Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Il faut chercher la voie du Seigneur !

Message non lu par etienne lorant »

Psaume 119(118),23-24.26-27.29-30.
Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.
J'énumère mes voies : tu me réponds ; apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles.
Détourne-moi de la voie du mensonge, fais-moi la grâce de ta loi.
J'ai choisi la voie de la fidélité, je m'ajuste à tes décisions.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »

Ces hommes et ces femmes L'ont cherché. Peut-être pas avec les meilleures intentions, mais ils l'ont cherché. Jésus ne les décevra pas. Car "qui cherche, trouve; qui demande, reçoit; à qui frappe l'on ouvrira et "quiconque cherche la Vérité entend ma voix". Je peux dire que durant les trois années qui ont suivi ma conversion, j'obtenais du Seigneur par la prière pratiquement tout ce que je Lui demandais - mais je demandais rarement pour moi-même. Quand j'ai demandé au Seigneur qu'Il fasse revenir à moi une certaine femme que je croyais pouvoir marier... j'ai prié trois années durant sans la revoir et, quand je l'ai retrouvée, assise sur mon siège dans ma boutique (signe extraordinaire !), mon histoire d'amour avec elle a fini en catastrophe au bout de six mois de vie désordonnée... J'avais commis la même erreur que ces Juifs pourtant sincères qui croyaient que le Seigneur leur donnerait du pain gratuit toute leur vie sans avoir à travailler.

Tous ces gens vont avoir une occasion de revenir de leur erreur. Jésus leur dit (un peu comme Il me l'a dit à moi): "Il faut travailler aux oeuvres de Dieu". Et l'oeuvre de Dieu c'est croire en Jésus-Christ. Cette fois, pas de doute: il faut comprendre que nous devons abandonner notre conception du bien et du bonheur pour adopter celles qu'apporte le Seigneur. Pour ma part, j'ai compris, je m'en suis remis au Seigneur et je suis demeuré célibataire en cherchant plus qu'avant la nourriture "qui se garde jusque dans la vie éternelle". J'ai recherché non seulement le célibat mais la chasteté, et j'ai aussi recherché la vie communautaire - mais mon cas n'est pas une généralité, évidemment !

(Lors d'un précédent partage, j'ai dénoncé le péché qui consiste à détourner SCIEMMENT la Parole pour en faire un usage contraire à ce qu'elle dit. Il suffit de la détacher de son contexte - le but recherché étant surtout de NE PAS croire et de NE PAS rechercher la vie éternelle. Si j'ai pu semer la confusion chez quelques-uns, je les prie sincèrement de me pardonner.)

Somme toute, pour me résumer, il y a une forme d'éducation à la foi par laquelle le Seigneur nous fait passer des biens que nous connaissons et auxquels nous sommes naturellement attachés... aux biens surnaturels auxquels nous devons nous attacher désormais. J'ai cité le Psaume d'aujourd'hui car il correspond bien à ce mouvement intérieur qui nous est demandé. Spécialement dans le dernier verset, mais tout le texte montre comment se détourner d'un raisonnement d'homme pour adopter celui de Dieu en toute confiance.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Il faut chercher la voie du Seigneur !

Message non lu par etienne lorant »

Partage de Sylvie. Comme les points de vue peuvent être variés et nous éveiller à autre chose !

http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... r-t744.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le sang des maryrs toujours irrigue la terre

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 8,1-8.

Le jour de la mort d'Etienne, éclata une violente persécution contre l'Eglise de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l'exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et firent sur lui une grande lamentation. Quant à Saul, il cherchait à détruire l'Église, il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les mettait en prison. Ceux qui s'étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole. C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d'un seul coeur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.

J'ai écrit hier à propos d'Etienne qu'il ouvrait la lignée du sang. Et j'ai présenté cela comme quelque chose de joyeux. Aujourd'hui, je le maintiens, tout en ajoutant que le sang n'est pas un symbole de mort, mais de vie. Peu m'importent les films où le sang coule à flot, tellement qu'on en oublie que le corps humain est constitué à 65 % d'eau... Dans le récit des Actes des Apôtre, ce sang versé fait aussitôt fructifier la terre des hommes. Les chrétiens jetés en prison renouvellent à mes yeux la parabole de la semence tombée dans la bonne terre et ceux qui échappent, se dispersent hors d'Israël et ffont de nouveaux convertis me renvoient directement à l'homme né de nouveau : ils sont comme le vent dont on entend le bruit, mais dont on ne peut dire ni d'où il vient ni où il va. Car l'Esprit souffle où Il veut et désormais, plus n'est besoin d'être "maître en Israël" pour annoncer la Bonne Nouvelle.

