Quiétude spirituelle

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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espoir1001
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Quiétude spirituelle

Message non lu par espoir1001 »

Pourquoi ce titre de Quiétude spirituelle ? Tout d'abord je pense que certains d'entre vous savent ce que ces termes signifient mais venons en à ce qui m'amène à écrire ce message.

Il y a quelques temps, il m'arrivait parfois la nuit, lorsque je dormais de réciter le « Notre Père » ou parfois un "Je vous salue Marie" et parfois j'essayais de stoppais mais rien n'y faisait, j'ai fini par nommais cet évènement "la prière automatique" .

Désirant, en savoir plus, et que je vivais aussi un combat spirituel, comme beaucoup de catéchumènes et pensant qu'il y avait une relation, j'ai relaté le fait à mon accompagnatrice qui m'a révélé que Sainte Thérèse d'Avila appelait cela : "Quiétude spirituelle".

Toutefois, voulant aussi avoir l'avis d'un prêtre, j'ai donc posé la question à celui qui a célébré mon entrée en catéchuménat qui a confirmé la réponse de l'accompagnatrice.
J'avoue que pendant un certain temps cela m'a fait un peu peur ne sachant pas ce que c'était mais le prêtre m'a rassuré en disant que c'était bien et maintenant lorsque ca arrive parfois je me sens plutôt bien.

J'aimerai savoir si parmi vous, certains avaient connu cette Quiétude spirituelle ou si même quelqu'un pourrez m'en dire plus.

d' avance merci à celle ou celui qui m'éclairera à ce sujet.

fraternellement :coeur:
La foi ce n'est pas seulement être fidèle à Dieu, c'est vouloir entrer dans la fidélité de Dieu

Si tu vas au bout du monde tu y verras des traces de Dieu, si tu regardes au fond de toi tu y trouveras Dieu lui-même.
Madeleine Delbrêl

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Laurent L.
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par Laurent L. »

Bonjour Nadine ! :)

Voici ce que dit Sainte Thérèse :
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Le Château Intérieur - 4e demeure a écrit :CHAPITRE II

Suite du même sujet. Des plaisirs spirituels, et comment on doit les obtenir sans les rechercher : une comparaison aide à comprendre.

1 Dieu secourable, dans quoi me suis-je fourrée ! J'avais déjà oublié ce dont je parlais, car les affaires et ma santé m'obligent à m'interrompre au meilleur moment ; et comme je n'ai guère de mémoire, tout doit être en désordre, faute de pouvoir me relire. Il se peut d'ailleurs que tout ce que je dis ne soit que désordre ; du moins est-ce mon impression. Il me semble avoir déjà parlé des consolations spirituelles, qui parfois, quand s'y mêlent nos passions, provoquent une frénésie de sanglots ; certaines personnes m'ont même dit que leur cœur se serre, qu'il s'ensuit même des mouvements extérieurs auxquels elles ne peuvent résister, si forts que le sang leur sort par les narines, et autres choses aussi pénibles. Je ne puis rien dire faute d'être passée par là, mais il doit s'ensuivre de la consolation ; car, comme e le dis, tout aboutit au désir de contenter Dieu et de jouir de Sa Majesté.

2 Il en va tout autrement de ce que j'appelle les plaisirs de Dieu, et que j'ai nommé ailleurs oraison de quiétude, comme le comprendront celles d'entre vous qui y ont goûté, par la miséricorde de Dieu. Pour mieux comprendre, supposons que nous voyions deux fontaines qui emplissent d'eau deux bassins : je ne trouve rien qui se prête mieux que l'eau à l'explication de certaines choses spirituelles, pour une raison : je sais peu de choses, nul talent ne me vient en aide, mais j'aime tant cet élément que je l'ai considéré avec plus d'attention que toute autre chose. Car dans tout ce qu'un si grand Dieu, si savant, a créé, il doit y avoir de nombreux secrets dont nous ne pouvons tirer le même profit que ceux qui les comprennent ; je crois pourtant qu'il y a plus qu'on ne peut comprendre dans chaque petite chose que Dieu a créée, ne serait-ce qu'une petite fourmi.

3 Ces deux bassins s'emplissent d'eau par des moyens différents ; pour l'un elle est amenée artificiellement de loin par de nombreux aqueducs, l'autre a été creusé à la source même de l'eau, et il s'emplit sans bruit. Si la source est aussi abondante que celle dont nous parlons, lorsque le bassin est plein, il en déborde un grand ruisseau ; il n'y a pas besoin d'artifices, peu importerait la ruine de l'aqueduc, l'eau jaillit toujours du même point. Telle est la différence : celle qui vient par les aqueducs s'assimile, ce me semble, aux contentements qu'on obtient par la méditation ; nos pensées nous les procurent, en nous aidant des choses créées pour méditer par un effort de l'entendement, et comme elle vient, enfin, de notre industrie, c'est avec bruit qu'elle répand quelque chose de profitable dans l'âme, comme je l'ai dit.

