La tempête apaisée
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Confiance en Dieu, seul moyen pour traverser tempêtes de vie
J'ai trouvé ce texte qui m'a laissé une forte impression et je le poste:
La confiance en Dieu est le seul moyen pour traverser les tempêtes de la vie
Homélie du dimanche 25 juin, du père Raniero Cantalamessa
ROME, Vendredi 23 juin 2006 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile de ce dimanche, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.
Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 4, 35-41
Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Survient une violente tempête
L’Evangile de ce dimanche est celui de la tempête apaisée. Un soir, après une journée de travail intense, Jésus monte dans une barque et demande à ses apôtres de passer sur l’autre rive. Mort de fatigue, il s’endort à l’arrière de la barque. Soudain se lève une grande tempête. Les vagues viennent se jeter dans la barque qui se remplit. Très inquiets, les apôtres réveillent Jésus en criant : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, Jésus ordonne à la mer de se calmer : « ‘Silence, tais-toi !’. Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : ‘Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ?’ ».
Essayons de comprendre le message contenu pour nous aujourd’hui dans cette page de l’Evangile. La traversée de la mer de Galilée indique la traversée de la vie. La mer représente notre famille, notre communauté, notre cœur lui-même : des petites mers, mais dans lesquelles, nous le savons, peuvent se déclencher à l’improviste, de grandes tempêtes. Qui n’a pas connu une de ces tempêtes, lorsque tout s’assombrit et la petite barque de notre vie commence prendre l’eau de toutes parts, et que Dieu semble être absent ou dormir ? Une réponse alarmante du médecin et nous voilà en pleine tempête. Un fils qui prend un mauvais chemin et fait parler de lui, et voilà les parents en pleine tempête. Une crise financière, la perte d’un travail, de l’amour du fiancé, du conjoint, et nous voilà en pleine tempête. Que faire ? A quoi pouvons-nous nous rattacher, de quel côté pouvons-nous jeter l’ancre ? Jésus ne nous donne pas de recette magique pour éviter toutes les tempêtes de notre vie. Il n’a pas promis de nous épargner toutes les difficultés ; il nous a en revanche promis la force pour les surmonter, si nous la lui demandons.
Saint Paul nous parle d’un problème sérieux qu’il a du affronter au cours de sa vie, qu’il appelle « l’épine dans ma chair ». J’ai demandé « trois fois » (c’est-à-dire un nombre infini de fois) au Seigneur, dit-il, de m’en libérer, et le Seigneur a fini par me répondre. Que lui a-t-il répondu ? Lisons-le ensemble. « ‘Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’. Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand coeur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ». (2 Co 12, 7-10).
La confiance en Dieu : voilà le message de l’Evangile. Ce jour-là, c’est parce qu’ils avaient pris Jésus avec eux dans la barque avant de commencer la traversée, que les disciples ont été sauvés. Et ceci est pour nous également la meilleure garantie contre les tempêtes de la vie. Avoir Jésus avec nous. Le moyen pour garder Jésus dans la petite barque de notre vie et de notre famille, c’est la foi, la prière et la fidélité aux commandements.
Lorsqu’en mer la tempête se déchaîne, les marins ont l’habitude (ils avaient du moins l’habitude dans le passé) de jeter de l’huile sur les flots pour les calmer. Nous, nous jetons l’huile de la confiance en Dieu sur les flots de la peur et de l’angoisse. Saint Pierre exhortait les premiers chrétiens à avoir confiance en Dieu dans les persécutions en disant : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous » (1 P 5, 7). Le manque de foi que Jésus à cette occasion a reproché aux apôtres est précisément celui d’avoir mis en doute le fait qu’il se soucie d’eux et de leur sécurité : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? ».
Dieu prend soin de nous, il se soucie de nous et de quelle manière ! Une anecdote citée fréquemment parle d’un homme qui fit un rêve. Il voyait deux rangées de pas imprimés sur le sable du désert et comprenait que l’une correspondait à ses propres pieds et l’autre à ceux de Jésus qui marchait près de lui. A un moment donné, la deuxième rangée de pas disparaît et il comprend que cela correspond précisément à un moment difficile de sa vie. Il se plaint auprès du Christ qui l’a laissé seul au moment de l’épreuve. « Mais j’étais avec toi ! » répond Jésus. « Mais comment pouvais-tu être avec moi si les traces de tes pas n’apparaissent pas sur le sable ? ». « Les traces sont celles de mes pas à moi, répond Jésus. A ce moment-là je t’avais pris sur mes épaules ! ».
Souvenons-nous de cette histoire lorsque nous sommes nous aussi tentés de nous plaindre auprès du Seigneur parce qu’il nous laisse seuls.
Cordialement
zora
La confiance en Dieu est le seul moyen pour traverser les tempêtes de la vie
Homélie du dimanche 25 juin, du père Raniero Cantalamessa
ROME, Vendredi 23 juin 2006 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile de ce dimanche, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.
Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 4, 35-41
Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Survient une violente tempête
L’Evangile de ce dimanche est celui de la tempête apaisée. Un soir, après une journée de travail intense, Jésus monte dans une barque et demande à ses apôtres de passer sur l’autre rive. Mort de fatigue, il s’endort à l’arrière de la barque. Soudain se lève une grande tempête. Les vagues viennent se jeter dans la barque qui se remplit. Très inquiets, les apôtres réveillent Jésus en criant : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, Jésus ordonne à la mer de se calmer : « ‘Silence, tais-toi !’. Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : ‘Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ?’ ».
Essayons de comprendre le message contenu pour nous aujourd’hui dans cette page de l’Evangile. La traversée de la mer de Galilée indique la traversée de la vie. La mer représente notre famille, notre communauté, notre cœur lui-même : des petites mers, mais dans lesquelles, nous le savons, peuvent se déclencher à l’improviste, de grandes tempêtes. Qui n’a pas connu une de ces tempêtes, lorsque tout s’assombrit et la petite barque de notre vie commence prendre l’eau de toutes parts, et que Dieu semble être absent ou dormir ? Une réponse alarmante du médecin et nous voilà en pleine tempête. Un fils qui prend un mauvais chemin et fait parler de lui, et voilà les parents en pleine tempête. Une crise financière, la perte d’un travail, de l’amour du fiancé, du conjoint, et nous voilà en pleine tempête. Que faire ? A quoi pouvons-nous nous rattacher, de quel côté pouvons-nous jeter l’ancre ? Jésus ne nous donne pas de recette magique pour éviter toutes les tempêtes de notre vie. Il n’a pas promis de nous épargner toutes les difficultés ; il nous a en revanche promis la force pour les surmonter, si nous la lui demandons.
