Eschatologie : Fin des temps
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etienne lorant
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Re: Eschatologie : Fin des temps
En ce quime concerne, l'eschatologie m'intéresse bien moins que ma préparation à la vie future. On peut passer des années à essayer d'interpréter certains passages de Daniel, de l'Apocalypse, de saint Paul et essayer de ficeler le tout: pendant ce temps-là, on n'est pas au travail que le Seigneur nous a donné d'accomplir: annoncer la bonne Nouvelle et manifester l'Amour...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Anne
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Re: Eschatologie : Fin des temps
Ben, ça, ça va tout-de-même assez bien!Raistlin a écrit : N'oubliez pas une chose : la Passion de l'Église.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
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etienne lorant
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Re: Eschatologie : Fin des temps
J'ai toujours la même réaction "épidermique": sur le parvis des églises, à la sortie des messes, c'est incroyable comme on citera aussi bien JNSR que Padre Pio et saint Malachie. J'étais fort branché sur ce dernier, la devise du Pape Jean-Paul II étant "De labore solis"... et comme le soleil se lève à l'Est, et que JP II a fourni un gros effort... bon et maintenant ? Benoit XVI devrait être le dernier pape avant "Pierre le Romain" Devise de Benoit XVI : De Gloria Olivae (De la gloire de l'olivier, je traduis simplement). Y a-t-il un rapport avec son blason ? Je ne m'y suis pas intéressé, parce que ma foi doit se nourrir d'amour et de gestes de miséricorde, non de peur et de prières tremblantes... Jésus, j'en suis sûr, me le reprocherait. Je vis "Ici et maintenant".
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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papillon
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Re: Eschatologie : Fin des temps
Tout à fait d'accord . C'est tout ce qui importe, rien d'autre.etienne lorant a écrit : Benoit XVI devrait être le dernier pape avant "Pierre le Romain" Devise de Benoit XVI : De Gloria Olivae (De la gloire de l'olivier, je traduis simplement). Y a-t-il un rapport avec son blason ? Je ne m'y suis pas intéressé, parce que ma foi doit se nourrir d'amour et de gestes de miséricorde, non de peur et de prières tremblantes... Jésus, j'en suis sûr, me le reprocherait. Je vis "Ici et maintenant".
"Que rien ne te trouble
Que rien ne t'effraie,
Tout passe,
Dieu ne change pas,
La patience
Obtient tout;
Celui qui a Dieu
Ne manque de rien;
Dieu seul suffit."
"Il ne s'agit pas de penser beaucoup, mais de beaucoup aimer`"
Thérèse d'Avila
Re: Eschatologie : Fin des temps
AnneT a écrit :Ben, ça, ça va tout-de-même assez bien!Raistlin a écrit : N'oubliez pas une chose : la Passion de l'Église.![]()
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
- Anne
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Re: Eschatologie : Fin des temps
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
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nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
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Re: Eschatologie : Fin des temps
L’éphémère et l’éternel
Homélie du fr Thierry-Dominique HUMBRECHT o.p., dimanche 15 novembre 2009, 33e T. O., année B
Sur Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-18 et Marc 13, 24-32
« Tout s’écroule, c’en est trop, ça ne peut plus durer ! ». Dès qu’ils perçoivent le déclin, parfois non sans raisons, certains aiment à prédire la fin du monde. Les rumeurs d’Armageddon envahissent les écrans, et les fracas de l’Apocalypse commencent à encombrer les esprits des chrétiens.
Pourtant, l’expérience devrait nous l’apprendre : quiconque prédit la fin du monde se trompe toujours ; quiconque construit un agenda apocalyptique, comme celui d’une « Église entrée dans sa dernière semaine », se rend plus ridicule encore. Au fond, l’Apocalypse, nous ne la comprendrons qu’après-coup. Avant, nous ne savons rien de rien à son sujet. Rien, sauf une réalité : le retour du Christ et son triomphe.
