Bonjour,
Je ne le sais pas plus que vous, Papillon. J'avais lu un truc brièvement en quoi ce projet était bien dans les cartons de Benoit XVI. Est-ce une nouvelle politique en vigueur ? Je l'ignore.
Xavi n'a jamais parlé de candidats "parfaits", ni de risque zéro, qui n'existe pas non plus, mais de l'importance de déceler les problèmes importants qui peuvent mener à ce qu'on voit aujourd'hui.
Je sais bien.
Par ''parfait'', je voulais dire en terme de profil et puis comme répondant alors à l'idéal évoqué : l'individu hétérosexuel qui serait très bien apte et dispos pour former un couple marié classique, ne serait-ce de ce seul fait d'un présent appel pour le sacerdoce. Ou bien l'homme qui aurait déjà été marié et qui aurait perdu sa femme ... qui se sentirait ensuite la vocation ...
La zone grise apparaît pour le célibataire quant à ce processus de filtrage. Il reste qu'une suspicion est portée à l'encontre d'un certain type de célibataire qu'on pourrait peut-être qualifié de
défavorisé. Il m'en rappel un fil de Bisdent touchant le célibat (cf. la place du célibataire dans l'Église). Il y a beaucoup de personne seule dans notre société, de personne seule et qui l'auront été longtemps, sans avoir pu former de couple, etc. Sans même parler d'homosexuels, rien que le gars de 32 ans qui se présenterait au séminaire sans avoir été tenté de former un couple auparavant ou sans avoir eu l'occasion de le faire et n'ayant peut-être pas eu une super vie sociale, etc. Ce dernier candidat serait sur la corde raide vis à vis le processus de sélection et cependant que Sylvio disait que la majorité des problèmes réels émanaient de personnes déjà mariées ( incestes). Donc, ce n'est pas un peu illusoire comme mode de protection ? comme souhaiter mettre l'accent sur un type de suspect ?
Puis ce serait quoi ce fameux test servant à discriminer à l'entrée les candidats ? dans l'optique de réduire d'éventuel problème de pédophilie ? Je présume qu'existe déjà des entrevues d'évaluation dans les séminaires et qu'il en existait aussi il y a trente ans. Si c'est pour durcir encore plus les critères, l'on écarterait qui au juste et en-dehors des homosexuels ? On aboutirait forcément à quelque barême extrêmement conservateur et écartant du chemin sans doute ''quelque'' parcours de vie un peu a-typique pour des candidats. Il se trouve là quelque chose de curieux sur le stricte plan évangélique, non ? Je rajoute : et pourtant ? pourtant qui dirait que la personne ayant dû traverser toute sortes d'épreuves personnelles, dont peut-être aussi la solitude, le rejet, une certaine stigmatisation du fait d'être hors-norme; que sais-je ?, devrait potentiellement faire un mauvais prêtre ? Je reste un peu dubitatif.
Pour dire : je n'aime pas la réaction de bourrasque et puis de bourrins contre l'Église et puis à vouloir tout démolir à raison de quelques scandales dans l'Église. Parce que ce me paraît excessif, irrationnel, hystérique et aveugle comme réaction. Un comportement de lyncheur; qu'une bien-pensance lyncheuse.
«Tout comme !» Sauf, à l'opposite, comme vouloir purger l'Église et comme pour donner des gages à la section des bleu qui glapirait dans l'hippodrome ... je sais pas ... ah ! je sais pas ... un doute ... je redoute plus le correctif ''cosmétique'' et comme pour sauver des apparences et qui n'amélioreront pas tellement l'Église en fait; quoique ?, pour donner prise à cette occasion à l'avancement des affaires d'un parti archi-conservateur. J'ai l'impression, je veux dire, de par une sorte d'engouement actuel négatif et quasi-passionnel pour quelques affaires de moeurs, en advient une sorte de monnaie d'échange récupérable, bonne pour l'agenda d'un certain courant de pensée rigide dans l'Église.
Je ne fais pas tellement confiance sur le stricte plan humain à des mesures pouvant parvenir à juguler l'étendu d'un certain mal chez des hommes (sous une forme ou sous une autre) et même que dans l'Église. Je ne dis pas qu'il faille rien faire. Mais la réflexion de mon côté, bien qu'elle soit directement en lien avec ce dont vous parler, se situe un peu à côté ou au-delà d'une simple décision administrative et quand même qu'il en serait bien au sens où vous le dite. ''Exagéré'', quant à ce que j'amènerais dites-vous ? Peut-être, peut-être pas tant que cela. Je réfléchis. Je suis ouvert à des commentaires avec ça. Je n'ai pas figé toute ma pensée dans le béton. Il me semble que le sujet de savoir comment l'Église devrait gérer une pareille problématique n'en est peut-être pas une nécéssairement facile.