Saint Paul nous parle d’un problème sérieux qu’il a du affronter au cours de sa vie, qu’il appelle « l’épine dans ma chair ». J’ai demandé « trois fois » (c’est-à-dire un nombre infini de fois) au Seigneur, dit-il, de m’en libérer, et le Seigneur a fini par me répondre. Que lui a-t-il répondu ? Lisons-le ensemble. « ‘Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’. Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand coeur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ». (2 Co 12, 7-10).
La confiance en Dieu : voilà le message de l’Evangile. Ce jour-là, c’est parce qu’ils avaient pris Jésus avec eux dans la barque avant de commencer la traversée, que les disciples ont été sauvés. Et ceci est pour nous également la meilleure garantie contre les tempêtes de la vie. Avoir Jésus avec nous. Le moyen pour garder Jésus dans la petite barque de notre vie et de notre famille, c’est la foi, la prière et la fidélité aux commandements.
Lorsqu’en mer la tempête se déchaîne, les marins ont l’habitude (ils avaient du moins l’habitude dans le passé) de jeter de l’huile sur les flots pour les calmer. Nous, nous jetons l’huile de la confiance en Dieu sur les flots de la peur et de l’angoisse. Saint Pierre exhortait les premiers chrétiens à avoir confiance en Dieu dans les persécutions en disant : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous » (1 P 5, 7). Le manque de foi que Jésus à cette occasion a reproché aux apôtres est précisément celui d’avoir mis en doute le fait qu’il se soucie d’eux et de leur sécurité : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? ».
Dieu prend soin de nous, il se soucie de nous et de quelle manière ! Une anecdote citée fréquemment parle d’un homme qui fit un rêve. Il voyait deux rangées de pas imprimés sur le sable du désert et comprenait que l’une correspondait à ses propres pieds et l’autre à ceux de Jésus qui marchait près de lui. A un moment donné, la deuxième rangée de pas disparaît et il comprend que cela correspond précisément à un moment difficile de sa vie. Il se plaint auprès du Christ qui l’a laissé seul au moment de l’épreuve. « Mais j’étais avec toi ! » répond Jésus. « Mais comment pouvais-tu être avec moi si les traces de tes pas n’apparaissent pas sur le sable ? ». « Les traces sont celles de mes pas à moi, répond Jésus. A ce moment-là je t’avais pris sur mes épaules ! ».
Souvenons-nous de cette histoire lorsque nous sommes nous aussi tentés de nous plaindre auprès du Seigneur parce qu’il nous laisse seuls.
Cordialement
zora
Come with me, in the eternal life...
Bonjour Zora,
j'aime bien également le commentaire de Saint Augustin sur ce passage :
SAINT AUGUSTIN (V°S) : Comment apaiser les tempêtes du cœur ?
Je vais, avec la grâce du Seigneur, vous entretenir de l'évangile de ce jour. Je veux aussi, avec l'aide de Dieu, vous encourager à ne pas laisser la foi dormir dans vos cœurs au milieu des tempêtes et des houles de ce monde.
a) Réveiller le Christ en nous
Le Seigneur Jésus Christ exerçait sans aucun doute son pouvoir sur le sommeil non moins que sur la mort, et quand il naviguait sur le lac, le Tout-Puissant n'a pas pu succomber au sommeil sans le vouloir. Si vous le pensez, c'est que le Christ dort en vous. Si, au contraire, le Christ est éveillé en vous, votre foi aussi est éveillée. L'Apôtre dit : Que le Christ habite en vos cœurs par la foi (Ep 3,17). Donc le sommeil du Christ est le signe d'un mystère. Les occupants de la barque représenterait les âmes qui traversent la vie de ce monde sur le bois de la croix.
b) La barque de Pierre est l’Église
En outre, la barque est la fıgure de l'Eglise. Oui, vraiment, tous les fidèles sont des temples où Dieu habite, et le cœur de chacun d'eux est une barque naviguant sur la mer : elle ne peut sombrer si l'esprit entretient de bonnes pensées.
c) Tu sèmes le vent, tu récoltes la tempête
On t'a fait injure : c'est le vent qui te fouette ; tu t'es mis en colère : c'est le flot qui monte. Ainsi, quand le vent souffle et que monte le flot, la barque est en péril. Ton cœur est en péril, ton cœur est secoué par les flots. L'outrage a suscité en toi le désir de la vengeance. Et voici : tu t'es vengé, cédant ainsi sous la faute d'autrui, et tu as fait naufrage. Pourquoi ? Parce que le Christ s'est endormi en toi, c'est-à-dire que tu as oublié le Christ. Réveille donc le Christ, souviens-toi du Christ, que le Christ s'éveille en toi. Pense à lui.
d) Fais mémoire de Lui
Que voulais-tu ? Te venger. As-tu oublié la parole qu'il a dite sur la Croix : Père, pardonne leur : ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23,34) ? Celui qui s'était endormi dans ton cœur a refusé de se venger. Réveille-le, rappelle toi son souvenir. Son souvenir, c'est sa parole; son souvenir, c'est son commandement. Et quand tu auras éveillé le Christ en toi, tu te diras à toi-même : Quel homme suis-je pour vouloir me venger ? Qui suis-je pour user de menaces contre un homme ? Peut-être serai-je mort avant d'avoir pu me venger ? Et quand viendra pour moi le moment de guider ce corps, si j'expire brûlant de haine et assoiffé de vengeance, celui qui n'a pas voulu se venger ne m'accueillera pas. Celui qui a dit : Donnez et vous recevrez; pardonnez et vous serez pardonnés (Lc 6,37) ne m'accueillera pas. Je réprimerai donc ma colère, et mon cœur trouvera à nouveau le repos. Le Christ a commandé à la mer, et elle s'est calmée (cf Mt 8,26).
e) Le vent de la tentation
Ce que je viens de vous dire au sujet des mouvements de colère doit devenir votre règle de conduite dans toutes vos tentations. La tentation surgit : c'est le vent qui souffle ; ton âme est troublée, c'est le flot qui monte. Réveille le Christ, laisse-le te parler. Qui donc est celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent (Mt 8,27) ? Quel est celui à qui la mer obéit ? A lui la mer, c'est lui qui l'a faite (Ps 94,5). Par lui, tout s 'est fait (Jn 1,3) ? Imite plutôt les vents et la mer : obéis au Créateur. La mer entend l'ordre du Christ, vas-tu rester sourd ? La mer obéit, le vent s'apaise, vas-tu continuer à souffler ?
f) Être pacifié
Que voulons-nous dire par là ? Parler, agir, ourdir des machinations, n'est-ce pas souffler, et refuser de s'apaiser au commandement du Christ ? Quand votre cœur est troublé, ne vous laissez pas submerger par les vagues. Si pourtant le vent nous renverse - car nous ne sommes que des hommes - et qu'il excite les passions mauvaises de notre cœur, ne désespérons pas. Réveillons le Christ, afın de poursuivre notre voyage sur une mer paisible et de parvenir à la patrie.