Loin de toute théologie de bazar, le triomphe du Christ fait converger notre présent. Tout s’écroule ? Non. Tout s’explique, à sa lumière. Un peu trop, peut-être, car la lumière du Christ est crue et brûlante à la fois. Le reste pâlit.
À la lumière du Christ, se relativise l’accessoire. Or, de l’accessoire, il y en a, dans notre vie. Les magazines que nous achetons dans le train idolâtrent l’éphémère. Nous les lisons, de préférence aux grands livres, aux vrais livres. Les informations du soir encensent le périssable : nous les regardons, de préférence à la soirée passée avec nos proches. Le lendemain, tout est oublié. D’ailleurs, aux heures de bilan, car il y en a de temps en temps, bien des soucis passés nous font sourire. L’éphémère, quand il est passé, se dévalue vite.
Souvenons-nous de ces événements qui naguère comptaient et qui, aujourd’hui, ne comptent plus : une colère d’enfant, un matin, dans la cour de l’école ; des larmes adolescentes, celles d’un premier amour, à douze ans et demi ; l’angoisse de l’étudiant, la veille de son concours.
Après-coup, l’essentiel d’un jour nous paraît futile. Nous sourions de ce passé-là. Nous le racontons avec plaisir. Même s’il fut tragique, il est loin, la distance est prise. Pourtant, sur le moment, ces événements étaient importants à nos yeux. Ils n’étaient pas futiles, ceux-là, et même revêtus d’une certaine gravité. La colère d’un enfant, c’était son monde, celui par lequel il se construit ; les larmes de l’adolescent, c’était l’apprentissage des passions ; l’angoisse de l’étudiant, c’était l’épreuve à surmonter, son métier à conquérir. Tous ces actes, passés, enfuis, ont pourtant tissé l’avenir. Sans eux, nous ne serions pas ce que nous sommes devenus.
Tout ce qui est révolu n’est donc pas pour autant méprisable ; mais l’après-coup opère un tri cruel entre le futile et l’utile, entre le périssable et le permanent. Ainsi en ira-t-il, et tellement plus, à la fin de notre vie, et celle-ci peut arriver à tout moment ! Ainsi en ira-t-il, de même et enfin, lors du retour du Christ et du jugement général. La lumière du Christ fera, tout à coup, le départ du temps gagné et du temps perdu.
Que nous restera-t-il ? Qu’aurons-nous à lui montrer de notre vie passée ? Oh ! Je ne dis pas seulement lui montrer le présentable ; les morsures du péché seront à lui montrer aussi, car lui seul les aura guéries. Mais qu’aurons-nous à lui montrer de nos choix, de notre discernement entre l’éphémère et le permanent, digne d’être écrit dans le « livre de Dieu » du prophète Daniel ? Car c’est à l’aune de l’éternité que le temps passé devient du temps gagné.
Donc, ce qui dans notre vie terrestre aura été marqué au coin de l’amour de Dieu, de la charité, cela subsistera. Pas seulement ce qui aura été fait avec amour, mais ce qui aura été fait pour l’amour de Dieu. Le reste aura disparu, comme un faux ami qui se dérobe le jour du combat. Le futile est un brillant camarade, mais il n’est pas un ami. C’est un traître. Les branches mortes tombent, et il le faut, pour raviver un tronc. Mais le tronc lui-même est-il vivace ? C’est la question, c’est notre question.
C’est pourquoi le retour du Christ en gloire est bien plus redoutable, à tout prendre, qu’un soleil et une lune qui s’éteignent ou des étoiles qui se décrochent. Lorsqu’on est regardé par celui qui est l’Amour et qui nous juge sur l’amour, le nôtre, il y a beaucoup de choses en nous qui s’éteignent ou se décrochent.
Cependant, cette épreuve n’est pas un malheur. Car celui qui nous jugera ainsi le fera au titre de sa royauté, de son sacrifice rédempteur, de son sacerdoce. Celui qui nous jugera, c’est l’unique grand prêtre, le seul qui fut capable d’ouvrir à nouveau les portes du sanctuaire de Dieu. Les portes, il les a ouvertes pour nous. Son sacerdoce nous rend prêtres. Comme le dit l’Épître aux Hébreux, « Par son unique sacrifice, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté ». Autrement dit, il n’attend pas que nous soyons devenus saints pour nous présenter devant lui. C’est lui qui nous rend saints.
