Bonjour, Fée Violine !
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire avec la "manifestation angélique". Ce n'était pas un ange, c'était un enfant qui apprenait ses leçons dans le jardin voisin. Mais Augustin l'a compris comme un message qui lui était adressé. Ce genre de choses arrive souvent, Dieu nous parle à travers les petites choses de la vie, et nous sommes attentifs ou pas au message.
Ah pardon, mille excuses.
J'avais compris, à la lecture du passage cité par Matthieu, que cette voix enfantine était céleste. Mea culpa.
Pour répondre à la question de départ : ouvrir la Bible au hasard se fait souvent dans le Renouveau, mais pas de façon magique, seulement dans la prière, au moment où l'inspiration est donnée. Pas forcément pour poser une question, mais pour écouter ce qu'il a à nous dire à ce moment (dans une réunion de prière). Dans mon ancien groupe de prière à Boulogne-Billancourt, nous le faisions chaque semaine, et ça tombait toujours juste. Parfois au cours de la même réunion, deux personnes ouvraient leur Bible, et tombaient sur le même texte.
Une fois, je me suis amusée à ouvrir la Bible, sans poser de question, juste comme ça. Je suis tombée sur un texte de l'Ancien Testament parlant de Tyr ou de Sidon, bref une grande ville maritime. Or à cet instant-là, je me trouvais sur les remparts de Saint-Malo (nous étions en voyage). J'en ai conclu que Dieu a de l'humour et de l'à-propos !!!
Mais comment distinguer la frontière entre ce qui est magique / superstitieux et ce qui ne l'est pas ?

Je prends un tarot de Marseille et je prie en tirant les cartes : divination ou signe providentiel ?

Je lance les baguettes de Yi King en priant : divination ou signe providentiel ?
On dirait qu'il n'y a pas de frontière nette, c'est cela qui me met mal à l'aise, comme Alexandre. (Je n'ai pas de certitude en la matière, toutefois.)
St François d'Assise aussi, à l'époque où il se demandait ce que Dieu attendait de lui, est entré dans une église, et a ouvert la Bible au hasard (ou bien la Bible était déjà ouverte, je ne sais plus), et c'était : "Donne tous tes biens aux pauvres et suis-moi", et il l'a fait !
Et il y a bien d'autres cas.
Mais est-il tombé sur ce passage alors qu'il se tracassait sur ce qu'il devait faire, y voyant là un signe de la providence ou bien a-t-il ouvert la Bible au hasard
afin d'obtenir une réponse ? ("Exprès pour faire parler Dieu", comme dit Mathilde) C'est là toute ma question...
Le catéchisme, dans l'article cité plus haut, distingue la confiance dans la providence et la curiosité malsaine sur son avenir.
Or, prendre sa Bible pour un oui ou pour un non, dès qu'on a une question sur sa vie, me semble davantage relever de la "curiosité malsaine"...