Le relativisme

« Assurément, il est grand le mystère de notre religion : c'est le Christ ! » (1Tm 3.16)
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jean_droit
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Le relativisme

Message non lu par jean_droit »

Je ne sais où mettre cette entrée mais elle me semble très importante.
Avec les entrées relatifs à l'Islam ?
Avec l'entrée sur les Conférences de Carême ?
Mais le problème va bien plus loin et mine l'Eglise.
Heureusement que, comme d'habitude, l'Esprit veille.

....................

Relativisme, mon doux relativisme !

Le cardinal italien Martino vient de proposer que le Coran soit enseigné dans les écoles italiennes au même titre que le christianisme.
Oh ! Cette générosité !
Et puis il compte « en attendre la réciprocité pour les minorités chrétiennes dans les pays musulmans ».
Oh ! Quel beau rêve !
Il n’a pas compris « comment ça marche ».
Il va falloir qu’il attende pas mal de temps alors même que l’Algérie vient de fermer des écoles privées algériennes, sous l’influence des islamistes algériens, pour que l’on soit sûr que le Coran et la Charia soient bien enseignées dans toutes les écoles.
Un ami chrétien algérien voulait ouvrir une école privée pour que la jeunesse algérienne chrétienne soit protégée. Bien sûr il peut se brosser.
Avec ces idées cardinalices on va tranquillement vers la suppression de l’enseignement religieux en Italie.
Mais, au fait, pourquoi se limiter au Coran ? Il faut aussi enseigner l’hindouisme, version baba cool occidentale, bien sûr.
Autant se tirer une balle dans le pied !
Relativisme, mon cher relativisme !
……………….
Et si on arrêtait ?
……………….
Notre Pape vient de reprendre en main le dossier des relations avec l’Islam.
Il a éloigné monseigneur Fitzgerald et confié le dossier au cardinal Poupard.
« Depuis son remerciement, Benoît XVI, sans remette en cause le dialogue,
n’en prône pas moins plus de fermeté vis à vis des tendances fondamentalistes de l’Islam ».

Et, en même temps, il a promu le cardinal Martino pour lui exprimer toute sa confiance ... sauf sur son intervention, je suppose. Et c'est bien ainsi !
..............
Travaillons pour l'avènement du règne du Christ !
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Suite ...

Message non lu par jean_droit »

Le relativisme II

Cette plaie de l’Eglise a des origines anciennes.

Souvenirs ! Souvenirs !

Quand j’étais étudiant, à Toulouse, dans les années 60, j’achetais « Informations Catholiques Internationales ».

J’ai toujours été passionné par la vie de l’Eglise à travers le monde et par les efforts d’Evangélisation.

Cette revue correspondait à mon attente. Mais, au fur et à mesure des mois, est venu le « tiers mondisme », lequel ne me gêne en rien, mais surtout les articles sur les autres religions devenaient de plus en plus nombreux ce qui faisait que les nouvelles des Eglises « d’ailleurs » diminuaient comme peau de chagrin.

J’ai abandonné la lecture de cette revue qui n’existe plus, je pense.

Il y a quelques années j’ai lu plusieurs fois une autre revue, éditée par Bayard, je crois, et de même style. Que j’ai abandonnée !

Le relativisme c’est « relativiser » la Parole du Christ, c’est « relativiser » notre foi, c’est « relativiser » notre engagement, c’est de nous considérer « supérieur à la Parole », ce qui convient à beaucoup, c’est sûr !
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Théophane
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Message non lu par Théophane »

Une phrase lumineuse :

« Posséder une Foi claire, en accord avec le Credo de l’Église, est souvent dénigré comme du fondamentalisme, tandis que le relativisme qui consiste à se laisser ballotter au gré des rafales de vent d’une doctrine quelconque est considéré de nos jours comme la seule attitude acceptable. Il en résulte une dictature du relativisme qui n’admet aucune valeur définitive et pour laquelle le moi, l’ego et ses propres désirs est la seule référence »
Cardinal Ratzinger, homélie du 18 avril 2005
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Message non lu par jean_droit »

Et moi d'applaudir des deux mains et des deux pieds !
Dites moi il dit des choses bien ce cardinal !
Il ira loin !
Bonne journée !
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Message non lu par Théophane »

C'est un saint !
Cette phrase est extraite de l'homélie prononcée le jour (ou la veille?) de l'entrée en conclave.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Hélène
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Message non lu par Hélène »

Et ce même très cher cardinal Ratzinger avait dit, bien avant ce jour :
Joseph Ratzinger a écrit :“Est-ce arrogant de dire que le Christ est le seul sauveur ?”