Oui, mais il nous rend saints dès aujourd’hui, pas demain, pas après la mort. Après la mort, on ne décide plus, on a déjà décidé. Le jugement particulier enregistre et sanctionne le choix de chacun. C’est pendant sa vie qu’on décide, sinon, ce ne serait pas la peine de vivre ! La vie nous est donnée pour être sanctifiée, là, maintenant. La grâce du Christ est donnée par les sacrements de l’Église : le baptême, l’eucharistie, la confession. Elle est si simple, la sainteté. Elle aime Dieu au présent.
Mais nous préférons la futilité. Nous négligeons, nous différons, nous nous étourdissons. Notre éternité, qui est déjà commencée, si elle oublie la charité, se flétrit, se ratatine en temps perdu. D’où vient de goût d’amertume à la pensée de tant d’années inutiles pour le ciel ?
En cette année du sacerdoce, souvenons-nous du sacerdoce du Christ, « source de tout le sacerdoce », comme dit saint Thomas. Le Christ prêtre est notre unique salut. Puissent nos vies se conformer à son sacerdoce.
Tout le reste partira en poussière, même s’il se trouve un biographe complaisant, payé à la page, pour écrire notre vie. Un instant, l’homme de l’art semble lui conférer l’éclat dont elle aura manqué à nos propres yeux, la prolonger encore un peu, un petit peu, ne serait-ce que dans le souvenir des autres, qui n’en ont cure. Les livres de mémoires qui paraissent sont parfois passionnants ; souvent, ils ont la froideur d’un tombeau. Les grandeurs humaines semblent petites, lues dans un livre, lorsqu’elles ont boudé l’amour de Dieu. Même les grands pécheurs nous l’enseignent, quand les circonstances les contraignent au retour sur eux-mêmes : l’ambition, le monde, les succès, leurs vices les plus éclatants, tout a pris la fuite, le jour venu de l’éternité. Il n’en reste rien.
La robe blanche des ressuscités sera sans paillettes.
Homélie du fr Thierry-Dominique HUMBRECHT o.p., dimanche 15 novembre 2009, 33e T. O., année B
Sur Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-18 et Marc 13, 24-32
« Tout s’écroule, c’en est trop, ça ne peut plus durer ! ». Dès qu’ils perçoivent le déclin, parfois non sans raisons, certains aiment à prédire la fin du monde. Les rumeurs d’Armageddon envahissent les écrans, et les fracas de l’Apocalypse commencent à encombrer les esprits des chrétiens.
Pourtant, l’expérience devrait nous l’apprendre : quiconque prédit la fin du monde se trompe toujours ; quiconque construit un agenda apocalyptique, comme celui d’une « Église entrée dans sa dernière semaine », se rend plus ridicule encore. Au fond, l’Apocalypse, nous ne la comprendrons qu’après-coup. Avant, nous ne savons rien de rien à son sujet. Rien, sauf une réalité : le retour du Christ et son triomphe.
Loin de toute théologie de bazar, le triomphe du Christ fait converger notre présent. Tout s’écroule ? Non. Tout s’explique, à sa lumière. Un peu trop, peut-être, car la lumière du Christ est crue et brûlante à la fois. Le reste pâlit.
À la lumière du Christ, se relativise l’accessoire. Or, de l’accessoire, il y en a, dans notre vie. Les magazines que nous achetons dans le train idolâtrent l’éphémère. Nous les lisons, de préférence aux grands livres, aux vrais livres. Les informations du soir encensent le périssable : nous les regardons, de préférence à la soirée passée avec nos proches. Le lendemain, tout est oublié. D’ailleurs, aux heures de bilan, car il y en a de temps en temps, bien des soucis passés nous font sourire. L’éphémère, quand il est passé, se dévalue vite.
