De l'art contemporain
- alphaomega
- Ædilis

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- Inscription : ven. 24 mars 2006, 18:31
Non je ne suis pas gentille loin de la...et ce n'est pas le but de la manoeuvre .Je travail, dans l'art, jai etudier l'art, je pense donc que deux celui ou celle qui connais l'art et qui le comprend, c'est qui ? c'est moi
"Je suis l'Alpha et l'Omega , le Premier et le Dernier, le Commencement et la Fin"
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jean_droit
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à Alpha oméga
Bonjour AO !
J'aimerais bien que tu sortes un peu de tes stéréotypes. Les opinions politiques des participants à ce forum sont plus variées que tu ne le crois ; il y en a beaucoup qui sont programmatiquement proches de la gauche. Il semble que tu aies voulu chercher en priorité celles qui faisaient, disons, villiériste, et que tu les aies grossies à l'exception de toutes les autres. Regarde mieux, et tu verras que sur bien de points - pour ne prendre que qqs exemples personnels, Charles, Christophe, Christian, et moi-même nous opposons frontalement.
Evite, je t'en supplie, de raisonner par blocs. La question de l'art contemporain est un exemple type. Il y a en effet des gens qui le rejettent presque par principe, mais pas pour les mêmes raisons :
- les cathos dits réacs, pour simplifier, parce que les artistes ne lisent plus St Thomas d'Aquin (jugement qui ne me paraît pas très malin, je le lis chez le romancier Eugenio Corti, qui est par ailleurs très bon)
- d'autres, parce que beaucoup d'oeuvres de l'art contemporain sont effectivement vides - pas besoin d'être catho pour le dire, c'est l'une des thèses de Jean Baudrillard.
Tu ne peux pas mettre les deux dans le même panier (sachant qu'ici je simplifie ; il y a beaucoup d'autres possibilités).
De plus, il y a des variations dans les goûts ; quelqu'un a pu citer Malévitch, dans une intention, semble-t-il, qui n'était pas bienveillante. Il se trouve, pour ma part, que j'adore ce peintre, et en particulier le tableau qui a été pointé du doigt, précisément pour les raisons qui ont suscité la critique...
Tu peux voir également que tout le monde n'accorde pas la même signification à l'expression "art contemporain". Charles, par exemple, désigne plutôt par ce terme les happenings, installations, vidéastes, etc. ; d'autres, moins fins, désignent par là tout l'art depuis Kandinsky ou Braque ; d'autres- et c'est mon cas - désignent par là ce qui se fait de nos jours, ce qui appelle de nouvelles subdivisions.
Et épargne-nous, je t'en supplie, les soliloques sur l'opposition entre art et fascisme ; ce dernier mot ne veut rien dire (et quand Gehry a dit cela, il s'est comporté en imbécile), sinon, spécifiquement, le régime mussolinien dont on ne peut pas dire qu'il ait été totalement réactionnaire en matière artistique, à l'inverse de celui des nazis. J'aimerais bien qu'on arrête de politiser, ou plutôt d'"idéologiser" ce débat... cela s'adresse à tout le monde, et pas qu'à toi ! Il faudrait aussi que la franchise des opinions n'empêchât pas la nuance et la gentillesse de leur expression (n'est-ce pas Charles).
Et par pitié essaie de soigner ton écriture ! tes posts sont parfois pénibles à lire à cause de cela...
Sinon Les points que tu as soulevés (art partout, etc.) sont plus intéressants, et je propose, pour la suite, de discuter plutôt de cela.
A bientôt
MB
J'aimerais bien que tu sortes un peu de tes stéréotypes. Les opinions politiques des participants à ce forum sont plus variées que tu ne le crois ; il y en a beaucoup qui sont programmatiquement proches de la gauche. Il semble que tu aies voulu chercher en priorité celles qui faisaient, disons, villiériste, et que tu les aies grossies à l'exception de toutes les autres. Regarde mieux, et tu verras que sur bien de points - pour ne prendre que qqs exemples personnels, Charles, Christophe, Christian, et moi-même nous opposons frontalement.
Evite, je t'en supplie, de raisonner par blocs. La question de l'art contemporain est un exemple type. Il y a en effet des gens qui le rejettent presque par principe, mais pas pour les mêmes raisons :
- les cathos dits réacs, pour simplifier, parce que les artistes ne lisent plus St Thomas d'Aquin (jugement qui ne me paraît pas très malin, je le lis chez le romancier Eugenio Corti, qui est par ailleurs très bon)
- d'autres, parce que beaucoup d'oeuvres de l'art contemporain sont effectivement vides - pas besoin d'être catho pour le dire, c'est l'une des thèses de Jean Baudrillard.
Tu ne peux pas mettre les deux dans le même panier (sachant qu'ici je simplifie ; il y a beaucoup d'autres possibilités).
De plus, il y a des variations dans les goûts ; quelqu'un a pu citer Malévitch, dans une intention, semble-t-il, qui n'était pas bienveillante. Il se trouve, pour ma part, que j'adore ce peintre, et en particulier le tableau qui a été pointé du doigt, précisément pour les raisons qui ont suscité la critique...
Tu peux voir également que tout le monde n'accorde pas la même signification à l'expression "art contemporain". Charles, par exemple, désigne plutôt par ce terme les happenings, installations, vidéastes, etc. ; d'autres, moins fins, désignent par là tout l'art depuis Kandinsky ou Braque ; d'autres- et c'est mon cas - désignent par là ce qui se fait de nos jours, ce qui appelle de nouvelles subdivisions.
Et épargne-nous, je t'en supplie, les soliloques sur l'opposition entre art et fascisme ; ce dernier mot ne veut rien dire (et quand Gehry a dit cela, il s'est comporté en imbécile), sinon, spécifiquement, le régime mussolinien dont on ne peut pas dire qu'il ait été totalement réactionnaire en matière artistique, à l'inverse de celui des nazis. J'aimerais bien qu'on arrête de politiser, ou plutôt d'"idéologiser" ce débat... cela s'adresse à tout le monde, et pas qu'à toi ! Il faudrait aussi que la franchise des opinions n'empêchât pas la nuance et la gentillesse de leur expression (n'est-ce pas Charles).
Et par pitié essaie de soigner ton écriture ! tes posts sont parfois pénibles à lire à cause de cela...
Sinon Les points que tu as soulevés (art partout, etc.) sont plus intéressants, et je propose, pour la suite, de discuter plutôt de cela.
A bientôt
MB
- VexillumRegis
- Senator

