Forme ordinaire et ars celebrandi
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
C'est normal : à partir du moment où l'on commence à proposer des choix, les humains choisissent toujours la solution de facilité.
Dans la tradition du rite romain, il n'y a toujours eu qu'une seule prière eucharistique, il n'y avait pas de raison de changer cela.
Dans la tradition du rite romain, il n'y a toujours eu qu'une seule prière eucharistique, il n'y avait pas de raison de changer cela.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
En ce qui me concerne, c'est plutôt la PL n°2 qui est toujours utilisée en semaine et la 3 les dimanches. Rarement le canon romain et la 4e, que pour ma part, je trouve magnifique.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Bonjour!
Voici les indications officielles:
Dans ma paroisse, on entend les PE II, III, IV au moins une fois par an et aussi la première PE pour la réconciliation, parfois (rarement) d'autres prières pour circonstances particulières... Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
Voici les indications officielles:
Il n'y a pas que la paresse qui soit moteur des choix...PGMR n° 365 a écrit :Le choix entre les Prières eucharistiques qui se trouvent dans la liturgie de la messe est réglé à titre indicatif par les normes que voici
a) La Prière eucharistique I, ou Canon romain, qui peut toujours être employée, est plus indiquée les jours auxquels sont assignés des Communicantes propres, ou bien aux messes dotées d´un Hanc igitur propre, ainsi qu´aux fêtes des Apôtres et des saints mentionnés dans le texte de cette Prière; de même les dimanches, à moins que, pour des motifs pastoraux, on ne préfère la Prière eucharistique III.
b) La Prière eucharistique II, en raison de ses caractéristiques, est plus indiquée pour les jours de semaine, ou dans des circonstances particulières. Bien qu´elle comporte une préface propre, on peut l´employer aussi avec d´autres préfaces, surtout avec celles qui rappellent en abrégé le mystère du salut, comme les préfaces communes. Quand on célèbre la messe pour un défunt, on peut employer une formule particulière qui est proposée en son lieu, c´est-à-dire avant Memento etiam (Souviens-toi aussi de nos frères).
c) La Prière eucharistique III peut être dite avec n´importe quelle préface. On l´emploiera de préférence les dimanches et jours de fête. Si on prend cette prière pour une messe des défunts, on peut insérer en son lieu une formule particulière pour le défunt, c´est-à-dire après les mots: Omnes filios tuos ubique dispersos, tibi, clemens Pater, miseratus coniunge (Et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés).
d) La Prière eucharistique IV a une préface immuable et offre un résumé plus complet de l´histoire du salut. On peut l´employer quand la messe n´a pas de préface propre et les dimanches du Temps ordinaire (« per annum »). Dans cette Prière, en raison de sa structure, il est impossible d´insérer une formule particulière pour un défunt.
Dans ma paroisse, on entend les PE II, III, IV au moins une fois par an et aussi la première PE pour la réconciliation, parfois (rarement) d'autres prières pour circonstances particulières... Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
C'est dommage, parce que cette prière également appelée Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
Sans doute sa mise à l'écart est motivée par des raisons idéologiques...
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Je suis relativement jeune mais j'ai assisté à une centaine de messes. Dans ma paroisse, je n'ai jamais entendu la prière I ou canon romain. J’ai pris connaissance de son existence quand j’ai eu mon premier missel.
Ce qui me frappe, c'est la différence de "niveau" entre les quatres prières et la différence de fréquence d'utilisation.
- La prière I est riche de sens et de siècles, mais probablement complexe. Comme je l'ai dit, je ne l'ai jamais entendu (et pourtant j'aimerais!)
- La prière IV est absolument magnifique mais étant donné qu'elle est longue, les prêtres de ma paroisse la zappent 95% du temps. C'est dommage, j'en pleure d'émotion à chaque fois que je l'entends... C’est comme si j’étais uni aux mots…
- La prière II est franchement trop courte et en termes d’idée c’est « minimaliste ». Néanmoins, les prêtres de ma paroisse l’utilisent 80% du temps parce qu'elle est rapide
. De plus, elle est généralement dite avec une rapidité déconcertante comme si elle était encore trop longue
.
- La prière III donne une curieuse impression de prière eucharistique II rallongée (mais pas trop!). Dans ma paroisse, elle est utilisée 20% du temps.
J'ai également assisté à des messes dans d'autres diocèses et c'était à peu près la même fréquence. La PE I ne semble pas très aimée.
Ce qui me frappe, c'est la différence de "niveau" entre les quatres prières et la différence de fréquence d'utilisation.