Souvenons-nous de ces événements qui naguère comptaient et qui, aujourd’hui, ne comptent plus : une colère d’enfant, un matin, dans la cour de l’école ; des larmes adolescentes, celles d’un premier amour, à douze ans et demi ; l’angoisse de l’étudiant, la veille de son concours.
Après-coup, l’essentiel d’un jour nous paraît futile. Nous sourions de ce passé-là. Nous le racontons avec plaisir. Même s’il fut tragique, il est loin, la distance est prise. Pourtant, sur le moment, ces événements étaient importants à nos yeux. Ils n’étaient pas futiles, ceux-là, et même revêtus d’une certaine gravité. La colère d’un enfant, c’était son monde, celui par lequel il se construit ; les larmes de l’adolescent, c’était l’apprentissage des passions ; l’angoisse de l’étudiant, c’était l’épreuve à surmonter, son métier à conquérir. Tous ces actes, passés, enfuis, ont pourtant tissé l’avenir. Sans eux, nous ne serions pas ce que nous sommes devenus.
Tout ce qui est révolu n’est donc pas pour autant méprisable ; mais l’après-coup opère un tri cruel entre le futile et l’utile, entre le périssable et le permanent. Ainsi en ira-t-il, et tellement plus, à la fin de notre vie, et celle-ci peut arriver à tout moment ! Ainsi en ira-t-il, de même et enfin, lors du retour du Christ et du jugement général. La lumière du Christ fera, tout à coup, le départ du temps gagné et du temps perdu.
Que nous restera-t-il ? Qu’aurons-nous à lui montrer de notre vie passée ? Oh ! Je ne dis pas seulement lui montrer le présentable ; les morsures du péché seront à lui montrer aussi, car lui seul les aura guéries. Mais qu’aurons-nous à lui montrer de nos choix, de notre discernement entre l’éphémère et le permanent, digne d’être écrit dans le « livre de Dieu » du prophète Daniel ? Car c’est à l’aune de l’éternité que le temps passé devient du temps gagné.
Donc, ce qui dans notre vie terrestre aura été marqué au coin de l’amour de Dieu, de la charité, cela subsistera. Pas seulement ce qui aura été fait avec amour, mais ce qui aura été fait pour l’amour de Dieu. Le reste aura disparu, comme un faux ami qui se dérobe le jour du combat. Le futile est un brillant camarade, mais il n’est pas un ami. C’est un traître. Les branches mortes tombent, et il le faut, pour raviver un tronc. Mais le tronc lui-même est-il vivace ? C’est la question, c’est notre question.
C’est pourquoi le retour du Christ en gloire est bien plus redoutable, à tout prendre, qu’un soleil et une lune qui s’éteignent ou des étoiles qui se décrochent. Lorsqu’on est regardé par celui qui est l’Amour et qui nous juge sur l’amour, le nôtre, il y a beaucoup de choses en nous qui s’éteignent ou se décrochent.
Cependant, cette épreuve n’est pas un malheur. Car celui qui nous jugera ainsi le fera au titre de sa royauté, de son sacrifice rédempteur, de son sacerdoce. Celui qui nous jugera, c’est l’unique grand prêtre, le seul qui fut capable d’ouvrir à nouveau les portes du sanctuaire de Dieu. Les portes, il les a ouvertes pour nous. Son sacerdoce nous rend prêtres. Comme le dit l’Épître aux Hébreux, « Par son unique sacrifice, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté ». Autrement dit, il n’attend pas que nous soyons devenus saints pour nous présenter devant lui. C’est lui qui nous rend saints.
Oui, mais il nous rend saints dès aujourd’hui, pas demain, pas après la mort. Après la mort, on ne décide plus, on a déjà décidé. Le jugement particulier enregistre et sanctionne le choix de chacun. C’est pendant sa vie qu’on décide, sinon, ce ne serait pas la peine de vivre ! La vie nous est donnée pour être sanctifiée, là, maintenant. La grâce du Christ est donnée par les sacrements de l’Église : le baptême, l’eucharistie, la confession. Elle est si simple, la sainteté. Elle aime Dieu au présent.
