ti'hamo a écrit :@dragon du roy
Un peu moins d'agressivité, mon jeune ami.
Classique, dès l'instant que l'on exprime une position avec un peu de fermeté, vous prenez cela pour de l'agressivité. C'est ce que l'on constate un peu partout de nos jours avec ce peuple qui a un réel problème avec l'autorité.
ti'hamo a écrit :@dragon du roy
D'une part, je vous fais aimablement remarquer que le vote n'a rien, en soi, d'une pratique "révolutionnaire". C'est bien mal connaître l'Histoire que d'aller prétendre une chose pareille. Les athéniens durant l'Antiquité en avaient l'usage, de même les barons féodaux, les moines au cours de leurs chapitres, les bourgeois et les villageois des différents époques du "moyen âge" au cours de leurs assemblées.
(Et le pape, il n'est pas élu, peut-être ?)
Certes, pour aller dans votre sens le vote n'est pas forcèment une mauvaise chose en soi, dès l'instant que l'on peut s'exprimer en fonction de ses compétences... Que je sache, le pape n'est pas élu par l'ensemble des catholiques ?
Pourquoi voulez vous qu'il en soit ainsi avec le répésentant de l'Etat ? Le Roy était le garant de nos traditions, son but était de faire fructifier son Royaume, il était de plus le protecteur de l'Eglise. Je m'étonne toujours que des catholiques soient insensibles à cela... Alors il n'était peut être pas le meilleur des hommes, mais au moins de par sa naissance il était le mieux formé. Il avait une obligation de résultat car il transmettait son royaume à son propre fils, il était donc tenu par la loi naturelle. D'autre part l'intérêt de l'hérédité du pouvoir et que cela permet une politique sur le long terme. Un président aujourd'hui élu pour 5 ans n'a pas le temps de faire quelque chose de serieux de toute façon, et il n'a pas d'obligation de résultat car peut importe de toute façon qui sera son successeur... Cette position instable est d'autant plus pratique que si les choses vont mal, on dira que c'est de la faute du peuple qui "a mal voté"; bref le système est hypocrite car il fait porter sur les épaules du peuple une responsabilité qu'il ne peut de toute façon pas assumer.
Pour en revenir au vote, admettez le côté grotesque de la chose. C'est comme si le diagnostique de 10 personnes (comptant parmi elles un seul medecin) sur l'état de santé d'un malade avait plus de valeur que le diagnostique du medecin tout seul (Qui lui est tout de même le spécialiste !). Faire de la politique à l'échelle nationale, c'est l'affaire d'une élite.
ti'hamo a écrit : @dragon du roy
De plus, qui vous parle de ne s'en remettre qu'à un parti ?
Si on réduit la vie politique aux batailles de partis, alors certes ça n'est pas très passionnant. Mais, même, là encore, les querelles de partis ne sont pas spécifiques à la république (loin s'en faut !).
Si on ne se bat pas pour la cité chrétienne dans le cadre du système républicain (les partis), alors il ne reste que la Royauté cher ami...
ti'hamo a écrit :D'ailleurs, dites vous bien que si la monarchie est de droit divin et qu'elle est quand-même tombée, il y a peut-être une raison, après tout.
C'est juste. Peut être a-t-elle été retiré aux Français pour qu'ils prennent conscience du bien qu'elle constituait. Allez savoir ?
ti'hamo a écrit :
Et ne mélangeons pas tout : reconnaître la réalité et les qualités de la monarchie et de tel monarque, l'illégitimité et l'horreur de ce qui ne fut pas du tout une saine révolte, cela n'a rien à voir avec la condamnation en bloc de tout ce qui suit (des hommes sont morts pour défendre ce pays, représenté par ce drapeau : quel rapport entre eux et les excités de 93 ?) et les rêveries romantiques totalement déconnectées de la réalité historique.
Il s'est toujours trouvé des hommes dans toutes les époques pour faire le bien. Seulement, quand on voit l'état décadent et déplorable du pays aujourd'hui. Nous sommes bien obligé de constater que le cadre politique révolutionnaire n'a pas permis de faire progresser les choses dans le bon sens. C'est à dire dans le sens de la restauration d'un état autentiquement chrétien, parce que le but du catholique dans la cité c'est quand même bien ça.