- La prière I est riche de sens et de siècles, mais probablement complexe. Comme je l'ai dit, je ne l'ai jamais entendu (et pourtant j'aimerais!)
- La prière IV est absolument magnifique mais étant donné qu'elle est longue, les prêtres de ma paroisse la zappent 95% du temps. C'est dommage, j'en pleure d'émotion à chaque fois que je l'entends... C’est comme si j’étais uni aux mots…
- La prière II est franchement trop courte et en termes d’idée c’est « minimaliste ». Néanmoins, les prêtres de ma paroisse l’utilisent 80% du temps parce qu'elle est rapide
- La prière III donne une curieuse impression de prière eucharistique II rallongée (mais pas trop!). Dans ma paroisse, elle est utilisée 20% du temps.
J'ai également assisté à des messes dans d'autres diocèses et c'était à peu près la même fréquence. La PE I ne semble pas très aimée.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
De toute façon, c'est la seule qui soit légitime car elle caractérise le rite romain.Théophane a écrit :C'est dommage, parce que cette prière également appelée Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.Mais presque jamais la PE I dont la structure s'écarte de la structure des autres PE
Sans doute sa mise à l'écart est motivée par des raisons idéologiques...
Comme le dit bien Mgr Aillet, les autres PE sont comme des corps étrangers.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Comme toute prière eucharistique!Théophane a écrit :Canon romain permet de manifester notre attachement à l'Église, au Saint-Siège et au Souverain Pontife.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Une vidéo assez remarquable de célébration de la forme ordinaire comme elle devrait être, selon l'usage reçu :
http://vimeo.com/30921439
(Merci à Pro Liturgia pour le lien)
http://vimeo.com/30921439
(Merci à Pro Liturgia pour le lien)
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Visite du Cardinal Burke à l'Oratoire de Londres.

Les oratoriens célèbrent régulièrement la forme ordinaire en latin en conformité avec la pratique liturgique traditionnelle.
Source : http://www.newliturgicalmovement.org/20 ... ry_30.html

Les oratoriens célèbrent régulièrement la forme ordinaire en latin en conformité avec la pratique liturgique traditionnelle.
Source : http://www.newliturgicalmovement.org/20 ... ry_30.html
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Mais S.E. le card. Burcke célébrait en forme extraordinaire, non?
Par ailleurs voiciun projet intéressant pour le grégorien:
Même si on peut regretter l'inspiration monastique, ou prétendue telle... qui, pour le coup, n'est pas dans ce que nous entendons quand nous parlons d'ars celebrandi (enfin "nous": quelques uns ici, sans infaillibilité d'ailleurs, hein!)
Par ailleurs voiciun projet intéressant pour le grégorien:
Même si on peut regretter l'inspiration monastique, ou prétendue telle... qui, pour le coup, n'est pas dans ce que nous entendons quand nous parlons d'ars celebrandi (enfin "nous": quelques uns ici, sans infaillibilité d'ailleurs, hein!)
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
C'est vrai mais après tout avoir une "inspiration monastique" dans une ancienne abbaye, ça ne paraît pas loufoque.
Par contre qui me semble l'être c'est cette idée d'"espace des stalles" distincte du "chœur".
En toute rigueur, le "chœur" c'est "l'espace des stalles" tandis que le lieu du sacrifice c'est le "presyterium", le sanctuaire, là où se tient le prêtre... Et si on comprend bien l'idée [après traduction...], les gens se déplacent pendant la liturgie concrètement, du chœur vers le sanctuaire, c'est bien ça ? Vraiment bizarre, pour le coup. Et je ne vois pas en quoi c'est monastique. Parce qu'on ne fait pas ça dans les monastères (à moins qu'on soit concélébrant ?) Et alors cette idée ne concerne que les prêtres, pas les gens ? Mais alors pourquoi il y a t'il écrit "un déplacement de l’assemblée vers le chœur [traduction : vers le sanctuaire] pour la liturgie eucharistique" ?
Par contre l'idée d’utiliser l'espace des stalles [traduction : le chœur] ça c'est une vraie bonne idée. A condition d'y chanter. Bien sûr. Par ce que le chœur c'est pour... la chorale.
Bon je dis ça mais je ne connais pas les lieux qui imposent peut être des contraintes particulières et puis je n'ai peut être pas bien compris.
Par contre qui me semble l'être c'est cette idée d'"espace des stalles" distincte du "chœur".
