Outercourse

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ti'hamo
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Re: Outercourse

Message non lu par ti'hamo »

@ gentil athée
Voilà. ayé. Je lui ai dit. (que je voulais lui faire l'amour pour me défouler, mais avec respect).
Elle a dit : "va courir". :siffle:
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
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Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
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Anne
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Re: Outercourse

Message non lu par Anne »

:rire: :rire: :rire:
Attagirl!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

ti'hamo a écrit :. Et voilà, merki :
vouloir la contraception, c'est parce que l'on veut éviter une naissance MAIS pour autant continuer à avoir des unions sexuelles comme on veut quand on veut.
DONC je peux me permettre d'affirmer que dans la mentalité de la contraception, le but visé, ce qui conditionne tout le reste, c'est : mon propre plaisir, mes attentes, mon désir.
Et le sien, et les siennes, et le sien... mais vous l'oubliez un peu vite, comme d'hab' :roule: Bon, mais je vois que vous n'avez rien trouvez à redire sur :
Donc si je supprime le triplet plaisir-désir-défoulement et que je garde le reste, c'est tout bon ?
Donc, à votre corps défendant peut-être, vous validez l'idée suivante : lorsque pour des motifs légitimes, on ne souhaite pas avoir d'enfant dans l'immédiat, mais que la femme est en période féconde, la contraception est légitime si on souhaite malgré tout avoir une relation sexuelle dont le but n'est pas le plaisir-désir-défoulement (car ce but n'est de toute façon jamais licite) mais l'expression/renforcement d'une certaine forme d'attachement.
. Quand à votre "outercourse", cette méthode suppose apparemment de maîtriser le concept Ô combien subtil et surprenant de se défouler sur et dans une personne "avec amour et respect", ce qui doit demander un certain entraînement. :siffle:
(vous aurez évidemment noté que lors d'un footing vous ne vous défoulez, a priori, que sur le bitume) (ou alors vous avez, par chez vous, de bien étranges routes).
Vous n'avez rien compris mon bon ami : il ne s'agit pas de se défouler sur et encore moins dans (sans pénétration ça peut difficilement être "dans") une personne, mais avec elle, ensemble. C'est toute la différence ! C'est comme si vous faites une partie de tennis avec quelqu'un, ou mieux : de la lutte greco-romaine (laquelle, par ailleurs, se pratiquait entièrement nus jadis) : vous vous défoulez ensemble, avec ce quelqu'un, pas sur lui ou dans lui. Mais peut-être allez-vous me dire que faire une partie de tennis ou de lutte greco-romaine avec quelqu'un pour le plaisir, pour satisfaire un désir ou pour se défouler est immoral... :incertain:
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DA95
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Re: Outercourse

Message non lu par DA95 »

Bonjour Un gentil athée,

S’il vous plait lisez attentivement la citation du catéchisme de l’église catholique ci-dessous. Elle reprend, complète et explicite ce que nnous vous avons déjà dit sur la contraception.

2366 La fécondité est un don, une fin du mariage, car l’amour conjugal tend naturellement à être fécond. L’enfant ne vient pas de l’extérieur s’ajouter à l’amour mutuel des époux ; il surgit au cœur même de ce don mutuel, dont il est un fruit et un accomplissement. Aussi l’Église, qui " prend parti pour la vie " (FC 30), enseigne-t-elle que " tout acte matrimonial doit rester par soi ouvert à la transmission de la vie " (HV 11). " Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le magistère, est fondée sur le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation " (HV 12 ; cf. Pie XI, enc. " Casti connubii ").

2367 Appelés à donner la vie, les époux participent à la puissance créatrice et à la paternité de Dieu (cf. Ep 3, 14-15 ; Mt 23, 9). " Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d’être des éducateurs (ce qu’il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu’ils sont les coopérateurs du Dieu créateur et comme ses interprètes. Ils s’acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne " (GS 50, § 2).

2368 Un aspect particulier de cette responsabilité concerne la régulation de la procréation. Pour de justes raisons (cf. GS 50), les époux peuvent vouloir espacer les naissances de leurs enfants. Il leur revient de vérifier que leur désir ne relève pas de l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d’une paternité responsable. En outre ils régleront leur comportement suivant les critères objectifs de la moralité :

Lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs ; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme ; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal (GS 51, § 3).