Mais nous préférons la futilité. Nous négligeons, nous différons, nous nous étourdissons. Notre éternité, qui est déjà commencée, si elle oublie la charité, se flétrit, se ratatine en temps perdu. D’où vient de goût d’amertume à la pensée de tant d’années inutiles pour le ciel ?
En cette année du sacerdoce, souvenons-nous du sacerdoce du Christ, « source de tout le sacerdoce », comme dit saint Thomas. Le Christ prêtre est notre unique salut. Puissent nos vies se conformer à son sacerdoce.
Tout le reste partira en poussière, même s’il se trouve un biographe complaisant, payé à la page, pour écrire notre vie. Un instant, l’homme de l’art semble lui conférer l’éclat dont elle aura manqué à nos propres yeux, la prolonger encore un peu, un petit peu, ne serait-ce que dans le souvenir des autres, qui n’en ont cure. Les livres de mémoires qui paraissent sont parfois passionnants ; souvent, ils ont la froideur d’un tombeau. Les grandeurs humaines semblent petites, lues dans un livre, lorsqu’elles ont boudé l’amour de Dieu. Même les grands pécheurs nous l’enseignent, quand les circonstances les contraignent au retour sur eux-mêmes : l’ambition, le monde, les succès, leurs vices les plus éclatants, tout a pris la fuite, le jour venu de l’éternité. Il n’en reste rien.
La robe blanche des ressuscités sera sans paillettes.
- franc_lazur
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Re: Eschatologie : Fin des temps
AnneT a écrit :Mon escatologie vaut ce qu'elle vaut en ce moment...
Il me semblait cependant qu'il y aurait 3 signes particuliers de l'imminence de la Fin Dernière:
* les catastrophes hors du commun, mais alors vraiment hors du commun;
* la conversion des juifs;
* ce bon vieil Antichrist (dont on pourra probablement calculer le nom pour totaliser 666).
Bien qu'il y ait eu plusieurs prétendants au titre du dernier signe, personne ne semble avoir remporté la palme jusqu'à présent.
Et le 2e n'a pas eu lieu...
BIEN PARLE.........................;;;
Fraternellement
- Petit Matthieu
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Re: Eschatologie : Fin des temps
Je rejoins Etienne Lorant,
le Christ ne nous demande pas de prévoir quand cette fin va arriver, il nous dit de nous ceindre les reins, de veiller sans relâche : "tenez-vous toujours prêts, car c'est au moment où vous vous y attendrez le moins que le Fils de l'homme reviendra" (Matthieu 24 : 44).
le Christ ne nous demande pas de prévoir quand cette fin va arriver, il nous dit de nous ceindre les reins, de veiller sans relâche : "tenez-vous toujours prêts, car c'est au moment où vous vous y attendrez le moins que le Fils de l'homme reviendra" (Matthieu 24 : 44).
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Re: Eschatologie : Fin des temps
Il me semblait que nous étions dans la fin des temps depuis Saint-Paul.
Soit Saint-Paul s'est trompé, soit nous comprenons mal ce que signifie la "fin des temps".
Quoiqu'il en soit, je suis aussi de ceux qui ne croient pas du tout pertinent de le savoir. Nous sommes inviter à suivre le Christ autant depuis 2000 ans, que nous le serons dans 2000 ans... So what? Quand il reviendra, il reviendra, c'est tout, et tant mieux si nous sommes prêts. Ce qui nous est demandé, ce n'est pas de "savoir quand", mais d'y demeurer prêts. Et comme le dit bien Anne, on attend toujours la conversion des juifs... Non seulement ne sont-ils pas pressés, mais en plus, des chrétiens ne voient plus pertinence de chercher à les évangéliser, ce qui laisse présager qu'il puisse nous rester encore quelques bonnes années.
Barrack Hussein Obama, ça ne donne pas 666!?
Bonne journée
Soit Saint-Paul s'est trompé, soit nous comprenons mal ce que signifie la "fin des temps".