En toute rigueur, le "chœur" c'est "l'espace des stalles" tandis que le lieu du sacrifice c'est le "presyterium", le sanctuaire, là où se tient le prêtre... Et si on comprend bien l'idée [après traduction...], les gens se déplacent pendant la liturgie concrètement, du chœur vers le sanctuaire, c'est bien ça ? Vraiment bizarre, pour le coup. Et je ne vois pas en quoi c'est monastique. Parce qu'on ne fait pas ça dans les monastères (à moins qu'on soit concélébrant ?) Et alors cette idée ne concerne que les prêtres, pas les gens ? Mais alors pourquoi il y a t'il écrit "un déplacement de l’assemblée vers le chœur [traduction : vers le sanctuaire] pour la liturgie eucharistique" ?
Par contre l'idée d’utiliser l'espace des stalles [traduction : le chœur] ça c'est une vraie bonne idée. A condition d'y chanter. Bien sûr. Par ce que le chœur c'est pour... la chorale.
Bon je dis ça mais je ne connais pas les lieux qui imposent peut être des contraintes particulières et puis je n'ai peut être pas bien compris.
Nihil operi Dei praeponatur.
https://www.societaslaudis.org
La prière est pour l'homme le premier des biens.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Bonjour François-Xavier,
Vous avez parfaitement compris!
L'assemblée se déplacera dans le sanctuaire (peut-être déjà le transept, parce que dans le sanctuaire... ce serait... triste!)
Voici une photographie de l'espace liturgique: choeur, transept et sanctuaire. Vous verrez qu'il y a du potentiel! (et moyen de créer un poste temps-plein de technicien(ne) de surface!= vive l'emploi)
Vous avez l'usage de Solesmes en tête quand vous parlez des concélébrants (et on sait que Solesmes a raison: d'où mon "prétendue telle" qualifiant l'inspiration monastique), mais il existe d'autres usages, notamment dans nos monastères trappistes (et à Maredsous (OSB) aussi): les moines quittent les stalles pour se placer autour de l'autel (traduire: ne s'installent pas du tout dans leurs stalles pour la messe, ils les "quittent" par rapport à l'office), mais le seul monastère que je connaisse où les moines, même non-prêtres, changent de lieu pendant la célébration (entre l'intercession et l'offertoire), c'est la pourtant traditionnelle trappe de Rochefort: pour le coup je n'aime pas...
Toujours est-il que cette petite "faute de goût" ne doit pas nous cacher la joie de voir que le grégorien reprend de la place dans un lieu que le diocèse cherche à remettre en valeur et que les aspirations de nombreuses personnes se font entendre!
Vous avez parfaitement compris!
L'assemblée se déplacera dans le sanctuaire (peut-être déjà le transept, parce que dans le sanctuaire... ce serait... triste!)
Voici une photographie de l'espace liturgique: choeur, transept et sanctuaire. Vous verrez qu'il y a du potentiel! (et moyen de créer un poste temps-plein de technicien(ne) de surface!= vive l'emploi)
Vous avez l'usage de Solesmes en tête quand vous parlez des concélébrants (et on sait que Solesmes a raison: d'où mon "prétendue telle" qualifiant l'inspiration monastique), mais il existe d'autres usages, notamment dans nos monastères trappistes (et à Maredsous (OSB) aussi): les moines quittent les stalles pour se placer autour de l'autel (traduire: ne s'installent pas du tout dans leurs stalles pour la messe, ils les "quittent" par rapport à l'office), mais le seul monastère que je connaisse où les moines, même non-prêtres, changent de lieu pendant la célébration (entre l'intercession et l'offertoire), c'est la pourtant traditionnelle trappe de Rochefort: pour le coup je n'aime pas...
Toujours est-il que cette petite "faute de goût" ne doit pas nous cacher la joie de voir que le grégorien reprend de la place dans un lieu que le diocèse cherche à remettre en valeur et que les aspirations de nombreuses personnes se font entendre!
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Non, il s'agit bien de la forme ordinaire.steph a écrit :Mais S.E. le card. Burcke célébrait en forme extraordinaire, non?
Cela se voit au premier coup d'oeil : dans le forme extraordinaire, nous verrions, aligné sur le célébrant, un sous-diacre couvert d'un voile huméral, portant la patène.
Sur la présente photo, nous voyons seulement deux diacres agenouillés de part et d'autre.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Apparemment il y a, au fur et à mesure qu'on va vers le fond de la basilique:steph a écrit :Bonjour François-Xavier,
Vous avez parfaitement compris!
L'assemblée se déplacera dans le sanctuaire (peut-être déjà le transept, parce que dans le sanctuaire... ce serait... triste!)
