Doute à propos de Marie
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
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cracboum
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Re: Doute à propos de Marie.
Vous l'avez dit, Dieu vous paraît lointain, ce n'est pas le cas de tout le monde.
Quant à dire qu'on va plus sûrement au Ciel par Marie que par le Christ, l'Unique Médiateur, ce sont de pieuses hyperboles.
Dans tout cela, la psychologie joue un rôle : pour certains les figures du père ou de la mère sont une barrière insurmontable, en raison de ce qu'ils ont vécu.
Quant à dire qu'on va plus sûrement au Ciel par Marie que par le Christ, l'Unique Médiateur, ce sont de pieuses hyperboles.
Dans tout cela, la psychologie joue un rôle : pour certains les figures du père ou de la mère sont une barrière insurmontable, en raison de ce qu'ils ont vécu.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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etienne lorant
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Re: Doute à propos de Marie.
Le Christ est bien sûr l'Unique Médiateur. Or, l'Unique Médiateur nous a laissé Sa mère afin de mieux nous apprendre comment L'atteindre, Lui.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Théophane
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Re: Doute à propos de Marie.
Relisez ce que j'ai écrit ; je n'ai jamais dit que Dieu me semble lointain. Je m'efforce d'entretenir ma relation avec Lui par l'accomplissement de normes de piété. Simplement, j'ai affirmé que pour beaucoup de personnes, dont moi, Marie a un visage particulièrement proche. Je pourrais aussi ajouter que dans ma piété personnelle, l'image du Christ souffrant et crucifié m'aide à mieux comprendre l'amour infini de Dieu.cracboum a écrit :Vous l'avez dit, Dieu vous paraît lointain, ce n'est pas le cas de tout le monde.
Quant à votre explication psychologique, elle me semble assez sensée et intéressante. Néanmoins, je ne crois pas que ma dévotion à Notre-Dame ait été influencée par mon vécu personnel dans ma famille, puisque je suis autant proche de mon père que de ma mère.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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cracboum
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Re: Doute à propos de Marie.
Théophane a écrit :cracboum a écrit :
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Re: Doute à propos de Marie.
Je n'ai pas l'habitude de faire de l'exégèse sur mes propres paroles, et je ne suis pas non plus un spécialiste de la littérature et de l'analyse des mots ; mais vous remarquerez que je me suis exprimé de façon générale. Si cela vous intéresse de savoir ce que je ressens - bien que je pense ne pas à avoir à donner de détails sur ma vie intérieure - Dieu ne me semble pas loin. Au contraire, Il est infiniment proche, en particulier dans l'Eucharistie. Ce que je ressens, et toujours de plus en plus, c'est seulement la distance infini qui existe et qui existera tant que je vivrai entre Son amour et le mien, entre Sa grandeur et ma faiblesse, entre ce qu'Il me donne et ce que je Lui rends, entre Sa bonté et ma réponse si misérable en comparaison. D'ailleurs, je pourrais dire la même de Notre-Dame, puisqu'Elle est la créature la plus parfaite, et que je suis, comme tout le monde, un homme pécheur.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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cracboum
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Re: Doute à propos de Marie.
Je pourrais signer ce que vous dites. Il en résulte donc qu'on ne peut pas invoquer la distance qui nous sépare de Dieu comme argument en faveur de la dévotion mariale. Cette dévotion est propre à chacun.
En revanche, un chrétien ne peut ignorer le statut onto/théologique de Marie et le rôle qui en découle. Son action s'exerce dans l'effusion ou le secret. Ceux pour lesquels elle s'exerce dans l'effusion se montrent volontiers diffusifs et on peut les comprendre, mais on peut également comprendre les réticences de ceux pour qui elle s'exerce dans le secret.
En revanche, un chrétien ne peut ignorer le statut onto/théologique de Marie et le rôle qui en découle. Son action s'exerce dans l'effusion ou le secret. Ceux pour lesquels elle s'exerce dans l'effusion se montrent volontiers diffusifs et on peut les comprendre, mais on peut également comprendre les réticences de ceux pour qui elle s'exerce dans le secret.
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Re: Doute à propos de Marie.
C'est quand même assez merveilleux qu'Elle rejoigne deux attitudes aussi différentes. En Elle des contraires se réconcilieraient-ils?cracboum a écrit :Son action s'exerce dans l'effusion ou le secret. Ceux pour lesquels elle s'exerce dans l'effusion se montrent volontiers diffusifs et on peut les comprendre, mais on peut également comprendre les réticences de ceux pour qui elle s'exerce dans le secret.
