Harry Potter et Tolkien
http://www.lifesite.net/ldn/2006/mar/06030104.html
L'exorciste du Vatican et le patron des exorcistes, Dom Amorth renouvelle sa condamnation des romans d'Harry Potter: " You start off with Harry Potter, who comes across as a likeable wizard, but you end up with the Devil. There is no doubt that the signature of the Prince of Darkness is clearly within these books."
"By reading Harry Potter a young child will be drawn into magic and from there it is a simple step to Satanism and the Devil,"
Le Pape Benoit XIV, cardinal Ratzinger en 2003 avait aussi dénoncé HP: (...)
Writing to Germany's best known Potter critic Gabriele Kuby, the man who was to become Pope Benedict XVI wrote, "It is good that you enlighten people about Harry Potter, because those are subtle seductions, which act unnoticed and by this deeply distort Christianity in the soul, before it can grow properly."
L'exorciste du Vatican et le patron des exorcistes, Dom Amorth renouvelle sa condamnation des romans d'Harry Potter: " You start off with Harry Potter, who comes across as a likeable wizard, but you end up with the Devil. There is no doubt that the signature of the Prince of Darkness is clearly within these books."
"By reading Harry Potter a young child will be drawn into magic and from there it is a simple step to Satanism and the Devil,"
Le Pape Benoit XIV, cardinal Ratzinger en 2003 avait aussi dénoncé HP: (...)
Writing to Germany's best known Potter critic Gabriele Kuby, the man who was to become Pope Benedict XVI wrote, "It is good that you enlighten people about Harry Potter, because those are subtle seductions, which act unnoticed and by this deeply distort Christianity in the soul, before it can grow properly."
- Etrigan
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Cette liste des ouvrages interdits est-elle accessible ?Christophe a écrit :Le drame, me semble-t-il, est qu'à notre époque, ce n'est pas un index des livres interdits ou déconseillés, qu'il faudrait. Mais un index des livres autorisés ou conseillés, tellement les mauvais livres se sont démultipliés...
:unsure:
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
[align=justify]Bonsoir Etrigan et Guillaume,
L'Index Librorum Prohibitorum a été abrogé il y a près de quatre décennies.
Suite du débat sur l'Index à cette adresse: http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?p=12548 | Franck
Ce n'est pas l'imaginaire voire même l'extraordinaire qui pose problème avec Harry Potter, la problématique est en réalité toute autre. Harry Potter donne une image positive de la magie c'est à dire d'un contrôle qui se veut absolu sur le monde ou pour reprendre des termes bibliques, Harry Potter nous incite à devenir « comme des dieux ». Ce personnage n'est dès lors plus qu'une tentative de réhabilitation du mensonge originel, tentative d'autant plus pernicieuse que ces ouvrages s'adressent aux enfants. Je ne saisis par ailleurs pas bien le parallèle avec le monde de Narnia qui est rien d'autre qu'une introduction à la foi chrétienne pour les enfants comme l'a toujours parfaitement assumé son créateur, C.S. Lewis. Si la posture de Harry Potter est satanique, celle d'Aslan est tout bonnement christique.
PaX
Franck[/align]
Etrigan a écrit :Cette liste des ouvrages interdits est-elle accessible ?
L'Index Librorum Prohibitorum a été abrogé il y a près de quatre décennies.
Suite du débat sur l'Index à cette adresse: http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?p=12548 | Franck
guillaume a écrit :Mon petit frère non dérangé mentalement a lu quelques HP et n'est pas devenu un fou d'éspérance d'un improbable surgissement d'HP dans sa vie...
Ce n'est pas l'imaginaire voire même l'extraordinaire qui pose problème avec Harry Potter, la problématique est en réalité toute autre. Harry Potter donne une image positive de la magie c'est à dire d'un contrôle qui se veut absolu sur le monde ou pour reprendre des termes bibliques, Harry Potter nous incite à devenir « comme des dieux ». Ce personnage n'est dès lors plus qu'une tentative de réhabilitation du mensonge originel, tentative d'autant plus pernicieuse que ces ouvrages s'adressent aux enfants. Je ne saisis par ailleurs pas bien le parallèle avec le monde de Narnia qui est rien d'autre qu'une introduction à la foi chrétienne pour les enfants comme l'a toujours parfaitement assumé son créateur, C.S. Lewis. Si la posture de Harry Potter est satanique, celle d'Aslan est tout bonnement christique.