4 Dans l'autre bassin, l'eau naît de la source même, qui est Dieu ; donc, comme Sa Majesté le veut quand Sa volonté est d'accorder une faveur surnaturelle, elle émane avec une quiétude immense et paisible du plus intime de nous-même, je ne sais où, ni comment il se fait que ce contentement et cette délectation ne se ressentent pas dans le cœur comme les joies d'ici-bas, du moins au début, car ils finissent par tout inonder ; cette eau se répand dans toutes les Demeures et toutes les puissances, elle atteint enfin le corps ; c'est pourquoi j'ai dit qu'elle commence en Dieu et finit en nous ; car vraiment, comme le verra quiconque l'éprouvera, l'homme extérieur tout entier jouit de ce plaisir et de cette douceur.

5 Tout en écrivant, je considérais tout à l'heure que le verset que j'ai cité : Dilatasti cor meum, dit que le cœur s'est dilaté ; il ne me semble pourtant pas que cela prenne naissance dans le cœur, mais en un point encore plus intérieur, comme en quelque chose de très profond. Je pense que ce doit être le centre de l'âme, comme je l'ai compris depuis et le dirai pour finir ; car vrai, je vois en nous des mystères qui m'émerveillent souvent. Combien d'autres doit-il y en avoir ! Ô mon Seigneur et mon Dieu, que vos grandeurs sont grandes ! Nous nous conduisons ici-bas comme de naïfs petits bergers, nous croyons saisir quelque chose de vous, et ce doit être moins que rien, puisqu'il y a déjà en nous-même de grands mystères que nous ne comprenons pas. Moins que rien, par rapport à l'immensité qui est en Vous : je ne dis pas que vos grandeurs que nous voyons ne soient pas grandes même ce que nous pouvons saisir de vos œuvres.

6 Pour en revenir au verset, s'il peut éclairer, ce me semble, ce que j'écris ici, c'est à propos de cette dilatation ; car il apparaît que lorsque cette eau céleste commence à couler de la source dont je parle au plus profond de nous, on dirait que tout notre intérieur se dilate et s'élargit, et on ne saurait exprimer tout le bien qui en résulte, l'âme elle-même ne peut comprendre ce qui lui est donné. Elle respire un parfum, disons-le maintenant, comme s'il y avait dans cette profondeur intérieure un brasero sur lequel on jetterait des parfums embaumés : on ne voit pas la braise, on ne sait où elle est, mais sa chaleur et la fumée odorante pénètrent l'âme tout entière, et même, comme je l'ai dit, le corps en a fort souvent sa part. Attention, comprenez-moi, on ne sent pas de chaleur, on ne respire pas une odeur, c'est chose plus délicate que ces choses-là, mais cela peut vous aider à comprendre, et les personnes qui n'en ont pas l'expérience sauront que cela se produit vraiment ainsi, qu'on le comprend plus clairement que je ne l'exprime. Ce n'est pas un de ces cas où l'on puisse se faire illusion, puisque nos plus grands efforts ne pourraient rien obtenir ; cela même nous prouve que ça n'est pas d'un métal courant, mais l'or infiniment pur de la sagesse divine. Ici, ce me semble, les puissances ne sont pas unies, mais ravies, et comme étonnées, elles considèrent tout cela.

7 Il se peut qu'à propos de ces choses intérieures je sois en contradiction avec ce que j'ai déjà dit ailleurs. Il n'y a rien de surprenant, car depuis prés de quinze ans que je les ai écrites, il se peut que le Seigneur m'ait donné plus de lumières sur ces choses que je n'en avais alors, mais aujourd'hui comme alors, je puis me tromper en tout, mais je ne saurais mentir ; par la miséricorde de Dieu, je souffrirais plutôt mille morts ; je dis ce que je comprends.

8 Il me semble bien que la volonté doive être unie avec celle de Dieu d'une façon ou d'une autre, mais c'est aux effets et aux œuvres qui s'ensuivent qu'on reconnaît la vérité de cette oraison ; il n'est meilleur creuset pour l'éprouver. C'est une fort grande faveur de Dieu que de la reconnaître quand on la reçoit, c'en est une très grande si on ne retourne pas en arrière. Vous voudrez donc, mes filles, chercher à obtenir cette oraison, et vous avez raison, car, comme je l'ai dit, l'âme ne pourra jamais mesurer les grâces que le Seigneur lui accorde alors, et l'amour avec lequel il la rapproche encore de Lui ; vrai, vous voudriez bien savoir comment nous obtiendrons cette faveur. Je vais vous dire ce que j'ai compris à ce sujet.

