Pneumatis a écrit :
C'est donc avec beaucoup de compassion et de compréhension qu'on doit aborder les situations de chacun. Ça commence évidemment par ne pas amalgamer toutes les situations en une seule qui se limiterait à condamner moralement les personnes, les enfermant ainsi un peu plus dans la situation d'esclavage du péché dans laquelle nous sommes tous plus ou moins, à différents degrés. Mais en sens inverse, cette condition de pécheur, et l'état de péché dans laquelle notre corps mortel se trouve trop souvent ne doit pas nous conduire à relativiser et considérer que le manque à la chasteté serait normal ou pire, qu'il serait inéluctable. Elle doit nous conduire d'abord au confessionnal, et à prier ensuite pour ne pas succomber à nouveau aux tentations.
Très juste ! Attention à ne pas tomber dans l'écueil opposé au laxisme : la condamnation d'office d'une personne tentée, lui fermer d'emblée les portes du Ciel en la poussant à croire que la miséricorde ou le repentir sont inatteignables, en la jetant dans la désespérance et le blasphème contre l'Esprit, ce qui constitue un scandale :
CEC a écrit :1864 " Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis " (Mt 12, 31 ; cf. Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.
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Ibid. a écrit :1868 Le péché est un acte personnel. De plus, nous avons une responsabilité dans les péchés commis par d’autres, quand nous y coopérons :
– en y participant directement et volontairement ;
– en les commandant, les conseillant, les louant ou les approuvant ;
– en ne les révélant pas ou en ne les empêchant pas, quand on y est tenu ;
– en protégeant ceux qui font le mal.
J'ignore si l'homosexualité est toujours un habitus (parfois très enraciné) mais dans tous les cas, on triomphe du vice de luxure par l'exercice de la vertu opposée : la chasteté. Et ce sont les péchés mortels non repentis qui damnent, c'est succomber à la tentation qui constitue un péché, pas la tentation en elle-même. En l'occurrence, le péché impur contre l'ordre de la nature est une abomination, c'est un des 4 péchés qui crient vengeance devant la face de Dieu (Cat. de St Pie X, 5.6 ; CEC, art. 1867, Gn 18, 20), "parce que son iniquité est si grave et si manifeste qu’elle provoque Dieu à le punir des plus sévères châtiments."
CEC a écrit :1849 Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. Il a été défini comme " une parole, un acte ou un désir contraires à la loi éternelle " (S. Augustin, Faust. 22, 27 : PL 42, 418 ; S. Thomas d’A., s. th. 1-2, 71, 6).
Catéchisme du Concile de Trente a écrit :§ V. — QU’EST-CE QU’ON DEMANDE A DIEU PAR CES PAROLES NE NOUS INDUISEZ POINT EN TENTATION.
Nous ne demandons point de n’être jamais tentés. Car la vie de l’homme sur la terre n’est qu’une tentation. Et il nous est utile et avantageux qu’il en soit ainsi. C’est dans la tentation en effet que nous nous connaissons nous-mêmes, c’est-à-dire nos propres forces. C’est dans la tentation par conséquent que nous nous humilions sous la main puissante de Dieu, et que, combattant généreusement, nous méritons la couronne de gloire qui ne se flétrira jamais. Car, dit Saint Paul [22], « celui qui combat dans la carrière ne sera couronné qu’après avoir légitimement combattu. » Saint Jacques dit à son tour: [23] « Bienheureux l’homme qui souffre la tentation, parce qu’après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui L’aiment. » Que si parfois la tentation de l’ennemi est trop pressante, nous penserons, pour soutenir notre courage, que [24] « nous avons pour nous aider un Pontife qui peut compatir à nos infirmités, ayant été Lui-même tenté et éprouvé en toutes choses. »
Que demandons-nous donc ici ? nous demandons d’être toujours assistés par le Secours divin, afin de ne pas consentir à la tentation en nous laissant séduire par elle, et de n’y point céder non plus par faiblesse. Et si nos forces venaient à nous manquer, nous demandons que la Grâce de Dieu soit toujours avec nous pour les réparer et les ranimer immédiatement.
C’est pourquoi nous devons implorer le Secours de Dieu d’une manière générale dans toutes les tentations, et quand l’une d’elles nous tourmente davantage, recourir contre elle à la Prière, et d’une manière très expresse. C’est ce que pratiquait David dans presque toutes ses tentations. Ainsi contre le mensonge, il disait: [25] « N’ôtez point de ma bouche la parole de vérité ; » contre l’avarice: [26] « Inclinez mon cœur vers vos préceptes et non vers l’avarice. » Contre les futilités de la vie et l’attrait des passions : [27] « Détournez mes yeux pour qu’ils ne voient point la vanité. » En somme nous demandons de ne pas obéir à nos passions, de ne pas nous lasser de résister aux tentations., de ne pas nous écarter de la voie du Seigneur, de conserver l’égalité d’âme et la constance dans les succès et dans les malheurs, de n’être jamais, en aucune manière, privés de la protection de Dieu.
Nous Le prions enfin d’abattre Satan sous nos pieds.
Le CEC commande aux personnes homosexuelles de rester chastes :
Chasteté et homosexualité
2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.