Oui, l'homme est libre, mais ça signifie, entre autres, qu'il peut faire le mal, renier Dieu et se damner. Un gouvernement peut donc être foncièrement pourri.Je comprends bien Harfang. Tout pouvoir vient de Dieu puisque tout vient de Dieu. Mais l'homme est libre non ? Quelle serait cette liberté humaine si le Seigneur instituait les gouvernements et pouvoirs à notre place ? Inversement, si tout pouvoir vient de Dieu, contester la République c'est aller contre Dieu.
La souveraineté de Dieu ne peut pas rester dans l'empyrée, elle doit se manifester sur terre auprès des hommes. Un délégué de Dieu est nécessaire : conformément à l'ordre naturel, le roi incarnera et recevra d'En-Haut le pouvoir qu'il exprime. En découle d'évidence la règle de l'unité du pouvoir.
De là, un peuple, malgré sa prétendue souveraineté, n'a pas plus le droit de s'écarter de la constitution politique de l'unité du pouvoir (ce que fait pourtant la république), que de la constitution religieuse de l'unité de Dieu. Il peut en avoir la force, mais il n'en a pas le pouvoir.
Donc, abolir la monarchie pour proclamer la démocratie et établir la république est un non-sens.
La république, parce qu'elle se dresse contre Dieu, peut être contestée.
Oui, c'est un grand danger et il faut toujours être vigilant que la religion ne devienne pas l'instrument du politique. En revanche, ce n'est pas une raison pour que la religion soit carrément évacuée du pouvoir temporel... On ne va pas se couper les jambes sous prétexte qu'on risque de tomber...Bref, l'influence divine est partout, mais nous sommes libre dans cela. C'est assez insaisissable finalement. Il n'empêche que pour moi, l'homme s'est servi allègrement de Dieu pour ses propres intérêts tout temporels.
Eh bien pour moi c'est presque la même chose. Cette conception, si elle ne nie pas Dieu, le retire au moins de la pensée de l'homme et de l'ordre de la société.Personnellement, je ne prends pas la République actuelle pour un Etat qui nie Dieu. Il ne se prononce pas sur la question et c'est bien différent.
Non et puis franchement, cette formulation est hypocrite : la république énonce couramment le principe de laïcité de la sorte pour ne pas heurter les consciences religieuses, dans la réalité, elle en a rien à cirer de la religion.
Bien sûr que non, la FSSPX n'est pas sédévacantiste, mais elle n'en demeure pas moins schismatique à l'instar des orthodoxes.La FSSPX n'est pas sédévacantiste (vous le savez, mais vous le faites exprès), et si vous pouvez aujourd'hui assister à la messe traditionnelle vous pouvez remercier Monseigneur Lefebvre !