9 Ne parlons pas de l'heure où le Seigneur consent à l'accorder : c'est au gré de Sa Majesté, uniquement. Elle a ses raisons, nous n'avons pas à nous en mêler. Lorsque vous aurez fait tout ce qu'on accomplit dans les précédentes Demeures, de l'humilité, de l'humilité ! C'est elle qui persuade le Seigneur de nous accorder tout ce que nous attendons de lui ; vous reconnaîtrez en tout premier lieu que vous la possédez à ce que vous ne croirez pas mériter ces faveurs et saveurs du Seigneur, ni jamais les connaître de votre vie. En ce cas, objecterez-vous, comment les obtient-on sans les chercher ? Je réponds que le meilleur moyen est celui que je vous ai dit, ne pas les rechercher, pour les raisons suivantes. La première, c'est qu'il faut d'abord, pour cela, aimer Dieu sans intérêt. La seconde, c'est qu'il y aurait certain manque d'humilité à penser que nos misérables services pourraient nous valoir quelque chose d'aussi grand. La troisième, c'est que la vraie manière de nous y préparer est le désir de souffrir et d'imiter le Seigneur. La quatrième, c'est que Sa Majesté n'est pas obligée de nous l'accorder, comme elle l'est de nous accorder le ciel si nous observons ses commandements, car nous pouvons nous sauver sans cela, Dieu sait mieux que nous ce qui nous convient, et qui l'aime vraiment ; c'est vrai, je le sais, je connais des gens qui suivent la voie de l'amour comme ils le doivent, uniquement pour servir leur Christ crucifié, et non seulement ils ne lui demandent pas de plaisirs spirituels et n'en désirent pas, mais ils le supplient de ne pas leur en donner en cette vie ; c'est la vérité. La cinquième, c'est que nous travaillerions en vain, car cette eau ne peut être amenée par les aqueducs comme la précédente, et si elle ne peut couler de source, il ne nous sert pas à grand-chose de nous fatiguer. Je veux dire que pour beaucoup que nous méditions, pour beaucoup que nous nous pressurions jusqu'à nous tirer des larmes cette eau ne vient pas de là. Dieu ne la donne qu'à qui il veut et souvent au moment où l'âme y pense le moins.

10 Nous sommes à Lui, mes soeurs, qu'il fasse de nous ce qu'il voudra, qu'il nous conduise par la voie qui lui plaira. Je crois bien que si nous nous humilions et détachons vraiment, (je dis vraiment, il ne suffit pas que ce soit en pensée, nos pensées nous trompent souvent, mais nous devons être entièrement détachées), le Seigneur ne manquera pas de nous accorder cette faveur, et bien d'autres encore que nous ne saurions désirer. Qu'il soit loué et béni à jamais. Amen.
Il y a quelques temps, il m'arrivait parfois la nuit, lorsque je dormais de réciter le « Notre Père » ou parfois un "Je vous salue Marie" et parfois j'essayais de stopper mais rien n'y faisait, j'ai fini par nommer cet évènement "la prière automatique" .

J'aimerais savoir si parmi vous, certains avaient connu cette Quiétude spirituelle ou si même quelqu'un pourrait m'en dire plus.
Je ne crois pas avoir jamais été comme contraint à prier malgré ma volonté d'arrêter. :incertain:
En revanche, il m'est déjà arrivé de m'endormir très heureux en récitant le chapelet, lentement, sans parvenir au delà de la troisième dizaine.
J'ai aussi remarqué que je ne pouvais pas sentir cette paix et cette joie intérieure après avoir perdu l'état de grâce...

Fraternellement,
Laurent.
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espoir1001
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par espoir1001 »

Laurent L. a écrit :Bonjour Nadine ! :)

Voici ce que dit Sainte Thérèse :
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Le Château Intérieur - 4e demeure a écrit :CHAPITRE II

Suite du même sujet. Des plaisirs spirituels, et comment on doit les obtenir sans les rechercher : une comparaison aide à comprendre.

