bonjour d'abord, ensuite presentation sommaire, j'ai 34 ans et un ennfant ainsi qu'une epouse (devant le maire et à l'eglise) bon là c'est le coté logique.
je lis sur ce sujet que donc l'homosexualité serait dangereuse pour l'humanité, que ça serait une maladie mentale etc...
mais que pensais vous de mon cas ? transexuelle (née homme et maintenant femme) mais vivant quand meme avec une femme et ayant un enfant ?
je suis bonne pour le bucher ? moi je pense pas etre malade, je suis au contraire bien dans ma peau, en plus j'ai du bol elle est pile à ma taille mon enfant n'est pas perturbé ou du moins personne n'a jamais rien constaté de travers (medecin, ecole etc)
Sans vouloir aller dans le sens contraire d'une décision de la modération, je propose qu'un nouveau fil soit créé dans le même esprit que les autres questions légitimes qu'on peut se poser, sans justifier quoi que ce soit, par exemple, "Qu'est-ce qu'un transexuel ?" et que silence, sans entrer dans le témoignage personnel, nous expose un peu ce qui en est. Il dit qu'il est "bien dans sa peau" alors qu'en l'espace de 34 ans, il est passé d'un sexe à l'autre...sans problèmes de conscience, sans préjugés de son entourage, sans question de la part de leur enfant ? Nous ne prétendons pas répondre à la problématique de ces sujets délicats, comme le dit bien Charles, nous essayons seulement de comprendre. Mais pour ce faire, il faut dépassionner le débat, sinon, il n'y pas pas de possibilité d'avancer d'un côté comme de l'autre. Il faudrait savoir si silence a assez de recul sur la question pour savoir en parler sans le prendre personnel ou se sentir blessé et si les autres intervenants de ce forum sont capables de discuter en sachant séparer la personne, son "je" profonds (càd, le fait qu'elle est une personne aimée de Dieu), de ce qu'elle est extérieurement ou si vous préférez, superficiellement.
Cordialement,
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
Je sens que je suis un peu folle d'aborder ce sujet délicat...mais bon, je veux seulement que vous sachiez que personne ne juge qui que ce soit. Seulement, je parle pour moi, je ne peux que parler à partir d'un angle de foi catholique, d'une anthropologie biblique et de quelques connaissances très sommaires que je possède en psychologie. Mon angle d'approche peut parfois paraître blessant (ce qu'on me reproche souvent...), car il se dessine à partir d'un ministère de guérison intérieure (par défaut professionnel) du charmisme de la communauté avec laquelle je chemine mais comme je le dis, ça n'est pas une approche condescendante ou quelque chose du genre. Je suis de bonne foi et je veux seulement comprendre tout comme vous sûrement aimeriez comprendre la position des catholiques et des chrétiens en général.
Je ne peux pour l'instant élaborer car je dois partir dans la prochaine heure mais je tenterai une "amorce de début d'une approche" ce soir...si Dieu le veut.
Sur ce, j'admire votre courage et je vous remercie de venir vous prêter à cet exercice sur un site "très catholique".
Cordialement,
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
J’ai tapé « transsexuel » sur Google et il semble que ce mot ne me conduira guère à une étude pour entrer dans la compréhension du sujet mais les 1 900 000 quelques liens nous conduisent principalement sur des sites « hard core » ou douteux…étonnant que ces deux éléments soient associés.
Cependant, j’ai appris sur un forum de discussion entre jeunes qui se cherchent sur cette voix là, que la personne transsexuelle n’est pas forcément homosexuelle. Elle peut l’être mais aussi, elle peut être hétéro ou bisexuelle.
Ce que j’ai retenu et qui était d’ailleurs mon intuition profonde est, qu’avant d’être une question sexuelle, le transsexualisme est avant tout une difficulté de l’identité, soit à l’homme que la personne est de nature ou à la femme qu'elle est : il se sent femme dans un corps d’homme et vice versa. Plusieurs témoignent qu’ils ont l’impression d’être nés dans un corps qui n’est pas le leur.
Ceci étant dit, je vous donne mes impressions - toujours à partir de l’anthropologie biblique et de la guérison intérieure - à débattre (j’utilise la première personne par respect pour tous) :
Hypothèses :
- C’est un refus, voire un rejet radical de ma nature telle qu’elle est;
- C’est un refus d’être ce que je suis dans l’identité sexuelle que j’ai reçu dès avant ma naissance, donc un rejet de l’œuvre sortie des mains de Dieu, ce qui implique un rejet de ce Dieu courroucier qui m’a fait ainsi avec une sexualité que je rejette;
- J’irais même jusqu’à dire, c’est un mépris pour moi-même et une fuite de moi-même, une honte inavouable de paraître tel que je suis qui me fait pressentir que je serais mieux dans le corps d’un autre, à savoir celui qui ne m’a pas été donné à la genèse de ma vie.
