Confession : ne pas assumer ses actes?
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Rosépine
- Barbarus

Confession
Bonjour,
J'aimerais des précisions sur la confession.
Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Cette situation me blesse et cela gâche une partie de ma vie spirituelle.
Je ne sais plus quel comportement adopter, parfois je me prive en pensant que c'est le recommandation de l'Eglise même si cela me fait souffrir ou alors j'adopte le comportement de la majorité en considérant que les choses ont changé et que Dieu ne se préoccupe plus de cela tout en ayant des remords par la suite.
C'est délicat, les prêtres ne parlent plus du péché presque et quand je demande quelle est l'attitude à avoir les réponses sont floues. On encourage vivement la communion fréquente, peu importe l'état si j'ai bien compris. Dieu est amour, c'est la réponse la plus fréquente, et la confession c'est inutile, c'est dépassé, tant qu'on a tué personne....
Sans juger qui que ce soit, je ne sais plus quoi penser, ni comment procéder. J'aimerais me confesser plus souvent, mais j'ai peur de la réaction des prêtres. La plupart n'apprécient pas et je dois tout faire en cachette à cause de mes parents.
J'ai l'impression de toujours passer pour une "tradi" alors que c'est faux, on me reproche de me préoccuper du "vatican" au sein même de l'Eglise, chacun adopte ses propres règles.
Pouvez-vous m'éclairer?
Merci, Rose
J'aimerais des précisions sur la confession.
Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Cette situation me blesse et cela gâche une partie de ma vie spirituelle.
Je ne sais plus quel comportement adopter, parfois je me prive en pensant que c'est le recommandation de l'Eglise même si cela me fait souffrir ou alors j'adopte le comportement de la majorité en considérant que les choses ont changé et que Dieu ne se préoccupe plus de cela tout en ayant des remords par la suite.
C'est délicat, les prêtres ne parlent plus du péché presque et quand je demande quelle est l'attitude à avoir les réponses sont floues. On encourage vivement la communion fréquente, peu importe l'état si j'ai bien compris. Dieu est amour, c'est la réponse la plus fréquente, et la confession c'est inutile, c'est dépassé, tant qu'on a tué personne....
Sans juger qui que ce soit, je ne sais plus quoi penser, ni comment procéder. J'aimerais me confesser plus souvent, mais j'ai peur de la réaction des prêtres. La plupart n'apprécient pas et je dois tout faire en cachette à cause de mes parents.
J'ai l'impression de toujours passer pour une "tradi" alors que c'est faux, on me reproche de me préoccuper du "vatican" au sein même de l'Eglise, chacun adopte ses propres règles.
Pouvez-vous m'éclairer?
Merci, Rose
Re: confession
Pouvez-vous être plus précise?Rosépine a écrit :Bonjour,
J'aimerais des précisions sur la confession.
Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Merci, Rose
N'arrivez-vous pas à vous défaire de ce péché car vous ne l'avez pas confessé ou bien est-ce que, malgré la confession, il vous pèse toujours?
Nous commnunions tous après avoir péché, je pense.
Il faudrait vraiment communier immédiatement après avoir reçu le sacrement du pardon pour être sûr de ne pas avoir péché avant!
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Manu metalleux catho
- Censor

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Re: confession
Il me semble comprendre que vous considérez comme un péché de communier sans vous être confessée juste avant.Rosépine a écrit :Bonjour,
Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Cette situation me blesse et cela gâche une partie de ma vie spirituelle.
Je ne suis pas aussi expert de ces questions que bon nombre de membres du forum, mais j'avais cru comprendre que pour les péchés véniels, la prière pénitentielle en début de messe était suffisante, et que c'était seulement en cas de péché grave qu'il fallait absolument se confesser avant de communier.
Ce qui n'empêche pas qu'il est très souhaitable de se confesser le plus souvent possible.
Re: confession
Bonjour Rosépine,Rosépine a écrit :Bonjour,
J'aimerais des précisions sur la confession.
Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Cette situation me blesse et cela gâche une partie de ma vie spirituelle.
