@ Talnéor,
Bonjour,
j'ai 52 ans, je suis enseignant, je suis entouré d'athées depuis le début de ma carrière et vous pensez bien que ce que vous écrivez, je l'ai déjà entendu bêtement seriné ou intelligemment développé depuis fort longtemps.
Et je suis toujours croyant, et d'ailleurs plus que jamais.
Je ne reprendrai donc pas les bouts d'arguments que vous développez mais je vais papoter et ajouter quelques "digressions" à celles que vous trouvez inutiles, moi elles me feront du bien.
... l'éventualité qu'un Dieu existe est une éventualité fort
raisonnable puisque, pour reprendre mon premier commentaire publié dans ce fil, son inexistence ne peut se prouver, de la même manière qu'on ne pourra jamais prouver l'existence du
néant.
Alors pourquoi je me priverais du réconfort d'un Etre qui existe
raisonnablement ?
Cela dit, j'accepte les raisonnements qui peuvent conduire au
néantisme lorsqu'ils sont bien articulés.
... A propos de
néantisme, je réfute l'appellation d'a-thée car il s'agit aujourd'hui d'un étiquetage commode dont le "a" privatif dispense de la charge de la preuve. Les "sans Dieu" se définissent donc commodément par rapport à des "avec Dieu" qui auraient à prouver l'existence de ce Dieu.
Je tiens à préciser cependant que l'athéisme correspond pour moi à une démarche historique qui fut courageuse en son temps et dont je ne réfute pas les conséquences fécondes mais aujourd'hui il ne s'agit bien souvent que de l'expression d'un formatage pseudo-scientifique contemporain qui recouvre une norme matérialiste et conformiste.
... Ah la la la la ... il y a beaucoup de conformisme dans vos propos.
Surprise-me !
... Le
néantiste serait plus ferme et plus couillu devant l'épreuve que le
théiste ? La citation de Chesterton que j'ai choisie en signature me pousse à croire le contraire.
... Je regarde la Mort en face, merci ça va bien pour moi et ce n'est pas elle que je crains mais plutôt la vieillesse, pour reprendre certains messages précédents.
- Et ce n'est pas la peur de la Mort qui fait que je crois, mais plutôt ma capacité à éprouver de l'émotion, de l'enthousiasme, de l'affection, du lien, du rire, du sourire, et surtout de l'émerveillement.
- Et mon tempérament me conduit à penser que ce n'est pas la peur de l'orage qui a conduit les premiers hommes à inventer des divinités mais bien le sublime arc-en-ciel qui lui fait suite...
... Quant à la conscience...
Je vais vous faire un aveu : Ce n'est pas le fait d'être conscient qui m'émerveille, me passionne ou me questionne mais bien la faculté d'être conscient que je suis conscient, ce qui dans la logique de l'évolution, n'était pas gagné d'avance.
Comprenne qui peut.
Merci de m'avoir autorisé ces digressions nocturnes et insomniaques.