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- Inscription : ven. 21 mai 2004, 22:32
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Benoît XVI et la "culture" contemporaire
[align=justify]Bonjour,
Voici des extraits significatifs de l'ouvrage du cardinal Ratzinger, L'Esprit de la liturgie, Genève, Ad Solem, 2001 :
La crise de l'art :
Que faire dans cette situation ? Nous voilà confrontés non seulement à une crise de l’art sacré, mais à une crise de l’art tout court, et dans des proportions inconnues jusqu’ici. La crise de l’art n’est d’ailleurs qu’un symptôme de la crise existentielle de l’humanité. La domination du monde matériel a fermé l’homme à toute interrogation sur le sens de la vie, à tout ce qui pourrait le conduire au-delà de la matérialité. On pourrait presque parler d’une cécité de l’intelligence. Comment devons-nous vivre, comment maîtriser le phénomène de la mort, notre existence a-t-elle une finalité et si oui laquelle ? Toute ces questions ne trouvent plus aujourd’hui de réponse commune. Au nom de la rigueur scientifique, le positivisme a rétréci notre horizon à ce qui est démontrable, à ce qui peut être prouvé expérimentalement - il nous a rendu le monde opaque. Certes, les mathématiques existent toujours, mais le Logos, qui chez les Anciens présupposait ces mathématiques, n’apparaît plus dans leur application. Notre monde figuratif ne va plus au-delà du monde manifeste, et le flot d’images qui nous envahit marque en fait la fin de l’image. Il n’y a plus rien à voir au-delà de ce qui est susceptible d’être photographié. A ce point, ce n’est pas seulement l’art de l’icône, ni l’art sacré en général, qui devient impossible, mais l’art lui-même qui, après avoir expérimenté, dans l’impressionnisme et l’expressionnisme, les possibilités extrêmes de la vision sensible est devenu, à la lettre, sans objet. L’art est aujourd’hui le terrain d’expérimentation de mondes auto-créés, d’une “créativité” vide qui ne s’ouvre plus au Creator Spiritus - à l’Esprit créateur. L’homme, dans la tentative de se substituer à l’esprit, ne parvient à créer qu’une réalité arbitraire, dérisoire, où transparaît surtout l’absurdité de sa propre création. (p. 107)
(...)
La liberté artistique qui doit exister dans le domaine spécifique de l’art sacré n’a rien de commun avec l’arbitraire de l’art moderne. (p. 110)
(...)
Aujourd’hui, les formes radicales du subjectivisme ont conduit à la dissolution du sujet, et les théories anarchiques de l’art achèvent leur oeuvre de déconstruction. Peut-être cela nous aidera-t-il à dépasser cette surenchère de la subjectivité, cette inflation du moi, et à reconnaître de nouveau que seule la relation au Logos peut sauver le sujet, c’est-à-dire la personne, de son isolement, et lui faire retrouver sa juste place dans la communauté des hommes, dans une relation fondée en dernier ressort sur l’amour trinitaire. (p. 125)
La musique :
L’Eglise est directement concernée par le développement de deux types de musique nés en Occident qui, depuis plusieurs décennies, façonnent la culture à l’échelle planétaire. D’une part une musique commerciale, destinée au “peuple”, mais qui n’a plus rien de populaire au sens traditionnel du terme. Produite industriellement, elle appartient aux phénomènes de masse et n’est rien d’autre, finalement, qu’un culte de la banalité. D’autre part la musique “rock” et ses dérivés, en particulier aujourd’hui la techno, qui sont les vecteurs de passions élémentaires et qui, dans les grands festivals, développent un caractère cultuel, jouant même le rôle d’un anti-culte par rapport au culte chrétien. Pris dans le mouvement de la foule, soumis à l’ébranlement du rythme, du bruit et des effets de lumière, les participants se sentent pour ainsi dire libérés d’eux-mêmes. Dans l’extase provoquée par l’annihilation de toute barrière et la chute de toute inhibition, ils déchaînent en quelque sorte les forces élémentaires de l’univers, dans lesquelles il finissent par se faire engloutir. Comment la musique de la sobre ivresse de l’Esprit Saint aurait-elle une chance de toucher ces individualités emprisonnées, ces esprits jugulés, pour qui l’évasion dans cette expérience collective, aussi brève soit-elle, semble bien être la seule promesse de délivrance ? (pp. 119-120)
