Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13.
Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre tout en place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.
Jean achevait la série des prophètes, « car tous les prophètes ainsi que la Loi ont parlé jusqu'à Jean » (Mt 11,13) Et ceux qui s’attendaient à un homme qui sera enlevé au Ciel sur un char de feu, ceux-là seront déçus. Elie est déjà venu et au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même que l’Ancien Testament s’achève par la persécution et la mort d’un innocent, la nouvelle Alliance sera écrite dans le sang de l’Agneau. Quel présage ! Le message de l’Amour ne peut-il se frayer un chemin dans le cœur des hommes que par la violence ? C’est ce qui apparaît, mais l’apparent n’est pas le réel. Les martyres chrétiens ne sont pas morts en se servant de l’épée, mais on s’est servi, contre eux de l’épée. Or, le sang de ces justes est un germe prolifique : pour un qu’on met à mort, dix se lèvent. Par ailleurs, il n’est pas non plus nécessaire qu’un chrétien meure : il suffit que, dans sa vie, il devienne à l’image de Jésus et les simples reconnaîtront le Maître à travers lui.
Je crois que notre temps, ou bien celui qui viendra rapidement après nous, sera celui de la persécution. Les choses se mettent en place avec les visées pseudo-égalitaires des gouvernements laïcs qui cachent mal le projet d’en finir une bonne fois avec l’Eglise. Mais ils échoueront, naturellement.
En ce qui me concerne, je suis honoré que la Pologne fasse désormais partie de l’Europe.
Car la Pologne catholique a résisté tant aux nazis qu’aux soviets. Aujourd’hui, elle a commencé de tenir tête à l’Europe : chez eux, on n’enlèvera aucun crucifix nulle part ! Comme leur signature était nécessaire, la Pologne a obtenu un statut spécial… et beaucoup d’Européens, à cause des obstacles nombreux qui se mettront en place contre la pratique de la foi (comme le travail du dimanche) ne tarderont pas à vers la Pologne. Il serait d’ailleurs très intéressant de faire une recherche sur les concessions accordées à ce pays. (Notre ami Pneumatis serait-il intéressé ? Je vais aussi chercher de moi-même).
Contrairement à certains, je ne vois pas « l’Antéchrist » comme un personnage politique, mais plutôt sous la forme des idéologies pernicieuses dont on voit déjà les perversions se répandre et qui nous conduisent à une confusion totale quant à la nature de l’homme et à son dessein. Tout n’est-il pas permis ? L’homme n’est-il pas un objet pour l’autre, et l’autre un objet pour lui ? Voyez ces enfants que l’on prend en otage dans les couples, et ces autres enfants qui sont devenus assassins de leurs compagnons d’école ! Ces horreurs ne sont-elles pas liées à l’esprit de permissivité manifesté par les adultes dès le début des années 70 ?
Me suis-je éloigné de ce que dit l’Evangile aujourd’hui ? Je ne crois pas, non. Jésus dit bien « Ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu ». Jean fut arrêté, jeté dans un cachot, et son sort a été scellé par la lubricité d’Hérode, lors d’une « fête » qui s’est certainement terminé en une orgie immonde (quand on mêle l’alcool à la gourmandise, au sexe, et au sang – quand tout est permis, eh bien, voilà où l’homme d’aujourd’hui pourrait remonter – plutôt qu’aux singes !)
http://www.youtube.com/watch?v=Gq1JltXhXLw
"Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
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etienne lorant
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"Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: "Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
Et les catholiques européens deviendraient réfugiés en Pologne, selon vous? Tiens, donc. Je ne suis pas aussi pessimiste que vous, mais je garde cela en mémoire.
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etienne lorant
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Re: "Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
J'ai dit seulement que l'on "regardera" vers la Pologne, pour voir comment les catholiques polonais résisteront aux pressions de "l'intelligentsia" athéiste et franc-maçonneNanimo a écrit :Et les catholiques européens deviendraient réfugiés en Pologne, selon vous? Tiens, donc. Je ne suis pas aussi pessimiste que vous, mais je garde cela en mémoire.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: "Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
Polonais = catholique ?
