Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu par Sébastien Faure

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Un gentil athée
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Un gentil athée »

ti'hamo a écrit :. En fait, apparemment, d'après les théories en vigueur actuellement, si on remonte le temps de l'univers, on arrive à un point où tout l'univers actuel est condensé à l'infini, où toutes les valeurs des lois physiques tendent à l'infini, donc un point "limite" (une singularité) auquel les lois classiques de la physiques ne peuvent plus s'appliquer, et donc qu'on ne peut pas décrire (en l'état actuel de nos connaissances).

. Scientifiquement, on ne peut pas se demander ce qu'il y avait "avant" ce point, parce que le temps apparaît également à ce point. (donc, la physique actuelle rejoint les conclusions du raisonnement purement métaphysique et logique de St Augustin : il est très très fort... :-D )

. En fait (merki Jean Daujat), même en postulant un univers éternel, ça n'évacue pas la question de Dieu - puisque Dieu n'est pas celui qui serait ponctuellement à l'origine de l'univers, mais celui qui donne l'existence perpétuellement à l'univers.
Je continue de penser que le Big Bang donne l'existence perpétuellement à l'univers, car le point ("ponctuellement") que vous évoquez est, ainsi que vous le dites, infini sous tout rapport et indescriptible. D'ailleurs c'est logique. D'après les équations relativistes t=t0/SQRT(1-v²/c²) et m=m0/SQRT(1-v²/c²) on en déduit que SQRT(1-v²/c²)=m0/m d'où t=t0.m/m0.

Donc si m tend vers l'infini comme c'est le cas au niveau d'une singularité gravitationnelle comme le Big Bang, alors t tend vers l'infini également. Concrètement, cela veut dire que si t0 vaut mettons une seconde, t va d'abord (à mesure que m augmente) valoir mettons une minute, puis une heure, puis une journée, etc., jusqu'à valoir une infinité de millénaires ce qui est proprement l'éternité ! Donc l'instant (selon notre référentiel) qu'a duré le Big Bang, a en réalité duré +∞ années... Il est donc loin d'être terminé !...

Bon, mon raisonnement ne vaut peut-être pas grand'chose car je ne suis pas spécialiste comme je l'ai dit, mais j'ai le sentiment qu'il est corroboré par la science. Puisque Raistlin a cité Wikipédia, alors j'ai bien le droit aussi, na ! :p :
L'auteur de l'article Wikipédia sur le Big Bang a écrit : Quelques idées fausses sur le Big Bang [modifier]

Le Big Bang ne se réfère pas à un instant « initial » de l’histoire de l’univers [modifier]

Il indique seulement que celui-ci a connu une période dense et chaude. De nombreux modèles cosmologiques décrivent de façons très diverses cette phase dense et chaude. Le statut de cette phase a d’ailleurs été soumis à maints remaniements. Dans un de ses premiers modèles, Georges Lemaître proposait un état initial dont la matière aurait la densité de la matière nucléaire (1015 g/cm3). Lemaître considérait (avec raison) qu’il était difficile de prétendre connaître avec certitude le comportement de la matière à de telles densités, et supposait que c’était la désintégration de ce noyau atomique géant et instable qui avait initié l’expansion (hypothèse de l’atome primitif, voir l’article en question). Auparavant, Lemaître avait en 1931 fait remarquer que la mécanique quantique devait invariablement être invoquée pour décrire les tout premiers instants de l’histoire de l’univers, jetant par là les bases de la cosmologie quantique, et que les notions de temps et d’espace perdaient probablement leur caractère usuel[8]. Aujourd’hui, certains modèles d’inflation supposent par exemple un univers éternel, d’autres modèles comme celui du pré Big Bang supposent un état initial peu dense mais en contraction suivi d’une phase de rebond, d’autres modèles encore, basés sur la théorie des cordes, prédisent que l’univers observable n’est qu’un objet appelé « brane » (tiré du mot anglais membrane, identique à sa traduction française) plongé dans un espace à plus de quatre dimensions (le « bulk »), le big bang et le démarrage de l’expansion étant dus à une collision entre deux branes (univers ekpyrotique). Cependant, c’est lors de cette phase dense et chaude que se forment les particules élémentaires que nous connaissons aujourd’hui, puis, plus tard toutes les structures que l’on observe dans l’univers. Ainsi reste-t-il légitime de dire que l’univers est né du Big Bang, au sens où l’univers tel que nous le connaissons s’est structuré à cette époque.

