Salut VRVexillumRegis a écrit : La position de l'Eglise catholique a toujours consisté en un juste milieu fondé sur l'Ecriture, enseignant que la foi est absolument nécessaire à la justification, mais qu'elle est vaine et comme morte si elle ne s'accompagne pas de la charité, mère des bonnes oeuvres.
Je ne viens pas ici pour polémiquer sur tel ou tel point de doctrine, ça ne m'intéresse pas plus aujourd'hui qu'avant. Simplement, venir faire ici ce que d'autres ont essayé de faire sur le Topc, donner une autre image de qui nous sommes si cela est possible.
Pour la question du salut, nous sommes relativement proches, bien plus que ce que les différents intervenants semblent le penser. (La difficulté, c’est que chez les évangéliques, il y a différentes écoles de pensées, et il faut donc dans une discussion regarder différentes facettes)
La question de sola fide se rencontre premièrement avec nos amis protestants, pour qui l'homme est prédestiné ou non au salut.
Pour la majorité des évangéliques (une bonne majorité, mais je n'ai pas de statistiques), nous serions plutôt de tendance arminienne. A partir de ce moment, la notion de sole fide est déjà un peu entamée dans son sens le plus absolu.
Lorsque nous disons que seule la foi sauve, c'est une manière d'exprimer le fait que celui qui aurait toutes les œuvres bonnes qu'un chrétien se doit de vivre et pratiquer, mais qui n'en aurait pas la foi, ces œuvres ne seront pas pour lui une porte d'accès au salut.
En ce sens, nous croyons que seule la foi en l'œuvre expiatoire de Jésus est la porte d'entrée du salut offert par Dieu.
MAIS, il y a ensuite un immense MAIS, nous sommes tout autant persuadé que cette foi se manifeste par sa mise en pratique qui se manifeste dans les bonnes œuvres que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions (selon Ephésiens 2:10)
Ensuite, les évangéliques sont divisés en deux courants de pensée, la première, c'est qu'une fois qu'un homme est sauvé, il ne peut jamais déchoir de ce salut. Pour eux, celui qui n'aura aucune œuvre dans sa vie, manifeste simplement que sa foi n'est ni réelle, ni véridique, ni pleinement sincère, le Saint-Esprit n'étant pas là pour en attester de manière visible au travers de bonnes œuvres la réalité. Mais les œuvres sont considérées comme une conséquence directe et une preuve visible du salut (obtenu par la foi)
Les autres, considèrent que le salut n'est pas acquis définitivement, mais qu'il dépend aussi de la persévérance de l'homme à vouloir bien faire. (Ce qui est déjà une œuvre d'une certaine manière) croyant que l'homme peut abandonner la foi, et donc le salut associé à la foi. Une des premières manifestations de cette persévérance passe par les œuvres. Le chrétien qui met son cœur à œuvrer comme un chrétien doit œuvrer, ne perdra pas la foi, puisqu'il n'aura la persévérance et la force pour bien faire qu'au travers de la foi en Dieu qui les lui donnera.
En conséquence, pour un évangélique, s'il considère que le salut s'obtient uniquement et exclusivement par la foi en l'œuvre expiatoire de Jésus, tous considèrent que la pratique des bonnes œuvres est directement liée à la réception du salut. Nous sommes donc d'accord avec Jacques, la foi sans les œuvres est morte.