En réalité, l’arrogant, c’est le relativiste, affirme le Card. Ratzinger à zenit.org

La prétention des chrétiens d’annoncer que le Christ est l’unique sauveur de l’humanité est-elle une prétention arrogante ? C’est la question que le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a soulevée, au cours d’une conférence donnée à Murcia, en Espagne, ce week-end. En répondant à la question, il a rappelé quelle était la signification de la mission chrétienne.

Le congrès auquel participait le cardinal Ratzinger était organisé par l’Université catholique San Antonio de Murcia (UCAM) et avait pour thème « Le Christ : Chemin, Vérité et Vie ». Il s’est déroulé du 28 novembre au 1 décembre.

« N’est-ce pas arrogant de parler de vérité dans des choses ayant trait à la religion et d’arriver à affirmer avoir trouvé la vérité, l’unique vérité dans sa propre religion ? » a ajouté le cardinal Ratzinger.

Devant un auditoire d’environ 3.000 personnes, en majorité des jeunes, le cardinal allemand a déclaré qu’aujourd’hui « le fait de rejeter tous ceux que l’on peut accuser de croire « posséder » la vérité, comme à la fois simplistes et arrogants, est devenu un slogan avec une répercussion énorme ».

« Ces personnes ne sont semble-t-il pas capables de dialoguer, et par conséquent, on ne peut pas les prendre au sérieux car personne ne « possède » la vérité, a-t-il ajouté, en exposant la thèse du relativisme. On peut seulement être à la recherche de la vérité. Mais, a-t-il ajouté, de quelle recherche s’agit-il ici, si l’on ne peut jamais arriver au but ? »

Dans cette recherche, a-t-il poursuivi, « est-ce que l’on cherche réellement ou n’est-ce pas plutôt que l’on ne veut pas trouver la vérité car ce que l’on va trouver ne doit pas exister ? »

« Il est évident que la vérité ne peut pas être quelque chose que l’on possède, a-t-il expliqué. Face à elle je dois toujours avoir une attitude d’humble acceptation, en étant conscient du risque et en acceptant la connaissance comme un cadeau dont je ne suis pas digne, dont je ne peux pas me glorifier comme s’il s’agissait d’une conquête personnelle ».

« S’il m’a été donné de connaître la vérité je dois la considérer comme une responsabilité qui suppose aussi un service aux autres, a-t-il expliqué. La foi affirme par ailleurs que la différence entre ce que nous connaissons et la réalité proprement dite est infiniment plus grande que la ressemblance (Lat IV DS 806) ».

En réalité, l’arrogant c’est le relativiste, affirme le cardinal Ratzinger. « N’est-ce pas arrogant de dire que Dieu ne peut pas nous faire le cadeau de la vérité ? » ajoute-t-il. « N’est-ce pas une marque de mépris de Dieu de dire que nous sommes nés aveugles et que la vérité n’est pas pour nous ? »

La « vraie arrogance » consiste à « vouloir prendre la place de Dieu et à vouloir déterminer qui nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous voulons faire de nous-mêmes et du monde ».

Par conséquent, a-t-il expliqué, « la seule chose que nous pouvons faire est reconnaître humblement que nous sommes des messagers indignes qui ne s’annoncent pas eux-mêmes, mais qui parlent avec une sainte timidité de ce qui ne nous appartient pas mais qui provient de Dieu ».

« C’est seulement de cette manière que la tâche de la mission prend un sens, qui n’est pas le colonialisme spirituel, ni une soumission des autres à ma culture ou à mes idées », a-t-il expliqué. « La mission exige, en premier lieu, une préparation pour le martyre, une disposition à se perdre soi-même par amour de la vérité et du prochain ».