1 Dieu secourable, dans quoi me suis-je fourrée ! J'avais déjà oublié ce dont je parlais, car les affaires et ma santé m'obligent à m'interrompre au meilleur moment ; et comme je n'ai guère de mémoire, tout doit être en désordre, faute de pouvoir me relire. Il se peut d'ailleurs que tout ce que je dis ne soit que désordre ; du moins est-ce mon impression. Il me semble avoir déjà parlé des consolations spirituelles, qui parfois, quand s'y mêlent nos passions, provoquent une frénésie de sanglots ; certaines personnes m'ont même dit que leur cœur se serre, qu'il s'ensuit même des mouvements extérieurs auxquels elles ne peuvent résister, si forts que le sang leur sort par les narines, et autres choses aussi pénibles. Je ne puis rien dire faute d'être passée par là, mais il doit s'ensuivre de la consolation ; car, comme e le dis, tout aboutit au désir de contenter Dieu et de jouir de Sa Majesté.

2 Il en va tout autrement de ce que j'appelle les plaisirs de Dieu, et que j'ai nommé ailleurs oraison de quiétude, comme le comprendront celles d'entre vous qui y ont goûté, par la miséricorde de Dieu. Pour mieux comprendre, supposons que nous voyions deux fontaines qui emplissent d'eau deux bassins : je ne trouve rien qui se prête mieux que l'eau à l'explication de certaines choses spirituelles, pour une raison : je sais peu de choses, nul talent ne me vient en aide, mais j'aime tant cet élément que je l'ai considéré avec plus d'attention que toute autre chose. Car dans tout ce qu'un si grand Dieu, si savant, a créé, il doit y avoir de nombreux secrets dont nous ne pouvons tirer le même profit que ceux qui les comprennent ; je crois pourtant qu'il y a plus qu'on ne peut comprendre dans chaque petite chose que Dieu a créée, ne serait-ce qu'une petite fourmi.

3 Ces deux bassins s'emplissent d'eau par des moyens différents ; pour l'un elle est amenée artificiellement de loin par de nombreux aqueducs, l'autre a été creusé à la source même de l'eau, et il s'emplit sans bruit. Si la source est aussi abondante que celle dont nous parlons, lorsque le bassin est plein, il en déborde un grand ruisseau ; il n'y a pas besoin d'artifices, peu importerait la ruine de l'aqueduc, l'eau jaillit toujours du même point. Telle est la différence : celle qui vient par les aqueducs s'assimile, ce me semble, aux contentements qu'on obtient par la méditation ; nos pensées nous les procurent, en nous aidant des choses créées pour méditer par un effort de l'entendement, et comme elle vient, enfin, de notre industrie, c'est avec bruit qu'elle répand quelque chose de profitable dans l'âme, comme je l'ai dit.

4 Dans l'autre bassin, l'eau naît de la source même, qui est Dieu ; donc, comme Sa Majesté le veut quand Sa volonté est d'accorder une faveur surnaturelle, elle émane avec une quiétude immense et paisible du plus intime de nous-même, je ne sais où, ni comment il se fait que ce contentement et cette délectation ne se ressentent pas dans le cœur comme les joies d'ici-bas, du moins au début, car ils finissent par tout inonder ; cette eau se répand dans toutes les Demeures et toutes les puissances, elle atteint enfin le corps ; c'est pourquoi j'ai dit qu'elle commence en Dieu et finit en nous ; car vraiment, comme le verra quiconque l'éprouvera, l'homme extérieur tout entier jouit de ce plaisir et de cette douceur.

5 Tout en écrivant, je considérais tout à l'heure que le verset que j'ai cité : Dilatasti cor meum, dit que le cœur s'est dilaté ; il ne me semble pourtant pas que cela prenne naissance dans le cœur, mais en un point encore plus intérieur, comme en quelque chose de très profond. Je pense que ce doit être le centre de l'âme, comme je l'ai compris depuis et le dirai pour finir ; car vrai, je vois en nous des mystères qui m'émerveillent souvent. Combien d'autres doit-il y en avoir ! Ô mon Seigneur et mon Dieu, que vos grandeurs sont grandes ! Nous nous conduisons ici-bas comme de naïfs petits bergers, nous croyons saisir quelque chose de vous, et ce doit être moins que rien, puisqu'il y a déjà en nous-même de grands mystères que nous ne comprenons pas. Moins que rien, par rapport à l'immensité qui est en Vous : je ne dis pas que vos grandeurs que nous voyons ne soient pas grandes même ce que nous pouvons saisir de vos œuvres.