Bien à vous,
Zef
j'aime bien également le commentaire de Saint Augustin sur ce passage :
SAINT AUGUSTIN (V°S) : Comment apaiser les tempêtes du cœur ?
Je vais, avec la grâce du Seigneur, vous entretenir de l'évangile de ce jour. Je veux aussi, avec l'aide de Dieu, vous encourager à ne pas laisser la foi dormir dans vos cœurs au milieu des tempêtes et des houles de ce monde.
a) Réveiller le Christ en nous
Le Seigneur Jésus Christ exerçait sans aucun doute son pouvoir sur le sommeil non moins que sur la mort, et quand il naviguait sur le lac, le Tout-Puissant n'a pas pu succomber au sommeil sans le vouloir. Si vous le pensez, c'est que le Christ dort en vous. Si, au contraire, le Christ est éveillé en vous, votre foi aussi est éveillée. L'Apôtre dit : Que le Christ habite en vos cœurs par la foi (Ep 3,17). Donc le sommeil du Christ est le signe d'un mystère. Les occupants de la barque représenterait les âmes qui traversent la vie de ce monde sur le bois de la croix.
b) La barque de Pierre est l’Église
En outre, la barque est la fıgure de l'Eglise. Oui, vraiment, tous les fidèles sont des temples où Dieu habite, et le cœur de chacun d'eux est une barque naviguant sur la mer : elle ne peut sombrer si l'esprit entretient de bonnes pensées.
c) Tu sèmes le vent, tu récoltes la tempête
On t'a fait injure : c'est le vent qui te fouette ; tu t'es mis en colère : c'est le flot qui monte. Ainsi, quand le vent souffle et que monte le flot, la barque est en péril. Ton cœur est en péril, ton cœur est secoué par les flots. L'outrage a suscité en toi le désir de la vengeance. Et voici : tu t'es vengé, cédant ainsi sous la faute d'autrui, et tu as fait naufrage. Pourquoi ? Parce que le Christ s'est endormi en toi, c'est-à-dire que tu as oublié le Christ. Réveille donc le Christ, souviens-toi du Christ, que le Christ s'éveille en toi. Pense à lui.
d) Fais mémoire de Lui
Que voulais-tu ? Te venger. As-tu oublié la parole qu'il a dite sur la Croix : Père, pardonne leur : ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23,34) ? Celui qui s'était endormi dans ton cœur a refusé de se venger. Réveille-le, rappelle toi son souvenir. Son souvenir, c'est sa parole; son souvenir, c'est son commandement. Et quand tu auras éveillé le Christ en toi, tu te diras à toi-même : Quel homme suis-je pour vouloir me venger ? Qui suis-je pour user de menaces contre un homme ? Peut-être serai-je mort avant d'avoir pu me venger ? Et quand viendra pour moi le moment de guider ce corps, si j'expire brûlant de haine et assoiffé de vengeance, celui qui n'a pas voulu se venger ne m'accueillera pas. Celui qui a dit : Donnez et vous recevrez; pardonnez et vous serez pardonnés (Lc 6,37) ne m'accueillera pas. Je réprimerai donc ma colère, et mon cœur trouvera à nouveau le repos. Le Christ a commandé à la mer, et elle s'est calmée (cf Mt 8,26).
e) Le vent de la tentation
Ce que je viens de vous dire au sujet des mouvements de colère doit devenir votre règle de conduite dans toutes vos tentations. La tentation surgit : c'est le vent qui souffle ; ton âme est troublée, c'est le flot qui monte. Réveille le Christ, laisse-le te parler. Qui donc est celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent (Mt 8,27) ? Quel est celui à qui la mer obéit ? A lui la mer, c'est lui qui l'a faite (Ps 94,5). Par lui, tout s 'est fait (Jn 1,3) ? Imite plutôt les vents et la mer : obéis au Créateur. La mer entend l'ordre du Christ, vas-tu rester sourd ? La mer obéit, le vent s'apaise, vas-tu continuer à souffler ?
f) Être pacifié
Que voulons-nous dire par là ? Parler, agir, ourdir des machinations, n'est-ce pas souffler, et refuser de s'apaiser au commandement du Christ ? Quand votre cœur est troublé, ne vous laissez pas submerger par les vagues. Si pourtant le vent nous renverse - car nous ne sommes que des hommes - et qu'il excite les passions mauvaises de notre cœur, ne désespérons pas. Réveillons le Christ, afın de poursuivre notre voyage sur une mer paisible et de parvenir à la patrie.
Bien à vous,
Zef
" Or c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent , Toi, le seul vrai Dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ" Jean 17,3
Bonjour zefdebruz
Moi aussi je trouve que ce commentaire de Saint Augustin est très sage et approprié!
C'est vraiment un passage dans lequel nous pouvons nous trouver tous avec tous nos problèmes et doutes quotidiens. J'y vois aussi un autre message: nous ne sommes pas capables de penser à Christ ou à Dieu dans chaque moments de notre vie et à agir toujours d'une manière parfaite mais il suffit que nous ayons de la foi et que nous sachions dans toutes les circonstances que Jésus Christ est toujours avec nous et que nous pouvons surmonter les moments difficiles avec la foi et avec la grâce du Seigneur.
cordialement
zora
Moi aussi je trouve que ce commentaire de Saint Augustin est très sage et approprié!