« C’est seulement ainsi que la mission est crédible », a conclu le cardinal Ratzinger. « La vérité ne peut ni ne doit avoir d’arme, qu’elle-même ».
Source : http://www.final-age.net/Est-ce-arrogan ... elativisme

Décidément, il ira loin... ;-)
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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Le relativisme III

Message non lu par jean_droit »

III Le relativisme

L’église qui est près de chez moi est le prototype même de l’église « progressiste ».
Comme on en trouve de moins en moins je propose qu’on la mette sous cloche pour les générations futures .
Comme on dit en portugais « E um papel ! » ( littéralement : C’est un papier ). Je ne sais comment traduire. Disons que c’est « fou, fou ».
Bien sûr le bien et le moins bien s’y côtoient et, insensiblement, sous la pression des fidèles les idées folles sont mises de côté. Mais certaines innovations sont très bonnes.
Vous avez compris que j’y vais un minimum et, encore, quand je peux je fais attention au nom du prêtre qui va dire la messe de peur qu’une trouvaille ou une réflexion ne me choque..
Une année, à l’entrée de l’église, il y avait une table où étaient présentées les dernières acquisitions de la bibliothèque et, bien sûr, le Coran. Si je m’en souviens bien il y avait des panneaux avec de très courts extraits du Coran et d’autres livres religieux non chrétiens.
Il faut remarquer que l’on parle encore ici de l’Islam ce qui justifie pleinement les nombreuses entrées et messages de ce forum le concernant.
Tout cela va bien dans le sens de la proposition suicidaire du cardinal Martino.
C’est aussi le risque qui se cache derrière les Conférences de Carême.
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Etrigan
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Message non lu par Etrigan »

Ratzinger a été progressiste avant d'être Pape, sur des questions comme la virginité mariale ou le pêché originel... N'en reste pas moins qu'enseigner le Coran dans les école, euhhhhhhhhh. Dans ce cas là, autant enseigner toutes les religions, ce serait plus honnête, ou alors de proposer des "cours d'initiations à l'Islam" pour sensibiliser les enfants à ce thème qui sera préocuppant.

Mais si le Coran prone vraiment la haine des femmes et des juifs, euhhhhhhhh, je ne suis pas sûr que l'enseigner aux enfants soit une bonne idée, ou alors avec un solide appareil critique historique en parallèle.
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
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Message non lu par jean_droit »

Les déviations dogmatiques

Il est tout à fait exact que, aux alentours du Concile, le futur Benoît XVI a proposé des affirmations dogmatiques qui, à mon sens, sont pour le moins « limite ». D’ailleurs le catalogue ci dessus n’est pas complet.

Je ne suis pas du tout de tendance théologien et je me contente de la Parole de Dieu en faisant confiance à l’Eglise pour le reste.

Dans les affirmations de la FSSPX sur les déviations dogmatiques, je me doute qu’une partie est tout à fait fondée. Simplement je suis catholique romain et je fais confiance à l’Eglise et à l’Esprit Saint pour effectuer les éventuelles corrections.

Il faut se remettre dans l’ambiance tournant autour du Concile : « Révolutionnaire » au sens propre du terme. On allait voir ce qu’on allait voir.

A ce moment semblaient tellement agréables les futurs « Flower Power », « Peace and love », « Il est interdit d’interdire », « Sea, sex and drug ».

De même que certains ne rêvait qu’à tout flanquer par terre, de même une partie des théologiens a voulu mettre sa patte dans le dogme. Rappelez vous ! Parmi eux il y avait des théologiens français, allemand, suisses …

Et une bonne partie des évêques, maintenant nos cardinaux et nos Papes, ont fait partie de cette ambiance.

Les conséquences du Concile ont été désastreuses. Si on voulait détruire l’Eglise on n’aurait pu faire mieux.

Dans ces temps sombres de l’Eglise, nos prêtres disaient : « Tout va mal mais faisons confiance en l’Esprit Saint ». En gros « Il va nous sauver du naufrage ».

Je suis persuadé qu’Il est intervenu, je suis persuadé que, tous les jours, Il est là, auprès de l’Eglise du Christ pour la guider. Du «Il va nous sauver du naufrage » on est passé à « Il va sauver l’Eglise du naufrage ». Nuance !

Il a été à la peine notre Saint Esprit mais voyons.

Dans le Concile il y avait les représentants de toutes les parties du monde et de toutes les sensibilités. Il est bien évident que certaines élucubrations « occidentales » n’intéressaient que moyennement les Pères du Concile. Ils travaillaient à l’adaptation de l’Eglise au Monde contemporain et non à sa soumission au Monde.