2369 " C’est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l’acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l’homme à la paternité " (HV 12).

2370 La continence périodique, les méthodes de régulation des naissances fondées sur l’auto-observation et le recours aux périodes infécondes (cf. HV 16) sont conformes aux critères objectifs de la moralité. Ces méthodes respectent le corps des époux, encouragent la tendresse entre eux et favorisent l’éducation d’une liberté authentique. En revanche, est intrinsèquement mauvaise " toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation " (HV 14) :

Au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement l’un à l’autre. Il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité interne de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière. Cette différence anthropologique et morale entre la contraception et le recours aux rythmes périodiques implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductibles l’une à l’autre (FC 32).
Nous ne validons pas l’idée suivante
un gentil athée a écrit :vous validez l'idée suivante : lorsque pour des motifs légitimes, on ne souhaite pas avoir d'enfant dans l'immédiat, mais que la femme est en période féconde, la contraception est légitime si on souhaite malgré tout avoir une relation sexuelle dont le but n'est pas le plaisir-désir-défoulement (car ce but n'est de toute façon jamais licite) mais l'expression/renforcement d'une certaine forme d'attachement
La contraception n’est jamais légitime.
La contraception utilise un moyen qui empêche la fonction reproductive. Cela à pour conséquence de supprimer la signification procréatrice de l’acte conjugal . Ainsi « Au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement l’un à l’autre. Il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité interne de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière. » (je cite ce passage familiaris consortio n° 32 une nouvelle fois mais cela répond à votre question)

Cher Un gentil athée, nous vous avons répondu de différentes façons, mais vous persistez à vouloir séparer les deux significations de l’acte conjugal. Nous vous le rappelons à chaque fois. Peut-on considérer que c’est maintenant un élément acquis et sur lequel nous fonderons nos échanges futurs ?

Bien à vous.
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

DA95 a écrit :Et encore pour que ce soit encore plus clair.
Il nous faut faire attention à la différence entre fonction et signification. Paul VI dans l’encyclique humanné vitae ne parle pas de deux fonctions inhérentes à cet acte, mais, à la suite de Gaudium et Spes, de deux significations. Ainsi un rapport sexuel peut fort bien garder une signification procréatrice sans pour autant avoir une fonction reproductive. C’est le cas d’un rapport entre époux inféconds par exemple que ce soit de façon temporaire ou définitive.
Bonjour DA95,

J'avoue que j'ai du mal à voir comment une signification qui ne correspondrait pas à une fonction, une finalité, au moins naturelle, pourrait ne pas être que purement sociologique, lexicale... Mon opinion est le suivant :

- Ou bien une signification correspond en fait au constat d'une fonction ou d'une finalité naturelle, qui donc, par définition, ne dépend pas de notre volonté libre, et en ce cas, je comprends qu'on en tienne compte pour agir, puisque c'est une donnée qui va conditionner notre action, qui fait partie des conditions initiales pour agir. C'est pourquoi, par exemple, je suis contre le dit "mariage homosexuel" : je constate que la biologie s'oppose à ce que deux personnes de même sexe puissent concevoir ensemble un enfant, or je vois le mariage comme une institution qui, entre autres choses, vise le renouvellement des générations et le bien des enfants, par conséquent, il doit être réservé aux types de relations interpersonnelles propres à engendrer. Si, par exemple, il était possible de faire des enfants avec une personne du même sexe, ou si, un jour, cela venait à être possible (et souhaitable), alors mon opinion aurait été différent ou deviendrait différent.

- Ou bien une signification ne correspond pas au constat d'une fonction ou d'une finalité naturelle, par conséquent, elle ne peut correspondre qu'à une convention sociale, que je ne suis dès lors nullement tenu de respecter, au moins à partir du moment où cette convention sociale porte sur la vie privée (et c'est bien là ce dont il s'agit, relativement à la contraception, car si les débats sont souvent publics, les ébats sont généralement privés :)). En effet, de telles conventions sont purement arbitraires car instituées/décrétées par le jeu de quelques volontés libres, qui n'ont aucune légitimité pour contraindre ma volonté libre personnelle au-delà de ce qui est nécessaire pour défendre le Droit. L'arbitraire sociétal n'est ni infaillible (il peut déclarer légal des propositions contraires au Droit naturel), ni donc immuable, ni universel (il varie d'une société à l'autre), etc.