C'est vraiment un passage dans lequel nous pouvons nous trouver tous avec tous nos problèmes et doutes quotidiens. J'y vois aussi un autre message: nous ne sommes pas capables de penser à Christ ou à Dieu dans chaque moments de notre vie et à agir toujours d'une manière parfaite mais il suffit que nous ayons de la foi et que nous sachions dans toutes les circonstances que Jésus Christ est toujours avec nous et que nous pouvons surmonter les moments difficiles avec la foi et avec la grâce du Seigneur.
cordialement
zora
Come with me, in the eternal life...
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La tempête apaisée
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 4, 35-41)
35i Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
36 Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
38 Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
39 Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
40 Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
41 Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Nous sommes tous en route vers l'autre rive. Jeunes ou âgés, de toute manière nous naviguons vers l'autre rive. Heureux sommes-nous - et je veux glorifier mon Seigneur ce matin, parce que nous avons accueilli la Parole du maître ! Oui, nous sommes heureux puisqu'aux jours de notre détresse, nous avons crié vers Lui et, sans tarder, Il a répondu à notre appel !
Cet Evangile de la tempête apaisée, je l'ai déjà commenté tant de fois que je pourrais dire que je n'ai plus rien à en dire...Sauf que les circonstances de ma vie actuelle sont telles que ma barque évolue de nouveau dans une zone de turbulences, avec des creux de vagues profonds et des crêtes élevées.
Dieu merci, je sais bien que Jésus est dans ma barque et que son apparent sommeil, là, derrière, n'est rien d'autre que mon propre manque d'attention, mon infidélité à la prière et tous mes défauts d'amour. Mais dans la journée d'hier, ma relation conflictuelle avec ma soeur cadette m'ayant conduit à une impasse, j'ai demandé de l'aide au Seigneur ("Seigneur, je ne sais vraiment plus que faire avec elle, ni quoi dire !) et la réponse est venue simplement: ne rien faire, garder confiance, laisser passer du temps.
Comme je comprenais cela, j'ai craint tout aussitôt de ressentir la solitude d'une manière plus pénible encore, mais c'est le contraire qui s'est produit: je me suis senti tout apaisé, j'ai travaillé avec entrain, j'ai partagé sur les forums avec un goût nouveau; le soir mon acouphène m'a quitté, je me suis endormi simplement. Ce dimanche, je me sens vraiment bien, heureux de vivre, et beaucoup d'inquiétudes diverses se sont effacées. Comme j'écris ces mots, je me représente un lac très tranquille, aux doux clapotis, sur lequel j'allais ramer durant mes vacances.
Ma traversée se poursuit donc et je reconnais que le Seigneur, comme dans l'Evangile, m'a libéré de la peur... tout en me remplissant, envers Lui, d'une crainte pleine d'amour et de reconnaissance. Dieu vous bénisse vous qui avez mis votre confiance dans le Christ !
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Post Scriptum
Comme c'est aujourd'hui l'été, je vous le souhaite à tous et à toutes très bon et paisible. Je vous envoie le cantique des créatures de saint François - aussi appelé cantique du frère soleil. C'est un des textes qui m'a véritablement habité durant quelques semaines après ma conversion. Si vous y prêtez attention, vous verrez que saint François ne prête pas seulement des qualités de beauté aux créatures, mais aussi des critères de bonté... L'eau est utile, mais elle est aussi humble, précieuse et chaste. Rarement homme s'est senti, comme saint François, aussi près d'Adam dans le jardin d'Eden...
Le cantique des créatures
écrit par saint François d'Assise en 1225
Très-Haut, tout-puissant et bon Seigneur, à vous appartiennent les louanges, la gloire et toute bénédiction ; on ne les doit qu'à vous, et nul homme n'est digne de vous nommer.
Loué soit Dieu, mon Seigneur, à cause de toutes les créatures, et singulièrement pour notre frère messire le soleil, qui nous donne le jour et la lumière ! Il est beau et rayonnant d'une grande splendeur, et il rend témoignage de vous, ô mon Dieu !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre sœur la lune et pour les étoiles ! Vous les avez formées dans les cieux, claires et belles.
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour mon frère le vent, pour l'air et le nuage, et la sérénité et tous les temps, quels qu'ils soient ! Car c'est par eux que vous soutenez toutes les créatures.
Loué soit mon Seigneur pour notre sœur l'eau, qui est très utile, humble, précieuse et chaste !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre frère le feu ! Par lui vous illuminez la nuit. Il est beau et agréable à voir, indomptable et fort.
Loué soit mon Seigneur, pour notre mère la terre, qui nous soutient, nous nourrit et qui produit toutes sortes de fruits, les fleurs diaprées et les herbes !
Loué soyez-vous mon Seigneur, à cause de ceux qui pardonnent pour l'amour de vous, et qui soutiennent patiemment l'infirmité et la tribulation ! Heureux ceux qui persévéreront dans la paix ! Car c'est le Très-haut qui les couronnera.
Soyez loué, mon Seigneur, à cause de notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper ! Malheur à celui qui meurt en état de péché ! Heureux ceux qui à l'heure de la mort se trouvent conformes à vos très saintes volontés ! Car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâces, et servez-le avec une grande humilité."
traduction de A.F. Ozanam du CANTICO DELLE CREATURE
35i Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
36 Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
38 Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
39 Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
40 Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
41 Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Nous sommes tous en route vers l'autre rive. Jeunes ou âgés, de toute manière nous naviguons vers l'autre rive. Heureux sommes-nous - et je veux glorifier mon Seigneur ce matin, parce que nous avons accueilli la Parole du maître ! Oui, nous sommes heureux puisqu'aux jours de notre détresse, nous avons crié vers Lui et, sans tarder, Il a répondu à notre appel !
Cet Evangile de la tempête apaisée, je l'ai déjà commenté tant de fois que je pourrais dire que je n'ai plus rien à en dire...Sauf que les circonstances de ma vie actuelle sont telles que ma barque évolue de nouveau dans une zone de turbulences, avec des creux de vagues profonds et des crêtes élevées.
Dieu merci, je sais bien que Jésus est dans ma barque et que son apparent sommeil, là, derrière, n'est rien d'autre que mon propre manque d'attention, mon infidélité à la prière et tous mes défauts d'amour. Mais dans la journée d'hier, ma relation conflictuelle avec ma soeur cadette m'ayant conduit à une impasse, j'ai demandé de l'aide au Seigneur ("Seigneur, je ne sais vraiment plus que faire avec elle, ni quoi dire !) et la réponse est venue simplement: ne rien faire, garder confiance, laisser passer du temps.