On me dira que cet enthousiasme a bel et bien disparu... Mais moi je crois que la terre aride des pays occidentaux pourrait bien rejaillir de la même manière que dans les premiers temps... lorsque l'on s'en prendra de nouveau aux fidèles, afin d'en finir "une bonne fois" avec l'Eglise et les "superstitions". Le Pape est en ligne de mire pour le moment - mais ceux qui visent le Pape ne se réprésentent pas qu'en agissant ainsi, ils sont en train de reproduire ce que les païens firent dans les premiers temps. Ceux qui ne veulent pas du Christ, et ni du Fils ni du Père ni du Saint-Esprit, retombent toujours dans la stratégie qui aboutit à leur perte: ils ne peuvent que recrucifiez Jésus, mais en faisant cela, ils permettent de nouvelles résurrections du corps mystique du Christ ...

Confiance, j'ai vaincu le monde !, nous dit toujours Jésus.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Rencontre entre deux voyageurs.

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
L'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe.
L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. »
Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le prophète lsaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? »
L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci :
Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche.
A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. Sa destinée, qui la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre.
L'eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui parle-t-il ? De lui-même, ou bien d'un autre ? »
Alors Philippe prit la parole, et, à partir de ce passage de l'Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? »
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque.
Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d'Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée.

Cet épisode est vraiment doux à écouter et nous montre combien le Seigneur est proche de ceux qui Le cherchent en vérité. Je note quelques details que je trouve très intéressants. Le premier, c'est la confiance et la docilité de Philippe. Il ne demande pas à l'ange: "Pourquoi devrai-je prendre cette route déserte qui descend vers Gaza ? Est-ce que je ne risque pas de m'y faire agresser ?" Il obéit et il y va. Puisque la route est déserte, selon la paole même de l'ange, il pouvait s'attendre à tout et à rien, mais il fait confiance. Dans cette histoire, l'ange comme le disciple ont les mêmes fonctions: ils sont messagers. Je note également la sincérité de ce fonctionnaire éthiopien: "Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ?" N'est-ce pas plus une plainte qu'une question ? Et c'est pour lui ouvrir l'esprit aux Ecritures que le Seigneur a envoyé Philippe. L'Ethiopien cherchait la vérité avec coeur et droiture et elle lui a été révélée. Et non seulement cela, mais il a reçu le baptême.

On me dira peut-être: n'était-il pas plus simple d'envoyer l'ange directement sur la route de Gaza ? C'est vrai sans doute. Le disciple n'est qu'un serviteur inutile... mais quel bonheur de se trouver à l'oeuvre pour le Seigneur ! Et aussitôt l'étranger baptisé, Philippe est emmené ailleurs, dans la ville d'Ashdod.

Je me souviens encore de ce scénario de roman "moderne", que je n'ai finalement jamais tenté d'écrire. Un homme se convertit et reçoit le baptême avec joie. Or, le jour même de sa première Eucharistie, quelle n'est pas sa surprise en quittant l'église, de se retrouver dans un pays étranger, au coeur d'une ville dont il découvre assez vite qu'elle est située sur un autre continent ? Etrangement, il en connaît la langue et sait qu'il doit se rendre à tel endroit pour rencontrer quelqu'un et "accomplir une mission". Le lendemain, ou le dimanche suivant, sa mission accomplie, il retourne à la messe et, à la sortie, de nouveau il se trouve dans un autre lieu, jusque-là inconnu de lui, mais où se reproduit un scénario similaire. Cette idée d'histoire, elle m'est venue il y a déjà un an, je l'avais trouvée intéressante car elle pourrait marier assez bien un exposé simple de la spiritualité chrétienne avec ce caractère "fantastique" qui plaît tant aux jeunes. C'est seulement aujourd'hui que je découvre que cette "originalité" de récit n'était pas aussi nouvelle que je le pensais... Plaise à Dieu de me donner un peu de talent sur mes vieux jours, je crois que j'écrirais avec bonheur, s'Il veut bien, comme à Philippe, me donner de son Esprit !
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Je vous cède ma place....