Si une signification n'est ni biologique, ni sociologique, alors qu'est-elle pour m'imposer (ne serait-ce qu'en conscience) un code de conduite ?

Répondre que cette signification serait mystique - donc incompréhensible à la raison - me satisferait quelque part, mais cela reviendrait à reconnaître quand même que l'incompréhension du séculariste - qui n'a donc pas la foi - est légitime. Ce qui était précisément l'objet de ce fil de discussion :
Je pense que ce qui dérange Damas Drive, ce n'est pas tant que Dieu se soucie de cet acte, c'est plutôt que le soucis de Dieu relativement à cet acte semble si déconnecté du réel (en termes de conséquences sur soi et les autres). Par exemple : on peut bien comprendre que Dieu s'oppose au viol, parce que ça peut avoir des graves conséquences... Idem pour la sodomie, l'uro-scato, le sado-masochisme, etc.

Mais c'est vrai que pour nous autres, sécularistes au sens large (athées, agnostiques, déistes, etc.), on a du mal à comprendre pourquoi Dieu semble condamner si fortement la contraception en général, alors que prima facies, ça ne semble avoir aucune conséquence concrète
Mais peut-être que pour vous, ce qui est mystique fait partie du "réel concret". En ce cas, autant pour moi à nouveau, mais j'excluais cette dimension de mon interrogation car la condamnation morale de la contraception par l'Église semble différente du respect du carême ou de la prescription de la communion eucharistique. Il semble bien que cette condamnation comporte une visée universelle et donc propre - au moins dans sa visée - à être reçue par chacun (athées y compris), en raison, ce qui exclue le domaine mystique qui dépasse par nature la raison. Si je me suis trompé, et que la condamnation de la contraception relève d'une pure exigence de la foi catholique, veuillez alors m'en excuser.

Bien cordialement.
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

DA95,

Nos messages se sont croisées. Je vais lire attentivement le texte que vous me proposez, ainsi que vous me l'enjoignez, et je vous ferai ensuite mes commentaires, le cas échéant.

Bien à vous.
jeanbaptiste
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Re: Outercourse

Message non lu par jeanbaptiste »

Le terme de "signification" employé par DA95 est, me semble-t-il, fondamental.

C'est sur ce point précis que gentil athée butte et se rend incapable de comprendre pourquoi l'Église ne promeut pas les contraceptifs artificiels.

Gentil athée, ce qu'il faut que vous compreniez pour pouvoir comprendre le discours qui vous est tenu depuis des dizaines de pages, c'est que la sexualité, comme toutes choses ici-bas, fait signe vers Dieu. Le monde entier fait signe, pour le croyant. Lorsqu'un geste, un acte, une parole, brise dans sa signification le lien avec Dieu, elle est intrinsèquement mauvaise.

La question de la contraceptions n'est pas que pratique, n'est pas qu'éthique, elle est, pour le catholique, également mystique.

Tant que vous ne prendrez pas en compte ce point, vous serez incapable de comprendre ce que nous avons à vous dire sur ce sujet.

Étant athée, autant dire que vous ne serez jamais d'accord avec cela. Mais ça nous le savons déjà. Il reste que la question n'est pas d'être d'accord, en l'état actuel des choses, mais de comprendre l'autre. Or, manifestement vous n'avez pas compris, sinon vous ne liriez pas dans la doctrine de l'Église ce qui n'y est pas.

Il y a des raisons éthique et "pratiques" qui justifient les positions de l'Église sur ce sujet. Elles sont fortes, mais elles ont leurs limites. Ainsi une sexualité respectueuse d'autrui (dans le sens d'un respect "humain", "sécularisé" etc.) peut se réaliser avec les contraceptifs. Pourquoi le maintien de cet "interdit" ? Pour les raisons "mystiques" déjà exposées.

Il reste que cette "mystique" est indissociable de la morale, du pratique etc. bref, de l'ensemble des choses qui constituent la vie humaine. Et c'est pour cette raison que seule la morale catholique, comprise et "appliquée" parfaitement (c'est le fait des saints), est réellement et parfaitement source de bien.