6 Pour en revenir au verset, s'il peut éclairer, ce me semble, ce que j'écris ici, c'est à propos de cette dilatation ; car il apparaît que lorsque cette eau céleste commence à couler de la source dont je parle au plus profond de nous, on dirait que tout notre intérieur se dilate et s'élargit, et on ne saurait exprimer tout le bien qui en résulte, l'âme elle-même ne peut comprendre ce qui lui est donné. Elle respire un parfum, disons-le maintenant, comme s'il y avait dans cette profondeur intérieure un brasero sur lequel on jetterait des parfums embaumés : on ne voit pas la braise, on ne sait où elle est, mais sa chaleur et la fumée odorante pénètrent l'âme tout entière, et même, comme je l'ai dit, le corps en a fort souvent sa part. Attention, comprenez-moi, on ne sent pas de chaleur, on ne respire pas une odeur, c'est chose plus délicate que ces choses-là, mais cela peut vous aider à comprendre, et les personnes qui n'en ont pas l'expérience sauront que cela se produit vraiment ainsi, qu'on le comprend plus clairement que je ne l'exprime. Ce n'est pas un de ces cas où l'on puisse se faire illusion, puisque nos plus grands efforts ne pourraient rien obtenir ; cela même nous prouve que ça n'est pas d'un métal courant, mais l'or infiniment pur de la sagesse divine. Ici, ce me semble, les puissances ne sont pas unies, mais ravies, et comme étonnées, elles considèrent tout cela.

7 Il se peut qu'à propos de ces choses intérieures je sois en contradiction avec ce que j'ai déjà dit ailleurs. Il n'y a rien de surprenant, car depuis prés de quinze ans que je les ai écrites, il se peut que le Seigneur m'ait donné plus de lumières sur ces choses que je n'en avais alors, mais aujourd'hui comme alors, je puis me tromper en tout, mais je ne saurais mentir ; par la miséricorde de Dieu, je souffrirais plutôt mille morts ; je dis ce que je comprends.

8 Il me semble bien que la volonté doive être unie avec celle de Dieu d'une façon ou d'une autre, mais c'est aux effets et aux œuvres qui s'ensuivent qu'on reconnaît la vérité de cette oraison ; il n'est meilleur creuset pour l'éprouver. C'est une fort grande faveur de Dieu que de la reconnaître quand on la reçoit, c'en est une très grande si on ne retourne pas en arrière. Vous voudrez donc, mes filles, chercher à obtenir cette oraison, et vous avez raison, car, comme je l'ai dit, l'âme ne pourra jamais mesurer les grâces que le Seigneur lui accorde alors, et l'amour avec lequel il la rapproche encore de Lui ; vrai, vous voudriez bien savoir comment nous obtiendrons cette faveur. Je vais vous dire ce que j'ai compris à ce sujet.

9 Ne parlons pas de l'heure où le Seigneur consent à l'accorder : c'est au gré de Sa Majesté, uniquement. Elle a ses raisons, nous n'avons pas à nous en mêler. Lorsque vous aurez fait tout ce qu'on accomplit dans les précédentes Demeures, de l'humilité, de l'humilité ! C'est elle qui persuade le Seigneur de nous accorder tout ce que nous attendons de lui ; vous reconnaîtrez en tout premier lieu que vous la possédez à ce que vous ne croirez pas mériter ces faveurs et saveurs du Seigneur, ni jamais les connaître de votre vie. En ce cas, objecterez-vous, comment les obtient-on sans les chercher ? Je réponds que le meilleur moyen est celui que je vous ai dit, ne pas les rechercher, pour les raisons suivantes. La première, c'est qu'il faut d'abord, pour cela, aimer Dieu sans intérêt. La seconde, c'est qu'il y aurait certain manque d'humilité à penser que nos misérables services pourraient nous valoir quelque chose d'aussi grand. La troisième, c'est que la vraie manière de nous y préparer est le désir de souffrir et d'imiter le Seigneur. La quatrième, c'est que Sa Majesté n'est pas obligée de nous l'accorder, comme elle l'est de nous accorder le ciel si nous observons ses commandements, car nous pouvons nous sauver sans cela, Dieu sait mieux que nous ce qui nous convient, et qui l'aime vraiment ; c'est vrai, je le sais, je connais des gens qui suivent la voie de l'amour comme ils le doivent, uniquement pour servir leur Christ crucifié, et non seulement ils ne lui demandent pas de plaisirs spirituels et n'en désirent pas, mais ils le supplient de ne pas leur en donner en cette vie ; c'est la vérité. La cinquième, c'est que nous travaillerions en vain, car cette eau ne peut être amenée par les aqueducs comme la précédente, et si elle ne peut couler de source, il ne nous sert pas à grand-chose de nous fatiguer. Je veux dire que pour beaucoup que nous méditions, pour beaucoup que nous nous pressurions jusqu'à nous tirer des larmes cette eau ne vient pas de là. Dieu ne la donne qu'à qui il veut et souvent au moment où l'âme y pense le moins.

