Me rappelant l'état dans lequel j'étais vers 86-87 je vois l'image d'un Lazare ficelé de bandelettes, bouclé sur lui-même : un cadavre raidi, froid, seul...
Dans cette logique de l'enfermement sur soi qu'est le sédévacantisme, il est prudent (et charitable) de rappeler que les dégâts psychologiques, intellectuels et familiaux qu'elle a causés ont littéralement bousillé des âmes, des intelligences, des familles : je sais que ceux qui ont entrepris de dialoguer avec nos nouveaux intervenants ont toutes les armes nécessaires (avec la grâce divine) pour ne pas être autrement perturbés par les sophismes auxquels j'ai succombé vers la trentaine, mais je tiens à dire à toute âme troublée, fragile, inquiète qui serait tentée d'écouter ces sirènes que, par principe, on ne dialogue pas avec l'ennemi (surtout lorsqu'il imite traîtreusement la voix des Bergers...).
L'Eglise en a vu d'autres (bien d'autres !) des saints ont pu hésiter, errer, au moment du Grand Schisme notamment, rappelez vous les affres dans lesquels s'est débattue sainte Jeanne d'Arc face à des hommes pervers vendus à une cause et armés d'une science théologique implacable.
Méfiez vous des fausses lumières : Lucifer est un esprit, esprit de lumière à l'origine : on le reconnait à cette lucidité froide, logique, cette lumière sans douceur ni beauté qui vous paralyse, vous jette à terre, nu, désarmé. La Lumière du bon esprit est celle de la Crèche, douce, radieuse :c'est le sourire de François d'Assise, de Monsieur Vincent, de sainte Thérèse, de Jean Paul II ou de mère Térèsa : c'est le baume sur nos plaies, le souci d'autrui, l'humilité, la sainte simplicité...
Lorsque j'ai compris qu'il m'était impossible, avec les thèses "sédé" de convertir et de toucher les plus pauvres, les plus démunis, les simples, mes amis, les membres de ma famille, j'ai réalisé combien je m'étais isolé superbement dans une tour d'ivoire orgueilleuse, désespérément stérile, morne,et justement vouée à la ruine !
QU'ON SE LE DISE !!!!!