PaX
Franck[/align]
http://www.info-sectes.org/enfants/potter.htm
un article intéressant d'info-secte sur les références occultes non contestables d'H.P.
un article intéressant d'info-secte sur les références occultes non contestables d'H.P.
-
ursulavonglott
- Ædilis

- Messages : 19
- Inscription : lun. 06 mars 2006, 12:20
Je vais dire un truc qui va vous paraitre hérétique.
Un chrétien est un bon chrétien s'il s'est cultivé.
S'il s'est cultivé c'est qu'il a été confronté à des questions, auxquelles il aura fallu qu'il apporte des réponses. Il n'est pas un mouton idiot, il sait réfléchir
La première question qui se pose au Chrétien lorsqu'il s'engage dans cette voie est celle de l'existence de Dieu. Et cette question, sans vouloir vous effrayer, on se la pose très jeune, je pense que vers huit ans c'est fait depuis longtemps. N'est-il pas légitime dans ce cas d'être confronté à d'autres choses qui n'ont pas de réalité, et apprendre à penser par soi même et à trouver ses repères, par rapport à ce qui à une existence sans matérialité, et par rapport à ce qui n'est qu'imaginaire?
Je pense que le distinguo peut et doit se faire très tôt. Et s'il se fait par le biais d'un gentil roman porteur d'idées très morales, pourquoi pas?
un petit rappel : les contes de Grimm et de Perrault sont un amas d'infamies innommables qu'on a bien voulu retravailler pour les rendre accessibles à un jeune public.
Je vous livre un extrait du très académique petit chaperon rouge :
Le petit chaperon rouge version recueillie dans la Nièvre au XIXe siècle, qui ressemble à de nombreuses autres versions anciennes. Le titre n’est pas exactement le même.
[…] Tandis que l’enfant prenait le chemin des épingles le loup partit à fond de train par celui des Aiguilles, arriva chez la grand-mère, la surprit et la tua. Puis il versa le sang de la pauvre femme dans des bouteilles du dressoir et mit sa chair dans un grand pot devant le feu. Après quoi il se coucha dans le lit. Il venait de tirer les courtines et de s’envelopper dans la couverture, quand il entendit frapper à la porte : c’était la petite fille qui arrivait. Elle entra :
- Bonjour grand-mère.
- Bonjour mon enfant.
- Etes-vous donc malade, que vous restez au lit ?
- Je suis un peu fatiguée, mon enfant.
- J’apporte votre époigne ; où faut-il la mettre ?
- Mets-la dans l’arche, mon enfant. Chauffe-toi, prends de la viande dans le pot, du vin dans une bouteille du dressoir, mange et bois, et tu viendras te coucher dans mon lit.
La petite fille mangea et but de bon appétit. Le chat de la maison, passant par la chatière, disait :
- Tu manges la chair, tu bois le sang de ta grand, mon enfant !
- Entendez-vous grand-mère ce que dit le chat ?
- Prends ton bâton et chasse-le !
Mais à peine avait-il disparu que le coq vint dire à son tour :
- Tu manges la chair, tu bois le sang de ta grand, mon enfant !
- Grand-mère entendez-vous le coq ?
- Prends ton bâton et chasse-le… Et maintenant que tu as bu et mangé, viens te coucher…
voici un autre extrait que vous n'avez peut-être plus en tête de la belle au bois dormant, version originale de Perrault :
- Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore. - Ah ! Madame, dit le Maître d'Hôtel. - Je le veux, dit la Reine (et elle le dit d'un ton d'Ogresse qui a envie de manger de la chair fraîche), et je la veux manger à la sauce Robert.