10 Nous sommes à Lui, mes soeurs, qu'il fasse de nous ce qu'il voudra, qu'il nous conduise par la voie qui lui plaira. Je crois bien que si nous nous humilions et détachons vraiment, (je dis vraiment, il ne suffit pas que ce soit en pensée, nos pensées nous trompent souvent, mais nous devons être entièrement détachées), le Seigneur ne manquera pas de nous accorder cette faveur, et bien d'autres encore que nous ne saurions désirer. Qu'il soit loué et béni à jamais. Amen.
Il y a quelques temps, il m'arrivait parfois la nuit, lorsque je dormais de réciter le « Notre Père » ou parfois un "Je vous salue Marie" et parfois j'essayais de stopper mais rien n'y faisait, j'ai fini par nommer cet évènement "la prière automatique" .

J'aimerais savoir si parmi vous, certains avaient connu cette Quiétude spirituelle ou si même quelqu'un pourrait m'en dire plus.
Je ne crois pas avoir jamais été comme contraint à prier malgré ma volonté d'arrêter. :incertain:
En revanche, il m'est déjà arrivé de m'endormir très heureux en récitant le chapelet, lentement, sans parvenir au delà de la troisième dizaine.
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Fraternellement,
Laurent.
Merci Laurent pour votre réponse, si au début, j'essayais d'arrêter, c'est non pas que je me sentais contrainte mais que cela me sembler tellement étrange, que je me demandais si je ne commettais pas une faute, je ne la vivais plus puis de nouveaux elle est prèsente et c'est une telle joie intérieur et une telle paix.

Fraternellement

Nadine
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etienne lorant
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par etienne lorant »

La prière étant le premier mode de communication spirituelle, "Priez en tout temps !", priez donc et ne vous gênez pas ! Je vous envie un peu, je dois dire...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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espoir1001
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par espoir1001 »

etienne lorant a écrit :La prière étant le premier mode de communication spirituelle, "Priez en tout temps !", priez donc et ne vous gênez pas ! Je vous envie un peu, je dois dire...
Je sus désolèe que vous m'enviez Cher Etienne car ce n'était pas mon but, j'aimerai que tous nous puissions priez en tout temps.

Fraternerllement :coeur:
Nadine
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Séverin
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par Séverin »

Quelques réflexions sur la Prière d'un OSFS à partir de "l'Introduction à la Vie Dévote" écrit par St François de Sales au XVIIème siècle.
Oraisons Jaculatoires
- prières brèves, ferventes et répétitives qui montent du fond de nos coeurs -

La foi chrétienne est un élément important pour beaucoup de personnes. Croire en Dieu, se concerter avec Lui (prière) et puiser dans la foi force et soutien pour faire face aux vicissitudes de la vie, est un événement salutaire pour beaucoup de chrétiens. Sans cesse, pourtant, dans notre vie quotidienne, nous avons l’impression douloureuse, que Dieu est loin et inaccessible. Cependant si la foi ne résiste pas à l’épreuve du quotidien, il convient alors s’interroger sur son sens en faisant appel à notre esprit critique.

Foi et vie quotidienne.

Les grands maîtres de la vie spirituelle tentent tous, chacun à sa façon, d’établir une relation harmonieuse entre la foi et la vie de tous les jours. Une foi éloignée de la vie réelle de l’homme ne peut pas être appelée chrétienne. Jésus de Nazareth donne lui-même au cours de sa vie terrestre la preuve, que foi et vie quotidienne ne s’opposent pas, mais c’est justement leur cohabitation harmonieuse qui incarne pleinement et véritablement notre humanité. La foi de Jésus en son Père ne l’éloigne pas des hommes, au contraire elle Le conduit vers eux. Et pourtant Jésus lui-même se retire souvent dans la solitude, pour s’adresser à son Père céleste.

« Philothée » - un guide pour les chrétiens.

Avec son livre « Philothée - Introduction à la vie dévote » François de Sales (1567 – 1622) donne à ses contemporains un guide pratique pour leur venir en aide. Saint François de Sales lui tient tout particulièrement à coeur d’établir une relation harmonieuse entre la foi et la vie quotidienne. En tant qu’évêque de Genève il accompagne spirituellement beaucoup d’hommes et femmes. Il apprend à connaître leurs besoins et difficultés spirituelles. « Philothée » - paru il y a 400 ans – n’est en aucun cas un livre pour « bigots » coupés du monde. Non, ce livre est rédigé pour des gens, qui vivent pleinement leur vie, qui ont les deux pieds sur terre et qui, en même temps, croient en Dieu. Cette exigence fait que cet ouvrage est toujours d’actualité et intelligible pour nos contemporains.

Prier, oui, mais comment ?