Comme je comprenais cela, j'ai craint tout aussitôt de ressentir la solitude d'une manière plus pénible encore, mais c'est le contraire qui s'est produit: je me suis senti tout apaisé, j'ai travaillé avec entrain, j'ai partagé sur les forums avec un goût nouveau; le soir mon acouphène m'a quitté, je me suis endormi simplement. Ce dimanche, je me sens vraiment bien, heureux de vivre, et beaucoup d'inquiétudes diverses se sont effacées. Comme j'écris ces mots, je me représente un lac très tranquille, aux doux clapotis, sur lequel j'allais ramer durant mes vacances.
Ma traversée se poursuit donc et je reconnais que le Seigneur, comme dans l'Evangile, m'a libéré de la peur... tout en me remplissant, envers Lui, d'une crainte pleine d'amour et de reconnaissance. Dieu vous bénisse vous qui avez mis votre confiance dans le Christ !
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Post Scriptum
Comme c'est aujourd'hui l'été, je vous le souhaite à tous et à toutes très bon et paisible. Je vous envoie le cantique des créatures de saint François - aussi appelé cantique du frère soleil. C'est un des textes qui m'a véritablement habité durant quelques semaines après ma conversion. Si vous y prêtez attention, vous verrez que saint François ne prête pas seulement des qualités de beauté aux créatures, mais aussi des critères de bonté... L'eau est utile, mais elle est aussi humble, précieuse et chaste. Rarement homme s'est senti, comme saint François, aussi près d'Adam dans le jardin d'Eden...
Le cantique des créatures
écrit par saint François d'Assise en 1225
Très-Haut, tout-puissant et bon Seigneur, à vous appartiennent les louanges, la gloire et toute bénédiction ; on ne les doit qu'à vous, et nul homme n'est digne de vous nommer.
Loué soit Dieu, mon Seigneur, à cause de toutes les créatures, et singulièrement pour notre frère messire le soleil, qui nous donne le jour et la lumière ! Il est beau et rayonnant d'une grande splendeur, et il rend témoignage de vous, ô mon Dieu !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre sœur la lune et pour les étoiles ! Vous les avez formées dans les cieux, claires et belles.
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour mon frère le vent, pour l'air et le nuage, et la sérénité et tous les temps, quels qu'ils soient ! Car c'est par eux que vous soutenez toutes les créatures.
Loué soit mon Seigneur pour notre sœur l'eau, qui est très utile, humble, précieuse et chaste !
Loué soyez-vous, mon Seigneur, pour notre frère le feu ! Par lui vous illuminez la nuit. Il est beau et agréable à voir, indomptable et fort.
Loué soit mon Seigneur, pour notre mère la terre, qui nous soutient, nous nourrit et qui produit toutes sortes de fruits, les fleurs diaprées et les herbes !
Loué soyez-vous mon Seigneur, à cause de ceux qui pardonnent pour l'amour de vous, et qui soutiennent patiemment l'infirmité et la tribulation ! Heureux ceux qui persévéreront dans la paix ! Car c'est le Très-haut qui les couronnera.
Soyez loué, mon Seigneur, à cause de notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper ! Malheur à celui qui meurt en état de péché ! Heureux ceux qui à l'heure de la mort se trouvent conformes à vos très saintes volontés ! Car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâces, et servez-le avec une grande humilité."
traduction de A.F. Ozanam du CANTICO DELLE CREATURE
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
comment apaiser ma mienne?
salut,
je me permet de vous écrire car je sais que les membres de ce forum sont mieux placé pour me guider.
j'ai un vide en moi que je n'arrive pas à combler,quand j'étais plus petit je ne ressentais pas cella mais au fur et à mesure que le temps passe ce fossé s'agrandir et je me pose trop de questions .il ya quelques temps,j'ai été témoin de la puissance,la bonté et l'amour de Dieu qui s'est manifester dans ma vie et depuis ce temps je cherche de plus en plus à le connaitre et à approfondir ma relation avec lui.
cette situation m'intrigue et me fait peur quelque fois car à force de chercher je risque de me retrouver là ou il ne fallait pas.
la principale question que je voudrais vous poser est:comment faire pour augmenter mon niveau de vie spirituelle?
merci et que dieu vous bénisse
je me permet de vous écrire car je sais que les membres de ce forum sont mieux placé pour me guider.
j'ai un vide en moi que je n'arrive pas à combler,quand j'étais plus petit je ne ressentais pas cella mais au fur et à mesure que le temps passe ce fossé s'agrandir et je me pose trop de questions .il ya quelques temps,j'ai été témoin de la puissance,la bonté et l'amour de Dieu qui s'est manifester dans ma vie et depuis ce temps je cherche de plus en plus à le connaitre et à approfondir ma relation avec lui.
cette situation m'intrigue et me fait peur quelque fois car à force de chercher je risque de me retrouver là ou il ne fallait pas.
la principale question que je voudrais vous poser est:comment faire pour augmenter mon niveau de vie spirituelle?
merci et que dieu vous bénisse
-
etienne lorant
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Re: 21 juin - La tempête apaisée
Bonjour Maxkam,
L'idéal serait d'aborder un prêtre et de lui raconter ce que vous vivez actuellement. Pour le reste, si vous avez pu mesurer la puissance de la miséricorde du Seigneur envers vous, alors avancez sans crainte !Essayez de prier chaque jour, faîtes tous ce que les membres de ce forums ont fait avant vous: cherchez des livres, regardez quelques bons films sur la vie du Christ, réagissez aux messages que vous lisez ici, posez des questions, racontez-vous. C'est une nouvelle vie qui s'ouvre devant vous. Je ne sais rien de vous, alors des changements, il y en aura, mais demeurez en paix ! En matière spirituelle, l'attitude la plus difficile à apprendre, c'est celle qui devrait être évidente : la confiance. La confiance que Dieu répond à qui l'appelle au secours.
Bienvenue !
Peut-être serait-il convenable d'écrire un petit message de présentation ?
L'idéal serait d'aborder un prêtre et de lui raconter ce que vous vivez actuellement. Pour le reste, si vous avez pu mesurer la puissance de la miséricorde du Seigneur envers vous, alors avancez sans crainte !Essayez de prier chaque jour, faîtes tous ce que les membres de ce forums ont fait avant vous: cherchez des livres, regardez quelques bons films sur la vie du Christ, réagissez aux messages que vous lisez ici, posez des questions, racontez-vous. C'est une nouvelle vie qui s'ouvre devant vous. Je ne sais rien de vous, alors des changements, il y en aura, mais demeurez en paix ! En matière spirituelle, l'attitude la plus difficile à apprendre, c'est celle qui devrait être évidente : la confiance. La confiance que Dieu répond à qui l'appelle au secours.