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Re: Doute à propos de Marie.
On pourrait "opposer" la dévotion mariale de Jean-Paul II à celle de Benoît XVI.En revanche, un chrétien ne peut ignorer le statut onto/théologique de Marie et le rôle qui en découle. Son action s'exerce dans l'effusion ou le secret. Ceux pour lesquels elle s'exerce dans l'effusion se montrent volontiers diffusifs et on peut les comprendre, mais on peut également comprendre les réticences de ceux pour qui elle s'exerce dans le secret.
Le Pape polonais ne laissait passer aucune occasion de parler de Notre-Dame. Il encourageait sans cesse à réciter le chapelet. Il avait même adopté la devise épiscopale Totus Tuus Maria et fait inscrire un M sur ses armoiries. Je suis profondément convaincu que cette dévotion qui pouvait paraître baroque et passionnée n'avait rien de superficiel mais qu'elle s'inscrivait dans une vie profonde d'union au Christ et une considération assidue des saints mystères de notre Rédemption dans lesquels Marie occupe une place non négligeable.
Le Pape allemand, quant à lui, parle moins de Marie. Ses discours sont souvent intellectuels, même s'ils demeurent toujours à la portée de tous. Il évoque Marie discrètement et c'est avec des paroles très sobres qu'Il fait Son éloge. Pourtant, là encore cela ne signifie pas que le Pontife actuel aime moins la Mère du Sauveur que son prédecesseur. Nous avons tous pu le voir lorsque le Pape se trouvait au Portugal. Qui n'a été frappé par son regard plein de tendresse à la Vierge de Fátima ? De plus, la fin de l'encyclique Spe salvi
n'est-elle pas une longue et émouvante prière adressée à Marie ?
On pourrait opposer encore de nombreux exemples. J'en citerai deux, ceux de mes deux saints préférés : saint Josémaría Escrivá et la bienheureuse Teresa de Calcutta.
Le fondateur de l'Opus Dei n'avait de cesse de parler de Marie, de terminer chacun de ses actes de piété par une invocation mariale, de faire placer dans toutes les pièces des portraits de la Vierge, d'embrasse ses statues et de se rendre en pèlerinage dans ses sanctuaires (Lourdes, Fátima, Lorette, Guadalupe...).
La fondatrice des Missionnaires de la charité était plus discrète dans sa dévotion à Notre-Dame. Toutefois, cela ne signifie nullement que son amour pour Marie était moins fort. Elle avait d'ailleurs mis sa congrégation sous le patronage du Cœur de Marie.
Quoi qu'il en soit, nous retrouvons chez tous les saints cette constante : une grande piété mariale, tantôt éloquente tantôt discrète, mais toujours sincère et profonde.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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- Laurent L.
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Re: Doute à propos de Marie.
La prière adressée à Marie est une prière d'intercession : "priez pour nous".Miss Alice a écrit : Voilà, j'irai droit au but. Je suis actuellement dans une période de doute assez douleureuse à propos de Marie. Je vais faire simple: pourquoi faut-il prier Marie alors que l'on a Jésus? Certains disent que c'est notre "avocate"auprès de Lui, mais cependant est-il vraiement nécessaire de la prier? Pourquoi ne pas directement s'adresser à Lui? N'est pas de l'idôlatrie que de la prier, sans Le prier?Le problème, c'est que je tourne en rond... et me perds parmis tous les avis. Qu'en pensez-vous?
"Le roi Sédécias envoya Juchal, fils de Sélémias, et Sophonie, fils de Maasias, le prêtre, vers Jérémie le prophète, pour lui dire: "Intercède pour nous, je te prie, auprès du Seigneur, notre Dieu." " (Jérémie, 37, 3)
"Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ; car la prière fervente du juste a beaucoup de puissance." (Jacques 5, 16)
Avez-vous compris ce qu'est l'intercession ? La communion des saints ?
Fraternellement,
Laurent.
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gerardh
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Re: Doute à propos de Marie.
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Bonjour,
Le Seigneur Jésus est on ne peut plus proche de chacun de nous.
Hébreux 4, 15-16 : "nous n’avons pas un souverain sacrificateur [Jésus] qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses comme nous, à part le péché. Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun".
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Bonjour,
Le Seigneur Jésus est on ne peut plus proche de chacun de nous.
Hébreux 4, 15-16 : "nous n’avons pas un souverain sacrificateur [Jésus] qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses comme nous, à part le péché. Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun".
