjugale éternelle, à elle telle qu’elle est, sans condition, avec sa religion et tous les défauts de son existence. Il y a la Samaritaine, qui croit avoir attiré cet homme par ses attraits et veut s’amuser dans un jeu de séduction en lui faisant croire à une possible union terrestre voire une possible aventure sexuelle, semblant de lui offrir une perspective d’union, alors qu’elle sait bien qu’elle est en réalité avec un autre homme.

Mais, Jésus le sait. Je n’ai pas de mari, dit-elle pour faire croire qu’elle est libre. Tu en as eu cinq et tu es avec un homme, dit-il pour lui révéler qu’il n’est pas dupe, mais il constate ainsi que la demande de la femme reste acceptable. Elle peut lui demander de lui donner l’eau qu’il possède. La possibilité d’une alliance reste ouverte.

Vient l’obstacle religieux. Balayé. C’est en esprit et en vérité qu’il faut aimer Dieu.

Il n’y a plus d’obstacle. Le jeu s’arrête. Il faut s’engager dans un lien d’alliance ou partir. Elle part. Elle n’a pas donné d’eau à Jésus. Elle n’en a pas reçu de lui. Mais, elle est troublée.

La samaritaine n’est-elle pas soudain dans la position même de Eve ? C’est en esprit et en vérité qu’Adam et Eve étaient invités à vivre en alliance avec Dieu. Eve avait aussi un homme dans sa vie, lorsqu’elle a été confrontée à la possibilité d’être unie à Dieu, mais qu’elle a choisi l’autonomie, de décider elle-même du bien et du mal.

Comme Eve, la Samaritaine retourne vers son homme, voire vers ses hommes. Avec la question fondamentale. N’est-ce pas le retour de Dieu parmi nous ? Le Christ présent ? Et la porte s’ouvre. Ils viennent écouter.

Le moment est essentiel. C’est le seul moment et devant la seule personne, dans les Evangiles, où Jésus révèle aussi clairement qu’il est le Messie. Je le suis, moi qui te parle.

Jésus a respecté la situation de cette femme unie à un homme après avoir eu cinq maris. Quel paradoxe de se révéler comme Messie dans une approche conjugale avec cette femme. Juste après les noces de Cana.

La rencontre avec la samaritaine rejoint les autres paroles de Jésus sur l’union de l’homme et de la femme. Celles sur l’importance essentielle du mariage, sur ceux qui se consacrent au célibat sans mari, ni femme, ou sur cette femme qui avait eu sept maris.

Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. Dans le récit de la création, l’union d’Adam et Eve est éblouissante. Elle achève la création. Chair de ma chair. Os de mes os. Adam quitte père et mère pour s’attacher à cette merveilleuse compagne qu’il découvre.

Mais, il leur reste à rencontrer leur Dieu en esprit et en vérité. Pour entrer dans le royaume des cieux, il est sans importance de prendre mari ou femme. Il faut aimer en esprit et en vérité. Ceux qui entrent dans le royaume, qu’ils soient célibataires ou mariés, ne prennent ni femme, ni mari pour y entrer.

Même si l’union conjugale est essentielle dans la création de l’humanité comme pour la création de chacune de nos vies créées pour entrer dans l’existence, l’accès à la vie éternelle, à la communion vivante avec Dieu, ne dépend pas d’une telle union.

Au contraire, comme le Christ l’a montré lui-même et l’a enseigné, le choix du célibat peut être un chemin parfait vers la vie éternelle. On ne prend ni femme, ni mari pour entrer dans le Royaume. On y entre chacun dans la communion de Dieu en esprit et en vérité, en accueillant l’invitation du Christ à une union conjugale d’une toute autre dimension. Celle qu’il a offerte à la Samaritaine. Celle qu’il offre à chacun de nous.
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levergero78
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par levergero78 »

Même si l’union conjugale est essentielle dans la création de l’humanité comme pour la création de chacune de nos vies créées pour entrer dans l’existence, l’accès à la vie éternelle, à la communion vivante avec Dieu, ne dépend pas d’une telle union.