Je ne sais plus quel comportement adopter, parfois je me prive en pensant que c'est le recommandation de l'Eglise même si cela me fait souffrir ou alors j'adopte le comportement de la majorité en considérant que les choses ont changé et que Dieu ne se préoccupe plus de cela tout en ayant des remords par la suite.
C'est délicat, les prêtres ne parlent plus du péché presque et quand je demande quelle est l'attitude à avoir les réponses sont floues. On encourage vivement la communion fréquente, peu importe l'état si j'ai bien compris. Dieu est amour, c'est la réponse la plus fréquente, et la confession c'est inutile, c'est dépassé, tant qu'on a tué personne....
Sans juger qui que ce soit, je ne sais plus quoi penser, ni comment procéder. J'aimerais me confesser plus souvent, mais j'ai peur de la réaction des prêtres. La plupart n'apprécient pas et je dois tout faire en cachette à cause de mes parents.
J'ai l'impression de toujours passer pour une "tradi" alors que c'est faux, on me reproche de me préoccuper du "vatican" au sein même de l'Eglise, chacun adopte ses propres règles.
Pouvez-vous m'éclairer?
Merci, Rose
Vous posez en fait 2 questions :
1) En filigrane, vous posez la question de comment vous défaire du péché que vous dites assez grave, mais qui vous colle à la peau.
Je vous encourage à mettre cela dans les mains de Jésus : Jésus pourrait vous aider définitivement. Il ne s'agit pas d'arrêter tout effort, mais bien de savoir, de vous rappeler que Jésus est le Sauveur, et Lui, vous accepte avec ce péché.
La réponse à cette question est importante avant de répondre à la question suivante.
2) Pouvez-vous aller à la communion entre les confessions, ou devez-vous vous en abstenir?
J'ai moi-même été confronté au problème, et j'ai "enquêté" sur le sujet auprès de plusieurs prêtres. Finalement, je suis arrivé à comprendre les deux options.
- L'option tradie est d'être très stricte : un péché grave implique d'abord la confession, puis la communion. C'est bien rassurant et simple à suivre. Mais cela peut blesser la croissance spirituelle par manque de confiance et d'abandon à Dieu.
- L'option pastorale : un péché mortel implique un vouloir rejeter Dieu librement et en conscience. Le fait d'aller (bi-)mensuellement vers le sacrement de réconciliation démontre à suffisance combien vous voulez vous détacher de ce péché qui vous colle à la peau malgré vous.
On rapproche cette situation du témoignage de SainPaul qui priait pour être libéré, mais à qui Dieu a fait comprendre que cela le gardait dans son humilité, et que c'est en restant faible que Dieu pouvait déployer sa force.
Cela implique que vous alliez à communion en reconnaissant votre faiblesse et votre indignité, en demandant le secours du Sauveur. Mais c'est bien dans ces idées que tout chrétien devrait communier, car si on n'a pas péché, c'est qu'on va pécher. Prenez aussi en compte toutes les fautes dont nous n'avons pas conscience pensons-nous, mais qu'en fait, nous refusons de voir du haut de notre orgueil.
Si vous choisissez cette option, le mieux est d'être clair lorsque vous allez à confesse : vous expliquez votre péché, vous dites que vous le considérez comme grave mais que vous avez néanmoins été à communion pour ne pas vous priver des secours du Seigneur, et confiant dans son pardon, sachant que vous reveniez à confesse dans le mois.
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
Re: confession
Bonjour !Rosépine a écrit :Bonjour,
J'aimerais me confesser plus souvent, mais j'ai peur de la réaction des prêtres. La plupart n'apprécient pas
Cherchez donc un prêtre qui apprécie la confession. C'est un chemin tellement lumineux ! On peut se confesser aussi chaque semaine chez le même prêtre. Le bienheureux Maurice Tornay l'a fait pendant 5 ans chez son curé de paroisse.