« Philothée » regorge de conseils pratiques et de pistes que François de Sales donne au chrétien pour lui apprendre à prier. À côté de la méditation et de la prière du matin, l’évêque de Genève mentionne la pause de midi et la prière du soir. La célébration de la Sainte Messe, quant à elle, doit être considérée comme une forme particulière de prière. À côté de ces formes de prière François de Sales en cite encore une autre : le « recueillement spirituel ». Ce type de prière est selon ses paroles « un des moyens plus sûrs de progrès spirituel ». Qu’entend-il par là ?

Sanctification de la vie quotidienne.

Comme nous l’avons dit déjà : François de Sales est conscient du tiraillement de l’homme dans la vie quotidienne. Les exigences de la vie familiale et professionnelle, les obligations sociales rendent souvent la prière presque impossible. Comme un être humain peut-il prier à Dieu, lorsqu’ il est littéralement écrasé sous les poids du devoir et soucis et le fardeau du quotidien? Consciente de cette difficulté de l’homme (d’hier comme d’aujourd'hui) François emprunte un chemin particulier qu’il appelle « recueillement spirituel » ou plus exactement « oraisons jaculatoires». Dans « Philothée » il écrit (II, 12 et 13) : « Au cours de la journée, revenez à Dieu le plus souvent que vous pourrez. Pensez à ce que Dieu fait et à ce que vous faites. Vous constaterez que son regard est toujours tourné vers vous, perpétuellement fixé sur vous par l’amour incomparable qu’il vous porte. « Ô Dieu, pourquoi ne suis-je pas toujours tournée vers vous comme vous l’êtes vers moi ? Pourquoi pensez-vous si souvent à moi, et moi si rarement à vous ? Où sommes-nous, ô mon âme ? Notre vraie place n’est-elle pas en Dieu ? Où sommes-nous donc, » L’homme doit par conséquent penser à Dieu, tout en vaquant à ses occupations quotidiennes. Il n’y a pas besoin de renoncer à ses activités, mais doit les placer sous le regard de Dieu. Cette directive spirituelle est-elle réaliste pour nous, aujourd’hui?

Recueillement Spirituel.
Selon François de Sales « le recueillement spirituel » est possible dans toutes les circonstances de vie. « Pensez souvent, Philothée, à vous retirer dans la solitude de votre cœur alors que vous êtes au milieu des conversations et des affaires. Si nombreux qu’ils soient, ceux qui vaquent autour de vous ne seront pas un obstacle, car ils côtoient seulement votre corps ; votre cœur, lui, demeure seul avec Dieu seul ». Pour expliciter cet exercice spirituel, François de Sales donne un exemple d’une grande limpidité: Le promeneur, pour réjouir son cœur et rafraîchir sa bouche, s’arrête bien quelques instants pour boire un peu de vin. Il n’interrompt pas pour autant son voyage. Il reprend ainsi des forces, marchera plus vite, et arrivera plus tôt. Il ne s’arrête que pour mieux aller ».

Faire une petite pause.
Le recueillir spirituellement consiste à faire des petits pauses dans notre quotidien. Nous nous tournons vers Dieu, nous Lui adressons de courtes prières qui viennent du fond de notre cœur et nous lui présentons notre vie. Ces prières brèves et répétitives sont intrinsèquement liées aux événements quotidiens. Il ne s’agit pas de prier davantage, mais de laisser pénétrer notre quotidien par de ces courtes pensées qui montent de notre cœur vers Dieu. Celui qui pratique cette forme de prière, se rendra compte que la prière n’est pas une pesante obligation, mais plutôt un agréable dialogue, plein de tendresse avec Dieu. François de Sales explicite lui-même cette idée de la façon suivante : « Les amoureux qui aiment d’un amour humain ne cessent de penser à la personne qu’ils aiment ; pour elle, leur cœur déborde et leur bouche est remplie de louanges ; en son absence, toute occasion est bonne pour lui écrire et exprimer leur passion. Il n’est pas d’arbre sur l’écorce duquel ils n’en graveraient le nom. Ainsi, ceux qui aiment Dieu ne peuvent cesser de penser à lui, de respirer pour lui, d’aspirer à lui, de parler de lui. Ils voudraient, s’il était possible, graver sur tous les cœurs le nom saint e sacré de Jésus. Tout les y invite : pas une créature qui ne chante les louanges de leur Bien-Aimé… »