En Pologne, 97% de la population appartient officiellement à l’Eglise catholique et près de 40% d’entre eux se rend régulièrement à la messe le dimanche. Comment expliquer le lien étroit qui unit les Polonais au catholicisme ? Et quel rôle l’Eglise catholique joue-t-elle aujourd’hui dans la société polonaise ?
En Pologne, 97% de la population appartient officiellement à l’Eglise catholique et près de 40% d’entre eux se rend régulièrement à la messe le dimanche. Comment expliquer le lien étroit qui unit les Polonais au catholicisme ? Et quel rôle l’Eglise catholique joue-t-elle aujourd’hui dans la société polonaise ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: "Ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu"
En Pologne, 97% de la population appartient officiellement à l’Eglise catholique et près de 40% d’entre eux se rend régulièrement à la messe le dimanche. Comment expliquer le lien étroit qui unit les Polonais au catholicisme ? Et quel rôle l’Eglise catholique joue-t-elle aujourd’hui dans la société polonaise ?[/quote]
«L'Europe a besoin de la Pologne, la Pologne a besoin de l'Europe»: le 19 mai, devant un parterre de pèlerins polonais rassemblés à Rome sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II est entré en campagne. En se prononçant sans ambiguïté pour le «oui». Le dimanche suivant, dans toutes les églises polonaises, les prêtres ont donné lecture aux fidèles d'une lettre rédigée par les épiscopats de huit pays d'Europe centrale et orientale. Sur le thème «l'Europe est une chance». Puis, le 1er juin, nouvelle séance de lecture pendant la messe, avec cette fois une missive du seul épiscopat polonais appelant les catholiques à aller voter et, plus indirectement il est vrai, à faire le bon choix. «L'Eglise polonaise, souligne le père Adam Schultz, porte-parole de l'épiscopat, appuie l'intégration européenne à la condition qu'elle se fasse dans le respect des droits de l'homme et de la spécificité polonaise.» L'épiscopat, qui officiellement ne fait pas de politique, a suivi de très près, dès le début, les négociations. Et obtenu, sur plusieurs points, des autorités polonaises qu'elles adoptent son point de vue et le défendent. C'est à la demande des évêques polonais que Varsovie a obtenu de Bruxelles la garantie qu'il n'y aurait pas de transfert de compétences, sur les dossiers tels que l'avortement, le mariage ou les droits de la famille. Et c'est encore la volonté de l'Eglise que traduit le gouvernement ex-communiste quand il milite pour que la future Constitution européenne fasse référence aux «valeurs chrétiennes».
«Appartenir à une communauté»
Mais, pour les catholiques les plus conservateurs, c'est encore insuffisant et l'Europe reste dangereuse. Ceux-là ont le sentiment que la Pologne risque d'y perdre à la fois son identité et son âme. Des craintes véhiculées par le journal Nasz Dziennik (Notre journal) et surtout par la puissante radio ultracatholique Radio Maryja. Dirigée par le père Tadeusz Rydzyk et financée par la congrégation rédemptoriste, Radio Maryja est régulièrement écoutée par 6 millions de catholiques pratiquants sur les 17 millions (46% de la population) que compte la Pologne. «Radio Maryja a su donner à ses auditeurs, en même temps que la parole, le sentiment d'appartenir à une communauté. Elle a tendu la main aux déçus et aux laissés-pour-compte de la modernisation à un moment où ils se sentaient lâchés par l'Eglise officielle, qui, elle, soutenait les réformes engagées et affichait sa solidarité avec les élites qui les conduisaient», analyse et déplore Marcin Przecieszewski, président de l'Agence catholique d'information.
L'intervention de Jean-Paul II a rendu plus délicate la croisade des ultracatholiques contre une Europe antichrétienne. Quelques jours après la prestation du pape, le père Rydzyk concédait, sur les ondes de Radio Maryja, que «si l'Europe n'était pas un paradis, elle n'était pas non plus un enfer, et peut être pour nous un purgatoire». Tandis que la Ligue des familles polonaises - un parti populiste qui défend selon son président, Roman Giertych, la «loi naturelle» (c'est-à-dire l'interdiction de l'avortement et de l'homosexualité) et milite pour le «non» au référendum - s'efforce, depuis, de développer un argumentaire davantage centré sur l'économie pour justifier sa position.