Ce pauvre homme voyant bien qu'il ne fallait pas se jouer à une Ogresse, prit son grand couteau, et monta à la chambre de la petite Aurore : elle avait pour lors quatre ans, et vint en sautant et riant se jeter à son col, et lui demander du bonbon. Il se mit à pleurer, le couteau lui tomba des mains et il alla dans la basse-cour couper la gorge à un petit agneau, et il lui fit une si bonne sauce que sa Maîtresse l'assura qu'elle n'avait jamais rien mangé de si bon.
Il avait emporté en même temps la petite Aurore, et l'avait donnée à sa femme pour la cacher dans le logement qu'elle avait au fond de la basse-cour. Huit jours après la méchante Reine dit à son Maître d'Hôtel :
Je veux manger à mon souper le petit Jour.
Il ne répliqua pas, résolu de la tromper comme l'autre fois ; il alla chercher le petit Jour, et le trouva avec un petit fleuret à la main, dont il faisait des armes avec un gros Singe ; il n'avait pourtant que trois ans. Il le porta à sa femme qui le cacha avec la petite Aurore, et donna à la place du petit Jour un petit chevreau fort tendre, que l'Ogresse trouva admirablement bon.
Cela était fort bien allé jusque-là ; mais un soir cette méchante Reine dit au Maître d'Hôtel :
Je veux manger la Reine à la même sauce que ses enfants.
le tout se poursuit et c'est de pire en pire....a choisir, j'aime autant que les enfants lisent Harry! et je trouve ça plus difficile de saisir le palier entre réalité / imaginaire dans la belle au bois dormant et le petit chaperon rouge, ou les gens n'ont pas de supers pouvoirs, où le cadre de l'intrigue est tout à fait classique, mais où les loups parlent et où il y a des ogres, que dans Harry où tout se passe dans une dimension parallèle, et où dans la vraie vie on ne fait pas de magie.... :roll:
Mais bon l'idée de mon message, est essentiellement de faire comprendre qu'il ne s'agit pas de former des bons chrétiens idiots, mais de former le bon chrétien en lui inculquant la bonne façon de réfléchir, sans le couper de toutes les expériences de vie qui pourraient le lui apprendre!
Un chrétien est un bon chrétien s'il s'est cultivé.
S'il s'est cultivé c'est qu'il a été confronté à des questions, auxquelles il aura fallu qu'il apporte des réponses. Il n'est pas un mouton idiot, il sait réfléchir
La première question qui se pose au Chrétien lorsqu'il s'engage dans cette voie est celle de l'existence de Dieu. Et cette question, sans vouloir vous effrayer, on se la pose très jeune, je pense que vers huit ans c'est fait depuis longtemps. N'est-il pas légitime dans ce cas d'être confronté à d'autres choses qui n'ont pas de réalité, et apprendre à penser par soi même et à trouver ses repères, par rapport à ce qui à une existence sans matérialité, et par rapport à ce qui n'est qu'imaginaire?
Je pense que le distinguo peut et doit se faire très tôt. Et s'il se fait par le biais d'un gentil roman porteur d'idées très morales, pourquoi pas?
un petit rappel : les contes de Grimm et de Perrault sont un amas d'infamies innommables qu'on a bien voulu retravailler pour les rendre accessibles à un jeune public.
Je vous livre un extrait du très académique petit chaperon rouge :
Le petit chaperon rouge version recueillie dans la Nièvre au XIXe siècle, qui ressemble à de nombreuses autres versions anciennes. Le titre n’est pas exactement le même.
[…] Tandis que l’enfant prenait le chemin des épingles le loup partit à fond de train par celui des Aiguilles, arriva chez la grand-mère, la surprit et la tua. Puis il versa le sang de la pauvre femme dans des bouteilles du dressoir et mit sa chair dans un grand pot devant le feu. Après quoi il se coucha dans le lit. Il venait de tirer les courtines et de s’envelopper dans la couverture, quand il entendit frapper à la porte : c’était la petite fille qui arrivait. Elle entra :
- Bonjour grand-mère.
- Bonjour mon enfant.
- Etes-vous donc malade, que vous restez au lit ?
