Les villes impénitentes
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les villes impénitentes
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Où est passé le bon Jésus, le Jésus « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ? Dans ce passage, comme dans d’autres, Jésus sait se monter sévère et ce qu’il prédit de Capharnaüm ne concerne pas seulement les âmes impénitentes mais aussi le lieu où il a séjourné le plus souvent : car Capharnaüm a disparu. Sur Wikipedia, j’ai trouvé ceci : à l'époque du récit de l'Évangile, Capharnaüm comprenait un poste de douane et une petite garnison romaine commandée par un centurion. Le village, gravement endommagé par un tremblement de terre en 746, fut reconstruit un peu plus loin au nord-est mais, par la suite, son déclin et finalement son abandon au cours du XIe siècle sont mal connus.
Le Seigneur, là où Il passe, et cela nous concerne tout autant, exige la conversion, un retournement, un changement de vie radical. Et dans ce sens, certaines épreuves nous y aident, car elles nous conduisent plus directement là où nous pensions aller, même de bonne foi, pour nous convertir - mais sans y être parvenus. C’est que Dieu nous connaît mieux que nous-mêmes, il connaît l’écheveau des événements et des traumatismes qui nous ont conduit à l’état de péché où nous étions lorsque nous l’avons appelé à notre secours… Dans cette entreprise de conversion, Il nous assiste de bout en bout.
Je pourrais dire en ce qui me concerne que je me suis efforcé d’abord de diminuer ma consommation de tabac – mais ce n’est pas par là qu’il me fallait commencer. Je devais d’abord « juguler » ma sensualité, laquelle avait été très perturbante à l’adolescence, et m’avait conduit à des attitudes imaginaires (très « viriles », dirions-nous) qui incluaient la consommation de tabac, bien sûr. Si j’ai finalement été délivré du tabac, ce fut donc après avoir finalement réalisé (utilité de la prière et d’un petit carnet de route !) que je m’attaquais à un symptôme plutôt qu’à la maladie. Un prêtre m’a ensuite invité à prier sainte Maria Goretti, et par son intercession, et par une hygiène de vie plus saine (exercices physiques réguliers), j’ai beaucoup mieux contrôlé mes pulsions et aussi la qualité de mon regard.
Je pourrais aussi parler de ma « peur de manquer », angoisse permanente durant mes cinq premières années dans le métier. Là aussi la prière m’a beaucoup aidé. Et à l’inverse, lorsque j’ai commencé à vouloir gagner toujours plus, j’ai été freiné par les accusations (tout à fait iniques, mais qui ont servi le dessein de Dieu) de mon principal concurrent.
Finalement, ce que reproche Jésus à Capharnaüm, Bethsaïde et Corazin, c’est de n’avoir pas entrepris le moindre effort pour répondre à l’appel de Jésus. Ils ont certes apprécié de compter un prophète parmi eux et de bénéficier de ses guérisons miraculeuses, mais ils ont entendu sans écouter, ils ont vu sans prêter attention. D’où cette exclamation de Jésus, lorsqu’il fait une déclaration importante : « Que celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Où est passé le bon Jésus, le Jésus « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ? Dans ce passage, comme dans d’autres, Jésus sait se monter sévère et ce qu’il prédit de Capharnaüm ne concerne pas seulement les âmes impénitentes mais aussi le lieu où il a séjourné le plus souvent : car Capharnaüm a disparu. Sur Wikipedia, j’ai trouvé ceci : à l'époque du récit de l'Évangile, Capharnaüm comprenait un poste de douane et une petite garnison romaine commandée par un centurion. Le village, gravement endommagé par un tremblement de terre en 746, fut reconstruit un peu plus loin au nord-est mais, par la suite, son déclin et finalement son abandon au cours du XIe siècle sont mal connus.
Le Seigneur, là où Il passe, et cela nous concerne tout autant, exige la conversion, un retournement, un changement de vie radical. Et dans ce sens, certaines épreuves nous y aident, car elles nous conduisent plus directement là où nous pensions aller, même de bonne foi, pour nous convertir - mais sans y être parvenus. C’est que Dieu nous connaît mieux que nous-mêmes, il connaît l’écheveau des événements et des traumatismes qui nous ont conduit à l’état de péché où nous étions lorsque nous l’avons appelé à notre secours… Dans cette entreprise de conversion, Il nous assiste de bout en bout.
Je pourrais dire en ce qui me concerne que je me suis efforcé d’abord de diminuer ma consommation de tabac – mais ce n’est pas par là qu’il me fallait commencer. Je devais d’abord « juguler » ma sensualité, laquelle avait été très perturbante à l’adolescence, et m’avait conduit à des attitudes imaginaires (très « viriles », dirions-nous) qui incluaient la consommation de tabac, bien sûr. Si j’ai finalement été délivré du tabac, ce fut donc après avoir finalement réalisé (utilité de la prière et d’un petit carnet de route !) que je m’attaquais à un symptôme plutôt qu’à la maladie. Un prêtre m’a ensuite invité à prier sainte Maria Goretti, et par son intercession, et par une hygiène de vie plus saine (exercices physiques réguliers), j’ai beaucoup mieux contrôlé mes pulsions et aussi la qualité de mon regard.