Le Big Bang n’est pas une explosion, il ne s’est pas produit « quelque part » [modifier]

Le Big Bang ne s’est pas produit en un point d’où aurait été éjectée la matière qui forme aujourd’hui les galaxies, contrairement à ce que son nom suggère et à ce que l’imagerie populaire véhicule souvent. À l’époque du Big Bang les conditions qui régnaient partout dans l’univers (du moins la région de l’univers observable) étaient identiques. Il est par contre vrai que les éléments de matière s’éloignaient alors très rapidement les uns des autres, du fait de l’expansion de l’univers. Le terme de Big Bang renvoie donc à la violence de ce mouvement d’expansion, mais pas à un lieu privilégié. En particulier il n’y a pas de « centre » du Big Bang ou de direction privilégiée dans laquelle il nous faudrait observer pour le voir. C’est l’observation des régions lointaines de l’univers (quelle que soit leur direction) qui nous permet de voir l’univers tel qu’il était par le passé (car la lumière voyageant à une vitesse finie, elle nous fait voir des objets lointains tels qu’ils étaient à une époque reculée, leur état actuel nous étant d’ailleurs inaccessible) et donc de nous rapprocher de cette époque. Ce qu’il nous est donné de voir aujourd’hui n’est pas l’époque du Big Bang lui-même, mais le fond diffus cosmologique, sorte d’écho lumineux de cette phase chaude de l’histoire de l’univers. Ce rayonnement est essentiellement uniforme quelle que soit la direction dans laquelle on l’observe, ce qui indique que le Big Bang s’est produit de façon extrêmement homogène dans les régions qu’il nous est possible d’observer. La raison pour laquelle il n’est pas possible de voir jusqu’au Big Bang est que l’univers primordial est opaque au rayonnement du fait de sa densité élevée, de même qu’il n’est pas possible de voir directement le centre du Soleil mais que l’on ne peut observer que sa surface. Voir l’article fond diffus cosmologique pour plus de détails.
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Raistlin
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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Un gentil athée a écrit :Je continue de penser que le Big Bang donne l'existence perpétuellement à l'univers, car le point ("ponctuellement") que vous évoquez est, ainsi que vous le dites, infini sous tout rapport et indescriptible. D'ailleurs c'est logique. D'après les équations relativistes t=t0/SQRT(1-v²/c²) et m=m0/SQRT(1-v²/c²) on en déduit que SQRT(1-v²/c²)=m0/m d'où t=t0.m/m0.
Vous nous faites quoi là ? Vous tentez d'accréditer votre théorie par des équations savantes ? Êtes-vous bien sûr de maîtriser ces équations ? Êtes-vous certain qu'elles s'appliquent aux conditions du Big Bang alors que s'il est une chose bien connue sur le Big Bang, c'est que les conditions sont si extrêmes que les lois connues ne s'appliquent plus ? Par exemple, comment pouvez-vous parler d'un "t0" alors que le temps n'existe pas avant le Big Bang ?

Allons gentil athée, un peu de sérieux. Vous n'avez pas le droit de manipuler la Science pour lui faire dire ce que vous voulez dire.

En outre, le fait que le temps n'existe pas avant la phase d'expansion de l'Univers n'a jamais été un problème. Cependant, je ne vois pas comment vous en concluez que le "Big Bang" est éternel (au sens philosophique) et surtout - ce qui me semble une absurdité consommée - que la singularité à l'origine de l'Univers soit distincte de l'Univers. :sonne:

Enfin, je pense surtout que nos idées sur le Big Bang sont approximatives voire carrément erronées et que c'est plus qu'hasardeux de tirer des conclusions qui nous arrangent. Pour l'instant, le seul fait qui me semble avéré, et en rapport avec notre sujet, c'est que l'Univers a eu un début et qu'il fut un "temps" où ni le temps ni l'espace n'existaient.

