Justement Harfang, plus haut j'expliquais ce qu'il en était réellement, au-delà des rêves d'enfants.Harfang a écrit :Quel intérêt pour un roi ? Il a déjà le pouvoir, qu'il ne risque pas de perdre à la prochaine élection et quant à son pays, pour quelles raisons voudrait-il l'affaiblir ? Il n'aurait aucun intérêt à régner sur un pays appauvri. Sa dynastie il la bâtit pour les siècles, il ne peut pas faire n'importe quoi avec l'héritage qu'il doit à ses enfants. La force de la monarchie repose justement sur un pouvoir qui ne se marchande pas. Le président qui lui est de passage, que lui importe d'être honnête ? Autant s'en mettre plein les poches tant qu'il est au pouvoir puisque de toute façon il ne durera pas. Les dictateurs sont du côté des républiques et des régimes soit disant démocratiques, pas de celui des monarchies séculaires.philémon.siclone a écrit : Oui je sais, pour vous tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Les gens qui utilisent l'avantage de leur position pour agrandir au maximum leurs profits au détriment des plus faibles, ça n'existe pas, bien sûr. Ben voyons... L'homme n'est pas un prédateur pour l'homme, ho non ! Nous sommes tous de gentils agneaux qui se respectent les uns les autres, c'est bien connu.
Un roi n'est pas un tyran, nous sommes d'accord.
Un tyran qui établit fermement son pouvoir sur l'ensemble de ses sujets est conduit à faire régner la terreur et la cruauté, et à vivre lui-même dans l'angoisse et la paranoïa, tant il peut craindre à tout moment un soulèvement, ou une révolution de palais.
Un roi, doit au contraire composer avec ses courtisans, et leur laisser un peu de marge, car il a besoin d'eux pour régner. L'aristocratie est nécessaire au pouvoir du prince. Et je ne parle pas des autres castes, gens de robes, commerçants, clercs, financiers, tous réclaments des bénéfices, et doivent donc être bien traités par le souverain, autrement ils se révoltent. Voilà comment les injustices frappent toujours les plus faibles, que ce soit en monarchie ou en république. Je crois qu'on aura beaucoup de mal à inventer un régime qui n'opprime pas les petits. Car en effet, pour payer les puissants, les gros, qui soutiennent le régime en place, il faut prendre aux petits. C'est mathématique.
Mais qu'imaginez-vous ? Un royaume de conte de fée où le prince est aimé de tous ses sujets sans exception, faibles et puissants, qui vont bien sûr tous être très gentils avec leur souverain, et tout accepter ce qu'il décide sans discuter ? Mais vous avez vu ça où ? Cela n'a jamais existé, sauf bien sûr dans les contes pour enfants. Et encore... même là, il y a toujours des méchants...
Vous devriez lire le Songe du vieux pélerin, de Philippe de Mézières, précepteur de Charles VI, un très intéressant témoignage allégorique de l'Europe et de la France politique de la fin du XVe. Cela vous aiderait peut-être à moins enjoliver le passé.
En plus de ça, vous oubliez que le roi peut être tenté de puiser sans compter dans les finances pour construire des palais somptueux, offrir un cadre de vie magnifique à toute sa cour, faire la guerre, ériger des forteresses, etc. Et c'est en plus ce qui s'est passé au cours des siècles. Tenez un exemple, quand Hugues Capet luttait contre ses petits voisins, le plus clair de la guerre consistait à raser les récoltes de l'ennemi, incendier et piller les villages environnants, afin d'affaiblir ses ressources. Et ces ressources, à quoi servaient-elles ? A payer les armées de mercenaires. Et lorsque ces derniers étaient licenciés, il ne restait plus qu'à sillonner les campagnes pour rançonner et voler les habitants. Il devait y faire bon vivre, vraiment !
Ha c'était le bon temps !




