Forme ordinaire et ars celebrandi

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AdoramusTe
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par AdoramusTe »

C'est normal : à partir du moment où l'on commence à proposer des choix, les humains choisissent toujours la solution de facilité.
Dans la tradition du rite romain, il n'y a toujours eu qu'une seule prière eucharistique, il n'y avait pas de raison de changer cela.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par Deo Gratias »

En ce qui me concerne, c'est plutôt la PL n°2 qui est toujours utilisée en semaine et la 3 les dimanches. Rarement le canon romain et la 4e, que pour ma part, je trouve magnifique.
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steph
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par steph »

Bonjour!

Voici les indications officielles:
PGMR n° 365 a écrit :Le choix entre les Prières eucharistiques qui se trouvent dans la liturgie de la messe est réglé à titre indicatif par les normes que voici
a) La Prière eucharistique I, ou Canon romain, qui peut toujours être employée, est plus indiquée les jours auxquels sont assignés des Communicantes propres, ou bien aux messes dotées d´un Hanc igitur propre, ainsi qu´aux fêtes des Apôtres et des saints mentionnés dans le texte de cette Prière; de même les dimanches, à moins que, pour des motifs pastoraux, on ne préfère la Prière eucharistique III.

b) La Prière eucharistique II, en raison de ses caractéristiques, est plus indiquée pour les jours de semaine, ou dans des circonstances particulières. Bien qu´elle comporte une préface propre, on peut l´employer aussi avec d´autres préfaces, surtout avec celles qui rappellent en abrégé le mystère du salut, comme les préfaces communes. Quand on célèbre la messe pour un défunt, on peut employer une formule particulière qui est proposée en son lieu, c´est-à-dire avant Memento etiam (Souviens-toi aussi de nos frères).

c) La Prière eucharistique III peut être dite avec n´importe quelle préface. On l´emploiera de préférence les dimanches et jours de fête. Si on prend cette prière pour une messe des défunts, on peut insérer en son lieu une formule particulière pour le défunt, c´est-à-dire après les mots: Omnes filios tuos ubique dispersos, tibi, clemens Pater, miseratus coniunge (Et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés).

d) La Prière eucharistique IV a une préface immuable et offre un résumé plus complet de l´histoire du salut. On peut l´employer quand la messe n´a pas de préface propre et les dimanches du Temps ordinaire (« per annum »). Dans cette Prière, en raison de sa structure, il est impossible d´insérer une formule particulière pour un défunt.
Il n'y a pas que la paresse qui soit moteur des choix...
Dans ma paroisse, on entend les PE II, III, IV au moins une fois par an et aussi la première PE pour la réconciliation, parfois (rarement) d'autres prières pour circonstances particulières... Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
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Théophane
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par Théophane »

Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
C'est dommage, parce que cette prière également appelée Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.
Sans doute sa mise à l'écart est motivée par des raisons idéologiques...
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par Et.H »

Je suis relativement jeune mais j'ai assisté à une centaine de messes. Dans ma paroisse, je n'ai jamais entendu la prière I ou canon romain. J’ai pris connaissance de son existence quand j’ai eu mon premier missel.
Ce qui me frappe, c'est la différence de "niveau" entre les quatres prières et la différence de fréquence d'utilisation.
- La prière I est riche de sens et de siècles, mais probablement complexe. Comme je l'ai dit, je ne l'ai jamais entendu (et pourtant j'aimerais!) :zut:
- La prière IV est absolument magnifique mais étant donné qu'elle est longue, les prêtres de ma paroisse la zappent 95% du temps. C'est dommage, j'en pleure d'émotion à chaque fois que je l'entends... C’est comme si j’étais uni aux mots… :amoureux:
- La prière II est franchement trop courte et en termes d’idée c’est « minimaliste ». Néanmoins, les prêtres de ma paroisse l’utilisent 80% du temps parce qu'elle est rapide :/ . De plus, elle est généralement dite avec une rapidité déconcertante comme si elle était encore trop longue :-[ .
- La prière III donne une curieuse impression de prière eucharistique II rallongée (mais pas trop!). Dans ma paroisse, elle est utilisée 20% du temps.

