Je continue de penser que le Big Bang donne l'existence perpétuellement à l'univers, car le point ("ponctuellement") que vous évoquez est, ainsi que vous le dites, infini sous tout rapport et indescriptible. D'ailleurs c'est logique. D'après les équations relativistes t=t0/SQRT(1-v²/c²) et m=m0/SQRT(1-v²/c²) on en déduit que SQRT(1-v²/c²)=m0/m d'où t=t0.m/m0.ti'hamo a écrit :. En fait, apparemment, d'après les théories en vigueur actuellement, si on remonte le temps de l'univers, on arrive à un point où tout l'univers actuel est condensé à l'infini, où toutes les valeurs des lois physiques tendent à l'infini, donc un point "limite" (une singularité) auquel les lois classiques de la physiques ne peuvent plus s'appliquer, et donc qu'on ne peut pas décrire (en l'état actuel de nos connaissances).
. Scientifiquement, on ne peut pas se demander ce qu'il y avait "avant" ce point, parce que le temps apparaît également à ce point. (donc, la physique actuelle rejoint les conclusions du raisonnement purement métaphysique et logique de St Augustin : il est très très fort...)
. En fait (merki Jean Daujat), même en postulant un univers éternel, ça n'évacue pas la question de Dieu - puisque Dieu n'est pas celui qui serait ponctuellement à l'origine de l'univers, mais celui qui donne l'existence perpétuellement à l'univers.
Donc si m tend vers l'infini comme c'est le cas au niveau d'une singularité gravitationnelle comme le Big Bang, alors t tend vers l'infini également. Concrètement, cela veut dire que si t0 vaut mettons une seconde, t va d'abord (à mesure que m augmente) valoir mettons une minute, puis une heure, puis une journée, etc., jusqu'à valoir une infinité de millénaires ce qui est proprement l'éternité ! Donc l'instant (selon notre référentiel) qu'a duré le Big Bang, a en réalité duré +∞ années... Il est donc loin d'être terminé !...
Bon, mon raisonnement ne vaut peut-être pas grand'chose car je ne suis pas spécialiste comme je l'ai dit, mais j'ai le sentiment qu'il est corroboré par la science. Puisque Raistlin a cité Wikipédia, alors j'ai bien le droit aussi, na !
L'auteur de l'article Wikipédia sur le Big Bang a écrit : Quelques idées fausses sur le Big Bang [modifier]
Le Big Bang ne se réfère pas à un instant « initial » de l’histoire de l’univers [modifier]
Il indique seulement que celui-ci a connu une période dense et chaude. De nombreux modèles cosmologiques décrivent de façons très diverses cette phase dense et chaude. Le statut de cette phase a d’ailleurs été soumis à maints remaniements. Dans un de ses premiers modèles, Georges Lemaître proposait un état initial dont la matière aurait la densité de la matière nucléaire (1015 g/cm3). Lemaître considérait (avec raison) qu’il était difficile de prétendre connaître avec certitude le comportement de la matière à de telles densités, et supposait que c’était la désintégration de ce noyau atomique géant et instable qui avait initié l’expansion (hypothèse de l’atome primitif, voir l’article en question). Auparavant, Lemaître avait en 1931 fait remarquer que la mécanique quantique devait invariablement être invoquée pour décrire les tout premiers instants de l’histoire de l’univers, jetant par là les bases de la cosmologie quantique, et que les notions de temps et d’espace perdaient probablement leur caractère usuel[8]. Aujourd’hui, certains modèles d’inflation supposent par exemple un univers éternel, d’autres modèles comme celui du pré Big Bang supposent un état initial peu dense mais en contraction suivi d’une phase de rebond, d’autres modèles encore, basés sur la théorie des cordes, prédisent que l’univers observable n’est qu’un objet appelé « brane » (tiré du mot anglais membrane, identique à sa traduction française) plongé dans un espace à plus de quatre dimensions (le « bulk »), le big bang et le démarrage de l’expansion étant dus à une collision entre deux branes (univers ekpyrotique). Cependant, c’est lors de cette phase dense et chaude que se forment les particules élémentaires que nous connaissons aujourd’hui, puis, plus tard toutes les structures que l’on observe dans l’univers. Ainsi reste-t-il légitime de dire que l’univers est né du Big Bang, au sens où l’univers tel que nous le connaissons s’est structuré à cette époque.
Le Big Bang n’est pas une explosion, il ne s’est pas produit « quelque part » [modifier]
Le Big Bang ne s’est pas produit en un point d’où aurait été éjectée la matière qui forme aujourd’hui les galaxies, contrairement à ce que son nom suggère et à ce que l’imagerie populaire véhicule souvent. À l’époque du Big Bang les conditions qui régnaient partout dans l’univers (du moins la région de l’univers observable) étaient identiques. Il est par contre vrai que les éléments de matière s’éloignaient alors très rapidement les uns des autres, du fait de l’expansion de l’univers. Le terme de Big Bang renvoie donc à la violence de ce mouvement d’expansion, mais pas à un lieu privilégié. En particulier il n’y a pas de « centre » du Big Bang ou de direction privilégiée dans laquelle il nous faudrait observer pour le voir. C’est l’observation des régions lointaines de l’univers (quelle que soit leur direction) qui nous permet de voir l’univers tel qu’il était par le passé (car la lumière voyageant à une vitesse finie, elle nous fait voir des objets lointains tels qu’ils étaient à une époque reculée, leur état actuel nous étant d’ailleurs inaccessible) et donc de nous rapprocher de cette époque. Ce qu’il nous est donné de voir aujourd’hui n’est pas l’époque du Big Bang lui-même, mais le fond diffus cosmologique, sorte d’écho lumineux de cette phase chaude de l’histoire de l’univers. Ce rayonnement est essentiellement uniforme quelle que soit la direction dans laquelle on l’observe, ce qui indique que le Big Bang s’est produit de façon extrêmement homogène dans les régions qu’il nous est possible d’observer. La raison pour laquelle il n’est pas possible de voir jusqu’au Big Bang est que l’univers primordial est opaque au rayonnement du fait de sa densité élevée, de même qu’il n’est pas possible de voir directement le centre du Soleil mais que l’on ne peut observer que sa surface. Voir l’article fond diffus cosmologique pour plus de détails.