Je pourrais aussi parler de ma « peur de manquer », angoisse permanente durant mes cinq premières années dans le métier. Là aussi la prière m’a beaucoup aidé. Et à l’inverse, lorsque j’ai commencé à vouloir gagner toujours plus, j’ai été freiné par les accusations (tout à fait iniques, mais qui ont servi le dessein de Dieu) de mon principal concurrent.
Finalement, ce que reproche Jésus à Capharnaüm, Bethsaïde et Corazin, c’est de n’avoir pas entrepris le moindre effort pour répondre à l’appel de Jésus. Ils ont certes apprécié de compter un prophète parmi eux et de bénéficier de ses guérisons miraculeuses, mais ils ont entendu sans écouter, ils ont vu sans prêter attention. D’où cette exclamation de Jésus, lorsqu’il fait une déclaration importante : « Que celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les villes impénitentes
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Nous avions d'autres lectures ce matin, à l'occasion de la fête de sainte Thérèse. Mais peu importe. Il m'est doux de commencer ce mois d'octobre avec elle, sachant bien que le 4, nous fêtons saint François que j'aime beaucoup, et qui, en esprit, est proche non seulement de sainte Thérèse, mais aussi de sainte Faustine, fêtée le 5 octobre. Autant de disciples de Jésus qui ont écouté Jésus et qui ont gardé sa Parole en la mettant en pratique.
Quiconque écoute vraiment le Seigneur commence à changer de vie de façon régulière. Dans les premiers temps, quelques mois, il éprouve un grand bouleversement et il se rend compte qu'il lui faut combattre les mauvais penchants que sa conscience lui reproche. Mais, ensuite, il continue de changer de façon régulière, mais il ne le sent plus ainsi. Comment puis-je dire cela ? Par l'expérience, à cause de ce que j'ai vécu après la conversion. Car dès qu'un homme a été effleuré par la grâce, son acceptation de l'Amour suffit à tout: il a saisi, du plus profond de son être, que tout est changé, pour toujours. Et c'est merveilleux. Rien ne sera plus jamais comme avant.
Il a réalisé que rien n'est en soi malheureux, impossible, inquiétant ni repoussant. Mais il se sera mis à tout aimer, c'est simple et voilà qui est dit. Par la suite, ce sont les autres qui constateront les changements: "Tiens, comme tu as changé ! Tu racontes tes malheurs comme si c'étaient de bonnes farces amusantes, tu ne parles plus d'argent, çà t'inquiétait si souvent; on te voit moins en ville, tu ne restes plus boire un verre, on t'a même vu à vélo !, etc."
Ce que Jésus reproche aux villes impénitentes, celles où Il est demeuré le plus longtemps, où Il a manifesté la venue du Royaume avec de grands signes, de nombreuses guérisons - et parfois en cascade, l'une après l'autre, au point de devoir fuir... c'est justement de n'a pas avoir accueilli tout ce qu'Il est venu donner et donner gratuitement pour le bonheur des hommes.
Pourquoi rejeter le Seigneur est-il si grave ? Il n'y a pas seulement le fait d'avoir dit "Non" à la Joie, à la beauté, au rire, au pardon, à la compréhension, à la contemplation des étoiles, au geste gratuit, à la nouveauté perpétuelle du Bien. Mais c'est, aussi, d'avoir réaffirmé "Oui" au mal, à l'existence difficile, oui à l'écrasement du plus faible (y compris soi-même), oui au mensonge, oui à la maladie, oui à l'injustice, oui à la violence, au vol, au meurtre, à l'adultère, à la trahison, à l'esclavage, à tout ce qui dégrade l'humain jusqu'au malheur, au dégoût, au désespoir et au suicide... Les Juifs sortis d'Egypte avaient récriminé : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » De mon point de vue, la faute est double: il y a celle de n'avoir pas dit Oui, et celle d'avoir dit Non. Il y a le fait d'avoir reconnu Dieu en jésus - et le fait de n'avoir pas voulu écouter son message.
Il me semble parfois qu'en écrivant, je ne fais plus que raconter en d'autres mots ce que j'avais déjà écrit auparavant. Mais la question n'est pas d'inventer quelque chose de nouveau, c'est que chaque jour tout est neuf comme aux premiers jours. Mais les premiers jours remontent à vingt-cinq ans ! Dans l'Apocalypse, lorsque le Seigneur proclame: "Voici que je fais toutes choses nouvelles", pensez-vous que ces choses nouvelles resteront les mêmes dans toute l'Eternité ?
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Nous avions d'autres lectures ce matin, à l'occasion de la fête de sainte Thérèse. Mais peu importe. Il m'est doux de commencer ce mois d'octobre avec elle, sachant bien que le 4, nous fêtons saint François que j'aime beaucoup, et qui, en esprit, est proche non seulement de sainte Thérèse, mais aussi de sainte Faustine, fêtée le 5 octobre. Autant de disciples de Jésus qui ont écouté Jésus et qui ont gardé sa Parole en la mettant en pratique.