Cordialement,
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Cgs
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Cgs »

Bonjour,

Attention gentil athée, n'oubliez pas que l'on ne peut rien dire au delà de l'ère de Planck (environ 10 (-43) sec après le Big Bang), où les lois physiques ne s'appliquent pas. L'incertitude reste totale au temps t=0 . Par ailleurs, la science seule ne permet pas de formuler de considérations métaphysiques sur notre univers.

Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Un gentil athée »

Bonjour Charles,
Cgs a écrit :Attention gentil athée, n'oubliez pas que l'on ne peut rien dire au delà de l'ère de Planck (environ 10 (-43) sec après le Big Bang), où les lois physiques ne s'appliquent pas.
C'est bien ça qui me turlupine justement : on ne sait pas rien sur cette ère de Planck, puisque l'on sait que les lois physiques ne s'y appliquent pas. Et si on défini l'Univers comme l'ensemble des lois physiques (n'oublions pas que "physique", ça vient de Physis, la nature) et de ce qui est sous leur "gouvernement", alors cette ère de Planck semble proprement extra-Univers.
Cgs a écrit :L'incertitude reste totale au temps t=0 . Par ailleurs, la science seule ne permet pas de formuler de considérations métapysiques sur notre univers.
Bien, donc vous admettez que toute la théologie naturelle partant de la nature pour en inférer Dieu repose sur un présupposé extra-scientifique ?... :-D

Bon, cela dit, peu importe que le Big Bang soit ou non le Dieu des athées. Pour ma part, comme, je le suppose, pour beaucoup d'athées (sauf Sébastien Faure et quelques autres), l'idée d'un principe éternel, immuable et omniprésent ne paraît pas inepte, bien au contraire, mais je vois davantage, dans ce principe, une sorte de méta-"loi de la nature" ou de loi de la méta-nature, plutôt qu'un être anthropomorphique et bienveillant...

Bien cordialement.
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par ti'hamo »

...ce qui semble logique puisque c'est le "dieu" auquel on aboutit par la logique... sans les éléments supplémentaires de la révélation.
(ainsi je peux scientifiquement décrire et comprendre ma fiancée comme un organisme vivant, décrite par des réactions chimiques et des équations mathématiques et physiques... ce sera alors une conclusion vraie sur un être réel,...mais il manquera bien quelque chose pour parfaire la description et la connaissance de cet être... :) )


Ceci dit, il y a une petite erreur dans votre raisonnement : si t temps vers l'infini au voisinage de la singularité du big-bang, sans doute peut-on dire, alors, que le big-bang a duré un temps infini… mais ça ne veut pas du tout dire qu'il se poursuit encore ! ça veut juste dire que, dans son temps relatif, il a durée une éternité…avant de se poursuivre par l'expansion de l'univers.

De la même façon qu'une demi-droite est infinie d'un côté, mais bornée à une extrémité, à la différence d'une droite.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Un gentil athée »

ti'hamo a écrit :...ce qui semble logique puisque c'est le "dieu" auquel on aboutit par la logique... sans les éléments supplémentaires de la révélation.
C'est ce qu'il me semble bien comprendre au fur et à mesure de nos discussions. Nous ne sommes donc pas si éloignés, semble-t-il, sur un plan strictement philosophique. Par contre, il y a quelque chose qui me turlupine relativement à l'identité proclamée entre le "dieu" abstrait en lequel je crois bien volontiers, et votre Dieu concret et anthropomorphico-bienveillant que je rejette presque complétement : sur quoi se fonde cette identité ? Est-ce parce que Dieu dit : "Je suis celui qui suis ?" dans la Bible ou y a-t-il des raisons philosophiques de le penser ? Autrement dit, la reconnaissance de cette identité va-t-elle nécessairement de la foi vers la raison, ou peut-elle aller de la raison vers la foi ? Ensuite, qu'est-ce qui fonde - je dirais ontologiquement - cette identité ? C'est-à-dire qu'est-ce qui fait que ce Dieu qui nous dit qu'il est celui qui est, est bien le "bon", celui qui est vraiment le "dieu" auquel on aboutit par la logique ?