C’est, pour cela, que les principales décisions et les textes du Concile vont, tout à fait, dans le bon sens. Le Concile est mon Concile.

Paul VI a eu à gérer les conséquences du Concile et, surtout, l’esprit « soixante huitard » qui lui a succédé. J’ai lu, plusieurs fois, que les « progressistes » faisaient antichambre auprès du Saint Père pour qu’il fasse appliquer le Concile dans ses décisions les plus extrêmes. Le suppression du latin aurait été gagnée de haute lutte.

Mais les premiers résultats catastrophiques de l’application extrémiste du Concile, et, tout simplement, le bon sens ont fait faire progressivement marche arrière à Paul VI.

Ensuite est venu Jean Paul II, évêque de l’Europe orientale, champion de la résistance, qui a, année après année, inspiré par l’Esprit Saint, ramé pour faire revenir l’Eglise dans le juste chemin à la lumière de la Parole du Christ et des apports du Concile.

Le cardinal Ratzinger, son ami et son très proche collaborateur, a évolué au point d’être le « gardien du Temple ». Comme on dit : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Et il me semble qu’il est le contraire d’un imbécile.

L’Eglise, guidée par Benoît XVI, me semble maintenant sur les voies du renouveau.

C’est à nous d’y participer.

Nous devons dénoncer les déviations mais, tout autant, nous garder de tout extrémisme.
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Je suis sûr de Toi !

Message non lu par jean_droit »

Je suis sûr de Toi !

Je viens juste de quitter un séminariste auquel je demandais un petit renseignement liturgique.

Spontanément il m’a parlé des complies du jeudi et m’a lu :

« En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit .
Je suis sûr de Toi, Tu es mon Dieu ! »

Deux fois il a répété, comme en écho, « Je suis sûr de Toi ».

Cela m’a frappé ; sa foi était lumineuse.

« Je suis sûr de Toi ! ».

Et comme je suis sûr de Toi et sûr de Ton Esprit, malgré tout, je suis sûr de ma foi.

Où que j’aille Tu es près de moi ! Tu guides ma vie !

Merci, séminariste ! Que Dieu te bénisse !

Amen !
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Message non lu par jean_droit »

Le Relativisme IV

Extrait d’une feuille paroissiale de cette semaine :

« A voir notre adhésion sélective à la foi de l’Eglise et à la foi chrétienne, n’y a-t-il pas mieux comme signe de conversion ? Est-ce par mondanité que le Christ est mort et ressuscité pour nous ? »

Et les prières que l’Eglise nous proposait dimanche :

« Jésus, ami des hommes, assailli par la tentation, tu nous apprends l’obéissance dans l’amour ».

« Marchons dans la fidélité à Dieu, notre Père, recevons de lui la vie ».

« Les yeux fixés sur Jésus Christ entrons dans le combat de Dieu ».

Sans parler des lectures de la messe :

« Tu n’auras pas d’autres dieux que moi».

Voilà des propos bien peu « relativistes ».

Derrière Benoît XVI, il nous faut combattre le relativisme, cette tare du monde moderne :

« Le slogan qui était à la mode il y a quelques années: « Jésus oui, l'Eglise non » est donc totalement inconciliable avec l'intention du Christ. Ce Jésus individualiste choisi est un Jésus de pure fantaisie. Nous ne pouvons pas avoir Jésus sans la réalité qu'il a créée et dans laquelle il se transmet. Entre le Fils de Dieu fait chair et son Eglise, il existe une continuité profonde, inséparable et mystérieuse, en vertu de laquelle le Christ est présent aujourd'hui dans son peuple. Il est toujours notre contemporain, il est toujours contemporain de l'Eglise construite sur le fondement des Apôtres, il est vivant dans la succession des Apôtres. Et sa présence dans la communauté, dans laquelle Lui-même se donne toujours à nous, est le motif de notre joie. Oui, le Christ est avec nous, le Royaume de Dieu vient. ».

Surtout ne prêtons pas le flanc à tout ce qui pourrait inciter au relativisme.

Il est destructeur.

Mon christianisme sur mesure :

Le relativisme nous a permis de « choisir » ce qui nous convient dans la Parole de Notre Seigneur. Le reste, tout le reste, on le mettait dans le magasin des antiquités. Je pense qu’il est inutile d’en faire le catalogue.