Quiconque écoute vraiment le Seigneur commence à changer de vie de façon régulière. Dans les premiers temps, quelques mois, il éprouve un grand bouleversement et il se rend compte qu'il lui faut combattre les mauvais penchants que sa conscience lui reproche. Mais, ensuite, il continue de changer de façon régulière, mais il ne le sent plus ainsi. Comment puis-je dire cela ? Par l'expérience, à cause de ce que j'ai vécu après la conversion. Car dès qu'un homme a été effleuré par la grâce, son acceptation de l'Amour suffit à tout: il a saisi, du plus profond de son être, que tout est changé, pour toujours. Et c'est merveilleux. Rien ne sera plus jamais comme avant.
Il a réalisé que rien n'est en soi malheureux, impossible, inquiétant ni repoussant. Mais il se sera mis à tout aimer, c'est simple et voilà qui est dit. Par la suite, ce sont les autres qui constateront les changements: "Tiens, comme tu as changé ! Tu racontes tes malheurs comme si c'étaient de bonnes farces amusantes, tu ne parles plus d'argent, çà t'inquiétait si souvent; on te voit moins en ville, tu ne restes plus boire un verre, on t'a même vu à vélo !, etc."
Ce que Jésus reproche aux villes impénitentes, celles où Il est demeuré le plus longtemps, où Il a manifesté la venue du Royaume avec de grands signes, de nombreuses guérisons - et parfois en cascade, l'une après l'autre, au point de devoir fuir... c'est justement de n'a pas avoir accueilli tout ce qu'Il est venu donner et donner gratuitement pour le bonheur des hommes.
Pourquoi rejeter le Seigneur est-il si grave ? Il n'y a pas seulement le fait d'avoir dit "Non" à la Joie, à la beauté, au rire, au pardon, à la compréhension, à la contemplation des étoiles, au geste gratuit, à la nouveauté perpétuelle du Bien. Mais c'est, aussi, d'avoir réaffirmé "Oui" au mal, à l'existence difficile, oui à l'écrasement du plus faible (y compris soi-même), oui au mensonge, oui à la maladie, oui à l'injustice, oui à la violence, au vol, au meurtre, à l'adultère, à la trahison, à l'esclavage, à tout ce qui dégrade l'humain jusqu'au malheur, au dégoût, au désespoir et au suicide... Les Juifs sortis d'Egypte avaient récriminé : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » De mon point de vue, la faute est double: il y a celle de n'avoir pas dit Oui, et celle d'avoir dit Non. Il y a le fait d'avoir reconnu Dieu en jésus - et le fait de n'avoir pas voulu écouter son message.
Il me semble parfois qu'en écrivant, je ne fais plus que raconter en d'autres mots ce que j'avais déjà écrit auparavant. Mais la question n'est pas d'inventer quelque chose de nouveau, c'est que chaque jour tout est neuf comme aux premiers jours. Mais les premiers jours remontent à vingt-cinq ans ! Dans l'Apocalypse, lorsque le Seigneur proclame: "Voici que je fais toutes choses nouvelles", pensez-vous que ces choses nouvelles resteront les mêmes dans toute l'Eternité ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Méditation sur l'Evangile du jour
Depuis deux ou trois mois je reçois, tous les matins, l'Evangile du Jour avec des commentaires des Légionnaires du Christ.
Ils appelent cela "Service Regnum Christi", bien sûr.
On peut s'abonner, gratuitement bien sûr, sur :
http://www.regnumchristi.fr/
Je les trouve de très bonne qualité et je vous les recommande.
Ils appelent cela "Service Regnum Christi", bien sûr.
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jean_droit
- Tribunus plebis

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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: Méditation sur l'Evangile du jour
Voici un exemple qui m'interpelle vraiment sur l'Evangile du jour :
Prière d'introduction
Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d'annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits,
sur la lyre à dix cordes et sur la harpe, sur un murmure de cithare.
Tes oeuvres me comblent de joie ; devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie :
« Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur ! Combien sont profondes tes pensées ! » Ps 91, 2-6
Demande
Seigneur, donne-moi la foi, afin que je reconnaisse Tes oeuvres dans ma vie.
Points de réflexion
1. Dieu présent parmi nous. Lorsque Jésus visite une ville, il apporte la grâce de Dieu, la paix, la clarté. Il opère des miracles comme signe de la pitié de Dieu envers le genre humain, surtout envers ceux qui souffrent. Il porte la lumière de Dieu aux hommes souvent enlisés dans leurs péchés ou dans leurs malheurs.
Son message, à nous, aujourd'hui comme il y a deux mille ans et tout au long de l'histoire est le même: Dieu est présent et il vous aime. Dieu est présent dans ces oeuvres sacrées de l'Eglise (par exemple la liturgie), qui enrobent comme un baume nos âmes desséchées, il soigne les blessures morales et affectives par les oeuvres de charité corporelle et spirituelle de tant de consacrés et de chrétiens dévoués, il guérit les plaies et élève l'existence par les sacrements. Par ses miracles, Jésus veut susciter la foi, c'est à dire ouvrir le regard surnaturel sur la présence et l'action de Dieu dans notre vie. En suis-je conscient?