Si vous avez commis un péché grave, n'hésitez pas à recourir à la confession, mais plutôt chez le même qui vous comprend. Le simple fait de penser que je devrais dire mon futur péché au même prêtre m'a souvent empêché de le commettre. On ne peut pas jouer à cache-cache quand on va toujours au même endroit !
La communion et la confession vont de paires, pour moi (avec l'adoration). C'est la pédagogie du "je tombe, Dieu me relève". La confession fréquente n'est de loin pas dépassée. Elle m'a tellement fait grandir ! Si vous avez des remords d'aller communier ou de ne pas y aller pour un motif grave, c'est que vous sentez en vous le besoin impérieux de le confesser, non ? Pourquoi alors le taire ?
Vous vivez une vie spirituelle intense, c'est si beau, bravo !
Re: confession
Ce sont les prêtres qui vous confessent qui vous disent cela? Changez de confesseur alors...Rosépine a écrit :(...) J'aimerais me confesser plus souvent, mais j'ai peur de la réaction des prêtres. La plupart n'apprécient pas et je dois tout faire en cachette à cause de mes parents.
J'ai l'impression de toujours passer pour une "tradi" alors que c'est faux, on me reproche de me préoccuper du "vatican" au sein même de l'Eglise, chacun adopte ses propres règles.
Pouvez-vous m'éclairer?
Merci, Rose
Eventuellement allez vraiment chez des prêtres tradis, eux au moins ne vous regarderont pas de travers parce que vous voulez vous confesser. Evidemment je ne dis pas que les prêtres tradis sont les seuls à confesser correctement, simplement, si vous ne savez pas à qui vous adresser, vous serez au moins sûr d'éviter une réaction adverse.
Pour le reste, il est certain qu'un bon confesseur régulier peut être dur à trouver, selon l'endroit où vous habitez.
Maintenant,
Vous ne devez pas communier si vous êtes en état de péché mortel, donc:Il y a un péché assez grave dont je n'arrive pas à me défaire; je me confesse environ tous les mois ou deux mois donc les trois quart du temps je communie après avoir péché. Cette situation me blesse et cela gâche une partie de ma vie spirituelle.
Je ne sais plus quel comportement adopter, parfois je me prive en pensant que c'est le recommandation de l'Eglise même si cela me fait souffrir ou alors j'adopte le comportement de la majorité en considérant que les choses ont changé et que Dieu ne se préoccupe plus de cela tout en ayant des remords par la suite.
- matière grave grave
- commis en pleine conscience
- de façon délibérée
ou dit autrement, en pleine connaissance et entier consentement.
C'est délicat de décider pour soi-même si le péché grave qu'on a commis l'a été en pleine connaissance et d'entier consentement, mais dans votre cas, si vous luttez contre une mauvaise habitude, il me semble que l'entier consentement n'est pas là.
Dans ce cas, si vous avez la volonté de combattre ce péché, considérez la communion comme une aide.
Evidemment, je ne suis qu'un laïc, donc n'hésitez pas à demander le conseil d'un confesseur en qui vous ayez confiance pour répondre à cette question (que devez-vous faire?). Quand vous l'aurez trouvé évidemment...
In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
- Laurent L.
- Tribunus plebis

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Re: confession
Bonjour !
) ; la Sainte Communion efface les péchés véniels.
En revanche, c'est un immonde sacrilège de communier en état de péché mortel, et on y mange et boit sa propre condamnation, il ne faut JAMAIS communier dans un tel état. Si on ne peut pas se confesser, la communion spirituelle est très profitable.
Bien à vous,
Laurent.
PS : il y a péché mortel quand il y a matière grave, pleine conscience et propos délibéré.
La communion fréquente est vivement encouragée si on est en état de grâce, après 1h de jeûne eucharistique, car le Corps du Christ est la nourriture de notre âme, pas une récompense pour parfaits, et nous commettons des péchés véniels à la chaîne (enfin, moi, en tout casOn encourage vivement la communion fréquente, peu importe l'état si j'ai bien compris. Dieu est amour, c'est la réponse la plus fréquente, et la confession c'est inutile, c'est dépassé, tant qu'on a tué personne....
