coeurderoy a écrit :Bon, ce n'est peut-être pas tant le style...néo-rococo qui me gêne mais la perpétuelle dissection des états d'âme, humeurs, mal-être de son héros très "borderline"... impression qu'il tourne constamment en rond autour de son moi, moi, moi...Ceci dit, c'est toute une "fin de siècle" positiviste, jouisseuse et maladive que Huysmans restitue dans ses romans. Cela donne une bonne idée aussi de l'ambiance de la rue à Paris vers 1890...
Il y a un GROS nombril là, c'est assez évident!
Néanmoins, certaines de ses interrogations, certains de ses doutes ont encore un effet de résonnance importants même aujourd'hui, même pour le catholique qui doute... En tout cas, il y a des passages où ça rejoint des moments de ma démarche spirituelle...
Et cette description fin de siècle... comme elle a certains points communs avec notre monde contemporain! Il y a de ses constatations dont on entend encore l'écho de nos jours! Bref, plus ça change, plus c'est pareil...
Mais c'est certain que c'est à prendre à petites doses!
P.S. La fin du livre, où il parle des messes sataniques... Moi, ça m'a donné le frisson!
Faut que je voie si c'est vrai... Il devait savoir de quoi il parlait...

Car, il faut dire que ce bon vieux J.K. avait versé dans le satanisme, mais jusqu'à quel point?