2. Quel accueil réserver à Jésus ? Les avertissements de Jésus que nous pouvons entendre ne proviennent pas d'une susceptibilité irritée. "Malheureuse es-tu, Corazine! …" est une alerte, non une menace. Son message de paix n'est pas passé. L'idolâtrie et la lutte pour le pouvoir et la richesse sont dans l'air. Pour se préserver des conséquences néfastes, le peuple doit se convertir à Dieu.
L'idolâtrie se traduit habituellement dans l'abus des biens de la création, expédiant le Créateur en marge de la vie, ou en dehors de celle-ci. Ceci engendre un culte, que ce soit celui du corps, des plaisirs sensuels, ou celui de l'esprit qui cherche à dominer. La conscience, dans laquelle la sagesse et la loi divines sont inscrites de manière indélébile (en vertu de notre être "humain"), aveuglée par un comportement perverti, parvient à considérer les biens comme "occasion de péché", ce qui engendre soit une inimitié avec la création qu'il faut par conséquent dominer (l'abus), soit une inimitié avec Dieu et le refus de tout repère moral: le relativisme athée. Dieu devient obstacle à la réalisation personnelle, et l'ennemi de nos âmes devient l'ami à écouter et à suivre.
Pour que l'appel de Jésus puisse être écouté, nous devons ouvrir nos coeurs et nous purifier de nos penchants mauvais et de nos préjugés qui mettent en échec le regard surnaturel. Nous devons approfondir la foi avec laquelle nous recevons sa Parole, actualisée par le magistère de l'Eglise, ainsi que ses dons sacrés qu'elle administre.
3. Le jour du jugement. Tandis qu'en cette vie nous avons le malheur de pécher et d'étouffer notre conscience en nous justifiant ( jugeant en bien ou en mal contre le gré de Dieu), le jour du jugement réduit nos jugements à ce qu'ils sont vraiment: il les éclaire de la Vérité et du Bien de Dieu lui-même.
Tandis qu'en cette vie nous voulons subordonner le message du Christ à nos critères humains, sociaux, politiques, économiques, scientifiques ou psychologiques… et amener notre Jésus à se prosterner devant l'homme, au jour du jugement nous aurons à nous prosterner devant Dieu: et c'est à cela que Jésus veut aboutir par son ministère, car le jour du jugement est sur le point d'être arrivé: "Voici maintenant que ce monde est jugé; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors…" (Jn 12, 31).
Notre vie sur terre a pour but de nous préparer à cette ultime rencontre avec Dieu : nous serons jugés sur l'amour. Tout le bien qu'on aura fait et tout l'amour porté pour Dieu et pour nos frères et soeurs pèsera sur la balance contre les accusations du Mauvais, qui accuse nos péchés jour et nuit devant Dieu (cf. Ap 12, 10). Maintenant il me revient à moi d'opter pour Dieu et pour ce qu'il fait savoir à ma conscience.
Dialogue avec le Christ
Jésus, viens dans ma vie, que je sois témoin de ta Miséricorde en ce monde. Agis en moi et fais grandir la foi, l'espérance et l'amour de Ta présence et de Ton action qui prépare le jour de Ton retour.
Résolution
Lecture d'un texte du Magistère de l'Eglise: Catéchisme de l'Eglise Catholique, un extrait d'encyclique, homélie ou audience papales, par exemple sur le site internet du Vatican (http://www.vatican.va/holy_father/bened ... dex_fr.htm)
Père Jaroslav Lobkowicz, LC
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Reconnaisance des dons de Dieu
Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre d'Isaïe 7,1-9.
"Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir."
Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.5-6.7-8.
Voici que des rois s'étaient ligués,
ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits,
pris de panique, ils ont fui.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Copyright Aelf, Paris.
A la fidélité de Dieu correspondent l'ingratitude, la négligence, la désobéissance et l'infidélité des hommes. C'est à Capharnaüm qu' a eu lieu le miracle du paralytique qui s'est levé, a pris son brancard et est rentré chez lui. C'est à Capharnaüm que, durant des journées entières Jésus a enseigné les foules et a guéri leurs malades. Il s'est donné à tous, il a pris sur ses forces, consacrant encore une partie de ses nuits à s'éloigner pour prier le Père.
Nous sommes vite oublieux. Heureux donc qui a la reconnaissance fidèle !
Je me prépare à adresser une lettre à un adjoint de mon Évêque, que j'avais brièvement croisé lors de ma "présentation" au Séminaire à l'âge de quarante ans. Je n'ai rien à lui demander, cette fois, mais dimanche dernier, croyant ramasser un horaire des messes de juillet, j'ai retrouvé son nom: l'église locale est à la recherche d'un mi-temps administratif, qui aurait suivi une formation théologique, qui serait disponible sur simple appel, qui disposerait d'une voiture, qui aurait des compétences dans la rédaction de courriers et la gestion comptable et qui accepterait tout cela pour une rémunération mensuelle de quatre cents euros.
Bref, à part un saint ou un rentier - ou à moins que la rémunération comprenne le "nourri, blanchi, logé" dans le séminaire qui comprend toujours des chambres vides... je doute que l'on trouve un(e) jeune candidat(e) ! Je voudrais le lui faire remarquer.