J'ai également assisté à des messes dans d'autres diocèses et c'était à peu près la même fréquence. La PE I ne semble pas très aimée.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par AdoramusTe »

Théophane a écrit :
Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
C'est dommage, parce que cette prière également appelée Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.
Sans doute sa mise à l'écart est motivée par des raisons idéologiques...
De toute façon, c'est la seule qui soit légitime car elle caractérise le rite romain.
Comme le dit bien Mgr Aillet, les autres PE sont comme des corps étrangers.
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steph
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par steph »

Théophane a écrit :Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.
Comme toute prière eucharistique! :-D même s'il en est de plus brèves...
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par AdoramusTe »

Une vidéo assez remarquable de célébration de la forme ordinaire comme elle devrait être, selon l'usage reçu :

http://vimeo.com/30921439

(Merci à Pro Liturgia pour le lien)
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par AdoramusTe »

Visite du Cardinal Burke à l'Oratoire de Londres.

Image

Les oratoriens célèbrent régulièrement la forme ordinaire en latin en conformité avec la pratique liturgique traditionnelle.

Source : http://www.newliturgicalmovement.org/20 ... ry_30.html
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steph
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par steph »

Mais S.E. le card. Burcke célébrait en forme extraordinaire, non?

Par ailleurs voiciun projet intéressant pour le grégorien:
[+] Texte masqué
Bonne-Espérance : des messes en grégorien
A partir du 3 juin, fête de la sainte Trinité, une messe en rite ordinaire, chantée en grégorien, sera désormais proposée tous les premiers dimanches du mois à 17h la Basilique Notre-Dame.


Jean-Pierre Lorette, nouveau recteur de la Basilique, écrit : "Ce projet innovant part du constat de l’intérêt nouveau que suscite le chant grégorien, toutes générations confondues : que l’on se souvienne du succès médiatique des moines de Silos, de l’importance croissante du festival de chant grégorien de Watou, ou des aspirations de certains fidèles à la messe selon le rite extraordinaire, souvent motivées par un désir de réentendre chanter le grégorien".

Un patrimoine à (re)découvrir

Autour du recteur, trois jeunes musiciens ou musicologues professionnels comptent réveiller ce patrimoine musical de grande valeur musicale et spirituelle. Le but étant la qualité liturgique et esthétique, mais aussi un effort pédagogique pour fournir les « clés » permettant d’entrer dans le grégorien et stimuler la participation de l’assemblée voulue par le Concile Vatican II. Rappelons que ce Concile reconnaît toujours dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine, et qu’à ce titre une place d’honneur continue à lui être réservée.

Par ailleurs, profitant de l’architecture propre de la Basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance, la liturgie (en français et selon le rite ordinaire, c’est-à-dire celui promu par le Concile Vatican II) sera déployée selon une inspiration monastique, en faisant un usage de l’espace des stalles pour la liturgie de la Parole, et en invitant à un déplacement de l’assemblée vers le chœur pour la liturgie eucharistique.

Passer une après-midi à Bonne-Espérance

Cette initiative est proposée tous les premiers dimanches du mois, à 17h (avec prière du chapelet à 16h40), jusqu’au 7 octobre prochain. Les personnes souhaitant se rendre à Bonne-Espérance pour l’occasion sont invitées à garer leur voiture à l’entrée du domaine, et à traverser à pied le jardin botanique (cour d’honneur), profitant de ce cadre exceptionnel de beauté pour se préparer à la rencontre avec Dieu dans la liturgie. Les personnes à mobilité réduite sont autorisées à se garer dans le jardin botanique.

Rappelons qu’une visite guidée de l’abbaye a lieu tous les dimanches à 15h30 (rendez-vous au Moulin), et que de multiples possibilités de restauration sont proposées sur place tous les samedis et dimanches, notamment l’après-midi.