En revanche, c'est un immonde sacrilège de communier en état de péché mortel, et on y mange et boit sa propre condamnation, il ne faut JAMAIS communier dans un tel état. Si on ne peut pas se confesser, la communion spirituelle est très profitable.
Par exemple, si je rate volontairement la messe dominicale (sans y avoir été contraint, sans panne de réveil, etc.) par paresse ou rébellion, il ne faut pas communier avant de s'être confessé d'un cœur contrit.Compendium du catéchisme a écrit :
291. Qu’est-il exigé pour recevoir la Communion?
1385-1389
Pour recevoir la Communion, il faut être pleinement incorporé à l’Église catholique et être en état de grâce, c’est-à-dire sans conscience d’avoir commis de péché mortel. Celui qui est conscient d’avoir commis un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la Communion. Il importe aussi d’avoir un esprit de recueillement et de prière, d’observer le jeûne prescrit par l’Église et d’avoir des attitudes corporelles dignes (gestes, vêtements), comme marques de respect envers le Christ.
Bien à vous,
Laurent.
PS : il y a péché mortel quand il y a matière grave, pleine conscience et propos délibéré.
-
Manu metalleux catho
- Censor

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Re: confession
J'ai honte de mon ignorance, mais dans cet exemple précis, y-a-t-il vraiment matière grave au sens du péché mortel (disclaimer: assister au minimum chaque semaine à la messe dominicale a été le résultat d'une lutte intérieure qui m'a pris des années, qui m'a donné de comprendre en profondeur, sinon le Mystère de l'Eucharistie en lui-même, du moins la Grâce qu'il m'apporte, et je ne supporterais plus guère de ne plus aller à la messe, bien que je ne sois vraiment pas du matin)?Laurent L. a écrit :
Par exemple, si je rate volontairement la messe dominicale (sans y avoir été contraint, sans panne de réveil, etc.) par paresse ou rébellion, il ne faut pas communier avant de s'être confessé d'un cœur contrit.
Bien à vous,
Laurent.
PS : il y a péché mortel quand il y a matière grave, pleine conscience et propos délibéré.
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Rosépine
- Barbarus

Re: confession
Bonjour à tous,
Merci à chacun pour la réponse apportée.
Ma véritable question ne porte pas sur la façon de me débarrasser du péché en question même si c'est un point essentiel, mais sur la relation entre la communion et la confession.
Oui, je pensais que lorsque le péché est mortel, c'est un sacrilège de communier. Ce n'est pas la vision de la majorité des personnes avec qui j'ai échangé en paroisse, en retraite ou ailleurs alors cela reste ambigu.
J'ai l'impression de déranger si j'y vais trop souvent parce qu'ils n'ont plus l'habitude et ne parlent jamais de ce sacrement.
Merci à chacun pour la réponse apportée.
Je n'arrive pas à m'en défaire pour divers raison; il est vrai que parfois je manque très clairement de volonté alors que j'aurais parfaitement pu l'éviter, là je considère que mon péché est grave et je le ressens comme tel parce que je n'ai pas agi au contraire, je me suis laissée séduire.N'arrivez-vous pas à vous défaire de ce péché car vous ne l'avez pas confessé ou bien est-ce que, malgré la confession, il vous pèse toujours?
Ma véritable question ne porte pas sur la façon de me débarrasser du péché en question même si c'est un point essentiel, mais sur la relation entre la communion et la confession.
.ll me semble comprendre que vous considérez comme un péché de communier sans vous être confessée juste avant
Oui, je pensais que lorsque le péché est mortel, c'est un sacrilège de communier. Ce n'est pas la vision de la majorité des personnes avec qui j'ai échangé en paroisse, en retraite ou ailleurs alors cela reste ambigu.
Oui absolument, et je ne sais pas si c'est normal ou si cela relève de ma personnalité scrupuleuse.Si vous avez des remords d'aller communier ou de ne pas y aller pour un motif grave, c'est que vous sentez en vous le besoin impérieux de le confesser, non ? Pourquoi alors le taire ?