Mais surtout, car je l'aimais bien, ce Georgio, je lui rapporterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi après que le responsable du Séminaire m'ait éconduit.
Car les hommes ne m'ont pas écouté, mais le Seigneur m'a entendu. Il a d'abord fait en sorte que je devienne membre de la "fabrique" de ma paroisse. Ce fut un début très modeste.
Je n'ai pas été entendu de la terre, mais le Ciel, ensuite, a voulu que je me retrouve en relation avec les sœurs de la congrégation Faustinum dont le siège est à Cracovie. Que je suive une formation théologique répartie sur quatre années. Que dès le premier mois, en suivant le Règle du mieux possible, je sois totalement délivré de ma tabagie.
Et encore, puisque ma règle de vie comprend que je me lève dès mon réveil, je lui dirai aussi que je participe à une Eucharistie quotidienne, que j'écris un commentaire de l’Écriture chaque jour sur tel et tel forum dont je donnerai les coordonnées. Que je poursuis en parallèle mon travail d'indépendant, étant tout à la fois patron, comptable, caissier, ouvrier réparateur, et "technicien de surface".
Je lui dirai tout ce que le Seigneur a fait pour moi et n'est-ce pas que je me serai montré plus reconnaissant que les cités de Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm ?
.
(Et si ce travail comprend le "nourri, blanchi, logé, je l'accepterais !)
Livre d'Isaïe 7,1-9.
"Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir."
Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.5-6.7-8.
Voici que des rois s'étaient ligués,
ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits,
pris de panique, ils ont fui.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Copyright Aelf, Paris.
A la fidélité de Dieu correspondent l'ingratitude, la négligence, la désobéissance et l'infidélité des hommes. C'est à Capharnaüm qu' a eu lieu le miracle du paralytique qui s'est levé, a pris son brancard et est rentré chez lui. C'est à Capharnaüm que, durant des journées entières Jésus a enseigné les foules et a guéri leurs malades. Il s'est donné à tous, il a pris sur ses forces, consacrant encore une partie de ses nuits à s'éloigner pour prier le Père.
Nous sommes vite oublieux. Heureux donc qui a la reconnaissance fidèle !
Je me prépare à adresser une lettre à un adjoint de mon Évêque, que j'avais brièvement croisé lors de ma "présentation" au Séminaire à l'âge de quarante ans. Je n'ai rien à lui demander, cette fois, mais dimanche dernier, croyant ramasser un horaire des messes de juillet, j'ai retrouvé son nom: l'église locale est à la recherche d'un mi-temps administratif, qui aurait suivi une formation théologique, qui serait disponible sur simple appel, qui disposerait d'une voiture, qui aurait des compétences dans la rédaction de courriers et la gestion comptable et qui accepterait tout cela pour une rémunération mensuelle de quatre cents euros.
Bref, à part un saint ou un rentier - ou à moins que la rémunération comprenne le "nourri, blanchi, logé" dans le séminaire qui comprend toujours des chambres vides... je doute que l'on trouve un(e) jeune candidat(e) ! Je voudrais le lui faire remarquer.
Mais surtout, car je l'aimais bien, ce Georgio, je lui rapporterai tout ce que le Seigneur a fait pour moi après que le responsable du Séminaire m'ait éconduit.
Car les hommes ne m'ont pas écouté, mais le Seigneur m'a entendu. Il a d'abord fait en sorte que je devienne membre de la "fabrique" de ma paroisse. Ce fut un début très modeste.
Je n'ai pas été entendu de la terre, mais le Ciel, ensuite, a voulu que je me retrouve en relation avec les sœurs de la congrégation Faustinum dont le siège est à Cracovie. Que je suive une formation théologique répartie sur quatre années. Que dès le premier mois, en suivant le Règle du mieux possible, je sois totalement délivré de ma tabagie.
Et encore, puisque ma règle de vie comprend que je me lève dès mon réveil, je lui dirai aussi que je participe à une Eucharistie quotidienne, que j'écris un commentaire de l’Écriture chaque jour sur tel et tel forum dont je donnerai les coordonnées. Que je poursuis en parallèle mon travail d'indépendant, étant tout à la fois patron, comptable, caissier, ouvrier réparateur, et "technicien de surface".
Je lui dirai tout ce que le Seigneur a fait pour moi et n'est-ce pas que je me serai montré plus reconnaissant que les cités de Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm ?
.
(Et si ce travail comprend le "nourri, blanchi, logé, je l'accepterais !)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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Re: Reconnaisance des dons de Dieu
Bonjour Etienne,etienne lorant a écrit :
(Et si ce travail comprend le "nourri, blanchi, logé, je l'accepterais !)
J'espère que vous serez exaucé. "Oh Seigneur Jésus vous qui savez ce qui est juste, nourri, loge et blanchi ton serviteur notre frère bien aimé s'il te plait".
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ ressuscité.
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etienne lorant
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Re: Reconnaisance des dons de Dieu
Merci.
Que la volonté de Dieu s'accomplisse en tout comme Il le voudra.
L'Abbé qui a édité la feuille qui m'est tombée dans les mains est lui-même en congé à présent. Je me laisse inspirer ce que je vais écrire, car je ressens qu'il ne s'agit pas seulement de "postuler". Il faut une autre approche, moins formelle, plus proche de l'Evangile... du moins c'est ce que je ressens profondément.
