Réunion de la CEF. Obéir ou critiquer ?
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Re: La Conférence des évêques de France
Quant à l'obéissance, j'aimerais simplement faire remarquer qu'obéir ne signifie pas se taire et ramper à plat ventre. Obéir signifie un souci d'unité, de charité sachant que c'est Dieu qui conduit l'Église et malgré les égarements parfois de ses pasteurs, tôt ou tard, Dieu agira en son temps par les voies de l'unité et non de la division. Si nos amis protestants et FSSPX avaient compris cela, il n'y aurait pas tant de blessures et de fractures au sein de l'Église toute entière. Il s'agît d'avoir un peu d'humilité et d'attendre le moment où Dieu a décidé d'agir, en son temps. Tout ceci est dans l'Évangile et la bible pourtant...
Pour en revenir maintenant à la Conférence des évêques de France, j'ai écouté l'interview de Mgr Rey, un évêque soit dit en passant qui a tout mon estime et mon respect. Je le rejoins entièrement lorsqu'il parle des communautés nouvelles au sein de l'Église. J'ai moi même travaillé avec une communauté nouvelle il y a de cela quelques années, et l'expérience d'évangélisation et de vent de fraîcheur dans la paroisse se faisait sentir, surtout auprès des jeunes.
Voici les raisons pour lesquelles elles sont, selon moi, le pivot pour la nouvelle évangélisation et la «rechristianisation» de l'Occident. (J'inclus dans les nouvelles communautés évidement les communautés Ecclesia Dei, qui sont, à mon point de vue, essentielles aujourd'hui, toujours dans l'optique de l'obéissance et l'unité dans l'Église évoquées plus haut).
Les communautés nouvelles:
-Ont une moyenne d'âge plutôt jeune, contrairement aux communautés traditionnelles qui sont très vieillissantes.
-Entonnement, elles attirent beaucoup de jeunes, jeunes adultes et familles: c'est l'espérance de L'Église.
-Elles sont fidèles aux Magistères et donnent des enseignements de qualités, conforment à l'enseignement et à la tradition de l'Église. Elles ont un grand souci de bien former les prêtres de leurs communautés.
-Elles donnent une formation solide aux laïcs tant au niveau du catéchisme et de la bible qu'au niveau de la spiritualité.
-Elles donnent de nombreuses vocations sacerdotales à l'Église, c'est le point qui m'indique que ces communautés son essentielles pour la mission de l'Église d'aujourd'hui et de demain.
-Elles n'ont pas peur de rendre l'Église catholique très visible dans leur milieu et même dans le monde.
Ainsi, je comprends parfaitement pourquoi Mgr Rey fait ce bon accueil aux communautés nouvelles, et il le fait même à la demande du pape, comme il le souligne dans l'interview.
In Pace
Pour en revenir maintenant à la Conférence des évêques de France, j'ai écouté l'interview de Mgr Rey, un évêque soit dit en passant qui a tout mon estime et mon respect. Je le rejoins entièrement lorsqu'il parle des communautés nouvelles au sein de l'Église. J'ai moi même travaillé avec une communauté nouvelle il y a de cela quelques années, et l'expérience d'évangélisation et de vent de fraîcheur dans la paroisse se faisait sentir, surtout auprès des jeunes.
Voici les raisons pour lesquelles elles sont, selon moi, le pivot pour la nouvelle évangélisation et la «rechristianisation» de l'Occident. (J'inclus dans les nouvelles communautés évidement les communautés Ecclesia Dei, qui sont, à mon point de vue, essentielles aujourd'hui, toujours dans l'optique de l'obéissance et l'unité dans l'Église évoquées plus haut).
Les communautés nouvelles:
-Ont une moyenne d'âge plutôt jeune, contrairement aux communautés traditionnelles qui sont très vieillissantes.
-Entonnement, elles attirent beaucoup de jeunes, jeunes adultes et familles: c'est l'espérance de L'Église.
-Elles sont fidèles aux Magistères et donnent des enseignements de qualités, conforment à l'enseignement et à la tradition de l'Église. Elles ont un grand souci de bien former les prêtres de leurs communautés.