Les accommodations sont inévitables, mais elles ne seront jamais recommandables ni désirables pour l'Église qui nous exhorte à être "saints comme Dieu est Saint".
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Cher Jean-Baptiste,

Ah mais si c'est mystique, alors je vous comprends (voir mon message : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 06#p120706 ), et je comprends que je ne comprenne pas. Mais vous-même, vous comprenez donc aussi que je ne comprenne pas ? Parce que c'était quand même ça le cœur de la motivation de ce fil : j'avais cru comprendre que vous (les cathos) ne compreniez pas qu'on ne comprenait pas (ti'hamo, dans ce message, répond par trois fois à l'agnostique Damas Drive : "je ne comprends pas"), et cela suscitait mon incompréhension, comprenez-vous ? ;)

Bien à vous.
Dernière modification par Un gentil athée le lun. 22 mars 2010, 14:09, modifié 1 fois.
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Re: Outercourse

Message non lu par ti'hamo »

@ gentil athée
Donc, à votre corps défendant peut-être, vous validez l'idée suivante : lorsque pour des motifs légitimes, on ne souhaite pas avoir d'enfant dans l'immédiat, mais que la femme est en période féconde, la contraception est légitime si on souhaite malgré tout avoir une relation sexuelle dont le but n'est pas le plaisir-désir-défoulement (car ce but n'est de toute façon jamais licite) mais l'expression/renforcement d'une certaine forme d'attachement.
Ben, non. C'est contradictoire, comme on l'a dit (maintenant un certain nombre de fois) : celui qui veut considérer comme un caractère anormal, gênant, une caractéristique propre de son épouse, qui fait partie d'elle, en tant qu'être féminin (et non en tant que défaut, raté, erreur, handicap), alors ses unions, faites dans cet esprit, ne sont PAS des unions, cela ne manifeste PAS un amour.
Quel amour serait-ce là ? "je t'aime, mais je t'aime telle que je te veux, et non telle que tu es".

Puisqu'il est contradictoire de dire à son épouse "je t'aime…mais sans tes cycles", "je t'aime… mais à condition que tu n'aie pas de cycles", "je t'aime… mais je n'aime pas le fait que tu sois une femme".
Donc, votre question n'a pas de sens : une telle union, un tel esprit, ne manifestent objectivement aucun amour vrai.
Un désir, une affection, oui. Mais, du coup, déconnecté de tout amour vrai.


> Mais peut-être que pour vous, ce qui est mystique fait partie du "réel concret". En ce cas, autant pour moi
Et bien, l'amour fait partie du réel concret.
(à moins que vous ne nous affirmiez comprendre et expliquer parfaitement la réalité de l'amour grâce à la raison)
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