Bien cordialement.
Théophile
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Théophile »

Un gentil athée a écrit :a reconnaissance de cette identité va-t-elle nécessairement de la foi vers la raison, ou peut-elle aller de la raison vers la foi ?
Oui, elle peut aller de la raison vers la foi. C'est un chemin peu parcouru et peu enseigné, mais qui est possible. C'est le chemin de la métaphysique, qui s'inscrit dans la philosophie dite réaliste, décrite en ses débuts par Aristote, puis par St-Thomas d'Aquin, pour faire court. Comme ce chemin n'est plus beaucoup entretenu et pas souvent parcouru, il comporte aussi de nombreux obstacles, le premier étant notre propre raison façonnée par la logique, la déduction. Au contraire, cette voie à pour point de départ l'émerveillement devant la nature et l'induction qui s'ensuit. Plus réaliste que la philosophie réaliste je n'en connais point, car elle veut toujours coller au maximum au réel, sans forcément porter des lunettes de scientifique. Au départ, il est vrai on est un peu myope sans nos schémas de pensées prêt-à-porter. Je ne dis pas cela pour dénigrer la science, mais pour relever le fait qu'elle accapare actuellement tout le terrain de la réflexion, ce qui est une usurpation.

Comme cet itinéraire philosophique prend du temps à parcourir, il m'est difficile de le résumer en quelques lignes. Si vous voulez vraiment vous y atteler, gentil athée, je vous fournis volontiers quelques références.

Pour ma part, cette philo que je rumine en dilletante m'aide profondément à me structurer, m'aide aussi à mieux aimer mon épouse et moi-même par exemple. Et comme dit le philosophe Jean-Paul II ( :> , pas J.-P. Sartre !), "La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. C'est Dieu qui a mis au cœur de l'homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L'aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même"(Fides et ratio).
(La vérité étant l'adéquation entre ce que je pense et ce qui est, selon la définition réaliste). Il n'y a donc plus concurrence entre les deux si on élargit le champ de la raison, qui a été plutôt réduit durant ces derni
ers siècles. Voici donc ce chemin que je vous propose du fond du cœur, gentil athée.

Cordialement,
Théophile.
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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Bonsoir Théophile,
Théophile a écrit :
Un gentil athée a écrit :a reconnaissance de cette identité va-t-elle nécessairement de la foi vers la raison, ou peut-elle aller de la raison vers la foi ?
Oui, elle peut aller de la raison vers la foi. C'est un chemin peu parcouru et peu enseigné, mais qui est possible. C'est le chemin de la métaphysique, qui s'inscrit dans la philosophie dite réaliste, décrite en ses débuts par Aristote, puis par St-Thomas d'Aquin, pour faire court.
J'ai peur que vous vous mépreniez sur ma demande, hélas. Ce chemin dont vous parlez, n'est-il pas celui des Cinq Voies qui mènent à la connaissance de l'existence de Dieu ? Mais du "Dieu" des philosophes, en fait, c'est-à-dire un premier moteur immobile, un principe premier, une cause première, etc. Moi ce que j'aimerais savoir c'est qu'est-ce qui, du point de vue de la philosophie, justifie l'identification de ce Dieu plutôt abstrait et insondable, avec le Dieu vivant qui se révèle de la Bible ?

Bien cordialement.
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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. Mais qu'est-ce qui, du point de vue de sciences physiques et biologiques, justifie l'identification de la personne "ma fiancée que j'aime" avec l'ensemble des données chimiques, physiques et biologiques mesurables qui la constituent et sot accessibles par ces diverses sciences ?
Ou encore, qu'est-ce qui, du point de vue de la science, justifie l'identification d'un ensemble de mesures et d'observations physiques, chimiques et biologiques, avec ce que j'appelle "mon ami" ?