- Dernière hypothèse mais non la moindre : un désir de toute-puissance, un appétit insatiable, de posséder deux natures qui ne me sont pas dues mais dont une seule m’est donnée de recevoir comme un bien. Et je refuse cette limite qui m'est imposée.
Questions à ces hypothèses :
- À quoi ce refus, ce rejet, peut-il être attribuable ?
- Quels sont les facteurs biologiques ?
- Quels sont les facteurs psychologiques ?
- Quels sont, plus profondément, les facteurs ontologique et spirituel de mon être ?
Je ne prétends pas répondre à tout mais, les bouquins de Nelly Astelli Hidalgo « La guérison des blessures reçues dans le sein maternel » et de Simone Pacot « L’évangélisation des profondeurs », que je ne peux que recommander fortement, usent d’une approche psychologique et spirituelle des blessures dans l’âme qui se répercutent jusque dans la dimension somatique et montrent qu’elles ne sont pas étrangères à ces états, ces mal êtres profonds.
Prenons un scénario général : un couple, attend un enfant (on pourrait parler d’une femme seule ayant été trahie par son époux, ou tombée enceinte dans une situation violente, etc.). Ils ont un désir, par exemple, la maman désire fortement une fille. Elle la désire tellement qu’elle en rêve, qu’elle parle de son bébé comme le fait déjà accomplie, elle parle « d’elle » au féminin. Elle se prépare mentalement parce que c’est sûr, selon le pendule (vieux truc superstitieux de grand-mère) que l’enfant sera une fille. Comme la psychologie moderne tend à découvrir de plus en plus combien l’enfant, dans son petit monde intra-utérin, est en parfaite symbiose avec sa mère, dans un état fusionnel au point de ressentir même les émotions à fleur de peau, les sautes d’humeur, les joies, les colères de sa maman, on peut s’imaginer que toute cette effervescence, ces sentiments passent directement comme le sang passe dans le cordon ombilical puisque l’enfant ne fait qu’un avec sa mère. Puis le grand jour arrive : bébé est prêt pour la vie en ce monde : ô surprise ! C’est un garçon ! Qu’à cela ne tienne, la maman ne peut pas retenir sa déception, elle le rejette, elle verse même des larmes, spécialement si elle a été trahie par un homme, elle se retrouve avec un mâle ! Toute honteuse et culpabilisée, elle tente en vain de connecter avec ce petit qu’elle ne reconnaît pas comme son enfant, puisque celui qu’elle attendait était une fille, elle avait même un prénom féminin…
Bref, vous me voyez venir avec mes gros sabots ? C’est une histoire peut-être banale, mais sachant combien l’enfant dans tous ses comportements, quels qu’ils soient, ne recherche que ceci : « Papa, maman, m’aimez-vous vraiment ? » « M’aimez-vous plus que tout ? » « Est-ce que je suis tout pour vous ? » « Est-ce que vous m’avez voulu ? » « Tel que je suis ? » et qu’il ne reçoit qu’un message négatif, un message de non-accueil, un rejet…cette blessure peut l’atteindre dans les profondeurs jusqu’à l’âge adulte, sans qu’il ne sache rien de cet épisode de rejet parce que la maman a toujours caché sa déception. L’adulte qu’il devient, tout en livrant une bataille inlassable avec des comportements surdéterminés, ne parvient pas à maîtriser ses élans de non-êtres, un sentiment toujours de ne pas être en conformité avec ce qu’il pressent être ou ce qu’il pressent qu’il pourrait devenir…ce rejet est vécu dans tout, partout où il tente de faire un pas dans sa personnalité authentique, d’oser être lui-même…c’est l’échec, il se rétracte…la peur l’envahit, il ne peut pas. Il est bien lorsqu’il n’est pas lui-même…du moins personne ne le rejettera, puisqu’il n’est pas lui-même, ce n’est pas lui qui est rejeté mais cet autre.
Arrêtez-moi si je fabule.
À suivre…
Une piste très intéressante à explorer également est le concept du "transgénérationel" au niveau des blessures, de certaines formes de comportements surdéterminés, de structures de péchés (par exemple une famille ayant pratiqué l'occultisme, le spiritisme, la médiumnité dans plusieurs générations, etc.), de "fatalités" dans les événements d'une génération à l'autre. Nous en faisons l'étude dans les sessions de guérison intérieure que propose la Famille de saint Joseph.