Message non lu par etienne lorant »

et je l'offre en premier lieu à Coeurderoy envers qui je me suis montré un peu "vif" et auquel je présente mes sincères excuses. Merci pour votre compréhension.

"Personne ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par mon Père"
Seigneur, j'ai écrit à ce sujet un partage qui m'apparaissait excellent, pour essayer d'entrer et de témoigner de la "danse trinitaire", à laquelle Jean Prieur fut si attaché. J'avais écrit mon texte, mais lorsque j'ai voulu y adjoindre l'icône de Roubaïev, tout s'est effacé, et à présent je suis appelé pour mon repas de midi, durant lequel je devrai manifester bienveillance et simplicité auprès de ton prêtre âgé, le père Alphonse Dethier.

Envoie donc, O Jésus, un commentateur plus doué que moi afin de faire comprendre qu'à cette Parole de ton Fils correspond aussi :

"Nul ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler"...

Dieu soit béni !

Il y aura une faveur spéciale pour qui écrira à ma place aujourd'hui, alors n'hésitez pas, ne vous croyez pas incapables !
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Re: Je vous cède ma place....

Message non lu par pajaro »

"Nul ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler"

Ce verset de la Sainte Bible est imprégné d'un sens très profond, et signifie pour moi que si on veut connaitre Dieu le Père, il faut de toute manière passer par Jésus, qui est lui même passer par le monde terrestre et a souffert comme aucun autre sans utiliser sa puissance divine, il a accomplit pleinement sa Mission. C'est grâce à Lui que nous pouvons aller vers le Père car Jésus s'est fait chair et nous montre la voie à suivre quand nous sommes dans cette vie, dans ce passage sur la terre qui après notre mort, nous mènera à connaitre le Père.
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Xavi
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Re: Je vous cède ma place....

Message non lu par Xavi »

Cher Etienne,

La faveur spéciale, vous l’avez déjà.

Il n’y a qu’une seule chose à vraiment connaître, c’est de se savoir aimé par le Père comme un fils unique, bien que nous soyons nombreux. C’est que le Fils nous révèle et qui nous ouvre à tant de confiance.

Amitiés.
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Re: Je reprends ma place....

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,60-69.

C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »

Voilà pourquoi personnne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père... En disant ces mots, Jésus révèle en quelque sorte quel travail incessant s'effectue entre Dieu et l'homme, entre le Ciel et la terre, mais également entre les trois personnes de la Trinité. En effet, si personne ne peut à Jésus si le Père ne lui a pas donné, de même "Personne ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui a qui le Fils veut bien le révéler." (Matth. 11:27) Lors du baptême de Jésus l'Esprit-Saint est descendu sur sous l'apparence d'une colombe afin de manifester la préférence du Père: "Celui-ci mon Fils bien-aimé..."
Je retire de ce qui précède que nous ne saurions nous approcher de Dieu Un et Trine, sans le secours des trois personnes de la Trinité.

C'est pratiquement ce à quoi nous invite l'icône de Roubaïev, dans la quelle nous sommes individulellement conviés au banquet célèste: il suffit de voir comment les personnages sont placés - et c'est vrai qu'Ils nous offrent une place à leur table :

Image
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le simple jugement de la parole

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,44-50.

Jésus affirmait avec force: "Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé;
et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.

Voici simplement ce qui attend tous ceux-là. Certains étaient comme des brebis cernées par les loups et ils ont entendu le bon Berger leur proposer de les sauver et de leur donner une nourriture abondante - mais ils ont refusé; d'autres étaient prisonniers dans des geôles et retenus par des chaînes de forçats, mais lorsqu'ils ont entendu la voix du libérateur qui leur a dit: "Venez, suivez-moi, je vous conduis dehors !", ils lui ont répondu: "Non, nous resterons ici. Mieux vaut l'obscurité et la nourriture que la lumière sans être certain du reste". D'autres encore ont ri et bousculé le messager en lui disant: "Tu n'es qu'un fou, tu ne sais pas que la terre est ronde et que le ciel est vide ? Nous allons te secouer un peu, te revêtir d'une tunique rouge, nous te livrerons et nous verrons bien qui te sauvera !"...