Bienvenue !
Peut-être serait-il convenable d'écrire un petit message de présentation ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Libremax
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Re: comment apaiser ma mienne?
Bonjour maxkammaxkam a écrit :salut,
je me permet de vous écrire car je sais que les membres de ce forum sont mieux placé pour me guider.
j'ai un vide en moi que je n'arrive pas à combler,quand j'étais plus petit je ne ressentais pas cella mais au fur et à mesure que le temps passe ce fossé s'agrandir et je me pose trop de questions .il ya quelques temps,j'ai été témoin de la puissance,la bonté et l'amour de Dieu qui s'est manifester dans ma vie et depuis ce temps je cherche de plus en plus à le connaitre et à approfondir ma relation avec lui.
cette situation m'intrigue et me fait peur quelque fois car à force de chercher je risque de me retrouver là ou il ne fallait pas.
la principale question que je voudrais vous poser est:comment faire pour augmenter mon niveau de vie spirituelle?
merci et que dieu vous bénisse
Ce n'est peut-être pas vain d'avoir posté votre question ici, où il a été fait mention du passage de l'Evangile où Jésus recommande à ses disciples de ne pas craindre devant la tempête.
La voie principale pour la vie spirituelle, c'est la prière. Imposez-vous ce rendez-vous, enrichissez-le, multipliez-le, vous trouverez ce qu'il convient, mais rien ne se fera, à mon impression, si vous ne donnez pas toute la place qui convient à ce contact avec Dieu. La prière, c'est la respiration de la vie spirituelle.
Il vous manque peut-être, par ailleurs, le soutien d'autres âmes avec qui vous puissiez partager votre prière, ou bien sur lesquelles vous allez pouvoir vous appuyer: je pense ici à un accompagnement spirituel qu'il est possible d'obtenir dans les maisons religieuses. Renseignez-vous, il y en a peut-être près de chez vous. Mais je pense aussi à la connaissance des grands mystiques qui nous ont précédé dans la vie spirituelle. Il en existe tant. De St Jean de la Croix à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, en passant par le Padre Pio ou le Curé d'Ars... Si la lecture de leurs propres ouvrages vous paraît trop difficile, il y a des biographies qui permettent cependant de saisir la profondeur de leur spiritualité.
Si j'osais un conseil un petit peu plus direct, ne vous préoccupez peut-être pas tant d' "augmenter' quoi que ce soit, mais bien plutôt de renoncer et de vous débarrasser de tout.
Il n'exite ni bien ni richesse spirituelle qui vous permette de monter vers le Ciel. C'est Dieu qui vient à nous et Il a besoin d'un coeur ouvert.
bonne route.
Re: 21 juin - La tempête apaisée
bonsoir a tous,
je voudrais m'excuser d'avoir posté mon message un cet endroit .
avant d'ouvrir ce site je venais tout juste de lire ce passage "tempête apaisée" et dès que j'ai revu ça j'ai pu me retenir.
merci pour votre réponse a mon appel.la chose la plus importante que j'ai retenu c'est la prière,je doit beaucoup prier.
il ya des jour ou je passe toute la nuit a essayer de me concentrer pour prier mais je n'arrive pas,je me sens perturbé après je me décourage et je dors.ainsi je peu peu passer des jours sans accorder la moindre minute a la prière et dès que je prend la décision de recommencer les chose deviennent beaucoup plus compliquer et je ressent une certaine culpabilité que je n'arrive pas a expliquer.
j'ai essayer de me confier a un prêtre mais il ne m'a pas semblé très disposé a m'écoute peu être parce qu'il était un peu occupé et depuis ce jour j'ai décidé me taire.
je sais que Dieu nous connais mieux que nous même et qu'il écoute toute nos prières qui viennent du fond du cœur.je dois m'efforcer a prier tous les jour avec amour.
encore merci,que Dieu vous bénisse.
je voudrais m'excuser d'avoir posté mon message un cet endroit .
avant d'ouvrir ce site je venais tout juste de lire ce passage "tempête apaisée" et dès que j'ai revu ça j'ai pu me retenir.
merci pour votre réponse a mon appel.la chose la plus importante que j'ai retenu c'est la prière,je doit beaucoup prier.
il ya des jour ou je passe toute la nuit a essayer de me concentrer pour prier mais je n'arrive pas,je me sens perturbé après je me décourage et je dors.ainsi je peu peu passer des jours sans accorder la moindre minute a la prière et dès que je prend la décision de recommencer les chose deviennent beaucoup plus compliquer et je ressent une certaine culpabilité que je n'arrive pas a expliquer.
j'ai essayer de me confier a un prêtre mais il ne m'a pas semblé très disposé a m'écoute peu être parce qu'il était un peu occupé et depuis ce jour j'ai décidé me taire.
je sais que Dieu nous connais mieux que nous même et qu'il écoute toute nos prières qui viennent du fond du cœur.je dois m'efforcer a prier tous les jour avec amour.
encore merci,que Dieu vous bénisse.
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etienne lorant
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Re: 21 juin - La tempête apaisée
Lorsque j'ai commencé à prier sérieusement, c'était durant une période très calme dans ma vie. Mon magasin était fermé du fait d'un grand chantier en cours, et j'avoue que je paniquais pour l'avenir. Mais depuis juin jusqu'à septembre, tous les jours, je suis parti "marcher-prier". J'avais un chapelet en poche et la main dessous. Je marchais un peu au hasard, vers où me conduisaient mes pas. J'étais très débutant, je n'essayais pas de méditer. Je marchais et je priais. Petit à petit, comment dirais-je mieux, mon coeur s'est ouvert, la récitation des Je vous salue Marie est devenue comme une clé pour libérer mon esprit de tous ses soucis et j'ai commencé d'éprouver durant ces marches des bonheurs qui ne tiennent à rien de terrestre. Pendant ce temps-là, ces temps-là apparemment inutiles, j'ai trouvé des solutions simples à pas mal de difficultés pratiques qui se posaient à moi. Bref, tout se passe comme si le Ciel n'intervenait pas, sauf que j'ai vécu de mieux en mieux, c'est-à-dire moins stressé, avec plus d'assurance et de tranquillité. Je donne cette idée, j'en donnerai d'autres selon l'inspiration, c'est laissé à votre liberté.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: 21 juin - La tempête apaisée
Cher maxkam, en vous lisant, j'ai bien envie de vous dire de ne pas vous forcer coûte que coûte à vous concentrer pour prier. Vous le voyez bien : Les "perturbations" vous découragent.