-Elles donnent une formation solide aux laïcs tant au niveau du catéchisme et de la bible qu'au niveau de la spiritualité.
-Elles donnent de nombreuses vocations sacerdotales à l'Église, c'est le point qui m'indique que ces communautés son essentielles pour la mission de l'Église d'aujourd'hui et de demain.
-Elles n'ont pas peur de rendre l'Église catholique très visible dans leur milieu et même dans le monde.
Ainsi, je comprends parfaitement pourquoi Mgr Rey fait ce bon accueil aux communautés nouvelles, et il le fait même à la demande du pape, comme il le souligne dans l'interview.
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Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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Re: La Conférence des évêques de France
A propos de l'obéissance, je viens de lire ce texte du P. Louis Bouyer, dans "le métier de théologien":
"L'obéissance dans l'Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être eclairée: c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi. L'obéissance aux évêques, au pape, au concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l'entretenir. Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables de toute la foi, ce n'est pas du tout une infidelité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidelité de critiquer et de ne pas accepter ce qu'enseigne tel ou tel prêtre, ou même tel ou tel évêque ou un groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le pape, les conciles et la tradition des évêques jusqu'a nous ont enseigné.
L'obéissance des fidèles doit donc toujours être une obéissance éclairée et une obéissance, encore une fois, qui s'adresse, à travers les hommes, au Christ seul. Et lorsque des hommes qui représentent le Christ se mettent visiblement en conflit avec Lui, avec toute la tradition de l'Eglise et avec ceux qui en sont les représentants les plus assurés aujourd'hui même, il n' y a pas a hésiter à leur résister, à leur résister respectueusement d'abord, et s'ils ne comprennent pas ou n'acceptent pas ces critiques, a leur résister fermement et en face."
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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jean_droit
- Tribunus plebis

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Re: La Conférence des évêques de France
Bonjour,
"Nous nous occupons tellement du levain que l'on ne s'aperçoit pas qu'il n'est plus dans la pâte"
Essayons d'être, avec l'aide de l'Esprit Saint, le levain dans la pâte car il y a beaucoup de farine à moudre et à ensemencer.
Essayons de promouvoir tout ce qui donne des fruits.
Soyons un aiguillon mais un aiguillon obéissant.
Proposons, sans cesse, sans nous fatiguer, avec persévérance, des actions petites ou grandes à la mesure de nos moyens humains pour sortir l'Eglise de France de son déclin.
Invoquons l'Esprit Saint pour qu'Il soit auprès de nous comme Il l'était auprès des saints apôtres.
"Nous nous occupons tellement du levain que l'on ne s'aperçoit pas qu'il n'est plus dans la pâte"
Essayons d'être, avec l'aide de l'Esprit Saint, le levain dans la pâte car il y a beaucoup de farine à moudre et à ensemencer.
Essayons de promouvoir tout ce qui donne des fruits.
Soyons un aiguillon mais un aiguillon obéissant.
Proposons, sans cesse, sans nous fatiguer, avec persévérance, des actions petites ou grandes à la mesure de nos moyens humains pour sortir l'Eglise de France de son déclin.
Invoquons l'Esprit Saint pour qu'Il soit auprès de nous comme Il l'était auprès des saints apôtres.
- Columbanus
- Rector provinciæ

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Re: La Conférence des évêques de France
Sauf que pour créer certaines divisions (pas toutes non plus), des personnes ne se sont pas exclues (l'emploi de ce terme étant discutable) mais ont été exclues. Si l'on revient aux années 70, les évêques français disaient que l'ancien ordo était maintenant interdit..les plus modérés ne répondaient pas ou faisaient semblant de rien. Ce n'est pas qu'un simple égarement. Résultat : des fidèles, qui demandaient l'"ancienne messe", ont quitté l'Église ni plus ni moins sans même rejoindre Mgr Lefebvre; d'autres sont devenus sédévacantistes.Guy a écrit :Quant à l'obéissance, j'aimerais simplement faire remarquer qu'obéir ne signifie pas se taire et ramper à plat ventre. Obéir signifie un souci d'unité, de charité sachant que c'est Dieu qui conduit l'Église et malgré les égarements parfois de ses pasteurs, tôt ou tard, Dieu agira en son temps par les voies de l'unité et non de la division. Si nos amis protestants et FSSPX avaient compris cela, il n'y aurait pas tant de blessures et de fractures au sein de l'Église toute entière. Il s'agît d'avoir un peu d'humilité et d'attendre le moment où Dieu a décidé d'agir, en son temps. Tout ceci est dans l'Évangile et la bible pourtant...