ti'hamo a écrit :@ gentil athée
Donc, à votre corps défendant peut-être, vous validez l'idée suivante : lorsque pour des motifs légitimes, on ne souhaite pas avoir d'enfant dans l'immédiat, mais que la femme est en période féconde, la contraception est légitime si on souhaite malgré tout avoir une relation sexuelle dont le but n'est pas le plaisir-désir-défoulement (car ce but n'est de toute façon jamais licite) mais l'expression/renforcement d'une certaine forme d'attachement.
Ben, non. C'est contradictoire, comme on l'a dit (maintenant un certain nombre de fois) : celui qui veut considérer comme un caractère anormal, gênant, une caractéristique propre de son épouse, qui fait partie d'elle, en tant qu'être féminin (et non en tant que défaut, raté, erreur, handicap), alors ses unions, faites dans cet esprit, ne sont PAS des unions, cela ne manifeste PAS un amour.
Quel amour serait-ce là ? "je t'aime, mais je t'aime telle que je te veux, et non telle que tu es".
Puisqu'il est contradictoire de dire à son épouse "je t'aime…mais sans tes cycles", "je t'aime… mais à condition que tu n'aie pas de cycles", "je t'aime… mais je n'aime pas le fait que tu sois une femme".
Donc, votre question n'a pas de sens : une telle union, un tel esprit, ne manifestent objectivement aucun amour vrai.
Un désir, une affection, oui. Mais, du coup, déconnecté de tout amour vrai.
Je ne comprends vraiment pas... lorsque je m'unis avec mon épouse et que j'utilise un préservatif : jamais ça ne traverse nos esprits que nous n'aimons pas ses cycles (pas plus que si je prends une tisane le soir pour m'aider à dormir, c'est que je n'aime pas mes cycles de sommeil). A la vérité, et quand j'y réfléchis objectivement, je ne peux même pas dire qu'en fait je n'aime pas ses cycles mais que je n'en aurais pas conscience, puisque de toute façon, si elle venait à être enceinte, nous accueillerions et aimerions cet enfant sans problème. Peut-être que d'autres couples (la plupart ?) pensent différemment, cela dit. Mais je ne vois pas pourquoi j'adopterais un autre comportement à cause des autres couples... Quelqu'un qui pratiquerait la méthode Billings pourrait tout aussi bien se dire : "M**de ! Encore tous ces jours à attendre ! Scrogneugneu !". Je ne crois pas que ça manifesterait beaucoup mieux un amour véritable de la femme dans son essence totale... :roule:
> Mais peut-être que pour vous, ce qui est mystique fait partie du "réel concret". En ce cas, autant pour moi
Et bien, l'amour fait partie du réel concret.
(à moins que vous ne nous affirmiez comprendre et expliquer parfaitement la réalité de l'amour grâce à la raison)
Non point, cependant, d'après moi, l'amour (du moins celui que j'ai pour mon épouse) n'a rien de mystique, sauf à filer la métaphore.
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Re: Outercourse

Message non lu par ti'hamo »

@ gentil athée
Et bien, voilà : si, finalement, ce que vous avez à répondre c'est :
. "ah mais nous jamais ça nous a traversé l'esprit"
(si l'égoïsme, par exemple, se définissait uniquement comme le fait de se dire explicitement et textuellement dans sa tête "aujourd'hui je vais être égoïste", alors quasiment personne ne le serait).

. "la contraception, c'est comme prendre une tisane".

. "m'unir à mon épouse, c'est comme jouer aux boules."

...alors, de notre point de vue, cela confirme notre vision de choses (dévalorisation de l'union des époux, réduction de la perspective dans la considération de l'union,...).


Tout ce que nous vous avons écrit au cours de cette discussion demeure donc, et vous pourrez les relire et méditer dessus (et ne revenir au sujet qu'une fois que vous aurez bien saisi la signification de nos points de vue, ce qui suppose d'abord un certain travail sur soi pour vouloir comprendre et chercher à comprendre ce point de vue...
...et pas simplement se contenter de chercher avant tout à se justifier.)



note 1 :
. effectivement, une méthode comme Billings peut être utilisée dans un mauvais esprit - mais cela, on l'avait déjà précisé dans la discussion. Mais c'est différent d'un acte découlant d'un esprit de contraception, refusant
J'espère que vous faites une différence entre un acte mauvais en soi, découlant d'un esprit de fermeture et entraînant un esprit de fermeture, et un acte neutre en soi pouvant être utilisé à bon ou mauvais escient...

note 2 :
. l'amour comporte une certaine part de contemplation, et une certaine part non d'irrationnel mais d'au-delà de la raison - enfin, il me semble. Ce qui donne, tout de même, quelque chose de mystique.
. ou alors, c'est l'inverse, c'est la mystique qui est de l'amour. :saint:
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Re: Outercourse

Message non lu par jeanbaptiste »

Non point, cependant, d'après moi, l'amour (du moins celui que j'ai pour mon épouse) n'a rien de mystique, sauf à filer la métaphore.
Soyons clair : la mystique c'est ce qui nous fait entrer en dialogue avec le Christ, avec Dieu.

Le monde participe de l'Être, de Dieu, le monde est mystique, le "réel concret" est mystique. C'est ce que croit et vit l'homme qui a la foi.

L'amour n'a dès lors rien de mystique pour vous, puisque vous ne croyez pas en Dieu. C'est limpide.

Maintenant, puisque nous savons que la Vérité c'est Dieu, le réel EST mystique (pour le dire vite) dans sa réalité concrète véritable.