Merci pour la franchise. Je vais tenter de respecter cette discipline à l'avenir. Le plus difficile pour moi n'est pas de me confesser, au contraire, mais de trouver un prêtre qui accepte sans me trouver étrange.En revanche, c'est un immonde sacrilège de communier en état de péché mortel, et on y mange et boit sa propre condamnation, il ne faut JAMAIS communier dans un tel état. Si on ne peut pas se confesser, la communion spirituelle est très profitable.
J'ai l'impression de déranger si j'y vais trop souvent parce qu'ils n'ont plus l'habitude et ne parlent jamais de ce sacrement.
- L'Inquisiteur
- Censor

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- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: confession
Bonjour,
Cordialement.
C'est triste à dire, mais la vision de cette majorité de personnes est ... erronée. En cas de doute, il vaut mieux jeter un oeil au Catéchisme de l'Église Catholique, c'est plus sûr.Rosépine a écrit : Oui, je pensais que lorsque le péché est mortel, c'est un sacrilège de communier. Ce n'est pas la vision de la majorité des personnes avec qui j'ai échangé en paroisse, en retraite ou ailleurs alors cela reste ambigu.
Cordialement.
=][=
L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
=][=
L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
=][=
- Laurent L.
- Tribunus plebis

- Messages : 1607
- Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18
Re: Confession
Bonjour Manu !J'ai honte de mon ignorance, mais dans cet exemple précis, y-a-t-il vraiment matière grave au sens du péché mortel (disclaimer: assister au minimum chaque semaine à la messe dominicale a été le résultat d'une lutte intérieure qui m'a pris des années, qui m'a donné de comprendre en profondeur, sinon le Mystère de l'Eucharistie en lui-même, du moins la Grâce qu'il m'apporte, et je ne supporterais plus guère de ne plus aller à la messe, bien que je ne sois vraiment pas du matin)?
Il y a vraiment matière grave (contre le troisième commandement : tu sanctifieras le jour du sabbat). (Mais pas forcément péché mortel, tout dépend de l'intention et de la pleine conscience.)
Évidemment, la messe est un besoin avant d'être un devoir.
Pour rattraper votre ignorance, que j'ai eu longtemps à cause d'une catéchèse complètement creuse durant ma tendre enfance (et on s'étonne que les églises se vident !
Les cinq préceptes de l’Église :
1. Participer à l’Eucharistie dominicale et aux autres fêtes d’obligation et s’abstenir des travaux et des activités qui pourraient empêcher la sanctification de tels jours.
2. Confesser ses péchés au moins une fois par an.
3. Recevoir le Sacrement de l’Eucharistie au moins à Pâques.
4. S’abstenir de manger de la viande et observer le jeûne durant les jours établis par l’Église.
5. Subvenir aux besoins matériels de l’Église, selon ses possibilités.
Fraternellement,
Laurent.
Re: Confession
Je dois dire que je me trouve souvent dans des situations où la conduite à adopter n'est pas évidente (aller impérativement se confesser? Impérativement avant de communier, alors que je n'ai pas facilement accès à un confesseur? Est-ce grave? Que faire si je n'arrive pas à me débarasser d'une mauvaise habitude déjà confessée comme telle, comme dans le cas que nous expose Roseline?).
La notion de "péché mortel", je trouve, n'aide guère dans ces situations, parce que je ne sais pas lesquels de mes péchés sont mortels (à priori j'aurais tendance à penser qu'aucun de l'est, puisque je ne défie pas sciemment et ouvertement Notre Seigneur, mais bon, comme j'ai du mal à me juger sans erreur, je n'irai pas y mettre ma main au feu non plus
).
Les avertissements de Notre Seigneur envers ceux qui communient indignement à Son Corps et à Son Sang doivent faire réfléchir, mais on sait aussi que l'Eucharistie est faite pour les malades et non pour les bien portants, qu'attendre d'être irréprochable pour communier, c'est en fin de compte ne jamais communier et se priver du principal secours que Notre Seigneur a institué pour les âmes. Et que se confesser avant chaque communion est impossible dans la pratique.