Malheureusement l’Eglise, laïcs et clercs, est très fautive sur ce point parce qu’elle a laissé en jachère bien des points du dogme et de la pratique religieuse. On a assisté à un affaiblissement ou, plutôt, un affaissement des valeurs de l’Eglise.

Mais tout cela me semble du passé. Après une grande période de flottement, des évêques et Jean Paul II on mis le hola.

Je pense que ces chrétiens qui ont laissé tomber des pans entiers de leur foi et cessé de pratiquer peuvent être ramenés dans la Foi de l’Eglise. C’est, à mon avis, notre première action d’évangélisation à entreprendre. Bien sûr nous aurons 10 échecs pour un succès mais un chrétien qui revient vers la Parole du Christ c’est en soi remarquable.

Mon Dieu sur mesure.

On peut, aussi, faire notre marché dans les idées contemporaines et se fabriquer notre propre petite religion. Un peu de catholicisme, une pincée de protestantisme, un chouia d’Islam et puis ce bouddhisme qui nous attire tant.

Nous façonnons notre propre Veau d’Or correspondant aux simples goûts et modes du jour.

Par là, nous nous instituons comme supérieurs à Dieu.

Bien sûr le fautif, dans ce cas, est à chercher dans l’air du temps.

Il doit être possible de lutter contre cette tendance à partir de nos convictions. Au lieu de faire du suivisme nous pouvons être en rupture avec toutes ces idées et réaffirmer que notre projet c’est celui du Christ.

Dieu « l’opium des peuples »

Et, puis, il y a ceux qui rejettent la religion, toute religion, puisque, relativisme oblige, elles sont toutes les mêmes, « l’opium des peuples ».

Je fais mienne l’antienne :

« Les yeux fixés sur Jésus Christ entrons dans le combat de Dieu ».
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Message non lu par jean_droit »

Le relativisme V.

On ne peut pas parler du relativisme sans évoquer deux sujets qui ont été, en partie, à l’origine de ce phénomène : Le dialogue inter-religieux et le dialogue œcuménique.

Il me semble que la mode est un peu passée et les dernières nouvelles du Vatican tendent à penser que l’on met la « pédale douce ».

Le dialogue inter-religieux

Il peut sembler intellectuellement tentant de dialoguer avec toute religion puisque, comme la religion catholique, elles ont, pour but, d’établir une forme de dialogue avec le divin.

Ceci étant dit, pour dialoguer il faut être deux.

Je n’ai rien à dire de particulier sur un éventuel dialogue avec le bouddhisme. Il s’agit d’une religion spécifique que je connais peu. Par contre, j’ai de nombreux exemples de pollution des chrétiens dans leur foi par le bouddhisme. Il me semble simplement que la mode « Katmandou » est un peu passée.

Le dialogue avec la religion juive doit être poursuivi avec constance. Nous ne pouvons oublier que nous sommes fils d’un juif, Notre Seigneur. Nous ne pouvons oublier que nous lisons et récitons l’Ancien Testament. Je suis allé plusieurs fois à des réunions de chrétiens « messianiques » ( Le Berger d’Israël ) et j’en ai beaucoup appris.

Les efforts menés par Jean Paul II et le cardinal Lustiger vont dans le bon sens. La demande de pardon de Jean Paul II est tout à fait légitime. Nous ne pouvons accuser les juifs de notre temps d’un crime perpétré par les juifs d’il y a 2000 ans. Il est heureux que Benoît XVI continue dans la voie du dialogue.

A notre niveau nous pourrions, aussi, y participer en étant ouverts à nos voisins juifs. C’est loin d’être toujours le cas.

Il me semble que le risque de relativisme avec la religion juive est faible tant nous sommes, nous mêmes, juifs.

Bien sûr, comme de bien entendu, tout le problème se polarise sur la religion musulmane.

Il me semble qu’il faut être clair : « L’Islam est notre adversaire et se positionne ainsi».

L’Islam est un réel danger pour l’Eglise, sauf si nous voulons rester aveugles.