Invitation aux chorales

Une autre initiative a été prise par le Recteur de la Basilique : inviter les chorales (paroissiales ou autres) à venir animer en juillet et août la messe du dimanche à 17h. C’est l’occasion pour les choristes de passer l’après-midi sur place. Le programme suggéré : la visite guidée de l’abbaye à 15h30, une halte au « Moulin » ou au « Tournebride », la prière du chapelet à 16h40 et messe à 17h.

Infos

Les chorales intéressées peuvent contacter l’abbé Jean-Pierre Lorette.

t. 0472 36 69 44
e-mail : bonaspes.basilique@evechetournai.be
Même si on peut regretter l'inspiration monastique, ou prétendue telle... qui, pour le coup, n'est pas dans ce que nous entendons quand nous parlons d'ars celebrandi (enfin "nous": quelques uns ici, sans infaillibilité d'ailleurs, hein!)
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François-Xavier
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par François-Xavier »

C'est vrai mais après tout avoir une "inspiration monastique" dans une ancienne abbaye, ça ne paraît pas loufoque.
Par contre qui me semble l'être c'est cette idée d'"espace des stalles" distincte du "chœur".
En toute rigueur, le "chœur" c'est "l'espace des stalles" tandis que le lieu du sacrifice c'est le "presyterium", le sanctuaire, là où se tient le prêtre... Et si on comprend bien l'idée [après traduction...], les gens se déplacent pendant la liturgie concrètement, du chœur vers le sanctuaire, c'est bien ça ? Vraiment bizarre, pour le coup. Et je ne vois pas en quoi c'est monastique. Parce qu'on ne fait pas ça dans les monastères (à moins qu'on soit concélébrant ?) Et alors cette idée ne concerne que les prêtres, pas les gens ? Mais alors pourquoi il y a t'il écrit "un déplacement de l’assemblée vers le chœur [traduction : vers le sanctuaire] pour la liturgie eucharistique" ?
Par contre l'idée d’utiliser l'espace des stalles [traduction : le chœur] ça c'est une vraie bonne idée. A condition d'y chanter. Bien sûr. Par ce que le chœur c'est pour... la chorale.
Bon je dis ça mais je ne connais pas les lieux qui imposent peut être des contraintes particulières et puis je n'ai peut être pas bien compris.
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steph
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par steph »

Bonjour François-Xavier,

Vous avez parfaitement compris!
L'assemblée se déplacera dans le sanctuaire (peut-être déjà le transept, parce que dans le sanctuaire... ce serait... triste!)
Voici une photographie de l'espace liturgique: choeur, transept et sanctuaire. Vous verrez qu'il y a du potentiel! (et moyen de créer un poste temps-plein de technicien(ne) de surface!= vive l'emploi)

Vous avez l'usage de Solesmes en tête quand vous parlez des concélébrants (et on sait que Solesmes a raison: d'où mon "prétendue telle" qualifiant l'inspiration monastique), mais il existe d'autres usages, notamment dans nos monastères trappistes (et à Maredsous (OSB) aussi): les moines quittent les stalles pour se placer autour de l'autel (traduire: ne s'installent pas du tout dans leurs stalles pour la messe, ils les "quittent" par rapport à l'office), mais le seul monastère que je connaisse où les moines, même non-prêtres, changent de lieu pendant la célébration (entre l'intercession et l'offertoire), c'est la pourtant traditionnelle trappe de Rochefort: pour le coup je n'aime pas...