Quoiqu'il en soit, je suis aussi de ceux qui ne croient pas du tout pertinent de le savoir. Nous sommes inviter à suivre le Christ autant depuis 2000 ans, que nous le serons dans 2000 ans... So what? Quand il reviendra, il reviendra, c'est tout, et tant mieux si nous sommes prêts. Ce qui nous est demandé, ce n'est pas de "savoir quand", mais d'y demeurer prêts. Et comme le dit bien Anne, on attend toujours la conversion des juifs... Non seulement ne sont-ils pas pressés, mais en plus, des chrétiens ne voient plus pertinence de chercher à les évangéliser, ce qui laisse présager qu'il puisse nous rester encore quelques bonnes années.
Barrack Hussein Obama, ça ne donne pas 666!?
Bonne journée
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
- franc_lazur
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Re: Eschatologie : Fin des temps
Petit Matthieu a écrit :Je rejoins Etienne Lorant,
le Christ ne nous demande pas de prévoir quand cette fin va arriver, il nous dit de nous ceindre les reins, de veiller sans relâche : "tenez-vous toujours prêts, car c'est au moment où vous vous y attendrez le moins que le Fils de l'homme reviendra" (Matthieu 24 : 44).
Et Jésus parle ici bien évidemment de notre propre mort individuelle, la seule qui nous intéresse ...
Car qui s'intéresse réellement à la fin du monde ???
Fraternellement.
- Petit Matthieu
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Re: Eschatologie : Fin des temps
Sans doute ceux qui refusent de se voir eux-mêmes, hélas.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Invité
- Barbarus

Re: Eschatologie : Fin des temps
La fin du monde pour moi sera le jour de ma mort. J'espère que se jour là je pourrai rencontrer le Seigneur resussité
Re: Eschatologie : Fin des temps
Moi ca m'intérese.Et,n'oubliez pas qu'elle fait partie de l'enseignement de l'église.Car qui s'intéresse réellement à la fin du monde ???
Et puis,il faut discerner entre fin des temps et du monde.Pour ma part,c'est un sujet qui m'intéresse car manifestement,nous sommes dans la fin des temps...Je ne cherche pas tant de dates qui en bout de ligne ne sont pas si importantes.Ce qui m'intérese davantage ,c'est ce que ca implique....Qu'est ce que l'église(les peres de l'église,les docteurs de l'église) en dit?Est ce que l'Antéchrist sera un humain ou non?Qu'el genre d'homme sera t'il? Est ce qu'il y a des saints qui ont annoncés des choses a ce sujet ? et si oui,quoi?
Avec les problemes de surpopulation mondiale,avec les effets du réchauffement climatique....Nous savons tous a quelques part que la société de surconsommation est une erreur qui doit cesser,qui va mourrir .....Nous avons manitenant suffisement de tetes nucléaires pour faire sauter la planete plusieurs fois....Aucune époque avant la notre avait ce pouvoir.......Il y a des indices qui montrent que nous sommes peut etre plus avancés que nous le pensons......Et si Jésus nous a donné des indices a percevoir,n'était ce pas pour une raison importante...En tout cas,moi ca m'intéresse car un peu de savoir a ce niveau ne peut pas nuire...C'est mon avis.
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antioche
- Barbarus

Re: Eschatologie : Fin des temps
A la fin des temps, lorsque le Christ reviendra en gloire, peut-être demain ou peut-être pas, ce sera la fin de ce monde. Celui-la même que nous avons construit. Sera-ce pour autant la fin du monde, l'anéantissement...rien ne le dit (non ?)Francesco a écrit :Avec les problemes de surpopulation mondiale,avec les effets du réchauffement climatique....Nous savons tous a quelques part que la société de surconsommation est une erreur qui doit cesser,qui va mourrir .....Nous avons manitenant suffisement de tetes nucléaires pour faire sauter la planete plusieurs fois....Aucune époque avant la notre avait ce pouvoir.......
Bonne journée.
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