Fraternellement,
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
alors je vais essayer de repondre un peu à tout ça.
au niveau des traitements hormonaux, c'est pas réellement lourd mais plutot long (à vie dans le cas d'une operation pour "finir" le travail) ce qui est long c'est surtout le protocole en France qu'il faut suivre pour etre reconnu tran soit environ 2 ans chez un psychiatre, puis endoctrino etc, ça c'est long, et penible, d'autant plus qu'il est demandé aux personnes de vivre avant tout traitement dans le genre ressentit (donc en femme pour un homme genetique) pas evident de passer vis à vis de la société, des administrations; surtout la poste qui refuse de donner un colis car sur les paiers d'identité c'est ecrit sexe masculin et qu'ils ont visiblement une femme en face d'eux ou encore d'aller voter en etant designé "Monsieur X" et venir en tailleur ; bref ça aide pas pour ça aussi que beaucoup ne passe pas par ce fameux protocole ça et d'autres raisons de respect humain dont les medecins manque cruellement dans ce domaine.
pour la theorie de la mere qui souhaite si fort une fille et que met au monde un garçon emise par Helene ça peut etre le cas pourquoi pas, l'idée n'est pas bete mais je connais pas mal de trans et moi y compris dont les 2 parents souhaitaient ce qui est né (dans mon cas ma mere voulait vraiment un tit garçon)
ensuite; exact que l'orientation de genre (homme-femme) est independant de l'orientation sexuelle contrairement à une idée reçu (meme et surtout par les toubibs !) on peut etre trans et hetero j'en suis la preuve vivante, jamais attirée par les hommes, j'ai toujours aimé les femmes...meme trop parfois :P mais là c'est un autre sujet mais si on regarde bien tôt ou tard on est homo, puisque en tant que mec no probleme je suis hetero puisque aimant les femmes, mais maintenant dans mon identité de genre donc en tant que femme...je suis homo non ?
sinon les raisons de ce probleme je l'ignore comme beaucoup, certains emettent une hypothese psycologique, d'autres genetique, peut etre les 2 d'ailleurs, on se serait appercu recement que les trans homme=>femme possede une glande dans le cerveau de la meme taille que les femmes, coincidence ou pas? en tout cas, pendant longtemps la politique a été de soigner la tete pour la mettre en accord avec le corps, ça n'a eu comme resultat que des suicides ou des depressions, mais aucune guerison; bien sur on peut refouler ça, je l'ai fait pendant qq années mais ça reste en nous et nous bouffe. visiblement les personnes qui reussissent leurs parcours se sentent beaucoup mieux et en accord avec eux meme et le taux de suicide meme si il est encore important à quand meme bien diminué. mais l'acceptation Famille, amis, et surtout la société joue encore un role tres important, on est souvent exclu que ce soit du monde du travail ou dans bien d'autres domaines.
l'exemple google montre malheureusement bien l'assimilation qui est faite dans la vie de tout les jours, trans= prostitué, depravé ou pire.... beaucoup de mecs fantasment sur les trans, lorsque je sortais en discotheque il été frequent de se faire draguer par des pseudo hetero qui voulait se faire un trans comme d'autres se font une poupée gonflable...sans penser qu'il y a quand meme qqun à l'interieur là !
pas evident d'expliquer sans citer son experience
pour hélène : pour faire des recherches à ce propos, tapper "trans" ou "transexuel" sous google n'est pas la meilleure solution. Personnellement j'ai découvers qu'il vaut mieux tapper "ftm" ou "mtf" ce qui est l'abréviation de "male to female" et "female to male". On trouve alors beaucoup de choses.
cordialement
Il y a un photographe aveugle... C'est-à-dire un aveugle qui a voulu faire de la photographie, c'est très gentil. Il expose même dans une galerie d'art. C'est d'un romantisme.
ursulavonglott a écrit :pour hélène : pour faire des recherches à ce propos, tapper "trans" ou "transexuel" sous google n'est pas la meilleure solution. Personnellement j'ai découvers qu'il vaut mieux tapper "ftm" ou "mtf" ce qui est l'abréviation de "male to female" et "female to male". On trouve alors beaucoup de choses.
cordialement
Merci Ursula. Je tâcherai d'y jeter un coup d'oeil ce soir. J'aurai aimé trouver des sources, par exemple, des études sérieuses, psychologiques, anthropologiques, biologiques, etc. Si vous avez des infos, n'hésitez pas à me les communiquer.
La Paix du Christ soit avec vous.
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
Merci pour les liens. Je les ai parcouru mais ce n'est pas tout à fait ce que je recherchais. Ces deux liens sont à mon avis trop "partisants", pas assez neurtres car ils sont fondés pas des associations regroupant les transsexsuels, ce qui à mon avis, ne donne pas une approche très objective.
Je vais continuer mes recherches...
Cordialement,
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
ben qui mieux que les trans eux memes pour parler de ce qu'ils ressentent?
de plus dans ces associations il y a des toubib et des psy non trans parfaitement hetero mais qui sont par leur profession en contact avec.
donc les ecrits de ces "groupes" ne viennent pas seulement de trans