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- Libremax
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Re: Doute à propos de Marie.
Il n'est pas nécessaire de prier Marie.
C'est une merveilleuse possibilité qui nous est donnée, Grâce à Dieu.
Elle est nécessaire à bien des personnes.
Elle n'est obligatoire à aucun chrétien pour autant.
Comme avocate, elle est un soutien offert et totalement gratuit, comme le sont tous les dons de Dieu.
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- La Chartreuse
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Re: Doute à propos de Marie.
Bonjour,Libremax a écrit :Il n'est pas nécessaire de prier Marie.
.
Où avez-vous pris une telle aberration?
Prier Marie est obligatoire si vous espérez le secours de Dieu, sans une vraie dévotion à Marie, il est impossible de plaire à Dieu et d’obtenir les grâces nécessaires à notre salut, car Elle est la médiatrice de toute grâce. Toute grâce passe par les mains de Marie.
Dernière modification par La Chartreuse le ven. 27 août 2010, 21:30, modifié 1 fois.
Amicalement
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
La Chartreuse
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Re: Doute à propos de Marie.
Ma foi, je le prends dans le fait que le Christ est le seul et unique médiateur, qu'il lest, lui, le chemin, la vérité et la vie, et que c'est par grâce qu'il transmet sa médiation à la communion de l'Eglise à la porte de laquelle est Marie.
Après tout, comme nous l'enseigne le CEC :
Après tout, comme nous l'enseigne le CEC :
970 " Le rôle maternel de Marie à l’égard des hommes n’offusque cependant et ne diminue en rien l’unique médiation du Christ : il en manifeste au contraire la vertu. Car toute influence salutaire de la part de la bienheureuse Vierge (...) découle de la surabondance des mérites du Christ ; elle s’appuie sur sa médiation, dont elle dépend en tout et d’où elle tire toute sa vertu " (LG 60). " Aucune créature en effet ne peut jamais être mise sur le même plan que le Verbe incarné et rédempteur. Mais tout comme le sacerdoce du Christ est participé sous formes diverses, tant par les ministres que par le peuple fidèle, et tout comme l’unique bonté de Dieu se répand réellement sous des formes diverses dans les créatures, ainsi l’unique médiation du Rédempteur n’exclut pas, mais suscite au contraire une coopération variée de la part des créatures, en dépendance de l’unique source " (LG 62).
- La Chartreuse
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Re: Doute à propos de Marie.
Votre interprétation s'éloigne de façon dramatique de la doctrine de la Sainte Église.Libremax a écrit :Il n'est pas nécessaire de prier Marie.
C'est une merveilleuse possibilité qui nous est donnée, Grâce à Dieu.
Elle est nécessaire à bien des personnes.
Elle n'est obligatoire à aucun chrétien pour autant.
Comme avocate, elle est un soutien offert et totalement gratuit, comme le sont tous les dons de Dieu.
L'importance d'avoir recours à la Très Sainte Vierge fait partie de la Tradition et de l'enseignement des Papes.
Vous appliquez mal le verset de Saint Paul.
La doctrine de la médiation de grâce de Marie est traditionnelle dans l'Église depuis les premiers siècles. Elle est la conscience qu'a l'Église de la place sans égale tenue par Marie dans le plan divin du salut. Le XIXe siècle fera état de cet enseignement dans des documents officiels. Voici quelques extraits, qui ont contribué de façon décisive à fonder et à mettre en lumière cette vérité.
ENCYCLIQUE « OCTOBRI MENSE » DE LÉON XIII
(1891)
Depuis que le salut de notre race s'est accompli par le mystère de la Croix et que l'Église, dispensatrice de ce salut, après le triomphe du Christ, a été fondée et solidement établie sur terre, un nouvel ordre de la Providence de Dieu a commencé et s'est développé depuis lors pour le peuple nouveau. Nous devons considérer ces desseins divins avec un profond respect religieux.
Lorsque le Fils éternel de Dieu voulut, pour le rachat et l'honneur de l'homme, prendre une nature humaine et réaliser comme une union mystique avec le genre humain, il ne le fit pas avant que la mère qu'il s'était choisie n'ait donné son très libre consentement. Elle représentait, d'une certaine manière, tout le genre humain, selon l'opinion, célèbre et très vraie de saint Thomas d'Aquin « A l'Annonciation, on attendait le consentement de la Vierge à la place de la nature humaine tout entière 1. » Ce qui permet d'affirmer avec non moins de vérité et de justesse qu'absolument rien de cet immense trésor de toute grâce apporté par le Seigneur — puisque «la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » [Jo 1, 17], rien ne nous est distribué, de par la volonté de Dieu, sinon par Marie. Comme on ne peut arriver au souverain Père que par le Fils, ainsi, en quelque façon, on ne peut arriver au Christ que par sa mère.