Etienne
Que la volonté de Dieu s'accomplisse en tout comme Il le voudra.
L'Abbé qui a édité la feuille qui m'est tombée dans les mains est lui-même en congé à présent. Je me laisse inspirer ce que je vais écrire, car je ressens qu'il ne s'agit pas seulement de "postuler". Il faut une autre approche, moins formelle, plus proche de l'Evangile... du moins c'est ce que je ressens profondément.
Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Reconnaisance des dons de Dieu
C'est un avis puisque je ne connais pas ta relation avec cet adjoint que tu as croisé, mais je ne sais pas si c'est une bonne option de faire remarquer qu'ils ne trouveront pas de candidat, les temps sont difficiles, avec un chômage important, ce qui ne signifie pas que tu ne dois pas faire ta demande de logement etc.etienne lorant a écrit :
Bref, à part un saint ou un rentier - ou à moins que la rémunération comprenne le "nourri, blanchi, logé" dans le séminaire qui comprend toujours des chambres vides... je doute que l'on trouve un(e) jeune candidat(e) ! Je voudrais le lui faire remarquer.
Après tu dis que c'est l'adjoint de ton évêque, tu veux dire que tu connais bien l’évêque? parce que si tu connais bien l’évêque et que tu tiens à ce travail qui me semble super, 'ne vous inquiétez pas de ce que vous vous vêtirez, de ce que vous mangerez" et téléphone à l’évêque.
Mais tu dois téléphoner ou bien écrire à cet adjoint? parce que tu dis "disponible sur simple appel", je comprends à priori que tu dois être disponible dès qu'on t'appelle.
Sinon il faut bien faire apparaitre que ton profil correspond parfaitement à ce qu'il demande, que tu as cet formation théologique que tu es disponible sur simple appel, que tu dispose d'une voiture, que tu as des compétences dans la rédaction de courriers et la gestion comptable et que la rémunération mensuelle de quatre cents euros c'est top. Mais pourquoi il est nécessaire que tu ais une voiture? Tu dois faire des déplacements dans le cadre de ce travail? Si tel est le cas, on ne parle plus de quatre cent euros car il te faut soustraire les frais de carburant, enfin c'est un point à éclaircir il me semble.
Bon ce sont plus des idées qu'une démarche car je ne sais pas à quel type de recrutement tu as affaire. Par exemple moi, pour bosser j'ai toujours utiliser mon téléphone. Par contre dans la fonction publique, là c'est CV, lettre de motivation...
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
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etienne lorant
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Quelle est la qualité de notre écoute ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Le Seigneur insiste sur l'écoute. L'écoute de la Parole, mais aussi, l'écoute des soixante-douze disciples qu'il envoie, et encore l'écoute de toute homme et toute femme qui est notre prochain, puisque le Seigneur parle aussi par la bouche de notre prochain. Dans son homélie, le prêtre a donc insisté sur la qualité de notre écoute. Si nous écoutons autrui selon nos idées, afin de classer sa parole selon nos jugements, alors il est inutile d'appeler cela une écoute. C'est ce qui vaut pour toutes les villes que Jésus a visitées, y compris Capharnaüm, où il demeurait chez lui "comme à la maison" : ils ont écouté mais combien peu se sont convertis !
Cela s'adresse à vous et moi tout aussi bien. Je peux lire l’Évangile et les Écritures chaque jour, je peux écouter le sermon d'un prêtre chaque jour, si je n'ouvre pas mon coeur et si je ne décide pas de changer ma manière d'être et de vivre, alors je mérite d'être plus sévèrement jugé que si je n'étais pas croyant - tout comme les habitants de Tyr et de Sidon qui ne croyaient pas au Dieu des juifs.
Cette intransigeance de Jésus peut paraître excessive, mais elle est utile pour tous ceux qui s'imaginent qu'une pratique régulière des sacrements suffirait à nous assurer une existence tranquille sur la terre et le salut final dans les cieux.
Ce matin, nous fêtons sainte Faustine, l'apôtre de la Miséricorde divine et hier, c'était la fête de saint François, qui vécut dans la pauvreté. Ce matin, la première personne que j'ai croisée dans la rue, c'était mon premier sans-abri de l'hiver qui approche. Un homme jeune. Il avait ouvert une boîte de nourriture ... pour donner à son chien, qui s'en est régalé. Je me suis dit : comment peut-on en arriver là ? Et comment survit-on dans la rue ? Ce jeune sans-abri a lui aussi à ma conscience de chrétien. J'ajouterai encore un détail. Lorsque je suis arrivé hier à la réunion du conseil de fabrique d'église, j'ai fait remarquer que les paquets de biscuits aux céréales destinés aux pauvres de la paroisse... sont déjà périmés depuis trois mois !
Sainte Faustine, priez pour nous !