Votre question est un peu du même ordre : ça n'est pas du point de vue des sciences physiques que ce fait cette identification, puisque c'est justement par quelque chose qui est autre que ces sciences-physiques, quelque chose qui donne accès à des réalités tout autant réelles et valables que les réalités étudiées par les sciences physiques, mais qui celles-ci ne sont pas accessibles par les sciences physiques.
Mais, pour autant, ces réalités ne sont pas contradictoires avec les données des sciences : elles viennent s'y surajouter.
(par exemple, il y a certaines données qui ressortent des sciences physiques, nécessaires à l'existence d'un être avec lequel il soit possible de nouer ce que l'on appelle des relations d'amitié, étant donné ce qui fonde et exprime cette relation : il faut donc, du point de vue des sciences physiques, un certain degré de vie, un être élaboré, évolué, une certaine capacité d'abstraction, de raisonnement, des circuits émotionnels, etc...

Rien de tout cela ne définit, n'explique ni ne justifie l'existence d'amis ni d'amitié ; mais cela est forcément présent en un être que l'on appelle "ami" et si cela ne l'était pas (par exemple si j'appelais "mon ami" une table, ou mon ordinateur, ou le robinet de l'évier), alors on pourrait conclure que mon idée d'amitié est erronée, ou fondée sur des idées fausses, ou aberrante.


De la même façon, on ne peut pas dire qu'il soit justifié du point de vue de la philosophie uniquement l'identification du principe premier avec le Dieu personnel de la Bible et des évangiles. Par contre, cela n'est pas contradictoire avec la philosophie.
Ce que je veux dire, c'est que si vous attendez de la philosophie uniquement qu'elle vous dise, qu'elle conclue, à ce que le Dieu de la Bible soit indubitablement le dieu des philosophes,
alors c'est comme si vous attendiez des sciences physiques uniquement la confirmation que votre épouse est bien la femme que vous aimez et avec qui vous voulez faire votre vie, ou bien comme si vous attendiez des sciences physiques uniquement qu'elles vous permettent de savoir si telle personne peut être appelée par vous "ami" (ou encore, comme si vous attendiez des sciences physiques uniquement une réponse pour savoir ce qui justifie qu'une chose soit trouvée "belle").



Cependant, le chemin de la raison vers la foi existe et est emprunté - et par du beau monde, si je puis dire:
St Augustin, qui toucha à la gnose, aux idées manichéennes, avant de venir au christianisme, par les réflexions qu'il expose dans ses "Confessions" (mille fois plus passionnantes que celles du sieur Rousseau, et c'est notamment dans ces Confessions qu'il aborde le thème de la création, et du temps dans la création, qui nous occupait ici) ;
Jacques Maritain, aussi, converti, et qui dit bien être venu au christianisme par l'étude de la philosophie thomiste.
Clive Staple Lewis, athée ou agnostique, puis finalement anglican, suite à des discussions avec son ami John Ronald Reuen Tolkien.
Lewis, d'ailleurs, a ceci d'intéressant à mes yeux qu'il expose bien comment sa conversion se fait par la conjonction de différents éléments : la réflexion rationnelle, mais aussi le sens artistique, notamment à travers sa connaissance et ses études des récits et des mythes. Cela transparaît également dans les écrits ou la vie des précédents, cependant : pour chacun d'eux on voit que la réflexion n'est pas seule, mais doublée et soutenue par une capacité d'admiration, un sens poétique vrai, une aspiration au beau.


Mais la capacité d'étonnement, de découverte et d'admiration, font aussi partie de la philsosophie, après tout. :)
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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D'autre part, c'est un Dieu personnel, pas anthropomorphique. :siffle:
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Job »

Bonsoir,

Ti'hamo, ce que vous avez dit de Clive Staple Lewis m'a donné envie d'en savoir plus. Auriez-vous une ou des références (en français ou en anglais) ?

Merci !
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par ti'hamo »

http://www.theophil.fr/biblio/lewisjc.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Mere_Christianity
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Problem_of_Pain
http://en.wikipedia.org/wiki/A_Grief_Observed
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Screwtape_Letters
("The Screwtape Letters", en version française "Tactiques du Diable" : pour ceux qui ne connaissent pas Lewis, je conseillerais de commencer par là).