J'essaie donc d'aborder la question sous un autre angle.
Je suis tombé dans le récent ouvrage de Philippe Martin, "Le théâtre divin (une histoire de la messe XVIe-XXe Siècle)", sur un extrait d'une révélation privée faite donnée par le Christ à Madelène Vigneron, une visionnaire du XVIIe Siècle, et transcrite par son directeur, je le cite tel qu'il apparaît dans mon livre. On n'est pas obligé de croire à cette révélation privée, mais je la trouve tout de même éclairante:
Je pense que ce qu'il faut retenir, et qui apparaît plus clairement dans les lignes ci-dessus:
- il faut vraiment reconnaître le Corps et le Sang du Christ dans le Très Saint Sacrement, offert pour nous malgré notre absence de mérites et nos péchés.
- il faut communier en ayant la volonté de se convertir et de changer ses mauvaises habitudes
- il faut communier parce qu'on veut vraiment revêtir le Christ, qu'on veut se conformer à Lui, et qu'on veut se dépouiller peu à peu de notre volonté propre et des péchés qu'elle engendre, pour faire la Sienne.
En ce qui concerne la nécessité de se confesser, ça me conduit à penser que la solution n'est pas, à chaque péché, de se demander "est-ce-que je dois aller le confesser ou pas", mais vraiment à aller me confesser régulièrement, comme corollaire de la communion fréquente, après un examen de conscience (je reconnais que je n'ai pas jusqu'ici acquis cette habitude). Evidemment, si une fois on commet une faute réellement grave (j'oserais dire: plus grave que d'habitude), on doit aller la confesser rapidement.
En revanche, une mauvaise habitude, une fois confessée, et en ayant la contrition appropriée, ne devrait pas à mon sens être un empêchement. Sauf bien sûr si le confesseur à qui on en a parlé en le présentant bien comme une habitude dont il est difficile de se débarasser, a demandé de s'abstenir de communier le temps de s'en être effectivement débarassé.
In Xto,
archi.
La notion de "péché mortel", je trouve, n'aide guère dans ces situations, parce que je ne sais pas lesquels de mes péchés sont mortels (à priori j'aurais tendance à penser qu'aucun de l'est, puisque je ne défie pas sciemment et ouvertement Notre Seigneur, mais bon, comme j'ai du mal à me juger sans erreur, je n'irai pas y mettre ma main au feu non plus
Les avertissements de Notre Seigneur envers ceux qui communient indignement à Son Corps et à Son Sang doivent faire réfléchir, mais on sait aussi que l'Eucharistie est faite pour les malades et non pour les bien portants, qu'attendre d'être irréprochable pour communier, c'est en fin de compte ne jamais communier et se priver du principal secours que Notre Seigneur a institué pour les âmes. Et que se confesser avant chaque communion est impossible dans la pratique.
J'essaie donc d'aborder la question sous un autre angle.
Je suis tombé dans le récent ouvrage de Philippe Martin, "Le théâtre divin (une histoire de la messe XVIe-XXe Siècle)", sur un extrait d'une révélation privée faite donnée par le Christ à Madelène Vigneron, une visionnaire du XVIIe Siècle, et transcrite par son directeur, je le cite tel qu'il apparaît dans mon livre. On n'est pas obligé de croire à cette révélation privée, mais je la trouve tout de même éclairante:
On y reconnaît ce que dit le Christ dans les Evangiles, que celui qui ne reconnaît pas dans l'Eucharistie Son Corps et Son Sang n'aura pas la vie éternelle.Jésus explique à la demoiselle qu'il y a trois communions. La première est dite "mortelle". Elle "n'est que trop commune & trop connue, se pratique par ces détestables personnes qui mènent une vie de démon, & communient sans avoir de dessein de se convertir". Excitées par le diable à tous les blasphèmes et péchés, ces personnes ne peuvent profiter de la communion. Le Fils prévient: "je ne suis pas pour elles dans le Saint Sacrement". La seconde communion est "vivante". Les gens se préparent mal, récitent en toute hâte des prières et agissent par "amour propre" car ils estiment avoir beaucoup de vertu. Ce sont "des âmes lâches étant toujours demeurées pleines d'un venin d'imperfections habituelles, sans qu'elles se soient efforcées d'en corriger une seule". Le Christ affirme: "les uns se présentent à ce divin banquet par pure habitude, & les autres simplement parce qu'ils y trouvent quelque goût". Enfin, troisième cas, il y a la communion "sanctifiante". Les dévots sont prêts à ce que Dieu "règne en qualité de souverain dans vos ames, pourvu que vous demeuriez anéantie en ma sainte présence". Ceux là ont apprêté leur corps et leur âme pour être "tout saint de la sainteté de ton Jésus". Le Fils conclut: "c'est la vérité qu'il y en a beaucoup d'appelez à ce divin banquet, mais peu d'élus".