Voici une photographie de l'espace liturgique: choeur, transept et sanctuaire. Vous verrez qu'il y a du potentiel! (et moyen de créer un poste temps-plein de technicien(ne) de surface!= vive l'emploi)
- la nef proprement dit, où l'on voit une rangée de sièges au tout premier plan
- la partie derrière les grilles (ouvertes) où l'on voit sur la photo plusieurs rangées de sièges, je suppose que la barrière est l'ancienne clôture du choeur. C'est peut-être cela "l'espace des stalles"?
- l'espace surélevé de 2 marches, avec le nouvel autel "face au peuple"
- l'emplacement du maître-autel avec les 3 marches, à l'avant desquels on a placé ce qui semble être les sièges des célébrants (qui tournent ainsi le dos au maître-autel et au tabernacle
Bon, alors "en faisant un usage de l’espace des stalles pour la liturgie de la Parole, et en invitant à un déplacement de l’assemblée vers le chœur pour la liturgie eucharistique", ça veut dire quoi là-dedans? Ceux qui sont derrière les grilles iront autour de l'autel? C'est l'explication qui me semble la plus logique... et ça ne donne guère envie d'aller voir.
Il faudrait tout de même qu'on arrête de faire n'importe quoi avec l'espace sacré. Le grégorien, c'est bien, mais si c'est dans une liturgie où on a profané le Sanctuaire, c'est-à-dire la marque visible de la Présence de Celui au sujet et au nom duquel on célèbre la liturgie (ce qui fait que les liturgies modernes donnent tellement cet air d'animation socio-culturelle ou de "show" mettant en valeur la personne du ou des célébrants), je ne vois pas l'intérêt. La musique a certes une grande importance, mais ce qui compte le plus, c'est la Présence réelle: je préfère largement une liturgie lue ou chantée avec des chants médiocres, mais respectueuse du Mystère dans son déploiement spatial, que la plus belle musique qui soit dans un sanctuaire profané.
Si on veut rétablir un ars celebrandi digne de ce nom dans la forme ordinaire, le retour à un espace sacré... vraiment perçu comme sacré, à la clôture du sanctuaire, à l'orientation traditionnelle de l'autel, est une condition sine qua non. Le reste, la musique, les ornements... ne viennent qu'en second lieu à mon humble avis.
In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
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jeanbaptiste
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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Bonjour archi,
Je partage en partie votre regard. Je m'explique : le grégorien est plus qu'une forme musicale qu'il faudrait ranger dans les choses "secondaires" que seraient la musique et les ornements. Le grégorien c'est, je pense, la proclamation traditionnelle et liturgique de la Parole. C'est plus que de la musique me semble-t-il. Et pourtant, la musique, c'est déjà beaucoup !
Il me semble donc que son importance est grande. Vous parlez de "profanation du sanctuaire". C'est juste, mais encore faut-il entendre cette profanation, c'est-à-dire la lire dans la disposition spatiale, les gestes etc. Choses que nous avons perdus. Le respect du sanctuaire s'accompagne donc nécessairement d'une séries de signes qu'il faut faire siens. C'est primordial. De la même manière, nous devons faire notre la Parole de Dieu. Et, dans le domaine liturgique, cette Parole trouve son expression traditionnelle dans le grégorien.
C'est peut-être un peu confus, ce que je veux dire c'est qu'il y a dans le grégorien plus que de la musique, de même qu'il y a dans le sens spatial, la gestuelle, le respect du sanctuaire, plus qu'une simple "gestuelle", plus qu'une esthétique.
Je partage en partie votre regard. Je m'explique : le grégorien est plus qu'une forme musicale qu'il faudrait ranger dans les choses "secondaires" que seraient la musique et les ornements. Le grégorien c'est, je pense, la proclamation traditionnelle et liturgique de la Parole. C'est plus que de la musique me semble-t-il. Et pourtant, la musique, c'est déjà beaucoup !
Il me semble donc que son importance est grande. Vous parlez de "profanation du sanctuaire". C'est juste, mais encore faut-il entendre cette profanation, c'est-à-dire la lire dans la disposition spatiale, les gestes etc. Choses que nous avons perdus. Le respect du sanctuaire s'accompagne donc nécessairement d'une séries de signes qu'il faut faire siens. C'est primordial. De la même manière, nous devons faire notre la Parole de Dieu. Et, dans le domaine liturgique, cette Parole trouve son expression traditionnelle dans le grégorien.
C'est peut-être un peu confus, ce que je veux dire c'est qu'il y a dans le grégorien plus que de la musique, de même qu'il y a dans le sens spatial, la gestuelle, le respect du sanctuaire, plus qu'une simple "gestuelle", plus qu'une esthétique.
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