Ayez confiance en Dieu, soyez sûr que si vous avez le désir de prier, alors c'est que, déjà, Il travaille. donnez-vous le temps. Allez-y progressivement.
C'est vrai que la prière est une discipline : elle demande un effort, et c'est quelqu'un de bien démuni qui vous parle. J'appuie le témoignage que vous donne Etienne ci-dessus : cherchez le lieu et le rythme qui va peu à peu vous paraître le plus adapté à vous. C'est Dieu qui s'adapte. Laissez-Le faire. Ce n'est pas à vous de vous adapter à une pratique qui vous serait totalement étrangère.
Gardez ce désir en vous comme un joyau. Mais ne vous y brûlez pas.
Je vous renouvelle mon conseil de trouver des frères dans la prière. En ce qui me concerne, je trouve la prière en commun d'un abord bien plus aisé que la prière individuelle, même si celle-ci est sans doute plus féconde sur certains plans.
Priez pour le pauvre pécheur que je suis.
Ayez confiance en Dieu, soyez sûr que si vous avez le désir de prier, alors c'est que, déjà, Il travaille. donnez-vous le temps. Allez-y progressivement.
C'est vrai que la prière est une discipline : elle demande un effort, et c'est quelqu'un de bien démuni qui vous parle. J'appuie le témoignage que vous donne Etienne ci-dessus : cherchez le lieu et le rythme qui va peu à peu vous paraître le plus adapté à vous. C'est Dieu qui s'adapte. Laissez-Le faire. Ce n'est pas à vous de vous adapter à une pratique qui vous serait totalement étrangère.
Gardez ce désir en vous comme un joyau. Mais ne vous y brûlez pas.
Je vous renouvelle mon conseil de trouver des frères dans la prière. En ce qui me concerne, je trouve la prière en commun d'un abord bien plus aisé que la prière individuelle, même si celle-ci est sans doute plus féconde sur certains plans.
Priez pour le pauvre pécheur que je suis.
Re: 21 juin - La tempête apaisée
mes très cheres,
vraiment ça fait du bien de savoir qu'on est compris
le fait de savoir que vous maitrisez cet étape de chose par expérience me rassure beaucoup,la discipline,le lieu et temps de prière vont surement m'aider.
je ne cherche pas coute que coute a me connecter pour prier M. libremax,j'essaye de me rendre disponible quand je vais devant dieu afin que mes prière vienne de mon cœur et non de ma tête.
vous avez parfaitement raison pour la prière de groupe est très importante et pourra beaucoup m'aider mais je suis confronté a un problème.les groupes de prière qui sont proche de chez moi ne sont pas catholique,parfois je vais baba et je trouve les séances de prière très riches mais j'ai l'impression de trahir la religion catholique,pardons dite moi si ce n'est pas mal d'aller prier avec ces chrétiens.
et aussi j'aimerais savoir un peu plus sur la prière individuelle comme vous l'avez énoncez plus haut.
que dieu vous bénisse
vraiment ça fait du bien de savoir qu'on est compris
le fait de savoir que vous maitrisez cet étape de chose par expérience me rassure beaucoup,la discipline,le lieu et temps de prière vont surement m'aider.
je ne cherche pas coute que coute a me connecter pour prier M. libremax,j'essaye de me rendre disponible quand je vais devant dieu afin que mes prière vienne de mon cœur et non de ma tête.
vous avez parfaitement raison pour la prière de groupe est très importante et pourra beaucoup m'aider mais je suis confronté a un problème.les groupes de prière qui sont proche de chez moi ne sont pas catholique,parfois je vais baba et je trouve les séances de prière très riches mais j'ai l'impression de trahir la religion catholique,pardons dite moi si ce n'est pas mal d'aller prier avec ces chrétiens.
et aussi j'aimerais savoir un peu plus sur la prière individuelle comme vous l'avez énoncez plus haut.
que dieu vous bénisse
- Libremax
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Re: 21 juin - La tempête apaisée
S'il vous est concrètement impossible de rejoindre des frères catholiques, alors à mon sens, il vous faut considérer ces autres groupes comme les frères qui vous sont donnés, et faire avec.e suis confronté a un problème.les groupes de prière qui sont proche de chez moi ne sont pas catholique,parfois je vais baba et je trouve les séances de prière très riches mais j'ai l'impression de trahir la religion catholique,pardons dite moi si ce n'est pas mal d'aller prier avec ces chrétiens.
Vous ne trahissez rien du tout, parce que vous agissez avec droiture.
C'est même un témoignage que vous donnez.
Il ne nous est ni impossible ni déconseillé de prier avec des chrétiens d'autres confessions ou traditions. Au contraire. Restez fidèle dans votre coeur et partagez.
Re: 21 juin - La tempête apaisée
Si vous priez, du moment que vous priez, que votre vie est belle !
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etienne lorant
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Nouvelle tempête apaisée !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 23-27)
23 Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
24 Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
25 Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
26 Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
27 Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? "
Il me semble que la mer de Galilée subit en ce moment beaucoup de vents violents, car c'est la deuxième fois ce mois-ci que la tempête est apaisée ! Heureusement, je me souviens déjà plus de ce que j'avais écrit en cette première occasion. Aujourd'hui, c'est la question de Jésus qui a retenu mon attention: "Pourquoi avoir peur ?"
La peur des disciples ressemble beaucoup à la mienne, et je comprends facilement qu'elle est un obstacle à ma foi. Et non seulement à ma foi, mais aussi, parce que tout se tient: un obstacle à mes bonnes résolutions, une entrave à ma charité, pratiquement une faute contre l'espérance.
Il ne se passe que peu de choses au cours de mes journées et je me plains parce que "c'est nul !" Mais lorsque mon ordi est tombé en panne, quelle panique, bon sang, je n'avais pas mérité çà ! Homme de peu de foi, homme qui doit chaque jour commencer sa journée par retrouver le Seigneur à l'Eucharistie. Oui, moi aussi, comme les disciples dans la barque, je dérange le maître à tout instant pour lui dire: "Je suis perdu et cela ne te fait rien ?"