Toujours est-il que cette petite "faute de goût" ne doit pas nous cacher la joie de voir que le grégorien reprend de la place dans un lieu que le diocèse cherche à remettre en valeur et que les aspirations de nombreuses personnes se font entendre!
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par AdoramusTe »

steph a écrit :Mais S.E. le card. Burcke célébrait en forme extraordinaire, non?
Non, il s'agit bien de la forme ordinaire.
Cela se voit au premier coup d'oeil : dans le forme extraordinaire, nous verrions, aligné sur le célébrant, un sous-diacre couvert d'un voile huméral, portant la patène.
Sur la présente photo, nous voyons seulement deux diacres agenouillés de part et d'autre.
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archi
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par archi »

steph a écrit :Bonjour François-Xavier,

Vous avez parfaitement compris!
L'assemblée se déplacera dans le sanctuaire (peut-être déjà le transept, parce que dans le sanctuaire... ce serait... triste!)
Voici une photographie de l'espace liturgique: choeur, transept et sanctuaire. Vous verrez qu'il y a du potentiel! (et moyen de créer un poste temps-plein de technicien(ne) de surface!= vive l'emploi)
Apparemment il y a, au fur et à mesure qu'on va vers le fond de la basilique:
- la nef proprement dit, où l'on voit une rangée de sièges au tout premier plan
- la partie derrière les grilles (ouvertes) où l'on voit sur la photo plusieurs rangées de sièges, je suppose que la barrière est l'ancienne clôture du choeur. C'est peut-être cela "l'espace des stalles"?
- l'espace surélevé de 2 marches, avec le nouvel autel "face au peuple"
- l'emplacement du maître-autel avec les 3 marches, à l'avant desquels on a placé ce qui semble être les sièges des célébrants (qui tournent ainsi le dos au maître-autel et au tabernacle :s ).

Bon, alors "en faisant un usage de l’espace des stalles pour la liturgie de la Parole, et en invitant à un déplacement de l’assemblée vers le chœur pour la liturgie eucharistique", ça veut dire quoi là-dedans? Ceux qui sont derrière les grilles iront autour de l'autel? C'est l'explication qui me semble la plus logique... et ça ne donne guère envie d'aller voir.

Il faudrait tout de même qu'on arrête de faire n'importe quoi avec l'espace sacré. Le grégorien, c'est bien, mais si c'est dans une liturgie où on a profané le Sanctuaire, c'est-à-dire la marque visible de la Présence de Celui au sujet et au nom duquel on célèbre la liturgie (ce qui fait que les liturgies modernes donnent tellement cet air d'animation socio-culturelle ou de "show" mettant en valeur la personne du ou des célébrants), je ne vois pas l'intérêt. La musique a certes une grande importance, mais ce qui compte le plus, c'est la Présence réelle: je préfère largement une liturgie lue ou chantée avec des chants médiocres, mais respectueuse du Mystère dans son déploiement spatial, que la plus belle musique qui soit dans un sanctuaire profané. :mal:

Si on veut rétablir un ars celebrandi digne de ce nom dans la forme ordinaire, le retour à un espace sacré... vraiment perçu comme sacré, à la clôture du sanctuaire, à l'orientation traditionnelle de l'autel, est une condition sine qua non. Le reste, la musique, les ornements... ne viennent qu'en second lieu à mon humble avis.

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

Message non lu par jeanbaptiste »

Bonjour archi,

Je partage en partie votre regard. Je m'explique : le grégorien est plus qu'une forme musicale qu'il faudrait ranger dans les choses "secondaires" que seraient la musique et les ornements. Le grégorien c'est, je pense, la proclamation traditionnelle et liturgique de la Parole. C'est plus que de la musique me semble-t-il. Et pourtant, la musique, c'est déjà beaucoup !

Il me semble donc que son importance est grande. Vous parlez de "profanation du sanctuaire". C'est juste, mais encore faut-il entendre cette profanation, c'est-à-dire la lire dans la disposition spatiale, les gestes etc. Choses que nous avons perdus. Le respect du sanctuaire s'accompagne donc nécessairement d'une séries de signes qu'il faut faire siens. C'est primordial. De la même manière, nous devons faire notre la Parole de Dieu. Et, dans le domaine liturgique, cette Parole trouve son expression traditionnelle dans le grégorien.

C'est peut-être un peu confus, ce que je veux dire c'est qu'il y a dans le grégorien plus que de la musique, de même qu'il y a dans le sens spatial, la gestuelle, le respect du sanctuaire, plus qu'une simple "gestuelle", plus qu'une esthétique.
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