Bon et après il y a toute son œuvre de fiction, qui est tout aussi intéressante pour ses idées sur l'Homme, le Salut, la création...
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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Du même Lewis, d'ailleurs, une réflexion qui devait intéresser "Gentil Athée" :
De toute ma vie, je n'ai rencontré qu'une seule personne qui ait prétendu avoir vu un fantôme. C'était une femme. Et la chose intéressante était qu'elle ne croyait pas à l'immortalité de l'âme avant d'avoir vu le fantôme et qu'elle n'y croit toujours pas après l'avoir vu. Elle pense avoir eu une hallucination. En d'autres termes: voir, ce n'est pas croire.

Tel est le premier point à souligner lorsqu'on parle de miracles. Nous pouvons faire les expériences les plus extraordinaires - jamais nous n'admettrons qu'il s'agit de miracles, si nous avons adopté un point du vue philosophique qui nie le surnaturel. Un homme peut prétendre avoir été témoin d'un miracle; mais il s'agit, en dernier ressort, d'un événement perçu par les sens. Et nos sens ne sont pas infaillibles. Nous pouvons toujours dire que nous avons été victimes d'une illusion. Et nous ne manquerons pas de le faire, si a priori nous ne croyons pas au surnaturel.

Que des miracles se produisent encore de nos jours ou non, là n'est pas la question. L'Europe occidentale a été si profondément marquée par le matérialisme en ce vingtième siècle qu'on a du moins l'impression qu'il ne s'en produit plus. En effet, ne nous méprenons pas.
Si la fin du monde nous surprenait littéralement telle qu'elle est décrite dans l'Apocalypse - si le matérialiste moderne voyait de ses propres yeux le ciel s'ouvrir i et le grand trône blanc apparaître, s'il se sentait précipité dans l'étang de feu, il ne cesserait durant toute l'éternité, au fond de cet étang de feu, de considérer son expérience comme une hallucination et d'y voir le symptôme d'une maladie mentale ou d'une lésion de son cerveau.

Non, l'expérience en soi ne prouve rien. Si quelqu'un se demande s'il est éveillé ou en train de rêver, aucun vécu ne saura dissiper son doute, étant donné que ce vécu peut faire partie intégrante de son rêve. L'expérience prouve ceci ou cela ou rien du tout, selon les préjugés que nous avons.
Le fait que l'interprétation d'une expérience dépend de nos préjugés est souvent utilisé comme argument contre les miracles. On prétend que nos ancêtres, tenant le surnaturel pour certain et étant avides de prodiges, voyaient des miracles là où il n'y en avait pas.

Et en un sens, j'en conviens. Je pense que c'était tout le contraire de nous: si des miracles avaient lieu sous nos yeux, nos préjugés nous empêcheraient de les reconnaître comme tels; nos ancêtres par contre étaient parfois amenés par les leurs à voir le miraculeux là où il n'y en avait pas. Un peu comme le mari crédule qui croit sa femme fidèle alors qu'elle ne l'est pas, et le mari soupçonneux qui ne la croit pas fidèle alors qu'elle l'est - la question de sa fidélité, si elle se pose réellement, devant être réglée sur une tout autre base.
http://www.theophil.fr/biblio/lewismir.htm
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

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Le scepticisme en vogue à propos des miracles de notre Seigneur n'est toutefois pas fondé primordialement sur le refus de croire en une réalité surnaturelle. Il est plutôt la résultante de deux idées qui, bien qu'étant estimables, ne me semblent pas moins fausses. En premier lieu, l'homme moderne a une aversion presque esthétique pour les miracles.

Admettant que Dieu puisse les faire, il doute qu'il les fasse. Violer ainsi les lois que lui-même a imposées à sa création lui semble arbitraire, maladroit, un effet théâtral juste bon pour impressionner les sauvages - un solécisme contre la grammaire de l'univers. En second lieu, bien des gens confondent lois de la nature et lois de la pensée en s'imaginant que leur renversement ou leur suspension serait une contradiction dans les termes - comme si la résurrection des morts était une chose du même ordre que deux et deux faisant cinq.