Mais le Seigneur est patient avec moi, il ordonne aux angoisses de se taire et pour peu que je tende l'oreille, je redeviens capable, d'écouter, de partager, de donner un avis, d'aimer comme il m'a été donné d'aimer.
23 Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
24 Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
25 Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
26 Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
27 Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? "
Il me semble que la mer de Galilée subit en ce moment beaucoup de vents violents, car c'est la deuxième fois ce mois-ci que la tempête est apaisée ! Heureusement, je me souviens déjà plus de ce que j'avais écrit en cette première occasion. Aujourd'hui, c'est la question de Jésus qui a retenu mon attention: "Pourquoi avoir peur ?"
La peur des disciples ressemble beaucoup à la mienne, et je comprends facilement qu'elle est un obstacle à ma foi. Et non seulement à ma foi, mais aussi, parce que tout se tient: un obstacle à mes bonnes résolutions, une entrave à ma charité, pratiquement une faute contre l'espérance.
Il ne se passe que peu de choses au cours de mes journées et je me plains parce que "c'est nul !" Mais lorsque mon ordi est tombé en panne, quelle panique, bon sang, je n'avais pas mérité çà ! Homme de peu de foi, homme qui doit chaque jour commencer sa journée par retrouver le Seigneur à l'Eucharistie. Oui, moi aussi, comme les disciples dans la barque, je dérange le maître à tout instant pour lui dire: "Je suis perdu et cela ne te fait rien ?"
Mais le Seigneur est patient avec moi, il ordonne aux angoisses de se taire et pour peu que je tende l'oreille, je redeviens capable, d'écouter, de partager, de donner un avis, d'aimer comme il m'a été donné d'aimer.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dans la tempête
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41.
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Comme cet Evangile a déjà été commenté ! Pas seulement par moi, mais par de nombreux théologiens et religieux. En réalité, tout ce qu'a accompli le Christ sur la terre, du temps de sa chair, est aussi un accomplissement qui peut être compris comme "de tous les temps". Ainsi ce mot : "Passons sur l'autre rive" a été mille fois interprété - sans qu'aucune interprétation ne soit perdue. Par exemple, cette parole pourrait signifier que dans la vie spirituelle comme dans l'annonce de la Bonne Nouvelle, "il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose" - et donc un temps pour enseigner, et un temps pour prier. Mais je comprends aussi les prêtres qui ont dit - aussi, et je l'accepte, que passer sur l'autre rive signifie qu'à la fin de leur vie, les fidèles eux aussi sont emmenés par Jésus "sur l'autre rive".
Et donc, tous les partages sont riches, car ils multiplient le sens, et cela c'est l'oeuvre de Dieu parmi nous.
Revenons au texte: tout le monde embarque et l'on met le cap sur l'autre rive. Mais survient une tempête, assez violente pour que la barque prenne l'eau et risque de s'enfoncer... et ici l'interprétation peut s'élargir, puisque Jésus semble impuissant : il dort sur un coussin à l'arrière ! (Un coussin, à l'arrière d'une barque, sur la mer de Galilée ?) Pour ce qui est de moi, j'y vois un Christ présent dans le coeur de chaque homme, et que chaque homme, confronté à une épreuve, doit aller réveiller. Le Christ dormant sur le coussin, à l'arrière de notre barque (j'allais dire: dans notre subconscient), en fait Il est présent dans la conscience de chaque être humain. Ainsi, quand les disciples s'exclament: "Nous allons nous noyer et cela ne te fait rien !", je me souviens très bien que j'ai parlé ainsi au Seigneur en lui disant : "cette dépression est comme une mort pour moi, mais j'ai beau te prier, tu ne me délivres pas !" C'était exactement lle même discours que disent les disciples dans ce texte.
Quelle est ma conclusion ?
Jésus est toujours là. Il est là pour que nous l'écoutions, mais il est là aussi dans nos épreuves, dans nos souffrances. Il est même présent lorsque nous tombons dans le péché. A nous de faire comme les disciples : réveillons-le !
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Comme cet Evangile a déjà été commenté ! Pas seulement par moi, mais par de nombreux théologiens et religieux. En réalité, tout ce qu'a accompli le Christ sur la terre, du temps de sa chair, est aussi un accomplissement qui peut être compris comme "de tous les temps". Ainsi ce mot : "Passons sur l'autre rive" a été mille fois interprété - sans qu'aucune interprétation ne soit perdue. Par exemple, cette parole pourrait signifier que dans la vie spirituelle comme dans l'annonce de la Bonne Nouvelle, "il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose" - et donc un temps pour enseigner, et un temps pour prier. Mais je comprends aussi les prêtres qui ont dit - aussi, et je l'accepte, que passer sur l'autre rive signifie qu'à la fin de leur vie, les fidèles eux aussi sont emmenés par Jésus "sur l'autre rive".
Et donc, tous les partages sont riches, car ils multiplient le sens, et cela c'est l'oeuvre de Dieu parmi nous.
Revenons au texte: tout le monde embarque et l'on met le cap sur l'autre rive. Mais survient une tempête, assez violente pour que la barque prenne l'eau et risque de s'enfoncer... et ici l'interprétation peut s'élargir, puisque Jésus semble impuissant : il dort sur un coussin à l'arrière ! (Un coussin, à l'arrière d'une barque, sur la mer de Galilée ?) Pour ce qui est de moi, j'y vois un Christ présent dans le coeur de chaque homme, et que chaque homme, confronté à une épreuve, doit aller réveiller. Le Christ dormant sur le coussin, à l'arrière de notre barque (j'allais dire: dans notre subconscient), en fait Il est présent dans la conscience de chaque être humain. Ainsi, quand les disciples s'exclament: "Nous allons nous noyer et cela ne te fait rien !", je me souviens très bien que j'ai parlé ainsi au Seigneur en lui disant : "cette dépression est comme une mort pour moi, mais j'ai beau te prier, tu ne me délivres pas !" C'était exactement lle même discours que disent les disciples dans ce texte.
Quelle est ma conclusion ?
Jésus est toujours là. Il est là pour que nous l'écoutions, mais il est là aussi dans nos épreuves, dans nos souffrances. Il est même présent lorsque nous tombons dans le péché. A nous de faire comme les disciples : réveillons-le !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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