LEVIATHAN dit :
D'ailleurs, ce Paradis ressemble plus à un Enfer si l'on réfléchit bien : être condamné à la vie éternelle, c'est effrayant, c'est même la plus grande punition qu'on puisse donner à quelqu'un.
Parceque tu ne peux imaginer autre chose que ce que tu connais et ce que tu connais te déplait
Il serait plus sensé de croire en la réincarnation de l'âme dans un autre corps,
oui, parceque là encore, la seule référence que tu as c'est ce que tu connais
Cest l'union à Dieu qui enracine l'espérance
."...Alors, dans notre coeur ainsi dégagé des affections de ce monde, l'amour céleste prend place triomphalement. Car nous possédons Dieu dans la mesure où nous quittons les créatures. Quand notre coeur est libéré, l'âme désentravée et que les chaines qui nous rivaient à la terre se sont rompues c'est alors que nous trouvons le Bien Aimé, et que Notre Seigneur Dieu nous remplit de sa Majesté, de sa beauté, de sa bonté et de ses richesses ndicibles. La fonction de l'Amour n'est-elle pas d'unir ceux qui s'aiment ?
Oui, nous pouvons affirmer que l'amour divin a pour fonction l'union de ceux qui s'aiment. Et il y a amour dès qu'il y a fusion de deux êtres. mais cette fusion n'atteint sa perfection que dans l'amour divin. C'est l'écriture sainte qui affirme que " celui qui s'unit au seigneur... n'est avec lui qu'un seul esprit"
sublime est cette union due à l'amour divin : par elle Dieu est à nous. Nous le portons en nous. Il est notre . Il est notre trésor. Et qui pourrait douter qu'en portant en nous l'Amour infini, nous ne nous sentions consolés et trésaillant d'allégresse ? Que nous importent les peines d'ici-bas, les ténebres qui recouvrent cette vie, les douleurs qui affligent notre corps et notre âme ? Si Dieu est avec nous, nous sommes heureux et nous nous sentons consolés, car posséder le Bien-Aimé de nos coeurs, c'est
porter en nous la félicité même.
Rappelons nous les paroles de Donoso Cortes : Quand l'amour m'appelle je ne lui demande ni d'ou il vient ni ou il va ; je le suis . Qu'il me conduise ou il voudra : mon Bien-Aimé, moi, et notre amour y seront,
et c'est cela le ciel. Pas encore le ciel dans toute sa pleinitude ni la félicité inéffable de la patrie éternelle , mais déja une consolation effective, intime, qui nous fait oublier les peines de la vie, ou au moins les revets d'une joie toute céleste après la consolation de la liberté, voila que le saint esprit nous donne la consolation de lui être uni.
Cepandant, même si nous possedons Dieu sur la terre et si notre coeur est un temple divin ou repose ce trésor celeste, nous ne le possédons ici bas que bien imparfaitement . d'abord, il y a toujours le danger de le perdre . Mais même si nous ne le perdons pas il ne se révèle pas encore a nous dans toute la splendeur de sa beauté. D'ailleurs, notre âme ne peut pas encore contenir toutes les merveilles de la divinité. Alors l'esprit saint,
apres nous avoir donné la consolation de l'union nous donne la consolation de l'esperance."
Monseigneur MARTINEZ