Je pense que ce qu'il faut retenir, et qui apparaît plus clairement dans les lignes ci-dessus:
- il faut vraiment reconnaître le Corps et le Sang du Christ dans le Très Saint Sacrement, offert pour nous malgré notre absence de mérites et nos péchés.
- il faut communier en ayant la volonté de se convertir et de changer ses mauvaises habitudes
- il faut communier parce qu'on veut vraiment revêtir le Christ, qu'on veut se conformer à Lui, et qu'on veut se dépouiller peu à peu de notre volonté propre et des péchés qu'elle engendre, pour faire la Sienne.
En ce qui concerne la nécessité de se confesser, ça me conduit à penser que la solution n'est pas, à chaque péché, de se demander "est-ce-que je dois aller le confesser ou pas", mais vraiment à aller me confesser régulièrement, comme corollaire de la communion fréquente, après un examen de conscience (je reconnais que je n'ai pas jusqu'ici acquis cette habitude). Evidemment, si une fois on commet une faute réellement grave (j'oserais dire: plus grave que d'habitude), on doit aller la confesser rapidement.
En revanche, une mauvaise habitude, une fois confessée, et en ayant la contrition appropriée, ne devrait pas à mon sens être un empêchement. Sauf bien sûr si le confesseur à qui on en a parlé en le présentant bien comme une habitude dont il est difficile de se débarasser, a demandé de s'abstenir de communier le temps de s'en être effectivement débarassé.
In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Re: Confession
Merci Archi pour ce message approfondi et approprié.
Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Et le cas de Rosépine me semble vraiment correspondre à cette approche : on ne peut pas parler de péché mortel lorqu'un pécheur lutte pour se défaire d'un mauvais penchant, ou alors, il faut que la gravité soit jugée par quelqu'un d'autre que lui-même (un père spirituel).
Cordialement,
Griffon.
Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Et le cas de Rosépine me semble vraiment correspondre à cette approche : on ne peut pas parler de péché mortel lorqu'un pécheur lutte pour se défaire d'un mauvais penchant, ou alors, il faut que la gravité soit jugée par quelqu'un d'autre que lui-même (un père spirituel).
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
Le sacrement de réconciliation
Bonjour,
uen petite question qui me trotte dans la tête depuis quelques jours ! lors de la confession je ne suis pas à l'aise avec ce que l'on appelle l'énumération des péchés. Je ne sais pas comment vous vous y prenez mais en fait lorsque je me confesse je m'adresse directement au Seigneur en Lui disant par exemple "Seigneur je te demande pardon car..., Seigneur j'implore Ta Miséricorde....." mais je parviens pas à dire je m'accuse de telle ou telle chose... Pourtant lundi la plupart des personnes du groupe d'étude biblique avec lesquelles je partageais sur le sujet m'ont dit qu'en quelque sorte j'excluais directement mon confesseur en procédant de la sorte
idem je préfére m'agenouiller pour me confesser tandisque que la plupart me disait rester assis et que ma position pouvait faire penser à une prosternation devant mon confesseur
Voilà j'aimerai avoir vos témoignages bien que je ne me sente pas à côté de la plaque pour reprendre le terme d'une personne.
