nosiaréd a écrit :Ainsi, peut-on forcer une femme à sacrifier un peu de sa vie, peut-être beaucoup, pour mettre au monde un enfant sans être préparée?
Il se trouve que dans l'écrasante majorité des cas d'avortements, il s'agit d'une grossesse accidentelle. Bref, la femme a folâtré, et est tombé enceinte. Était-elle prête ? J'ai envie de dire : ça n'a aucune importance. Maintenant, une vie humaine grandit en son sein et cette vie DOIT être protégée.
Alors oui, ça peut être difficile pour cette femme, mais c'est à elle d'assumer les conséquences de ses actes, avec autant d'aide qu'on peut lui en offrir bien évidemment, sans chercher à supprimer la vie qui la gêne tant. Et, surtout, une société ne devrait pas accepter que lorsque la vie humaine pose problème (ce qui est le cas au cours d'une grossesse non désirée), on autorise de s'en débarrasser de la sorte.
nosiaréd a écrit :Mais pour la jeune femme qui ne voit devant elle qu'un mur de détresse, qui voit devant elle s'élever un éventail de difficultés, parce qu'elle n'est pas prête, on dit que sa faute est plus grave.
Oui, l'avortement est une faute gravissime car il s'agit de supprimer une vie innocente et sans défense. Tout comme il est plus grave de blesser un enfant sans défense qu'un adulte en pleine possession de ses moyens, il est plus grave de tuer un être humain dans le sein de sa mère.
Alors bien sûr que des circonstances atténuantes existent. Je comprends tout à fait qu’une femme seule puisse paniquer ou céder à la pression. Et c’est pour cela que l’Église ne juge pas les cœurs de celles qui avortent et accorde le pardon à celles qui se repentent sincèrement. Mais au final, peu importe les motivations : l’avortement est un mal inimaginable qui ne doit pas être toléré.
nosiaréd a écrit :Mais le DON, c'est la mère qui le fait AUSSI. Le bébé ne fait pas que croître dans le sein de la mère, il siphonne la mère, il l'entrave, il la blesse, la fatigue, la rend vulnérable en plusieurs domaines. Alors, lorsque celle-ci ne veut pas donner, que celle-ci refuse de donner, pour toutes sortes de raisons, peut-on l'y obliger? Que penser du don d'une vie et des exigences que ça implique? Il me semble que OUI l'avortement soit la mise à mort d'un humain. Mais cette vie de cet humain en croissance, est dépendante de l'utérus de la mère dans lequel il se développe...
Voilà un raisonnement dangereux. En effet, sous prétexte que le fœtus dépend de la mère, voilà que ça lui donnerait un droit de vie et de mort sur lui. C’est d’une nier la propre vie de l’enfant pour en faire simplement une excroissance de celle de la mère, et de deux c’est faire preuve d’une profonde incohérence : nous sommes tous dépendants, à un moment ou un autre de notre vie, d’un autre que nous. Pensons par exemple à l’enfance, où nos parents doivent s’occuper de nous, nous nourrir, nous laver, etc. Si l’on en croit votre raisonnement, ça leur donne le droit de tuer leur enfant. De même, certaines personnes âgées vivent en état de grande dépendance. Est-ce que cela signifie que les personnes qui s’en occupent ont droit de vie et de mort sur elles ?
Encore une fois : le fait que la mère veuille ou non donner la vie n’a STRICTEMENT aucune importance. Bien sûr, c’est mieux si l’enfant est désiré, mais il n’est pas moral de justifier l’avortement par l’état psychologique de la mère. Au mieux, ça sert de circonstance atténuante, mais ça ne saurait en aucun cas effacer la faute d’un meurtre.
Cordialement,
P.S. : Mes paroles sont dures, j’en suis conscient. Mon but n’est pas de juger des cas et des situations forcément difficiles mais simplement de rappeler la dignité objective de la vie humaine, indépendamment des circonstances ou, dans le cas qui nous préoccupe de l’état psychologique de la mère.