Oui, au dernier, à leur dernier jour, ils verront Celui qu'ils ont rejetté et quand ils Le verront, ils Le reconnaîtront et se presseront pour Lui dire : "Souviens-toi de nous" ! Mais Il leur répondra : "Retirez-vous, je ne vous connais pas". Parmi les millions de personnes qui vivent aujourd'hui, savent lire et critiquent les saints et les prêtres, combien se retrouveront en enfer avant même d'avoir souffert quoi que ce soit en ce monde ?

:cry:
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Commentaire 1Jn3 - La seule parole qui sauve

Message non lu par etienne lorant »

11 Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c'est que nous nous aimions les uns les autres ;
12 non point comme Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes.
13 Ne vous étonnez pas, mes frères, si le monde vous hait.
14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui. qui n'aime pas demeure dans la mort.
15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui.
16 A ceci nous avons connu l'amour, c'est que Lui a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
17 Si quelqu'un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessité, il leur ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ?
18 Mes petits enfants, n'aimons pas de parole et de langue, mais en action et en vérité.
19 Par là nous connaissons que nous sommes de la vérité, et nous pouvons rassurer nos coeurs devant Dieu ;
20 car si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses.
21 Mes bien-aimés, si notre coeur ne nous condamne pas; nous pouvons nous adresser à Dieu avec assurance.
22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
23 Et son commandement est que nous croyions au nom de son Fils, Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, comme il nous en a donné le commandement.
24 Celui qui garde ses commandements, demeure en Dieu et Dieu en lui, et nous connaissons qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné.

Cette épître de Jean semble véritablement une lumière pour mon regard depuis trois jours. Entre l'ancien et le nouveau, entre le nouveau qui succède à l'ancien, et l'ancien qui était déjà nouveau - puisque c'est "la parole que vous avez entendue", je retrouve cette sorte d'enroulement perpétuel de "vagues" de la Grâce divine qui viennent s'étendre sur les plages de l'histoire humaine, ainsi que l'eau sur le sable. Et à chaque vague qui s'étale, la Grâce avance un peu plus loin sur l'ancienne terre où ne pouvait régner que discordance et violence. Ces vagues, ne représentent-elles pas aussi les générations qui se sont succédées depuis la venue du Christ ?

La contradiction commune est de dire: depuis le Christ rien n'a vraiment changé. Mais c'est juger sur un instant de l'oeuvre de Dieu, qui se perpétue à travers chacun d'entre nous. Tout le monde va voir et immédiatement réagir contre un lâche attentat, mais qui dira le lent et secret travail à l'intérieur des coeurs ?

Entre l'étudiant chétif qui se promettait une "revanche complète" à l'encontre des caïds de son âge, et l'homme d'âge mûr qui désire et appelle en lui la louange chaque fois que la colère menace... quel changement subtil ! Qui d'entre nous dira combien de fois il (elle) a été béni(e) à son insu par une personne inconnue pour un service aussitôt oublié ? Les ténèbres sont en train de disparaître, et déjà brille la vraie lumière... Par combien de morts sommes -nous déjà passés, sur une seule année, et combien de fois sommes-nous revenus à la vie ? "Il était mort, dit Jésus dans la parabole du fils prodigue, et il est revenu à la vie !" Cela me rappelle le poème de Victor Hugo évoquant une perpétuelle "migration" de l'âme :

Chaîne d’êtres qu’en haut l’échelle d’or réclame,
Vers l’éternel foyer volant de flamme en flamme,
Juste éclos du pervers, bon sorti du méchant ;
Montant, montant, montant sans cesse, et le cherchant,
Et l’approchant toujours, mais sans jamais l’atteindre,
Lui, l’être qu’on ne peut toucher, ternir, éteindre,
Le voyant, le vivant, sans mort, sans nuit, sans mal,
L’idée énorme au fond de l’immense idéal !

Ô fumée, écoutez ! Et vous, écoutez, âmes,
Qui seules resterez étant souffles et flammes,
Esprits purs qui mourez et naissez tour à tour :
Dieu n’a qu’un front : Lumière ! et n’a qu’un nom : Amour !