Si nous nous gargarisons de ne pas faire de prosélytisme, en contradiction absolue, d’ailleurs, avec l’Evangile, les musulmans ne se gênent pas .... et nous l’interdisent chez eux. Personnellement j’ai déjà été approché, par deux fois, en vue d’une conversion. Cela s’est passé à Alger. Très amusant. Nous savons bien combien le prosélytisme musulman est actif partout dans le monde.

Nous avons, pourtant, à penser aux chrétiens en pays musulman qui sont quotidiennement persécutés par les musulmans à des niveaux divers. Bien sûr il nous faut les soutenir de toutes nos forces.

Il est assez triste de voir certains encenser le dialogue avec l’Islam comme s’ils ne tenaient pas compte des persécutions de leurs frères ou ignoraient que les musulmans, dans leur grande majorité, sont nos adversaires.

Tout dialogue avec l’Islam consiste à un dialogue avec des adversaires.

On peut très bien parler avec des adversaires. Certains musulmans, même des imams, d’ailleurs, le font avec grande sincérité et ouverture, d’autres, la majorité, avec une dose de mépris et d’hypocrisie.

Cela n’empêche que le dialogue avec les musulmans doit être empreint de courtoisie tout en restant ferme. J’ai l’impression que c’est dans ce sens qu’évolue Benoît XVI.

Malheureusement j’ai des exemples, peu nombreux, de pollution « relativiste » de laïcs et, même, de clercs par la religion musulmane. Passons, voulez vous.

Le dialogue oecuménique.

Bien sûr ce dialogue est d’une autre nature puisque nous dialoguons avec des personnes qui, comme nous, ont pour référence l’Evangile.

C’est essentiellement à travers les diverses religions chrétiennes que le relativisme s’est installé.

Il me semble que nous avons mal raisonné. Parce que le protestantisme, sous ses diverses formes, est assez répandu en Europe Occidentale, nous avons par trop pensé « œcuménisme égal dialogue avec les protestants ».

Pourtant il me semble naturel que le dialogue commence avec ceux qui nous sont les plus proches au niveau religieux.

D’abord, balayons devant notre porte, et essayons de promouvoir dialogue et réconciliation avec ceux qui sont dans l’antichambre. Je pense, bien sûr, à la mouvance « limite » de monseigneur Gaillot et à la FSSPX . D’autres mouvements doivent être dans le même cas mais je ne les connais pas.

C’est avec eux que nous devons d’abord et en priorité dialoguer afin qu’ils puissent totalement faire partie de la Grande Eglise.

Et ce sera difficile ! Comme entre des « frères ennemis ». Je crois que c’est, à juste titre, un chantier prioritaire pour Benoît XVI.

Ensuite il y a le monde orthodoxe. Sachant que le Grand Schisme a, surtout, des origines culturelles et politiques on doit pouvoir progresser … dans la douleur. Personnellement, du point vue de la foi, je ne fais pas de réelle différence entre catholiques et orthodoxes. Je vais dans une église orthodoxe au même titre que dans une église catholique. Et tant pis pour les excommunications, des deux côtés, en tous genres.

Jean Paul II a commencé le dialogue de rapprochement et Benoît XVI le continue. Ne se faire aucune illusion la religion étant, aussi, une affaire d’hommes les réticences vont être très importantes de deux côtés.

La religion orthodoxe attire un certain nombre de croyants et, dans le monde occidental, les conversions vers l’orthodoxie sont assez nombreuses. Je ne m’en inquiète en rien.

Reste le monde protestant.

C’est avec ce monde que l’influence du relativisme est la plus forte. Les exemples en sont quotidiens. Certains même rêvent d’une religion universelle où l’on aurait pris « le meilleur » de chaque religion. En vertu de quoi certains mettent au panier une partie de l’enseignement de notre Eglise. Ou plus subtilement, font « pédale douce » en vue du « grand soir » de la réunification des chrétiens.

Tout cela me semble exécrable. On est catholique à 100 % et non à 75,28 %. Point !

Moi qui fréquente des communautés évangélistes il ne m’est jamais arrivé de faire la moindre concession sur ma foi. Pas la moindre et l’on n’a jamais essayé de me « convertir ». Et même cette fréquentation dans la prière a renforcé ma foi catholique.

Donc, se connaître, s’apprécier, dialoguer, oui, mais dans le respect total des convictions de chacun. On met en commun ce qui est ou peut être commun, c’est tout.
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