Reste que, dans les milieux catholiques pratiquants, notamment les plus modestes, ainsi qu'au sein du clergé, même parmi ceux qui voteront «oui», l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne suscite une crainte diffuse. Selon une enquête publiée au début de l'année par l'Institut des affaires publiques, 64% des prêtres polonais pensent que l'adhésion aura des conséquences négatives sur la solidité des familles. Interrogés sur les sentiments de leurs paroissiens, 56% d'entre eux évoquent l'appréhension. Et 23% seulement, l'espoir.
«L'Europe a besoin de la Pologne, la Pologne a besoin de l'Europe»: le 19 mai, devant un parterre de pèlerins polonais rassemblés à Rome sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II est entré en campagne. En se prononçant sans ambiguïté pour le «oui». Le dimanche suivant, dans toutes les églises polonaises, les prêtres ont donné lecture aux fidèles d'une lettre rédigée par les épiscopats de huit pays d'Europe centrale et orientale. Sur le thème «l'Europe est une chance». Puis, le 1er juin, nouvelle séance de lecture pendant la messe, avec cette fois une missive du seul épiscopat polonais appelant les catholiques à aller voter et, plus indirectement il est vrai, à faire le bon choix. «L'Eglise polonaise, souligne le père Adam Schultz, porte-parole de l'épiscopat, appuie l'intégration européenne à la condition qu'elle se fasse dans le respect des droits de l'homme et de la spécificité polonaise.» L'épiscopat, qui officiellement ne fait pas de politique, a suivi de très près, dès le début, les négociations. Et obtenu, sur plusieurs points, des autorités polonaises qu'elles adoptent son point de vue et le défendent. C'est à la demande des évêques polonais que Varsovie a obtenu de Bruxelles la garantie qu'il n'y aurait pas de transfert de compétences, sur les dossiers tels que l'avortement, le mariage ou les droits de la famille. Et c'est encore la volonté de l'Eglise que traduit le gouvernement ex-communiste quand il milite pour que la future Constitution européenne fasse référence aux «valeurs chrétiennes».
«Appartenir à une communauté»
Mais, pour les catholiques les plus conservateurs, c'est encore insuffisant et l'Europe reste dangereuse. Ceux-là ont le sentiment que la Pologne risque d'y perdre à la fois son identité et son âme. Des craintes véhiculées par le journal Nasz Dziennik (Notre journal) et surtout par la puissante radio ultracatholique Radio Maryja. Dirigée par le père Tadeusz Rydzyk et financée par la congrégation rédemptoriste, Radio Maryja est régulièrement écoutée par 6 millions de catholiques pratiquants sur les 17 millions (46% de la population) que compte la Pologne. «Radio Maryja a su donner à ses auditeurs, en même temps que la parole, le sentiment d'appartenir à une communauté. Elle a tendu la main aux déçus et aux laissés-pour-compte de la modernisation à un moment où ils se sentaient lâchés par l'Eglise officielle, qui, elle, soutenait les réformes engagées et affichait sa solidarité avec les élites qui les conduisaient», analyse et déplore Marcin Przecieszewski, président de l'Agence catholique d'information.
L'intervention de Jean-Paul II a rendu plus délicate la croisade des ultracatholiques contre une Europe antichrétienne. Quelques jours après la prestation du pape, le père Rydzyk concédait, sur les ondes de Radio Maryja, que «si l'Europe n'était pas un paradis, elle n'était pas non plus un enfer, et peut être pour nous un purgatoire». Tandis que la Ligue des familles polonaises - un parti populiste qui défend selon son président, Roman Giertych, la «loi naturelle» (c'est-à-dire l'interdiction de l'avortement et de l'homosexualité) et milite pour le «non» au référendum - s'efforce, depuis, de développer un argumentaire davantage centré sur l'économie pour justifier sa position.
Reste que, dans les milieux catholiques pratiquants, notamment les plus modestes, ainsi qu'au sein du clergé, même parmi ceux qui voteront «oui», l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne suscite une crainte diffuse. Selon une enquête publiée au début de l'année par l'Institut des affaires publiques, 64% des prêtres polonais pensent que l'adhésion aura des conséquences négatives sur la solidité des familles. Interrogés sur les sentiments de leurs paroissiens, 56% d'entre eux évoquent l'appréhension. Et 23% seulement, l'espoir.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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