Nous atteignons ici les limites du dialogue, il va bien falloir que les intervenants sur ce fil le reconnaissent : "gentil athée" ne peut pas entendre la nécessité de principes moraux qui, s'ils sont justifiables et bons sur un plan strictement "sécularisé", ne sont pour autant nécessaire que pour les hommes qui ont la foi.

Je me répète : les préservatifs peuvent avoir des conséquences morales désastreuses, mais ils peuvent également être utilisés dans un cadre moralement sain dans la limite de la moralité d'un monde qui oublie le Dieu vivant.

Pour le dire autrement : pour le croyant l'usage de contraceptifs artificiels est un obstacle à une sainteté parfaite, mais pour l'incroyant, cet objectif de sainteté étant inconnu, cet usage ne paraît pas intrinsèquement mauvais, bien qu'il y ait des raisons "séculièrement" audible de penser que sa généralisation pose des problèmes moraux concrets.
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Jean-Baptiste,

Je suis bien d'accord avec ce dernier message (y compris au sujet des problèmes moraux concrets séculièrement "audibles" que pose la généralisation de la contraception, bien entendu ! :)) et je pense donc qu'on peut en rester là... sauf si les autres intervenants voient des objections à vos propos (je pourrai alors essayer de prendre votre défense ;)).

Bien à vous.
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

ti'hamo a écrit :@ gentil athée
Et bien, voilà : si, finalement, ce que vous avez à répondre c'est :
. "ah mais nous jamais ça nous a traversé l'esprit"
(si l'égoïsme, par exemple, se définissait uniquement comme le fait de se dire explicitement et textuellement dans sa tête "aujourd'hui je vais être égoïste", alors quasiment personne ne le serait).

. "la contraception, c'est comme prendre une tisane".

. "m'unir à mon épouse, c'est comme jouer aux boules."

...alors, de notre point de vue, cela confirme notre vision de choses (dévalorisation de l'union des époux, réduction de la perspective dans la considération de l'union,...).
Si vous voulez me dire qu'avoir une relation sexuelle normale est plus beau, plus grand et a plus de portée morale que d'avoir une relation sexuelle "contraceptivée", alors je ne dis pas le contraire. Là où je suis sceptique, c'est qu'on me dise qu'avoir une relation sexuelle "contraceptivée" serait foncièrement immoral et mal au sens de "moins bien que de ne simplement rien faire". D'après moi, ça (le sexe "contraceptivé") peut être un bien, même si c'est, je veux bien le concevoir, un bien inférieur et peut-être circonstanciel. Aller, pour reprendre un de mes exemples comme vous en êtes friands :D : c'est comparable à donner 100 euros au Secours Catholique (ce qui est bien), au lieu de carrément s'investir soi-même dans le Secours Catholique (ce qui est mieux, mais pas nécessairement faisable à l'instant t, ou alors on n'en a pas les capacités, etc.).

Notez aussi qu'avoir des rapports sexuels "contraceptivés" ne veut pas dire qu'on n'a ou qu'on n'aura que ce genre de rapports sexuels avec son épouse...
Tout ce que nous vous avons écrit au cours de cette discussion demeure donc, et vous pourrez les relire et méditer dessus (et ne revenir au sujet qu'une fois que vous aurez bien saisi la signification de nos points de vue, ce qui suppose d'abord un certain travail sur soi pour vouloir comprendre et chercher à comprendre ce point de vue...
...et pas simplement se contenter de chercher avant tout à se justifier.)
Dites donc, c'est ce que j'essaye de faire, ne vous en déplaise, et je pourrais aisément vous renvoyer la balle :-[
Et puis, pour dire comme vous : "[j'ai] aussi le droit de n'être pas spontanément et naturellement d'accord avec vous en tout point, il me semble." :>
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Bonsoir,

J'ai une question. Attention, elle est un peu théorique, mais pour mieux cerner les enjeux je vais me permettre de m'appuyer sur une expérience de pensée. Imaginons une femme qui, à cause d'une anomalie génétique, ne connaitrait pas de périodes infécondes. Elle ne pourrait donc pas suivre la méthode Billings. Aurait-elle alors la possibilité morale d'utiliser des moyens de contraception ? Merci pour vos réponses.

Bien cordialement.
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