Au contraire, comme le Christ l’a montré lui-même et l’a enseigné, le choix du célibat peut être un chemin parfait vers la vie éternelle. On ne prend ni femme, ni mari pour entrer dans le Royaume. On y entre chacun dans la communion de Dieu en esprit et en vérité, en accueillant l’invitation du Christ à une union conjugale d’une toute autre dimension. Celle qu’il a offerte à la Samaritaine. Celle qu’il offre à chacun de nous.
Que voilà une conclusion bizarre à votre longue contribution intéressante je dois bien le dire !

Est-ce qu'elle peut signifier que les "célibataires" n'ayant pas "connu" de femmes ont mille fois plus de chances d'entrer dans "la vie éternelle" que les malheureux couples, régulièrement et religieusement mariés, et ayant engendré de nombreux descendants (comme il leur a été demandé dans la Genèse : "multipliez-vous") ? Dites-le nous donc.
etienne lorant
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par etienne lorant »

[+] Texte masqué
Xavi a écrit :Avec déjà cinq maris au compteur et la fréquentation hors mariage d’un homme qui n’est pas son mari, la samaritaine qui se trouve près d’un puits ne doit pas être bien vue. D’ailleurs, elle s’y rend seule et non en compagnie de copines. Elle s’y rend à midi, à l’heure la plus chaude de la journée, à un moment où personne ne s’y rend et où elle évite ainsi les possibles affronts des autres femmes.

Quand Jésus s’approche d’elle, le tableau est surréaliste. Pas seulement parce qu’il n’était pas banal d’aborder ainsi une femme, ni a fortiori pour un juif d’aborder ainsi une samaritaine.

Surréaliste, parce que le tableau est biblique. Ce n’est pas n’importe quel puits, mais le puits de Jacob. Il fallait déjà une certaine audace à cette femme méprisée par les gens de bonne conduite pour se rendre à ce puits là. Mais, surtout, parler à une femme pour lui demander de l’eau à boire dans son récipient personnel, c’était non seulement entrer dans son intimité, mais c’était reproduire l’attitude biblique par excellence d’ouverture vers un possible mariage.

C’est en lui demandant de puiser de l’eau que Rebecca a été abordée pour être choisie comme épouse d’Isaac (Gn 24, 14), c’est en puisant de l’eau pour le troupeau conduit par sa future épouse bien-aimée que Jacob s’est approché de Rachel (Gn 29, 10-11), et c’est aussi en puisant de l’eau pour le troupeau conduit par sa future épouse Séphora que Moïse s’en est d’abord approché.

Ni la samaritaine, ni Jésus ne l’ignoraient.

Pour la samaritaine, un mariage est possible. Elle n’est pas mariée. Elle imagine que la démarche de Jésus est celle d’un homme attiré par elle et qui entame une opération de séduction. Elle est probablement un peu flattée de l’intérêt qu’elle suscite, d’autant plus que la démarche vient d’un juif. Elle est prête à jouer quelque peu avec son pouvoir de séduction. Elle va affirmer avec aplomb qu’elle n’a pas de mari.

Elle ignore que Jésus sait qu’en réalité, elle a déjà eu cinq maris et qu’en réalité, elle n’est pas vraiment libre puisqu’elle vit avec un homme qui n’est pas son mari. Jésus n’a évidemment aucune intention de se marier avec la samaritaine, mais il joue le jeu franchement. Il sait bien que sa démarche est ambiguë.

Et quand Jésus lui parle d’une autre eau, d’une eau vive, elle n’hésite pas à lui renvoyer ce qu’elle a considéré comme une tentative d’approche à connotation conjugale, voire sexuelle. A son tour, elle lui demande de lui donner de l’eau, d’agir comme Jacob et Moïse l’ont fait pour leur future épouse.

Et Jésus ne quitte pas le terrain conjugal. Cette parole d’invitation à un acte d’alliance que la femme lui adresse concerne un éventuel mari. La réponse de Jésus reste dans cette logique : va chercher ton mari. Mais la samaritaine a la réplique facile qui lui permet de persister dans sa demande qui n’est que normale. Je n’ai pas de mari. Sous-entendu : puisque tu m’as demandé à boire, je peux te le demander aussi et continuer le dialogue engagé sur le terrain de l’approche mutuelle.