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Le Seigneur insiste sur l'écoute. L'écoute de la Parole, mais aussi, l'écoute des soixante-douze disciples qu'il envoie, et encore l'écoute de toute homme et toute femme qui est notre prochain, puisque le Seigneur parle aussi par la bouche de notre prochain. Dans son homélie, le prêtre a donc insisté sur la qualité de notre écoute. Si nous écoutons autrui selon nos idées, afin de classer sa parole selon nos jugements, alors il est inutile d'appeler cela une écoute. C'est ce qui vaut pour toutes les villes que Jésus a visitées, y compris Capharnaüm, où il demeurait chez lui "comme à la maison" : ils ont écouté mais combien peu se sont convertis !
Cela s'adresse à vous et moi tout aussi bien. Je peux lire l’Évangile et les Écritures chaque jour, je peux écouter le sermon d'un prêtre chaque jour, si je n'ouvre pas mon coeur et si je ne décide pas de changer ma manière d'être et de vivre, alors je mérite d'être plus sévèrement jugé que si je n'étais pas croyant - tout comme les habitants de Tyr et de Sidon qui ne croyaient pas au Dieu des juifs.
Cette intransigeance de Jésus peut paraître excessive, mais elle est utile pour tous ceux qui s'imaginent qu'une pratique régulière des sacrements suffirait à nous assurer une existence tranquille sur la terre et le salut final dans les cieux.
Ce matin, nous fêtons sainte Faustine, l'apôtre de la Miséricorde divine et hier, c'était la fête de saint François, qui vécut dans la pauvreté. Ce matin, la première personne que j'ai croisée dans la rue, c'était mon premier sans-abri de l'hiver qui approche. Un homme jeune. Il avait ouvert une boîte de nourriture ... pour donner à son chien, qui s'en est régalé. Je me suis dit : comment peut-on en arriver là ? Et comment survit-on dans la rue ? Ce jeune sans-abri a lui aussi à ma conscience de chrétien. J'ajouterai encore un détail. Lorsque je suis arrivé hier à la réunion du conseil de fabrique d'église, j'ai fait remarquer que les paquets de biscuits aux céréales destinés aux pauvres de la paroisse... sont déjà périmés depuis trois mois !
Sainte Faustine, priez pour nous !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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mandonnaud
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Les villes impénitentes
MARDI 16 JUILLET 2013
15eme semaine du temps ordinaire
Notre Dame du mont Carmel
St Matthieu 11,20-24
(en année impaire Exode 2,1-15a ps 68 )
(en année paire Isaie 7,1-9 Ps 47)
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2013.php
20 Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
21 « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
22 En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
23 Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. 24 En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »___Matthieu.
L' Évangile de ce jour, où Jésus condamne les villes qui ne veulent pas croire, est toujours vrai. Que dira Jésus de nous qui avons vu vivre Sœur Emmanuelle du Caire, Sainte Teresa de Bombay, le Padre Pio, Marthe Robin, Dom Helder Camara et le Pape Jean Paul II et qui voit que nous comptons nos placements en bourse, les avancements de nos revenus, et oublions de vivre comme eux, au service des plus pauvres, n'ayant pour vivre, après le partage que le pain de ce jour.
15eme semaine du temps ordinaire
Notre Dame du mont Carmel
St Matthieu 11,20-24
(en année impaire Exode 2,1-15a ps 68 )
(en année paire Isaie 7,1-9 Ps 47)
http://reflexions.mandonnaud.net/liturg ... 7-2013.php
20 Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
21 « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
22 En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
23 Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. 24 En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »___Matthieu.
L' Évangile de ce jour, où Jésus condamne les villes qui ne veulent pas croire, est toujours vrai. Que dira Jésus de nous qui avons vu vivre Sœur Emmanuelle du Caire, Sainte Teresa de Bombay, le Padre Pio, Marthe Robin, Dom Helder Camara et le Pape Jean Paul II et qui voit que nous comptons nos placements en bourse, les avancements de nos revenus, et oublions de vivre comme eux, au service des plus pauvres, n'ayant pour vivre, après le partage que le pain de ce jour.
Jésus est infiniment misericordieux.
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etienne lorant
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Les villes impénitentes et les adorateurs du dieu soleil...
Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 2,1-15a.
Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.
Elle conçut, et elle donna naissance à un fils. Voyant qu'il était beau, elle le cacha durant trois mois.
Lorsqu'il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de résine. Elle y plaça le bébé, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux.
La sœur de l'enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver.
La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s'y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre.
Elle l'ouvrit et elle vit le bébé. C'était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C'est un petit Hébreu. »
La sœur de l'enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j'aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice pour allaiter le bébé ? »
La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l'enfant.
La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène ce bébé et nourris-le. C'est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l'enfant et le nourrit.
Lorsqu'il eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l'ai tiré des eaux. »
Arrivé à l'âge d'homme, Moïse se rendit auprès de ses compatriotes et fut témoin de l'oppression qu'ils subissaient. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu.
Regardant autour de lui et ne voyant personne, il tua l'Égyptien et l'enfouit dans le sable.
