Sous un crachin et un temps gris, le chef de l'Etat s'est d'abord recueilli devant la tombe du général, avant de signer le livre d'or de la Boisserie, la propriété où Charles de Gaulle s'est éteint le 9 décembre 1970 un an après avoir quitté le pouvoir, et de déposer une gerbe au pied de la croix de Lorraine qui domine le village de Colombey.
Devant le Premier ministre François Fillon, ses ministres Michèle Alliot-Marie et Luc Chatel, les patrons de l'UMP Xavier Bertrand et des députés du parti présidentiel Jean-François Copé, il a longuement exalté le souvenir du chef de la France libre.
Il a rendu hommage au "sauveur" de la France, ce "recours rassurant" qui a défendu une "conception toujours plus élevée, toujours plus exigeante de la France" et pour lequel "la France n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour les autres".
Puis Nicolas Sarkozy en a profité pour inscrire son action dans les pas de son glorieux prédécesseur, rappelant sa volonté de défendre "l'identité française" ou sa tirade sur "la politique de la France ne se fait pas à la corbeille" pour justifier son combat en faveur d'une meilleure régulation de la finance mondiale, à la veille du G20 de Séoul.