- Je suis un peu fatiguée, mon enfant.
- J’apporte votre époigne ; où faut-il la mettre ?
- Mets-la dans l’arche, mon enfant. Chauffe-toi, prends de la viande dans le pot, du vin dans une bouteille du dressoir, mange et bois, et tu viendras te coucher dans mon lit.
La petite fille mangea et but de bon appétit. Le chat de la maison, passant par la chatière, disait :
- Tu manges la chair, tu bois le sang de ta grand, mon enfant !
- Entendez-vous grand-mère ce que dit le chat ?
- Prends ton bâton et chasse-le !
Mais à peine avait-il disparu que le coq vint dire à son tour :
- Tu manges la chair, tu bois le sang de ta grand, mon enfant !
- Grand-mère entendez-vous le coq ?
- Prends ton bâton et chasse-le… Et maintenant que tu as bu et mangé, viens te coucher…
voici un autre extrait que vous n'avez peut-être plus en tête de la belle au bois dormant, version originale de Perrault :
- Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore. - Ah ! Madame, dit le Maître d'Hôtel. - Je le veux, dit la Reine (et elle le dit d'un ton d'Ogresse qui a envie de manger de la chair fraîche), et je la veux manger à la sauce Robert.
Ce pauvre homme voyant bien qu'il ne fallait pas se jouer à une Ogresse, prit son grand couteau, et monta à la chambre de la petite Aurore : elle avait pour lors quatre ans, et vint en sautant et riant se jeter à son col, et lui demander du bonbon. Il se mit à pleurer, le couteau lui tomba des mains et il alla dans la basse-cour couper la gorge à un petit agneau, et il lui fit une si bonne sauce que sa Maîtresse l'assura qu'elle n'avait jamais rien mangé de si bon.
Il avait emporté en même temps la petite Aurore, et l'avait donnée à sa femme pour la cacher dans le logement qu'elle avait au fond de la basse-cour. Huit jours après la méchante Reine dit à son Maître d'Hôtel :
Je veux manger à mon souper le petit Jour.
Il ne répliqua pas, résolu de la tromper comme l'autre fois ; il alla chercher le petit Jour, et le trouva avec un petit fleuret à la main, dont il faisait des armes avec un gros Singe ; il n'avait pourtant que trois ans. Il le porta à sa femme qui le cacha avec la petite Aurore, et donna à la place du petit Jour un petit chevreau fort tendre, que l'Ogresse trouva admirablement bon.
Cela était fort bien allé jusque-là ; mais un soir cette méchante Reine dit au Maître d'Hôtel :
Je veux manger la Reine à la même sauce que ses enfants.
le tout se poursuit et c'est de pire en pire....a choisir, j'aime autant que les enfants lisent Harry! et je trouve ça plus difficile de saisir le palier entre réalité / imaginaire dans la belle au bois dormant et le petit chaperon rouge, ou les gens n'ont pas de supers pouvoirs, où le cadre de l'intrigue est tout à fait classique, mais où les loups parlent et où il y a des ogres, que dans Harry où tout se passe dans une dimension parallèle, et où dans la vraie vie on ne fait pas de magie.... :roll:
Mais bon l'idée de mon message, est essentiellement de faire comprendre qu'il ne s'agit pas de former des bons chrétiens idiots, mais de former le bon chrétien en lui inculquant la bonne façon de réfléchir, sans le couper de toutes les expériences de vie qui pourraient le lui apprendre!
- Hélène
- Mater civitatis

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Guillaume,
Ce qui semble t'échapper est que Babar ne peut absolument pas rentrer dans ta réalité quotidienne parce que :
1° c'est un éléphant
2° un éléphant qui parle
3° c'est un dessin animé
Lorsque tu fermes le livres ou la télé, tu sais bien que Babar, qu'il soit incestueux, voleur ou menteur, restera toujours un éléphant animé parlant. Tu vas pouvoir remettre les choses en place dans ton imaginaire.