Veux-t-elle vraiment approfondir la possibilité d’une alliance ? C’est là que Jésus lui renvoie une nouvelle question. Certes, tu n’as pas de mari même si tu en as eu cinq, mais il y a un autre homme que moi dans ta vie. Ne doit-elle pas choisir ?

Perçoit-on toute l’audace de ce dialogue où Jésus, tout en ayant aucune intention de nouer une alliance conjugale avec cette femme au sens où elle l’entend, l’emmène virtuellement dans un dialogue où il fait comme si, renversant toutes les barrières, celles des religions, celles du passé et du présent de cette femme bien loin des règles morales, il s’engageait dans la recherche d’une possible alliance conjugale avec elle comme elle le pense ?

Et, en réalité, c’est bien une vraie alliance conjugale qu’il lui propose, mais pas celle qui unit exclusivement une homme et une femme, mais celle qui unit le Christ à son Eglise.

Jésus n’ignore pas que la Samaritaine comprend tout autre chose et se situe sur le terrain d’une alliance humaine, et qu’elle ne se situe pas sur ce terrain de manière réelle, mais seulement virtuelle. Tous les deux jouent avec la symbolique d’une alliance terrestre. Il y a Jésus, qui rencontre cette femme pour l’aimer de l’amour même de Dieu, pour lui offrir une vraie alliance conjugale éternelle, à elle telle qu’elle est, sans condition, avec sa religion et tous les défauts de son existence. Il y a la Samaritaine, qui croit avoir attiré cet homme par ses attraits et veut s’amuser dans un jeu de séduction en lui faisant croire à une possible union terrestre voire une possible aventure sexuelle, semblant de lui offrir une perspective d’union, alors qu’elle sait bien qu’elle est en réalité avec un autre homme.

Mais, Jésus le sait. Je n’ai pas de mari, dit-elle pour faire croire qu’elle est libre. Tu en as eu cinq et tu es avec un homme, dit-il pour lui révéler qu’il n’est pas dupe, mais il constate ainsi que la demande de la femme reste acceptable. Elle peut lui demander de lui donner l’eau qu’il possède. La possibilité d’une alliance reste ouverte.

Vient l’obstacle religieux. Balayé. C’est en esprit et en vérité qu’il faut aimer Dieu.

Il n’y a plus d’obstacle. Le jeu s’arrête. Il faut s’engager dans un lien d’alliance ou partir. Elle part. Elle n’a pas donné d’eau à Jésus. Elle n’en a pas reçu de lui. Mais, elle est troublée.

La samaritaine n’est-elle pas soudain dans la position même de Eve ? C’est en esprit et en vérité qu’Adam et Eve étaient invités à vivre en alliance avec Dieu. Eve avait aussi un homme dans sa vie, lorsqu’elle a été confrontée à la possibilité d’être unie à Dieu, mais qu’elle a choisi l’autonomie, de décider elle-même du bien et du mal.

Comme Eve, la Samaritaine retourne vers son homme, voire vers ses hommes. Avec la question fondamentale. N’est-ce pas le retour de Dieu parmi nous ? Le Christ présent ? Et la porte s’ouvre. Ils viennent écouter.

Le moment est essentiel. C’est le seul moment et devant la seule personne, dans les Evangiles, où Jésus révèle aussi clairement qu’il est le Messie. Je le suis, moi qui te parle.

Jésus a respecté la situation de cette femme unie à un homme après avoir eu cinq maris. Quel paradoxe de se révéler comme Messie dans une approche conjugale avec cette femme. Juste après les noces de Cana.

La rencontre avec la samaritaine rejoint les autres paroles de Jésus sur l’union de l’homme et de la femme. Celles sur l’importance essentielle du mariage, sur ceux qui se consacrent au célibat sans mari, ni femme, ou sur cette femme qui avait eu sept maris.

Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. Dans le récit de la création, l’union d’Adam et Eve est éblouissante. Elle achève la création. Chair de ma chair. Os de mes os. Adam quitte père et mère pour s’attacher à cette merveilleuse compagne qu’il découvre.