Quelle sagesse et quelle miséricorde immenses éclatent dans ce dessein de Dieu!
Combien adaptées à la faiblesse et à la fragilité de l'homme! Nous croyons et louons la bonté infinie, mais c'est la bonté de celui dont nous croyons et craignons la justice infinie. Et le Sauveur très aimant, prodigue de son sang et de sa vie, à qui nous rendons notre amour, nous le craignons comme un juge inexorable. C'est pourquoi il faut, à ceux qu'inquiète la conscience de leurs actes, quelqu'un qui intercède, qui les patronne, qui soit très en faveur auprès de Dieu et d'une assez grande bonté d'âme pour ne pas refuser son patronage aux plus désespérés et pour élever jusqu'à l'espoir de la clémence divine les affligés et les abattus. C'est ce qu'est Marie très glorieuse. Elle est puissante, mère du Dieu Tout-puissant, mais ce qui est plus doux, elle est bonne, très bienveillante, indulgente à l'extrême. Ainsi Dieu nous la donne; en la choisissant comme Mère de son Fils unique, Il lui a inspiré des sentiments vraiment maternels qui ne sont qu'amour et pardon...
(1) 1. Saint Thomas d'Aquin, Summa theoL. III, q. 30, a. 1.
ENCYCLIQUE « MAGNAE DEI MATRIS » DE LÉON XIII
(1892)
En effet, quand nous recourons à Marie dans la prière, nous recourons à la mère de miséricorde, si bien disposée à notre égard qu'en toute nécessité, surtout pour atteindre la vie immortelle, immédiatement, d'elle-même, sans être appelée, elle est là pour nous aider, elle nous prodigue le trésor de cette grâce qu'elle reçut de Dieu en pleine abondance dès le commencement, afin d'être dignement sa mère. Cette abondance de grâce, qui est le plus admirable des privilèges de Marie, la place bien au-dessus de tous les ordres des hommes et des anges et, seule de tous, très proche du Christ. « C'est une grande chose qu'un saint ait assez de grâce pour le salut d'un grand nombre. Mais s'il en avait assez pour le salut de tous les hommes du monde entier, ce serait une très grande chose. Ainsi en est-il dans le Christ et dans la bienheureuse Vierge » 1.( Saint Thomas d'Aquin, Op. VIII, In salutationem angelicam expostio, éd. Vives, t. XXVII, p. 200.)
ENCYCLIQUE « FIDENTEM » DE LÉON XIII
(1896)
II est, en effet, impossible de concevoir quelqu'un qui, pour réconcilier les hommes avec Dieu, ait jamais pu ou puisse jamais réaliser une œuvre pareille à celle de Marie. C'est elle qui a donné le Sauveur aux hommes qui couraient vers la perte éternelle, lorsque son assentiment accueillit, au nom de tout le genre humain, l'annonce du Mystère de paix apporté par l'ange sur la terre. C'est elle « de qui est né Jésus » [Mt 1, 16], sa mère en vérité, et, pour ce motif, une digne médiatrice très agréée auprès du Médiateur.
Sur ce, n'oubliez pas de lui demander humblement, ce soir, d'intercéder pour vous auprès de son Divin Fils.ENCYCLIQUE « AD DIEM ILLUM » DE SAINT PIE X
(1904)
Marie n'est-elle pas la Mère de Dieu? Elle est donc aussi notre Mère. Car un principe à poser, c'est que Jésus, Verbe fait chair, est aussi le Sauveur du genre humain. Or, en tant que Dieu-Homme, il a un corps comme les autres hommes; en tant que Rédempteur de notre race, un corps spirituel, ou, comme on dit, mystique, qui est la société des chrétiens liés à lui par la foi. « Nombreux comme nous sommes, nous faisons un seul corps en Jésus-Christ [Ro 12, 5]. » Or la Vierge n'a pas seulement conçu le Fils de Dieu afin que, recevant d'elle la nature humaine, il devînt homme, mais aussi afin qu'il devînt, moyennant cette nature reçue d'elle, le Sauveur des hommes. Ce qui explique la parole des anges aux bergers : « Un sauveur vous est né, qui est le Christ, le Seigneur (Le 2, 11].»