Pour Harry, comme tu peux le lire dans le lien qu'a donné mc (que je remercie sincèrement), il en est tout autrement : Harry est un "vrai" petit garçon, avec une vraie histoire, qui vit dans une réalité que nous pouvons reconnaître. Dans le quotidien, il peut jeter des sorts à ceux qui lui font du mal : ses parents, un méchant prof, un ennemi déclaré, à partir de blessures subjectives qu'il subit. C'est toute l'exaltation de l'occultime qui est représensible parce qu'il est banalisé, c'est pas la personne de Harry. Ne le prenez pas personnel ! :lol:
En ce qui concerne Babar, j'ignore ce qui est la norme dans le règne animal en ce qui a trait à l'inceste...éclaire-moi je te prie...est-ce que l'animal a des normes morales, une éthique de la sorte ?
Pour donner un autre exemple un peu bâteau, fait divers réel que je racontais à mes enfants justement ce midi au repas : lorsque le premier film de Superman était sorti (je crois vers la fin des années '70 ou début '80), un papa avait cru bon d'amener son fils de trois ans pour voir ce film, phénomène important pour l'époque. Quelques jours plus tard, le petit garçon se prenant pour Superman a mis son petit costume avec sa cape puis a sauté en bas du 9e étage croyant qu'il pourrait voler comme Superman...il est mort. Bien sûr depuis, les parents sont capables d'expliquer aux enfants la différence entre la fiction et la réalité mais dans la tête de l'enfant, ça ne se fait pas automatiquement.
Hélène
Ce qui semble t'échapper est que Babar ne peut absolument pas rentrer dans ta réalité quotidienne parce que :
1° c'est un éléphant
2° un éléphant qui parle
3° c'est un dessin animé
Lorsque tu fermes le livres ou la télé, tu sais bien que Babar, qu'il soit incestueux, voleur ou menteur, restera toujours un éléphant animé parlant. Tu vas pouvoir remettre les choses en place dans ton imaginaire.
Pour Harry, comme tu peux le lire dans le lien qu'a donné mc (que je remercie sincèrement), il en est tout autrement : Harry est un "vrai" petit garçon, avec une vraie histoire, qui vit dans une réalité que nous pouvons reconnaître. Dans le quotidien, il peut jeter des sorts à ceux qui lui font du mal : ses parents, un méchant prof, un ennemi déclaré, à partir de blessures subjectives qu'il subit. C'est toute l'exaltation de l'occultime qui est représensible parce qu'il est banalisé, c'est pas la personne de Harry. Ne le prenez pas personnel ! :lol:
En ce qui concerne Babar, j'ignore ce qui est la norme dans le règne animal en ce qui a trait à l'inceste...éclaire-moi je te prie...est-ce que l'animal a des normes morales, une éthique de la sorte ?
Pour donner un autre exemple un peu bâteau, fait divers réel que je racontais à mes enfants justement ce midi au repas : lorsque le premier film de Superman était sorti (je crois vers la fin des années '70 ou début '80), un papa avait cru bon d'amener son fils de trois ans pour voir ce film, phénomène important pour l'époque. Quelques jours plus tard, le petit garçon se prenant pour Superman a mis son petit costume avec sa cape puis a sauté en bas du 9e étage croyant qu'il pourrait voler comme Superman...il est mort. Bien sûr depuis, les parents sont capables d'expliquer aux enfants la différence entre la fiction et la réalité mais dans la tête de l'enfant, ça ne se fait pas automatiquement.
Hélène
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
[align=justify]Bonsoir Ursula,
PaX
Franck[/align]
Parmi les lectures hétérodoxes, je distingue pour ma part les lectures potentiellement utiles des lectures certainement inutiles. À titre personnel je suis assez sensible à l'oeuvre de Bergson dont certains aspects furent pourtant condamnés par l'Église et il ne me semble donc pas superflu de se pencher dessus. A contrario, je n'éprouve nullement le besoin d'étudier en profondeur les oeuvres de critiques éculés qui ne m'apporteront rien, je m'abstiens volontiers de donner des exemples pour ne scandaliser personne. J'inclus également dans cette seconde catégorie les ouvrages néfastes ayant une ambition morale et intellectuelle relativement modeste mais profitant d'une large diffusion comme les livres de J.K. Rowling, Michel Onfray ou encore Dan Bown. Nous parlons de littérature mais il va de soi que cela s'applique également à la musique et au cinéma car certaines oeuvres, aussi intéressantes soient-elles, ne sont pas à mettre entre toutes les mains et ce ne sont d'ailleurs pas nécessairement celles qu'on croit. De nombreux films d'horreur sont bien plus moraux si j'ose dire que certains films classés comme étant « tous publics », je pense notamment à Mulholland Drive dont la classification m'a toujours supris.ursulavonglott a écrit :Un chrétien est un bon chrétien s'il s'est cultivé.
