Bonjour Christophe
Merci de nous rappeler le Catéchisme
Le document nous exhorte à la tempérance. Le tabac, l’alcool, les médicaments, comme les plaisirs de la table, sont dommageables si pratiqués
à l’excès (‘A consommer avec modération’). Dans cet esprit, le Catéchisme assimile l’abus de ces substances à l’ivresse que procure la vitesse sur les routes. Mais il n’établit pas de distinction entre des comportements qui sont nuisibles pour soi et ceux qui sont dangereux pour autrui. Mon cholestérol ou mon cancer du poumon ne tueront personne d’autre que moi. Conduire ou piloter sous l’influence d’antidépresseurs ou d’alcool met en danger la vie d’autrui.
Le catéchisme a raison de ne pas distinguer entre drogues ‘douces’ et ‘dures’, car toutes (tabac, alcool, cocaïne, médicaments, cannabis et ivresse de la vitesse) peuvent infliger, « de très graves destructions à la santé et à la vie humaine ». La restriction « en dehors d’indications strictement thérapeutiques » souligne bien que c’est l’excès qui est dangereux, ou la mauvaise qualité résultant de productions clandestines, pas la consommation elle-même.
Très intelligemment, le Catéchisme n’entre pas dans le débat sur la légalité de certaines drogues. Si le cannabis et la cocaïne étaient en vente libre demain, la position de l’Eglise ne changerait pas ; puisque ces drogues ne seraient plus produites clandestinement, leur consommation ne serait pas contraire à la loi morale, mais seulement l’abus de cette consommation. Et de même, si le tabac ou l’alcool étaient demain légalement prohibés, leur consommation, même en petite quantité, favoriserait une production clandestine, dangereuse par l’absence de contrôle de qualité, abandonnée aux mains de mafias sans scrupule, et donc immorale.
Bien à vous
Christian