Envoyer un SMS à Dieu.
Une comparaison empruntée au monde actuel peut illustrer l’invitation formulée par François de Sales, il y a 400 années. Pour beaucoup d’entre nous le téléphone mobile est devenu un compagnon permanent : Où que nous soyons, nous pouvons appeler des gens et ils peuvent, eux aussi, nous joindre à tout moment. Si nous pensons à une personne, il nous est techniquement possible de lui envoyer un court message, un SMS. Un tel SMS ne coûte pas cher et ne nous prend beaucoup de temps, mais il en dit beaucoup sur notre relation avec l’autre. Ces petits moments d’attention revêtent souvent une signification particulière quant à la qualité des relations humaines. Il en est de même de la relation du croyant avec Dieu. Penser ne serait-ce même que brièvement à Dieu, tout en vaquant à nos occupations peut transformer durablement et positivement la structure de notre quotidien. Le quotidien avec toutes ses exigences prend alors une autre orientation. Les difficultés, les problèmes et tant de choses pesantes ne sont plus seuls au premier plan. Nous prenons au contraire, peu à peu, conscience de la présence concrète de Dieu dans nos vies et de sa présence bienveillante à nos côtés. La qualité de ma vie quotidienne sera durablement transformée si je prête brièvement et régulièrement attention à la présence divine. Beaucoup de choses nous paraîtront plus faciles, car nous n’en porterons plus seuls le poids, mais que par la prière nous pouvons en partager la charge avec Dieu (recueillement spirituel). Les personnes qui enverront régulièrement un SMS de prière à Dieu, constateront que Dieu à son tour leur enverra un SMS. Une « sonnerie » retentira tout à coup dans leur quotidien. Ils ressentiront la présence divine et ils entendront le message personnel qu’Il leur fera parvenir.

Quel est le contenu de ces oraisons jaculatoires ?
La question se pose maintenant du contenu des prières jaculatoires et comment les formuler? Dans ses nombreux écrits spirituels énumère une profusion de telles oraisons. Mais il ne s’agit pas pour lui de s’astreindre à une forme déterminée de prière: «Beaucoup ont constitué des recueils d’invocations. Ils sont fort utiles. Mais, à mon avis, ne vous astreignez pas à des paroles toutes faites. De bouche ou de cœur, dites celles que l’amour vous suggère dans l’instant. L’amour vous en fournira autant que vous voulez. Il est vrai que certains mots ont une force d’expression qui correspond mieux aux désirs du cœur, comme ces courtes prières, ces appels lancés à Dieu, que l’on trouve si souvent dans les psaumes de David, ou l’invocation du nom de Jésus, ou les traits d’amour du Cantique des Cantiques. Les hymnes aussi, pourvu que l’on prête attention aux paroles que l’on chante ». Faisons donc appel à notre créativité pour trouver les mots appropriés voire le cantique qui nous permettra de formuler nos propres oraisons jaculatoires. La oraison jaculatoire préférée de François de Sales é : « Vive Jésus ! » Il a répété toujours cette petite prière tout au long de la journée, tout en vaquant ses diverses occupations. Pour bien faire sienne cette oraison, le premier pas peut être de choisir une courte prière ou un hymne qui nous interpelle tout particulièrement. Nous pouvons répéter cette oraison (ou cet hymne) lors notre oraison du matin, à midi et le soir comme à différentes occasions dans la journée. Cet exercice n’exige pas beaucoup d’efforts et nous prendra peu de temps. Il aura une portée toute particulière. François de Sales insiste dans son « Philothée » sur ce point : « C’est dans cette forme de prière, et dans l’habitude de vous retirer souvent en vous-même que gît la pratique essentielle de la vie spirituelle. Elle peut suppléer l’insuffisance de toutes les autres formes de prière, mais si elle fait défaut, rien ne pourra la remplacer. Sans elle, pas de vie contemplative, par conséquent pas de vie active non plus. Sans elle, le repos n’est qu’oisiveté et le travail, agitation. C’est pourquoi je vous conjure de vous engager dans cette pratique de tout votre cœur, et de ne pas l’abandonner.»
Tentez donc l’expérience !
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Barbarus
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par Invité »

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/.../v ... /index.htm

Lien pour lire: L'Introduction à la vie dévote. de St François de Sales 1619
etienne lorant
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Re: Quietude spirituelle

Message non lu par etienne lorant »

Que le Seigneur nous tienne tous en sa miséricorde, en ce jour de nos vie où nous sommes passants. Mon Dieu, ayez pitié de nous. Accorde-nous en cette même heure d'honorer ton Nom par un temps d'adoration mais aussi un geste de charité. Amen.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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espoir1001
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Re: Quiétude spirituelle

Message non lu par espoir1001 »

, désolée de vous répondre si tard,

Je vous remercie tous sincèrement de l'aide que vous m'avez apportée

Fraternellement en Christ :coeur:

Nadine
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Si tu vas au bout du monde tu y verras des traces de Dieu, si tu regardes au fond de toi tu y trouveras Dieu lui-même.
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