S'il s'est cultivé c'est qu'il a été confronté à des questions, auxquelles il aura fallu qu'il apporte des réponses. Il n'est pas un mouton idiot, il sait réfléchir
La première question qui se pose au Chrétien lorsqu'il s'engage dans cette voie est celle de l'existence de Dieu. Et cette question, sans vouloir vous effrayer, on se la pose très jeune, je pense que vres huit ans c'est fait depuis longtemps.
PaX
Franck[/align]
Je proteste ! Céleste est la soeur d'Alexandre, le sonneur de trompette et ami de Babar, comme l'atteste le "Triomphe de Babar" ! Vous imaginez un livre pour enfant traitant d'inceste dans les années 30 ! :blink:guillaume a écrit :le roi des éléphants dès ses premières aventures se marie avec Céleste qui n'est rien d'autre que sa soeur...
Vous ne briserez pas le monde de mon enfance ! ;-)
NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)
(Liber Psalmorum, 126)
[align=justify]Bonsoir Eremos,
Alexandre n'est-il pas plutôt l'un des enfants de Babar? Je crois que tu confonds avec Arthur qui est un cousin de Babar, ce qui fait de Céleste une cousine à défaut d'une soeur. C'est tendancieux mais tout de même plus acceptable dans la mesure où le degré de parenté n'est pas explicité. Je sens que le fil est en train de dévier... :lol:
PaX
Franck[/align]
Je proteste ! Céleste est la soeur d'Alexandre, le sonneur de trompette et ami de Babar, comme l'atteste le "Triomphe de Babar" ! Vous imaginez un livre pour enfant traitant d'inceste dans les années 30 !
Alexandre n'est-il pas plutôt l'un des enfants de Babar? Je crois que tu confonds avec Arthur qui est un cousin de Babar, ce qui fait de Céleste une cousine à défaut d'une soeur. C'est tendancieux mais tout de même plus acceptable dans la mesure où le degré de parenté n'est pas explicité. Je sens que le fil est en train de dévier... :lol:
PaX
Franck[/align]
Oui, autant pour moi tu as parfaitement raison !
"Deux années ont passé. Un jour pendant sa promenade, il voit venir à sa rencontre deux petits éléphants tout nus - « Mais c'est Arthur et Céleste, mon petit cousin et ma cousine. » dit-il, stupéfait, à la vieille dame. Babar embrasse Arthur et Céleste. puis il va leur acheter de beaux costumes." (Histoire de Babar, Jean de Brunhoff)
Finalement, c'était plus facile à comprendre à 3 ans !
[align=center]
[/align]
"Deux années ont passé. Un jour pendant sa promenade, il voit venir à sa rencontre deux petits éléphants tout nus - « Mais c'est Arthur et Céleste, mon petit cousin et ma cousine. » dit-il, stupéfait, à la vieille dame. Babar embrasse Arthur et Céleste. puis il va leur acheter de beaux costumes." (Histoire de Babar, Jean de Brunhoff)
Finalement, c'était plus facile à comprendre à 3 ans !
[align=center]
[/align]NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)
(Liber Psalmorum, 126)
Bonsoir
Il y a quelque chose de bizarre dans cette polémique sur HP. On fait comme si le lecteur était incapable de séparer plusieurs niveaux d'action, plusieurs plans dans lesquels s'inscrit telle ou telle histoire.