Aussi, dans l'unique chaste sein de la Vierge, où Jésus a pris une chair mortelle, là même il s'est adjoint un corps spirituel formé de tous ceux « qui devaient croire en lui » [Jo 17, 20]; si bien que l'on peut dire que, tenant Jésus dans son sein, Marie y portait aussi tous ceux dont la vie du Sauveur renfermait la vie. Nous tous donc, unis au Christ, qui sommes, comme parle l'Apôtre, « les membres de son corps issus de sa chair et de ses os » [Ep 5, 30], nous sommes sortis du sein de la Vierge, à l'instar d'un corps attaché à sa tête.
C'est pour cela que nous sommes appelés, en un sens vraiment spirituel et mystique, les fils de Marie, et qu'elle est, elle, notre Mère à tous. « Mère selon l'esprit..., Mère véritable néanmoins des membres de Jésus-Christ, que nous sommes nous-mêmes 1. » Si donc la bienheureuse Vierge est tout à la fois Mère de Dieu et des hommes, qui peut douter qu'elle ne s'emploie de toutes ses forces auprès de son Fils, « tête du corps de l'Église » [Col 1, 18], afin qu'il répande sur nous, ses membres, les dons de sa grâce, celui notamment de le connaître et de vivre par lui?
Mais il n'est pas seulement à la louange de la Vierge qu'elle ait fourni « la matière de sa chair au Fils unique de Dieu, devant naître avec des membres humains » 1, et qu'elle ait ainsi préparé une victime pour le salut des hommes; sa mission fut encore de garder cette victime, de la nourrir et de la présenter au jour voulu, à l'autel.
Ainsi, entre Marie et Jésus, perpétuelle société de vie et de peines, qui fait qu'à tous deux s'appliquent à égal titre les mots du Prophète : « Ma vie s'est consumée dans la douleur et mes années dans les gémissements [Ps 30,11]. »
Et quand vint pour le Fils l'heure suprême, « la mère de Jésus était debout près de la Croix » [Jo 19, 25], moins saisie par l'horreur du spectacle que pleinement heureuse « de voir son fils s'immoler pour le salut du genre humain et prenant une telle part à sa souffrance que, si c'eût été possible, elle aurait bien préféré endurer elle-même tous les tourments que son fils endurait » 2.
La conséquence de cette communauté de douleurs et de sentiments entre Marie et Jésus, c'est que Marie « mérita
largement de devenir la réparatrice de l'humanité déchue » 3, et, partant, la dispensatrice de tous les trésors que Jésus nous a acquis par sa mort et par son sang.
Certes, nous ne nions pas que la dispensation de ces trésors ne soit un droit propre et particulier de Jésus-Christ, car ils sont le fruit exclusif de sa mort, et lui-même est, par sa nature, le médiateur entre Dieu et les hommes.
Toutefois, en raison de cette société de douleurs et d'angoisses entre la Mère et le Fils, dont nous parlions, il a été donné à cette auguste Vierge « d'être auprès du Fils unique, la très puissante médiatrice et avocate du monde entier » 4.
1. SAINT AUGUSTIN, De Sancta virginitate, 6, 6, PL 40, 399.
1. Saint Bède le Vénérable, In Lucie Evang. exp., IV, 11, PL 92, 479 D.
2. Saint Bonaventure, In 1° Sentent., dist. 48, dub. 4 circa Litt., Ed. Qua-racchi. t. 1, p. 861.
3. Eadmer de Cantorbèry, Liber de excellentia B. Maria, IX, PL 159, 573 D.
4. Pie IX, Ineffabilis Deus, Acta et Décréta..., Collect. Lacensis, t. VI, p. 843.
Amicalement
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Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
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etienne lorant
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Re: Doute à propos de Marie.
En parlant d'obligation, sortez de la limite. Prier Marie par obligation, non mais vous vous rendez compte de la sincérité de la prière ? Quelle valeur peut avoir une prière obligée ?!? Alors, obligé de prier Marie pour obtenir une grâce, je vais l'obliger à intercéder auprès du Seigneur, et Lui sera obligé de dire oui... cela ne se conçoit pas.La Chartreuse a écrit : Prier Marie est obligatoire si vous espérez le secours de Dieu, sans une vraie dévotion à Marie, il est impossible de plaire à Dieu et d’obtenir les grâces nécessaires à notre salut, car Elle est la médiatrice de toute grâce. Toute grâce passe par les mains de Marie.
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