Cher Touriste,
touriste a écrit :Les rubriques sont pour nous aider.
Les rubriques sont faites pour que tous agissent dans l'obéissance à l'Eglise.
En matière de liturgie, afin que tous agissent dans l'obéissance à l'Eglise, il existe donc précisément des rubriques.
Ces rubriques ne sont pas faites pour nous aider dans le sens où vous l'entendez: elles sont faites pour que personne ne puisse se fabriquer sa petite liturgie personnelle.
A ceux qui commencent par dire:
touriste a écrit :Mais avant de les appliquer...
il convient de réponde que, par amour du Christ et de Son Eglise, il est nécessaire de commencer par les appliquer, et de le faire dans un esprit d'obéissance et de respect.
En particulier, en ce qui concerne liturgie elle-même, qui s'inscrit dans une tradition, il convient d'en respecter les spécifités. Les spécificités liturgiques propres à l'Eglise de France sont celles... du rite romain.
touriste a écrit :il fat voir quel sens elles ont et ce que l'on veut signifier....
N'oublions pas que dans l'évangile des femmes ont servi Jésus pendant sa mission Lc8 dans le service de l'autel estce que cela va faire du bien au filles qui vont servir est ce que cela va permettre d'avoir une meilleure célébration l'argument qui dit que on réserve le service de l'autel aux garçons pour que naissent des vocations sacerdotales peut être repris pour les filles en disant que le service de l'autel peut favoriser des vocations religieuses
Dans le rite romain, il est de tradition (mais pas seulement dans le rite romain - le service des femmes à l'autel est une question qui concerne aussi l'oecuménisme... l'orthodoxie, par exemple) que les femmes ne puissent accéder au service de l'autel.
L'ordinaire diocésain peut autoriser cet accès, mais seulement pour des raisons particulières.
L'ordinaire diocésain ne peut imposer cet accès comme un usage normal, régulier, général.
De sucroîr, l'ordinaire est non seulement dans l'obligation de donner une justification précise et détaillée de sa décision (puisque ces raisons sont forcément liées à un contexte
particulier et jamais, en aucun cas, général) mais de les présenter aux fidèles.
La décision de l'évêque doit leur être expliquée - autrement dit et toujours, il doit s'en justifier, en rendre-compte de façon publique. Parce qu'il n'est nulle part question d'une pratique "générale", ou d'une autorisation donnée à pour des motifs "généraux", ou d'une "tolérance" accordée de façon générale à qui le veut bien, ou encore d'une "interprétation large" de telle ou telle rubrique ou de tel texte normatif, ou d'un "retour à l'Evangile", ou d'une meilleure réponse aux "aspirations" de tel ou tel groupe, etc.
Ceux qui ont le pouvoir de permettre l'accès des femmes au service de l'autel sont donc tenus de s'en justifier publiquement.
Mais non pas l'inverse: ceux qui refusent l'accès des femmes au service de l'autel ne sont pas vraiment tenu de s'en justifier. Et quoi encore?
Pour finir, on peut toujours prétendre "interpréter" seul ou en "communauté" les rubriques pour en découvrir le "véritable" sens.
On peut toujours avoir la prétention de découvrir seul ou en "communauté" ce que l'on (qui "on"?) veut signifier dans la célébration liturgique.
Mais c'est alors manifester, outre un orgueil tout de même incroyable, une volonté de figer l'Eglise dans cette ornière que fut l'ennui glacé de célébrations sorties de "nulle part" que certains ont connu ou connaissent encore; c'est aussi vouloir maintenir une forme de désobéissance - toujours de l'orgueil, une désobéissance que je n'hésite pas à qualifier pour ma part de sournoise, sous le couvert d'"idées" et d'"arrangements" liturgiques qui veulent "signifier" essentiellement la communauté locale et rien d'autre qu'elle, mais qui sont surtout fatals à l'unité dans l'Eglise catholique. A l'Eglise catholique elle-même.
Inutile de préciser ce qu'est la différence entre une vocation sacerdotale et une vocation religieuse.
Amicalement.
Virgile.