Je me souviens que lorsque j'avais, disons, 9 ans, on m'a emmené - j'étais en centre de loisirs, les écoles ouvertes pendant les vacances scolaires - voir un film policier, Le Secret de la pyramide. L'histoire : le tout jeune Sh. Holmes, assisté de qui vous savez, enquête sur des agissements curieux d'une secte basée à Londres. Celle-ci se signale par des supplices raffinés, dont l'un consiste à injecter discrètement du poison à la victime. Cette dernière est alors victime d'hallucinations qui lui font adopter un comportement tellement violent qu'il la mène à la mort.
Voilà pour l'histoire. Or, moi qui ai revu le film bien des années plus tard, je me souviens très bien n'avoir rien compris à ces histoires de sectes, de complots, et encore moins au principe des hallucinations provoquées. Cela a une importance, car dans le film, les hallucinations sont vues en caméra subjective, on a donc l'impression qu'elles ont vraiment lieu : un bonhomme dans un restaurant qui découpe un poulet qu'il croit vivant (vous imaginez les cris, etc.), un clerc qui voit un chevalier couper une tête, et bouger, sur un vitrail, etc. A vrai dire, je ne me souvenais que de cela, et j'étais terrifié, vraiment mort de peur.
Malgré cela, et malgré le choc que cela m'avait fait alors (on peut dire que le choix des éducateurs n'avait pas été judicieux), jamais je n'ai cru à la réalité de ces événements. Pourtant j'avais peur, tout en sachant que ces événements étaient fictifs ! Dira-t-on que j'y croyais, ou que je n'y croyais pas ? Mettais-je le film sur le même plan que la réalité ? Bien sûr que non ; c'est comme de "jouer" à la magie, ce n'est jamais vécu par un enfant comme du réel bien réel. La question n'est donc pas celle de la croyance, de la distance à la réalité : l'esprit d'un enfant est incroyablement subtil quand il s'y met - beaucoup plus que le nôtre -, il nous déroute en permanence, il échappe à notre logique. Ce n'est pas que l'enfant soit irrationnel : c'est qu'il comprend, mieux que nous souvent, que les dimensions de l'action (ludique, réelle, fictive, etc...) n'ont rien à voir les unes avec les autres.
Lorsque des individus sont néfastement influencés par ce genre de choses (type War games, Dongeons et dragons, etc.), ce n'est pas en raison de ces choses elles-mêmes : c'est parce que, à la base, ils sont mal éduqués,. De toute façon il semble, en général, que la plupart des parents ne soient pas capables d'éduquer correctement leurs enfants.
Amicalement
MB
Il y a quelque chose de bizarre dans cette polémique sur HP. On fait comme si le lecteur était incapable de séparer plusieurs niveaux d'action, plusieurs plans dans lesquels s'inscrit telle ou telle histoire.
Je me souviens que lorsque j'avais, disons, 9 ans, on m'a emmené - j'étais en centre de loisirs, les écoles ouvertes pendant les vacances scolaires - voir un film policier, Le Secret de la pyramide. L'histoire : le tout jeune Sh. Holmes, assisté de qui vous savez, enquête sur des agissements curieux d'une secte basée à Londres. Celle-ci se signale par des supplices raffinés, dont l'un consiste à injecter discrètement du poison à la victime. Cette dernière est alors victime d'hallucinations qui lui font adopter un comportement tellement violent qu'il la mène à la mort.
Voilà pour l'histoire. Or, moi qui ai revu le film bien des années plus tard, je me souviens très bien n'avoir rien compris à ces histoires de sectes, de complots, et encore moins au principe des hallucinations provoquées. Cela a une importance, car dans le film, les hallucinations sont vues en caméra subjective, on a donc l'impression qu'elles ont vraiment lieu : un bonhomme dans un restaurant qui découpe un poulet qu'il croit vivant (vous imaginez les cris, etc.), un clerc qui voit un chevalier couper une tête, et bouger, sur un vitrail, etc. A vrai dire, je ne me souvenais que de cela, et j'étais terrifié, vraiment mort de peur.
