Paul Victor a écrit :SS Benoît XVI a bien rappelé que c’était un acte de tolérance accordé aux fidèles, en désunion avec Rome, qui refusent le concile Vatican II, et une invitation aux chrétiens égarés et entrainés hors l’église par les errements du schismatique excommunié Marcel Lefebvre, à revenir au sein de l’Eglise en pleine communion avec son Pasteur Benoît XVI. Certes il y a encore beaucoup de travail pour faire revenir dans le troupeau les brebis trompées et égarées.
Erreur, c'est loin d'être un acte destiné aux seuls "lefebvristes" coupés de Rome.
Motu Proprio Summorum Pontificum:
Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d’utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.
Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par notre prédécesseur Jean-Paul II, ayant nous-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s’est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l’Esprit Saint et l’aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique nous DÉCIDONS ce qui suit

...)
Et la lettre aux évêques l'accompagnant:
Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère
Et:
les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement
Paul Victor a écrit :Quant au recueillement , lorsque vous voyez et entendez une bonne majorité de fidèles faire leurs commentaires pendant la messe, même à genoux pendant le Canon,!!!!!
Effectivement, c'est nul. Personnellement, mon expérience de la forme extra, c'est presque toujours un silence particulier, un silence très profond où on entendrait une mouche voler. Avec certes parfois, des enfants qui crient (chose qu'on n'entend guère dans la forme ordinaire dans nos paroisses... pour cause! hélas...), mais même eux sont nettement plus silencieux que d'habitude. Mais c'est vrai que 2 personnes qui bavardent parmi une centaine qui sont silencieuses, du coup, s'entendent très facilement.
Donc j'aime ce silence. Il est vrai que si c'est un silence qu'il faut à tout prix meubler pour que les fidèles ne s'ennuient pas, qu'ils conversent ou qu'on leur mette de la belle musique... là il vaut mieux réciter la prière à voix haute. J'en reparlerai plus loin.
La nouvelle forme correspondait bien à ce que les fidèles attendaient du renouveau de l’Eglise
Ca doit être pour ça que les effectifs de l'Eglise ont autant grossi
Deux mots qualifient très bien ces deux formes « Assister » et « Participer ».
Caricatural.
Une messe Paul VI bien célébrée est tout aussi digne qu’une messe Pie V, mais avec en plus cette participation des fidèles au Saint Sacrifice, lorsqu’il institua l’Eucharistie, le Vendredi Saint, Jésus était au milieu de ses apôtres et ne leur tournait pas le dos ; c’est cette fidélité à la Sainte Cène que j’apprécie dans la nouvelle forme ( qui date de 45 ans quand même).
TOUS les chrétiens, depuis l'aube de l'Eglise, ont prié collectivement dans la même direction, vers l'Orient. CA, c'est un acte commun, où les prêtres et les fidèles participent chacun à leur mesure. Tandis qu'à notre époque où nous sommes plus intelligents, on a trouvé que le face-à-face de l'Assemblée, comme au spectacle, était mieux que de se tourner vers Dieu. Donc ce n'est plus à la prière vers le Seigneur qu'on "participe", mais à une célébration de l'Assemblée renfermée sur elle-même.
Le résultat est d'ailleurs visible à la disposition de l'autel qui s'est majoritairement imposée en France (ailleurs je n'en sais rien): le crucifix (représentant Notre Seigneur) avec les 2 chandeliers est mis sur le côté, avec les fleurs de l'autre côté, donc relégué au titre d'accessoire décoratif. Au milieu, on trouve le sacro-saint micro, outil de la société du spectacle, devenu le vrai foyer de la prière. Voilà un symbole extrêmement parlant.
Sinon, à la Sainte Cène, Jésus, d'après ce qu'on sait des coutumes de l'époque, était à côté de ses disciples et pas en face...
In Xto,
archi.