Ce n'est que récemment que j'ai trouvé la réponse à la première objection. Dans George MacDonald d'abord, puis plus tard dans saint Athanase. Voici ce que dit ce dernier dans son petit livre Sur l'incarnation: «Notre Seigneur prit forme humaine et vécut comme un homme, afin que ceux qui s'étaient refusé à le reconnaître en sa qualité de maître et de gardien de l'univers soient amenés à reconnaître au travers de ses oeuvres accomplies ici-bas dans un corps d'homme que ce qui habitait ce corps était la Parole de Dieu. »
Ceci s'accorde parfaitement avec la remarque faite par Jésus au sujet de ses miracles : «Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père.» La doctrine, telle que je la comprends, peut se résumer ainsi :

Il y a une activité de Dieu, qui se déploie dans toute la création, une activité globale que les hommes se refusent à reconnaître. Les miracles faits par le Dieu incarné, lorsqu'il vivait en tant qu'homme en Palestine, correspondent exactement à cette activité globale, mais la vitesse est réduite et l'échelle plus petite. Leur but était surtout d'amener l'homme, après qu'il ait vu la chose faite à petite échelle par le pouvoir d'une personne, à reconnaître, en la voyant faite à grande échelle, que le pouvoir par derrière est également celui d'une personne - en fait, de la même personne qui vécut parmi nous il y a deux mille ans.
Les miracles sont en réalité la répétition en lettres minuscules de la même histoire écrite à travers le monde entier en lettres majuscules, trop grandes pour être déchiffrées par certains d'entre nous. De cette grande écriture, une partie est déjà visible et une partie est encore cachée.
Ah non mais c'est génial, c'est tout à fait ça... cet auteur est vraiment merveilleux...
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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Un gentil athée
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Re: Les 12 preuves de l'inexistence de Dieu, par Sébastien Faure

Message non lu par Un gentil athée »

Bonjour ti'hamo,

Je viens de relever un autre passage intéressant dans le lien que vous proposez. Je tiens d'ailleurs a préciser que sur le principe, et le général, je ne suis pas en désaccord avec Lewis, bien au contraire. Mais je pense que c'est dans les conséquences et le détail qu'il se trompe. Je vais tout de suite illustrer ce point :
Sans doute ne faut-il pas prendre trop au sérieux la plupart des histoires de miracles. Mais, comme chacun peut le constater en lisant les journaux, il en va de même pour la majorité des relations d'événements. Chaque récit doit être pris pour ce qu'il vaut. Mais écarter d'emblée le surnaturel comme la seule explication impossible est faire preuve de partialité.
Jusque là je suis d'accord avec Lewis.
Il se peut, par exemple, que vous ne croyiez pas aux anges de Mons parce que vous n'avez pas trouvé un nombre suffisant de personnes sensées affirmant les avoir vus. Mais si vous en découvriez suffisamment, il me semble qu'il serait déraisonnable de n'y voir qu'un phénomène d'hallucination collective.

Nos connaissances en psychologie sont assez grandes pour savoir qu'une unanimité spontanée en matière d'hallucination est tout à fait improbable, et nos connaissances en ce qui touche le surnaturel trop limitées pour oser affirmer qu'une manifestation d'anges est tout aussi improbable. L'hypothèse d'une intervention surnaturelle est la moins invraisemblable des deux.
Là, je pense que Lewis se trompe au sujet de nos connaissances en psychologie (mais il est vrai qu'il vivait à une autre époque). Par des effets de motivation semblable, de renforcements réciproques, d'harmonisation inconsciente des expériences par la communication entre les témoins, de validation subjective accentuant les points de convergence entre les témoignages et évacuant les points de divergence, de mémoire sélective, de faux souvenirs, de présence d'un stimulus objectif malgré tout (même s'il n'a rien à voir avec qqch de surnaturel), etc., il est fort probable d'arriver
à des témoignages en apparence unanimes. Cela n'est pas une déclaration idéologique, mais une conjecture basée sur des résultats - de portée générale - connus en sciences cognitives.