Mais, il leur reste à rencontrer leur Dieu en esprit et en vérité. Pour entrer dans le royaume des cieux, il est sans importance de prendre mari ou femme. Il faut aimer en esprit et en vérité. Ceux qui entrent dans le royaume, qu’ils soient célibataires ou mariés, ne prennent ni femme, ni mari pour y entrer.

Même si l’union conjugale est essentielle dans la création de l’humanité comme pour la création de chacune de nos vies créées pour entrer dans l’existence, l’accès à la vie éternelle, à la communion vivante avec Dieu, ne dépend pas d’une telle union.

Au contraire, comme le Christ l’a montré lui-même et l’a enseigné, le choix du célibat peut être un chemin parfait vers la vie éternelle. On ne prend ni femme, ni mari pour entrer dans le Royaume. On y entre chacun dans la communion de Dieu en esprit et en vérité, en accueillant l’invitation du Christ à une union conjugale d’une toute autre dimension. Celle qu’il a offerte à la Samaritaine. Celle qu’il offre à chacun de nous.
Superbe analyse ! Pourquoi ne vous lit-on pas plus souvent ?

(Steve - ex Etienne...)
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Job
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Job »

Sans vouloir parler à la place de Xavi, je ne vois pas comment son message peut être compris de cette manière.

Bonne soirée !
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Xavi
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Xavi »

En effet. Merci Job !
levergero a écrit : Est-ce qu'elle peut signifier que les "célibataires" n'ayant pas "connu" de femmes ont mille fois plus de chances d'entrer dans "la vie éternelle" que les malheureux couples, régulièrement et religieusement mariés, et ayant engendré de nombreux descendants (comme il leur a été demandé dans la Genèse : "multipliez-vous") ?
Non, bien sûr.
Epsilon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Epsilon »

Cher Xavi

C’est un véritable « délire » amoureux que vous nous décrivez … j’espère que Dan Brown ne vous lit pas :cool:

Pour ma part ce n’est pas du tout cela … en fait le cheminement de l’évangéliste est de nous amener, via la Samaritaine, à l’énoncé par Jésus d’un culte nouveau … qui n’est autre que le (V24).

La scène se passe à Sychar qui autrefois été identifié à Sichem car il est fait référence à Gn (48,22) … où il est question d’une « croupe » venant de l’hébreu « shekém » qui est, en fait, l’épaule, la nuque le dos … ceci donnera le nom de la ville de Sichem … mais en fait Sychar doit plus exactement être identifiée à l’actuel Askar (El Askar) au pied du mont Ebal.

Il faut, ici, faire la différence entre une « source » (V6) et un « puits » (V11) … l’évangéliste veut nous faire remarquer que ce « puits », selon l’usage en Orient, n’est pas une « citerne recueillant les eaux de pluie » … mais que c’est une « source » qui l’alimente (source donc souterraine d’eau courante) ce qui donnera matière au (V14).

Jésus est « fatigué » de plus nous sommes à la « sixième heure » … c'est-à-dire midi … l’heure donc de plus grande chaleur augmentant ainsi la « fatigue » de Jésus … d’où son besoin de repos et de se désaltérer.

Une « Samaritaine » … rien qu’en disant « Samaritaine » l’évangéliste tient à nous faire pressentir la tournure de l’entretient … mais ici il ne s’agit pas de polémique au regard de l’entourage puisque Jésus est seul avec cette femme … il s’agit, comme nous allons le voir, de la différence cultuelle entre Juifs et Samaritains.

Il ne faut voir rien « d’anormal » au fait que Jésus adresse la parole à cette femme … seul ici la « soif » le motive il ne demande qu’à « boire » … et se retrouvant seul avec cette femme et donc ne pouvant demander ce service à ses disciples (V8) … le « car » du V8 montrant que seul cette femme pouvait lui rendre ce service.

La femme montre son « étonnement » usant de l’animosité entre juifs et samaritains … il faut se remémorer que cette animosité est aussi traduite au niveau du culte … puisque les Samaritains avait un Temple au mont Gazirim (et non à Jérusalem) …, ils avait comme livres saints uniquement le Pentateuque (à l’exclusion des autres livres de l’AT).