Revenu le lendemain, il vit deux Hébreux qui se battaient et il dit à l'agresseur : « Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
L'homme lui répliqua : « Qui t'a institué chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Égyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « Pas de doute, la chose est connue. »
Pharaon en fut informé et chercha à faire périr Moïse. Celui-ci prit la fuite et se retira dans le pays de Madiane.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Cy Aelf, Paris
Moïse est sauvé des eaux du Nil par la fille de Pharaon, qui engage une nourrice - laquelle n'est autre que la propre mère de l'enfant. La situation des juifs en terre d'Egypte se dégrade rapidement, pusique tous les premiers-nés mâles doivent être jetés dans le Nil. Cependant, comme est formidable la miséricorde divine ! Car le moyen même choisi par le pharaon pour éliminer les nouveaux juifs, c'est le moyen que Dieu choisit pour sauver Moïse.
Dans l'Evangile, ce que Jésus reproche aux villes qu'Il a plusieurs fois visitées, c'est bien qu'elles ne l'ont pas reconnu, en dépît même des prophéties qui le concernaient et qui annonçaient sa venue. Les miracles, les guérisons, les signes et les prodiges de Miséricorde dont elles ont été gratifiées, elles en ont joui comme d'autant de spectacles, mais sans vouloir en tirer les conclusions qui s'imposaient.
Elles n'en seront que plus sévèrement punies.
Des signes de la bienveillance du Seigneur, nous en recevons chaque jour, nous qui sommes en bonne santé, qui ne manquons pas du nécessaire, et qui avons la chance de pouvoir communier régulièrement. Dès lors, la conclusion pour moi est simple: il faut que moi aussi je fasse pénitence. Il ne faut pas que je m'habitue à recevoir des grâces sans les mettre en oeuvre dans mon quotidien.
Enfin, après avoit tant entendu parler de crise, j'avoue que je suis assez étonné de constater que les restricitions dans leur budget n'ont pas empêché mes compatriotes de prendre des congés comme chaque année. Vers le soleil, bien sûr !
C'est chaque été le même constat: c'est bien Ra, le dieu du soleil, c'est-à-dire le même que celui des égyptiens, qu'une majorité de gens adorent chez nous. Un dieu bien pratique, pour lequel on est toujours prêt à partir en pélerinage - quelle dérision !
Livre de l'Exode 2,1-15a.
Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.
Elle conçut, et elle donna naissance à un fils. Voyant qu'il était beau, elle le cacha durant trois mois.
Lorsqu'il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de résine. Elle y plaça le bébé, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux.
La sœur de l'enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver.
La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s'y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre.
Elle l'ouvrit et elle vit le bébé. C'était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C'est un petit Hébreu. »
La sœur de l'enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j'aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice pour allaiter le bébé ? »
La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l'enfant.
La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène ce bébé et nourris-le. C'est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l'enfant et le nourrit.
Lorsqu'il eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l'ai tiré des eaux. »
Arrivé à l'âge d'homme, Moïse se rendit auprès de ses compatriotes et fut témoin de l'oppression qu'ils subissaient. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu.
Regardant autour de lui et ne voyant personne, il tua l'Égyptien et l'enfouit dans le sable.
Revenu le lendemain, il vit deux Hébreux qui se battaient et il dit à l'agresseur : « Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
L'homme lui répliqua : « Qui t'a institué chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Égyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « Pas de doute, la chose est connue. »
Pharaon en fut informé et chercha à faire périr Moïse. Celui-ci prit la fuite et se retira dans le pays de Madiane.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement. »
Cy Aelf, Paris
Moïse est sauvé des eaux du Nil par la fille de Pharaon, qui engage une nourrice - laquelle n'est autre que la propre mère de l'enfant. La situation des juifs en terre d'Egypte se dégrade rapidement, pusique tous les premiers-nés mâles doivent être jetés dans le Nil. Cependant, comme est formidable la miséricorde divine ! Car le moyen même choisi par le pharaon pour éliminer les nouveaux juifs, c'est le moyen que Dieu choisit pour sauver Moïse.
Dans l'Evangile, ce que Jésus reproche aux villes qu'Il a plusieurs fois visitées, c'est bien qu'elles ne l'ont pas reconnu, en dépît même des prophéties qui le concernaient et qui annonçaient sa venue. Les miracles, les guérisons, les signes et les prodiges de Miséricorde dont elles ont été gratifiées, elles en ont joui comme d'autant de spectacles, mais sans vouloir en tirer les conclusions qui s'imposaient.
Elles n'en seront que plus sévèrement punies.
Des signes de la bienveillance du Seigneur, nous en recevons chaque jour, nous qui sommes en bonne santé, qui ne manquons pas du nécessaire, et qui avons la chance de pouvoir communier régulièrement. Dès lors, la conclusion pour moi est simple: il faut que moi aussi je fasse pénitence. Il ne faut pas que je m'habitue à recevoir des grâces sans les mettre en oeuvre dans mon quotidien.
Enfin, après avoit tant entendu parler de crise, j'avoue que je suis assez étonné de constater que les restricitions dans leur budget n'ont pas empêché mes compatriotes de prendre des congés comme chaque année. Vers le soleil, bien sûr !
C'est chaque été le même constat: c'est bien Ra, le dieu du soleil, c'est-à-dire le même que celui des égyptiens, qu'une majorité de gens adorent chez nous. Un dieu bien pratique, pour lequel on est toujours prêt à partir en pélerinage - quelle dérision !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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