A part pour l'aspect proprement motivationnel et émotionnel qui est particulièrement important dans les "miracles", ces biais peuvent entacher n'importe quelle expérience personnelle. Donc a priori, si je dis que j'ai vu un écureuil, hier, dans mon jardin, on pourrait se montrer tout aussi sceptique. Sauf que cette expérience (avoir vu un écureuil, hier, dans mon jardin) est rendue hautement plausible par tout ce qu'on connaît de la biologie des écureuils et de leur répartition géographique (remarquez que si j'avais dit avoir vu un Cynocephalus hier dans mon jardin, cela aurait suscité un certain scepticisme légitime, étant donné la répartition géographique de ce genre d'animal). Ce n'est pas le cas des miracles, où il convient donc de privilégier des hypothèses prosaïques, rendues (plus) hautement probable par ce qu'on connaît en psychologie.

C'est pourquoi j'insiste souvent sur la nécessité que la rigueur employée pour attester d'un miracle soit au moins équivalente à celle qui a été utilisée pour : établir les lois de la nature qu'il est supposé enfreindre ou suspendre, établir les lois de la psychologie qui tendent à en donner une interprétation en termes de biais perceptifs, cognitifs, mnésiques, etc.

Cela dit, et là je rejoins à nouveau Lewis, tout cela ne prouve évidemment pas qu'il n'y a pas eu d'intervention divine, angélique, démoniaque, spirituelle, etc. On peut toujours décider pour soi-même, parce qu'on a la foi, de croire en cette intervention. Qu'un biais soit hautement plausible compte tenu de ce que l'on connaît en psychologie n'implique pas qu'il a obligatoirement eu lieu ou qu'il ait affecté la véracité du contenu de l'expérience rapportée. Qu'un prétendu phénomène viole ce que l'on connaît de la nature n'implique pas qu'il n'a pas eu lieu ou qu'il ne peut pas avoir lieu. Simplement, cela incite à la prudence celui qui préfère aborder tout sujet avec les seules ressources de l'expérience et de la raison, plutôt qu'écouter ses intuitions mystiques éventuelles, son désir que ça soit vrai, etc.

Mieux : si l'hypothèse d'un biais psychologique pouvait être rendue hautement improbable, par le fait que le miracle serait attesté par une rigueur toute scientifique, alors il serait raisonnable, en effet, de croire au miracle.
Quand l'Ancien Testament rapporte que l'invasion de Sanchérib fut stoppée par des anges, et qu'Hérodote affirme qu'elle le fut par des hordes de souris qui rongèrent les cordes de tous les arcs de son armée, un esprit ouvert penchera plutôt pour les anges. A moins d'être hostile à l'idée par principe, il n'y a rien d'intrinsèquement invraisemblable dans l'existence d'anges ou dans l'action qui leur est attribuée. Par contre, les souris ne font tout simplement pas ces choses.
Faux : il n'y a rien d'invraisemblable à ce que des Dieu commande à des hordes de souris de ronger les cordes de tous les arcs de l'armée de Sanchérib... :saint:

Bien cordialement.

P.-S. : Dans ce que j'ai écris, je n'ai pas parlé également d'un autre facteur qui doit éveiller notre scepticisme au sujet de chaque prétendu miracle, c'est le fait que de nombreux (sinon la plupart) des prétendus miracles n'ont pas résisté à un examen sérieux, même si cela a pu prendre plus ou moins de temps et demander plus ou moins de moyens matériels, financiers, cognitifs, humains, etc. Donc tout prétendu miracle qui, pour l'heure, résiste à l'analyse, a une forte probabilité de n'être qu'en sursis. On observe la même chose pour les témoignages d'apparition d'OVNIs (voir le site du GEIPAN par exemple, encore que ce dernier ne soit pas défavorable à l'hypothèse "vrais OVNIs").
Dernière modification par Un gentil athée le sam. 23 janv. 2010, 15:48, modifié 1 fois.
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