Christ est ressuscité !
- VR -[/align]
Voici des extraits significatifs de l'ouvrage du cardinal Ratzinger, L'Esprit de la liturgie, Genève, Ad Solem, 2001 :
La crise de l'art :
Que faire dans cette situation ? Nous voilà confrontés non seulement à une crise de l’art sacré, mais à une crise de l’art tout court, et dans des proportions inconnues jusqu’ici. La crise de l’art n’est d’ailleurs qu’un symptôme de la crise existentielle de l’humanité. La domination du monde matériel a fermé l’homme à toute interrogation sur le sens de la vie, à tout ce qui pourrait le conduire au-delà de la matérialité. On pourrait presque parler d’une cécité de l’intelligence. Comment devons-nous vivre, comment maîtriser le phénomène de la mort, notre existence a-t-elle une finalité et si oui laquelle ? Toute ces questions ne trouvent plus aujourd’hui de réponse commune. Au nom de la rigueur scientifique, le positivisme a rétréci notre horizon à ce qui est démontrable, à ce qui peut être prouvé expérimentalement - il nous a rendu le monde opaque. Certes, les mathématiques existent toujours, mais le Logos, qui chez les Anciens présupposait ces mathématiques, n’apparaît plus dans leur application. Notre monde figuratif ne va plus au-delà du monde manifeste, et le flot d’images qui nous envahit marque en fait la fin de l’image. Il n’y a plus rien à voir au-delà de ce qui est susceptible d’être photographié. A ce point, ce n’est pas seulement l’art de l’icône, ni l’art sacré en général, qui devient impossible, mais l’art lui-même qui, après avoir expérimenté, dans l’impressionnisme et l’expressionnisme, les possibilités extrêmes de la vision sensible est devenu, à la lettre, sans objet. L’art est aujourd’hui le terrain d’expérimentation de mondes auto-créés, d’une “créativité” vide qui ne s’ouvre plus au Creator Spiritus - à l’Esprit créateur. L’homme, dans la tentative de se substituer à l’esprit, ne parvient à créer qu’une réalité arbitraire, dérisoire, où transparaît surtout l’absurdité de sa propre création. (p. 107)
(...)
La liberté artistique qui doit exister dans le domaine spécifique de l’art sacré n’a rien de commun avec l’arbitraire de l’art moderne. (p. 110)
(...)
Aujourd’hui, les formes radicales du subjectivisme ont conduit à la dissolution du sujet, et les théories anarchiques de l’art achèvent leur oeuvre de déconstruction. Peut-être cela nous aidera-t-il à dépasser cette surenchère de la subjectivité, cette inflation du moi, et à reconnaître de nouveau que seule la relation au Logos peut sauver le sujet, c’est-à-dire la personne, de son isolement, et lui faire retrouver sa juste place dans la communauté des hommes, dans une relation fondée en dernier ressort sur l’amour trinitaire. (p. 125)
La musique :
L’Eglise est directement concernée par le développement de deux types de musique nés en Occident qui, depuis plusieurs décennies, façonnent la culture à l’échelle planétaire. D’une part une musique commerciale, destinée au “peuple”, mais qui n’a plus rien de populaire au sens traditionnel du terme. Produite industriellement, elle appartient aux phénomènes de masse et n’est rien d’autre, finalement, qu’un culte de la banalité. D’autre part la musique “rock” et ses dérivés, en particulier aujourd’hui la techno, qui sont les vecteurs de passions élémentaires et qui, dans les grands festivals, développent un caractère cultuel, jouant même le rôle d’un anti-culte par rapport au culte chrétien. Pris dans le mouvement de la foule, soumis à l’ébranlement du rythme, du bruit et des effets de lumière, les participants se sentent pour ainsi dire libérés d’eux-mêmes. Dans l’extase provoquée par l’annihilation de toute barrière et la chute de toute inhibition, ils déchaînent en quelque sorte les forces élémentaires de l’univers, dans lesquelles il finissent par se faire engloutir. Comment la musique de la sobre ivresse de l’Esprit Saint aurait-elle une chance de toucher ces individualités emprisonnées, ces esprits jugulés, pour qui l’évasion dans cette expérience collective, aussi brève soit-elle, semble bien être la seule promesse de délivrance ? (pp. 119-120)
Christ est ressuscité !
- VR -[/align]
- Christophe
- Consul