Malgré cela, et malgré le choc que cela m'avait fait alors (on peut dire que le choix des éducateurs n'avait pas été judicieux), jamais je n'ai cru à la réalité de ces événements. Pourtant j'avais peur, tout en sachant que ces événements étaient fictifs ! Dira-t-on que j'y croyais, ou que je n'y croyais pas ? Mettais-je le film sur le même plan que la réalité ? Bien sûr que non ; c'est comme de "jouer" à la magie, ce n'est jamais vécu par un enfant comme du réel bien réel. La question n'est donc pas celle de la croyance, de la distance à la réalité : l'esprit d'un enfant est incroyablement subtil quand il s'y met - beaucoup plus que le nôtre -, il nous déroute en permanence, il échappe à notre logique. Ce n'est pas que l'enfant soit irrationnel : c'est qu'il comprend, mieux que nous souvent, que les dimensions de l'action (ludique, réelle, fictive, etc...) n'ont rien à voir les unes avec les autres.
Lorsque des individus sont néfastement influencés par ce genre de choses (type War games, Dongeons et dragons, etc.), ce n'est pas en raison de ces choses elles-mêmes : c'est parce que, à la base, ils sont mal éduqués,. De toute façon il semble, en général, que la plupart des parents ne soient pas capables d'éduquer correctement leurs enfants.
Amicalement
MB
http://www.sourcedevie.com/pdf/A013-harry-potter.pdf :blink:
Autant interdire la télévision, la radio, le cinéma, l'ordinateur, et j'en passe...
Se poser ce genre de questions, c'est imaginer que les enfants ne sont pas capables de faire la différence entre la réalité et l'imaginaire.
Or, ils le peuvent (sauf quelques cas spéciaux, mais là, c'est autre chose...).
Ca revient à se dire qu'un enfant à qui ont a raconté l'histoire de blanche neige va aller empoisonner sa petite soeur "pour faire comme dans l'histoire".
http://www.sourcedevie.com/pdf/A068-CSLewis-Narnia.pdf
Apparament, Mr Lewis serait lui aussi critiqué...
Autant interdire la télévision, la radio, le cinéma, l'ordinateur, et j'en passe...
Se poser ce genre de questions, c'est imaginer que les enfants ne sont pas capables de faire la différence entre la réalité et l'imaginaire.
Or, ils le peuvent (sauf quelques cas spéciaux, mais là, c'est autre chose...).
Ca revient à se dire qu'un enfant à qui ont a raconté l'histoire de blanche neige va aller empoisonner sa petite soeur "pour faire comme dans l'histoire".
http://www.sourcedevie.com/pdf/A068-CSLewis-Narnia.pdf
Apparament, Mr Lewis serait lui aussi critiqué...
-
ursulavonglott
- Ædilis

- Messages : 19
- Inscription : lun. 06 mars 2006, 12:20
hé bien oui, encore faut il avoir fréquenté les deux pour faire le tri! Personnellement je ne saurais pas ce qu'est la bonne littérature si on ne m'avais pas forcé à la cotoyer, et je n'aurais pas non plus conscience que la mauvaise est mauvaise si je n'en avait pas lu des kilogs!les lectures potentiellement utiles des lectures certainement inutiles.
...en y pensant même avec beaucoup d'expérience...les goûts et les couleurs!
tout d'abord, les héro du roman sont sorcier ce qui est inverse aux contes traditionelles ou les "méchants" sont les sorciers.Ensuite, J.K.Rowling avoue dans une interview avoir lu des livre de magie noir pour s'inspirer.
En fin, je pense que lire ce livre ne fait pas de mal pour ceux qui savent que ce livre est "special", ils peuvent prendre du recul .par contre ceux qui n'en ont aucune idée peuvent avoir de mauvaises idée a cause de ce livre.
En fin, je pense que lire ce livre ne fait pas de mal pour ceux qui savent que ce livre est "special", ils peuvent prendre du recul .par contre ceux qui n'en ont aucune idée peuvent avoir de mauvaises idée a cause de ce livre.
"la vérité vous rendra libre" St Jean
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