uen petite question qui me trotte dans la tête depuis quelques jours ! lors de la confession je ne suis pas à l'aise avec ce que l'on appelle l'énumération des péchés. Je ne sais pas comment vous vous y prenez mais en fait lorsque je me confesse je m'adresse directement au Seigneur en Lui disant par exemple "Seigneur je te demande pardon car..., Seigneur j'implore Ta Miséricorde....." mais je parviens pas à dire je m'accuse de telle ou telle chose... Pourtant lundi la plupart des personnes du groupe d'étude biblique avec lesquelles je partageais sur le sujet m'ont dit qu'en quelque sorte j'excluais directement mon confesseur en procédant de la sorte
Voilà j'aimerai avoir vos témoignages bien que je ne me sente pas à côté de la plaque pour reprendre le terme d'une personne.
Dernière modification par MAELYS le sam. 02 avr. 2011, 21:32, modifié 1 fois.
Re: Le sacrement de réconciliation
Eh bien, Maelys, personne ne vous répond ?
Je me lance, et vous verrez, d'autres vont suivre.
Vous pouvez vous adresser directement au Seigneur. En fait, le prêtre est là "in persona Christi", impossible de s'adresser à Dieu en l'excluant. C'est du pareil au même.
Vous vous agenouillez. Moi pas. Et alors ?
Faites donc selon votre coeur.
Vous n'utilisez pas la formule "Je m'accuse de....", mais en listant vos péchés, faites-vous autre chose ? Croyez-vous que la confession est une affaire de formule ? Non ! Ce n'est pas de la magie.
Franchement, Maelys, à l'instar de Barnabé quand Jésus demande qu'on l'amène à Lui, jetez votre manteau et toutes ces vieilleries et allez librement vers votre Seigneur.
Vous êtes enfant de Dieu, sa fille bien-aimée,... et vous pensez que Dieu se préoccupe de ces bêtises. Ce qu'il recherche, c'est votre coeur, le coeur de cette enfant qu'il aime à en mourir.
Si vous ne vous sentez pas bien, si vous ne sentez pas que Jésus vous demande de rester dans ce groupe, ne vous forcez pas à le supporter. Ou bien allez-y uniquement quand vous savez que le prêtre y va, quitte à lui demander explicitement ses dates.
Soyez claire et franche, si cela s'avère nécessaire mais dites les choses le plus gentiment possible.
Etes-vous rassurée ?
Cordialement,
Griffon.
Je me lance, et vous verrez, d'autres vont suivre.
Vous pouvez vous adresser directement au Seigneur. En fait, le prêtre est là "in persona Christi", impossible de s'adresser à Dieu en l'excluant. C'est du pareil au même.
Vous vous agenouillez. Moi pas. Et alors ?
Faites donc selon votre coeur.
Vous n'utilisez pas la formule "Je m'accuse de....", mais en listant vos péchés, faites-vous autre chose ? Croyez-vous que la confession est une affaire de formule ? Non ! Ce n'est pas de la magie.
Franchement, Maelys, à l'instar de Barnabé quand Jésus demande qu'on l'amène à Lui, jetez votre manteau et toutes ces vieilleries et allez librement vers votre Seigneur.
Vous êtes enfant de Dieu, sa fille bien-aimée,... et vous pensez que Dieu se préoccupe de ces bêtises. Ce qu'il recherche, c'est votre coeur, le coeur de cette enfant qu'il aime à en mourir.
Si vous ne vous sentez pas bien, si vous ne sentez pas que Jésus vous demande de rester dans ce groupe, ne vous forcez pas à le supporter. Ou bien allez-y uniquement quand vous savez que le prêtre y va, quitte à lui demander explicitement ses dates.
Soyez claire et franche, si cela s'avère nécessaire mais dites les choses le plus gentiment possible.
Etes-vous rassurée ?
Cordialement,
Griffon.
Dernière modification par Griffon le mer. 15 sept. 2010, 17:15, modifié 1 fois.
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O Jésus, pour Te suivre.
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