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- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
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François Merdelin
- Civis

- Messages : 4
- Inscription : mar. 20 févr. 2007, 0:55
Au sujet de l'art contemporain et de bien d'autres choses qui vous intéresseront, voici un texte d'une peintre française, Cendrine Rovini. Elle semble assez éloignée de la pensée courante française :
http://llunet.over-blog.com/article-4663694.html
Ca devient intéressant à partir du "Mais"...
http://llunet.over-blog.com/article-4663694.html
Ca devient intéressant à partir du "Mais"...
- Le Téméraire
- Ædilis

- Messages : 49
- Inscription : jeu. 15 févr. 2007, 20:55
- Localisation : Nissa la Bella / Dijon
De nouveau, je ne peut répondre à un sondage car il manque une possibilité...
Pour loi, l'art contemporain, et quand je dit contemporain, je remonte quelques décennies en arrière, c'est ni plus ni moins que de l'art dégénéré et pervers.
Pour loi, l'art contemporain, et quand je dit contemporain, je remonte quelques décennies en arrière, c'est ni plus ni moins que de l'art dégénéré et pervers.
"puis Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et acheteurs qui s'y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter d'objets à travers le Temple" Marc 11-15
- Théophane
- Pater civitatis

- Messages : 1975
- Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
- Conviction : Catholique
- Localisation : France
Souvent c'est époustouflant.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Tiens, ben je viens de voir, au musée Carnavalet, une expo de gravures et d'eaux-fortes d'Erik Desmazières, montrant des atmosphères parisiennes. Très, très beau : une démarche d'artiste et pas de communiquant post-moderne.
Le hic, c'est que l'expo vient de se terminer... Mais on doit bien trouver des livres ou des catalogues. En tout cas, il existe des choses intéressantes aujourd'hui, il suffit de les trouver !
A bientôt
Le hic, c'est que l'expo vient de se terminer... Mais on doit bien trouver des livres ou des catalogues. En tout cas, il existe des choses intéressantes aujourd'hui, il suffit de les trouver !
A bientôt
- Le Téméraire
- Ædilis

- Messages : 49
- Inscription : jeu. 15 févr. 2007, 20:55
- Localisation : Nissa la Bella / Dijon
Epoustouflant dans quel sens... ?Théophane a écrit :Souvent c'est époustouflant.
"puis Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et acheteurs qui s'y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter d'objets à travers le Temple" Marc 11-15
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