La Samaritaine reconnaît en Jésus un « juif » … soit par les habits qu’il porte et/ou son langage … et fait preuve d’une certaine fierté nationale en questionnant Jésus qui « normalement » ne devrait pas lui adresser la parole.

Là ça se complique !!! Jésus devait connaître que le cœur de cette femme serait ouvert à sa parole aussi, à son habitude, il « élève » le débat … si la femme savait à qui elle s’adresse c’est elle-même qui lui demanderait de « l’eau » … il y a une « progression » dans ce verset en allant du « don de Dieu » puis « qui est celui » et enfin « l’eau vive » … il faut prendre ici le mot « eau vive » au sens propre, comme étant en qcq sorte « l’eau qui coule de source » (par opposition à l’eau stagnante ou eau de pluie) … c’est uniquement cette « eau vive » qui étanche la soif d’un voyageur épuisé par la fatigue … ce que la femme comprend bien au V11 … mais il est évident que dans la bouche de Jésus cette « eau vive » prendra aussi une autre signification … que nous trouvons aux V13, V14 et cette « eau » ne se trouve qu’en Jésus et nous est communiquée que par le Saint-Esprit.

La Samaritaine commence à changer d’attitude au regard de Jésus … après l’avoir qualifié de « juif » (V9) elle lui donne maintenant (V11) le titre de « Seigneur » … mais son doute persiste puisque ce « puits est profond » (et qu’il n’y a pas d’autres puits) d’où Jésus (qui « n’a rien pour puiser ») pourrait il lui donner de « l’eau vive » !!!

Elle fait un retour sur son orgueil en demandant si Jésus est « plus grand » que Jacob (V12) ??? c’est ici un peu ironique de sa part et répond, sous une forme interrogative, à la question de Jésus « qui est celui » qui parle ???

Jésus en disant « cette eau » (V13) désignant certainement du geste le puits … ne désaltère que sur le moment et la soif reviendra encore … mais l’eau que Jésus se propose de donner (V14) non seulement étanche la soif pour toujours … mais aussi se transforme en source jaillissante jusqu’à la « vie éternelle ».

La femme, bien que pressentant qcq chose de « bien », reste toujours à un stade « matérialiste » … elle est incapable de concevoir cette « vie éternelle » en dehors de son cadre terrestre … elle associe donc ce que Jésus lui offre comme étant la suppression de sa peine quotidienne de puiser au puits.

La difficulté qui se pose alors à Jésus c’est : comment « éclairer » cette femme et lui faire comprendre ce qu’est la « vie de l’âme », la « vie éternelle » … il faut donc que Jésus se place à son niveau de compréhension qui est le terrain de sa conscience et surtout de sa « vie morale » … c-à-d ce qu’elle est parfaitement apte à comprendre par sa seule intelligence.

Le but de Jésus en demandant à la femme « d’appeler son mari » est justement un aiguillon pour amener cette femme à la repentance … car Jésus connut d'ambler la misère morale de cette femme … et c’est par ce biais qu’il poursuit son « enseignement » en amenant cette Samaritaine à s’interroger sur sa « vie morale ».

La femme à cette question éprouve une certaine confusion est cherche un échappatoire … le « je n’ai pas de mari » est en qcq sorte un demi aveu … et Jésus en déroulant le tableau de sa vie passée cherche à l’humilier en lui présentant la vérité à l’état brut.

Même si l'on peut penser que les 5 premiers mariages étaient « légitimes » (suite à mort ou divorce du mari) … actuellement elle vie dans le désordre … et malgré cela Jésus continue à lui parler pour la sauver.

La femme au sujet de Jésus monte encore d’un cran en reconnaissant en lui un « prophète » (envoyé de Dieu) … et lui pose une question pour détourner l’attention sur elle et porter l’entretient sur un point religieux du litige entre Juifs et Samaritains qui concerne le lieu de culte … d’un autre coté nous pouvons aussi penser que dans la recherche véritable de son pardon elle interroge Jésus pour savoir à quel sanctuaire se tourner.