Etienne
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Re: Le simple jugement de la parole

Message non lu par Anonymus »

Oui, au dernier, à leur dernier jour, ils verront Celui qu'ils ont rejetté et quand ils Le verront, ils Le reconnaîtront et se presseront pour Lui dire : "Souviens-toi de nous" ! Mais Il leur répondra : "Retirez-vous, je ne vous connais pas". Parmi les millions de personnes qui vivent aujourd'hui, savent lire et critiquent les saints et les prêtres, combien se retrouveront en enfer avant même d'avoir souffert quoi que ce soit en ce monde ?
Je ne pense pas que critiquer les saints et les prêtres soient synonyme d'enfer. On peut savoir lire et être ignorant (dans certains domaines).
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Re: Le simple jugement de la parole

Message non lu par etienne lorant »

Anonymus a écrit :Je ne pense pas que critiquer les saints et les prêtres soient synonyme d'enfer. On peut savoir lire et être ignorant (dans certains domaines).
Je suis d'accord au sujet des saints innocents. C'est vrai aussi que l'on peut critiquer les saints et les prêtres, et l'on peut les contredire jusqu'à les persécuter. Mais leur parole ne vient pas d'eux. Si on les persécute à cause de leurs paroles, c'est Jésus qu'on persécute. Le fait de savoir lire entraîne de toute manière qu'on trouvera la parole de Dieu - c'est Lui-même qui vous la mettra sous les yeux - et vous aurez la possibilité de croire ou de refuser de croire. Ne croyez pas que sachant lire, vous échappiez au jugement. Vous y serez sans doute plus soumis que si vous étiez analphabète.
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Re: Le simple jugement de la parole

Message non lu par Anonymus »

Il y a une différence entre "critiquer" et "persécuter". A partir du moment où l'on persécute (et peu importe qui), on s'écarte clairement du Christ.

Et pour ceux qui ne croient pas, malgré le fait qu'ils sachent lire, je pense qu'il y a souvent des circonstances atténuantes.
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Re: Le simple jugement de la parole

Message non lu par etienne lorant »

Partage de Sylvie:

Dans une période de ma vie moins ajustée, si je puis dire, à la Parole et à la volonté de Dieu, je trouvais difficile de lire la Parole, car j'avais l'impression chaque fois d'y trouver une condamnation. Peut-être était-ce le dur combat que la lumière livrait à mes ténèbres, et vice versa. Je loue la miséricorde divine d'avoir continué de m'appeler amoureusement. Jésus Sauveur, aie pitié de nous, les pécheurs. Que ta Miséricorde ait raison de nos résistances. Amen!

http://donnemoiaboirejn47.expressforum.org/htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Michel_paix
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Re: De la chair et de l'Esprit

Message non lu par Michel_paix »

Merci Etienne Lorant pour cette exposé...

Il y a une Allégorie de Platon qui est super, celle de la caverne: http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9g ... la_caverne.
Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés. Ne nous ressemblent-ils pas ? Ils n'ont jamais vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu'à eux. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos.

Que l'un d'entre eux soit libéré de force de ses chaînes et soit accompagné vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ?
Naître de nouveau, naître spirituellement, comprendre que ce sentiment de soi, n'est rien d'autre qu'une masse de souffrance très exigente, consitué à 100% de souvenir ou comme disait Descartes [Je pense, donc je suis] qui détermine très bien la réalité ultime de l'égo ou du sentiment de soi. Ou bien, que l'on peut voir selon les recherches issu des physiciens que l'univers est constitué à 99.9% d'espace, donc ce que l'on prend pour réel, n'est en faites que pure illusion disons pour l'exactitude que c'est une réalité des humains. Car nous ne pouvons pas nier que l'illusion soit réel.

Jésus dans le désert à dû combattre cette réalité de la chair [égo], qui nous divise de l'esprit, que l'on appel le Diable, Jésus est merveilleux car il est demeurer auprès du Père...

S'abandonner soi-même signifie pas ce renier soi-même, car encore là c'est l'égo qui rejet l'égo, mais juste comme un enfant qui délaisse ces vieux jouets inutile, exactement comme ce sentiment de soi devient juste secondaire, la mort en ce sens est très merveilleuse, car il n'y a que la chair qui périt [Poussière tu retourneras poussière]... Comme le mirroir ne fait que projeter ce qui perçois, n'est jamais ni dégradé, ni agmenter par les reflèts, de même est notre esprit.

C'est ce que j'appel naître de nouveau. Mais ceux qui sont pris dans l'illusion de la caverne croit encore en une entité démoniaque imaginaire qui agirait sur le monde que l'on appellerait Satan.

Au plaisir de vous lire... :coeur:
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