Cette question du « lieu où il faut adorer » débattue entre Samaritains … « sur cette montagne » qui n’est autre que le mont Garizim (dont le Temple a été détruit par Hyrcan en 127 av JC) car le puits de Jacob est situé au pied du Garizim … et Juifs (le Temple de Jérusalem) … Jésus ne prend pas parti ni pour les Samaritains ni pour les Juifs il élève l’adoration à la hauteur d’une nouvelle spiritualité (V24) … aussi il n’est plus question de « chercher le Père » en tel ou tel lieu puisque partout il entend les prières.

Etc etc …


Cordialement, Epsilon
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Xavi
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Xavi »

Epsilon a écrit : C’est un véritable « délire » amoureux que vous nous décrivez … j’espère que Dan Brown ne vous lit pas
Pour ma part ce n’est pas du tout cela …
Merci, cher Epsilon pour votre longue réaction attentive qui éclaire davantage le récit de la samaritaine. Comme pour les autres récits bibliques, les lectures possibles sont multiples et ne s’excluent pas, mais se complètent et s’enrichissent mutuellement sans se contredire.

Vous ne précisez pas en quoi vos réflexions contredisent mon message initial, ni pourquoi vous le ressentez comme un délire ou pourquoi ce n’est « pas du tout » le sens du texte, alors que vous me semblez, au contraire, apporter une contribution qui concorde avec le message initial tout en relevant d’autres aspects.

Dans l’ensemble, vos réflexions me paraissent fort bonnes, sauf lorsque vous écrivez que « Jésus en déroulant le tableau de sa vie passée cherche à l’humilier en lui présentant la vérité à l’état brut ». Le Christ partage nos humiliations, mais cherche à nous élever, sans jamais nous mépriser. Je ne ressens dans son attitude à l’égard de la samaritaine aucune volonté de l’humilier.
Epsilon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Epsilon »

Cher Xavi

Je reviendrais sur votre message plus tard ... pour faire simple c'est la connotation amoureuse de votre texte qui me semble totalement absente de ces versets.

Le mot "humilier" est peut-être fort mais je n'en vois pas d'autre ... ne pas oublier qu'ici c'est un dialogue entre la Samaritaine et Jésus ce n'est donc pas une "humiliation" publique ... d'autre part pour "élever" ne vaut'il pas mieux en préalable, non pas "rabaisser", mais situer les choses dans l'exacte vérité (comme partir sur des bases saines) ... d'autant plus que la Samaritaine elle même ne l'avoue pas spontanément.

Pourquoi dit'on : "la vérité blesse" ... c'est bien que l'orgueil de la personne en prend un coup !!!


à +, Epsilon
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Griffon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Griffon »

Merci Epsilon, pour cette interprétation traditionnelle.

Et désolé, Xavi, nous ne pouvons pas vous suivre.
Vous avez raisons,souvent les interprétations se complètent pour enrichir l'intelligence de l'Evangile.
Encore faut-il que l'interprétation soit conforme à l'Esprit de l'Evangile.

Bien sûr, Jésus avait trop conscience de sa "vocation" pour Tomber dans un flirt fût-il de bonne intention. C'est une idée née dans un esprit désespérément humain.
Ensuite, l'approche présentée est perfide, en utilisant les bas instincts de la samaritaine, vous voudriez amener à croire qu'on peut jouer de bas sentiments pour amender à les élever. C'est un piège.

Bien au contraire, Jésus nous donne ici une manière évangélique d'aborder un(e) inconnu(e) : il est réellement pauvre et dans le besoin. Et son air si affaibli permet que même une femme ne peut le craindre, et qu'au contraire, le penchant naturel de l'homme de venir en aide à son prochain le prépare au message de l'evangile.

Ensuite, Jésus nous montre aussi comment obtenir la conversion après l'echange de paroles. Et lorsque ses disciples reviennent avec de quoi manger, lui se passera de nourriture car se nourriture, c'est d'obtenir des âmes pour son Père.

Cordialement,

Griffon.

Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
Epsilon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Epsilon »

Cher Xavi

Vous dites : « Il fallait déjà une certaine audace à cette femme méprisée par les gens de bonne conduite pour se rendre à ce puits là » … absolument pas la Samaritaine est chez elle !!!

Concernant la demande de Jésus vous dites : « c’était reproduire l’attitude biblique par excellence d’ouverture vers un possible mariage. » … là il y a double faute d’une part en mettant une telle pensée dans l’attitude de Jésus et d’autre part en laissant croire que la Samaritaine pouvait elle aussi avoir une telle pensée et y souscrire … tout le reste du texte tant pour Jésus que pour la Samaritaine exclus cela … ainsi le prétexte de qcq schémas bibliques autour d'un puits ne vous autorise pas à le reproduire à tous les cas sauf mention explicite ... ce qui d'ailleurs a été chaque fois le cas.

Ainsi votre phrase : « Elle imagine que la démarche de Jésus est celle d’un homme attiré par elle et qui entame une opération de séduction » … n’a, dans le texte, aucune justification il ne faut pas faire parler les silences.

Et le fait qu’« Elle va affirmer avec aplomb qu’elle n’a pas de mari » … n’a, comme je l’ai signalé, rien à voir à une réponse de sa part à « son pouvoir de séduction ».

Vous poursuivez en disant : « Jésus n’a évidemment aucune intention de se marier avec la samaritaine, mais il joue le jeu franchement » … drôle de « jeu » surtout de la part de Jésus … je ne vois pas ce qui vous amène à croire/dire cela.

J’abrège car le reste est de la même veine … et ce dont je ne suis pas d’accord dés le départ ne peut qu’être amplifié à l’arrivée !!!

Si donc votre conclusion est de dire ... que la relation entre Dieu et les hommes (via la Samaritaine) revient à l'histoire d'un mariage entre le Christ ert l'Eglise ... OK mais le dire "simplement" sans brutalité le texte par le biais d'une "approche amoureuse" totalement absente.


Cordialement, Epsilon
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coeurderoy
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par coeurderoy »

Bonjour Xavi,

personnellement je reçois (et ressens) totalement votre méditation...J'avais bien perçu que la Samaritaine, se rendant à une heure indue au fameux puits évitait volontairement les "femmes bien", mais d'autres éléments (très justes et profondément humains à mon avis) apparaissent dans votre méditation...La Samaritaine, qui a peut-être été tentée par un flirt comme vous dites, se voit rejointe dans son désir et son humanité, et propulsée (réhabilitée) par la Parole du Sauveur qui lui ouvre un "à venir" spirituel. Cette orientation nuptiale m'a rappelé les paroles d'un prêtre parisien (de la paroisse de la Trinité, confesseur au Sacré Coeur) qui, dans un n° de Famille Chrétienne consacré à la pastorale auprès des personnes homosexuelles, montrait le chemin, profondément évangélique, qu'il proposait aux personnes souvent "déclassées" et profondément désabusées par une vie "de bâton de chaise" qui venaient déposer leur fardeau au confessionnal...Prendre l'homme au point où il en est, dans sa chair, son esprit, son trajet personnel et le tourner vers le Père : toute la dynamique trinitaire (relationnelle et animée par l'Esprit d'Amour déversé sur les hommes par le Coeur de Jésus) éclate magnifiquement dans ce passage d'Evangile.

Cordialement, et bon dimanche à vous !

P.S : l'expérience montre qu'il ne faut pas craindre des motivations ou désirs plus ou moins "entremêlés" : en nous le spirituel et le charnel sont unis et non radicalement distincts et je me méfie pour ma part d'interprétations spiritualistes faisant fi de notre poids de chair. La Parole du Verbe incarné nous délivre de tout catharisme et angélisme et c'est pour notre bonheur le plus plénier...
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Xavi
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Xavi »

Un très grand merci cher Coeurderoy pour votre message réjouissant. Nous nous comprenons bien.

Il m’est difficile de répondre à Griffon qui me semble exprimer un rejet global par rapport à « l’Esprit de l’Evangile ».

Merci à Epsilon pour ses précisions.

Vous avez bien raison de vous accrocher au sens principal du texte.

J’ai difficile de vous faire comprendre les aspects complémentaires que j’ai voulu développer à notre époque où les questions sexuelles et conjugales posent tant de problèmes. A l’époque des Ecritures, les choses étaient abordées moins difficilement. Beaucoup de textes évoquent la sexualité et la rencontre de l’homme et de la femme de manière discrète en essayant d’élever la réflexion.

Votre réaction me semble révéler une difficulté dans la compréhension des termes utilisés. Quand je parle de Jésus qui reproduit une attitude, il s’agit d’une simple constatation objective, d’un fait, et non, comme vous semblez le comprendre, d’une présentation de la pensée de Jésus.

Il ne s’agit pas ici de Dan Brown. Rien ne permet de penser sérieusement que Jésus ait voulu flirter. Il n’est pas question ici d’un flirt de Jésus. Sur ce point Griffon a parfaitement raison. Cela ne l’empêchait pas d’être conscient et d’user de la position particulière dans laquelle il se trouvait pour révéler quelque chose de plus profond, la perspective d’une union conjugale de Dieu avec les siens.
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Griffon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Griffon »

coeurderoy a écrit :P.S : l'expérience montre qu'il ne faut pas craindre des motivations ou désirs plus ou moins "entremêlés" : en nous le spirituel et le charnel sont unis et non radicalement distincts et je me méfie pour ma part d'interprétations spiritualistes faisant fi de notre poids de chair. La Parole du Verbe incarné nous délivre de tout catharisme et angélisme et c'est pour notre bonheur le plus plénier...
Oui, coeurderoy, chez l'homme.
Mais certainement pas en Jésus.
Et c'est bien là que je coince.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Xavi
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Xavi »

C'est pourtant là l'essentiel. Comme nous le dit la Genèse, nous sommes faits de poussière du sol et d'esprit.

Nous ne sommes pas des anges. Dieu a voulu nous créer corps et esprit. Pas l'un sans l'autre.

C'est à l'extraordinaire de la création terrestre. C'est là que Dieu nous rejoint par son incarnation. Vraiment.

Nous ne sommes pas temporairement dans un corps pour devenir uniquement des esprits. Nous attendons la ressurection de notre corps dans un état transformé pour l'éternité. Retrouvons toute la valeur de notre corps terrestre. C'est Dieu qui nous a voulu comme cela, faits de corps et d'esprit. Pas seulement spirituels.
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Griffon
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Re: La samaritaine féministe et l’approche amoureuse de Jésu

Message non lu par Griffon »

Xavi a écrit :C'est pourtant là l'essentiel. Comme nous le dit la Genèse, nous sommes faits de poussière du sol et d'esprit.

Nous ne sommes pas des anges. Dieu a voulu nous créer corps et esprit. Pas l'un sans l'autre.

C'est à l'extraordinaire de la création terrestre. C'est là que Dieu nous rejoint par son incarnation. Vraiment.

Nous ne sommes pas temporairement dans un corps pour devenir uniquement des esprits. Nous attendons la ressurection de notre corps dans un état transformé pour l'éternité. Retrouvons toute la valeur de notre corps terrestre. C'est Dieu qui nous a voulu comme cela, faits de corps et d'esprit. Pas seulement spirituels.
Je suppose, Xavi, que vous répondez ici à mon message.

Dieu, nous rejoint dans notre incarnation, mais pas dans notre péché.
Il a maîtrisé toute sensualité qu'il a placé sous ses pieds.

Cette maîtrise n'est d'ailleurs pas du seul fait du Christ.
Quand on est appelé à suivre le Christ, on est amené à faire de même.
Certes, il en est qui font des voeux tout en laissant dans leur coeur s'exprimer les dêmons de la sensualité.
Le propre du Christ est un choix radical.
Il est tout entier donné, et réservé à sa mission, avec une entière et pleine conscience.

Et, c'est clair !
Le Christ est totalement étranger à ce genre de petits jeux.
Dans le Royaume, un homme voit une femme comme une sœur ou une mère.
Ainsi en est-il pour le Christ.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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