Au temps de la pornocratie, être catholique n'était certainement pas prendre exemple sur les papes et leur obéir. Je ne suis pas "né au sein des fidèles de la FSSPX" mais j'ai beaucoup lu sur l'histoire de l'Église, sur Vatican I (c'est quand même important pour savoir apprécier la "juste" collégialité de Vativan II); donc pas de "pipo" avec moi. Lorsque des évêques souhaitent l'obéissance; de par leur charge, ils doivent d'abord s'appliquer à eux-mêmes ce qu'ils souhaitent de leurs fidèles - pour nous fidèles et pour NSJC. Enfin, lorsqu'un prêtre, en particulier dans sa fonction de curé, me fait une leçon sur l'obéissance (je parle d'une expérience toute personnelle mais qui n'a pas l'air d'un cas isolé), il est malheureux que ses propos qu'il m'a tenus la veille ne relèvent pas de l'apostasie mais sont de l'apostasie pure et dure (excommunication latæ sententiæ dans ce cas). Alors oui, on peut pointer du doigt la FSSPX en tant que facteur de divisions mais bon, pour ma part, je considère qu'elle bénéficie de larges circonstances atténuantes. Je ne dois pas être le seul; dans ma chapelle, de nouveaux fidèles sont arrivés ces derniers mois : certains m'ont dit qu'ils n'avait pas vraiment l'esprit traditionaliste mais que c'était tellement le souk dans leur paroisse.
Bien à vous,
Columbanus.
Dernière modification par Columbanus le dim. 04 juil. 2010, 20:24, modifié 1 fois.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... »
Re: La Conférence des évêques de France
Vous parlez des situations du passé comme si elles étaient encore très présentes aujourd'hui!!!! Que je sache, depuis l'avènement du pape Benoît, les choses ont plutôt changées pour inclure ceux qui se croyaient exclus de l'Église. Le pape Benoît a fait beaucoup, la résistance et l'entêtement à ne pas encore obéir et à ne pas faire confiance au Saint Père est-elle encore justifiés: Dans ma lecture que je fais des événements je dis non. Je suis bien conscient que certains évêques sont encore résistants face aux décisions du pape, mais au fait que proposent-ils de mieux concrètement.... Rien!!! Mais en regardant bien, ce sont des évêques d'une certaines générations très vieillissantes et en voie de disparition. C'est simplement une question de temps, idem pour les prêtres.
En terminant, vous dites vous mêmes que vous étiez un athée avant et vous voilà maintenant sympathisant de la FSSPX. À quand maintenant pour vous le juste milieu????
In Pace
En terminant, vous dites vous mêmes que vous étiez un athée avant et vous voilà maintenant sympathisant de la FSSPX. À quand maintenant pour vous le juste milieu????
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Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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- Columbanus
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Re: La Conférence des évêques de France
"Athée", j'aurai du dire "agnostique" mais certains font l'amalgame. Mon juste milieu, je l'ai trouvé...j'aurai pu être sédévacantiste. Quoi qu'il en soit, j'aurais trouvé mon juste milieu plus vite que la Conférence des Évêques (de France). Alors évidement, si je ne suis pas au juste de milieu du spectre qui vous sied, que vous définissez (votre "grille de lecture"), peu importe en définitif. Tout simplement parce que, avant d'être sympathisant de la FSSPX, je suis surtout sympathisant de mes frères et sœurs catholiques, ni plus, ni moins. Les "situations du passé" sont encore bien présentes (je ne parle pas du pape mais bien de la France/Belgique/Allemagne) même si, ponctuellement, il y a des améliorations ici et là.Guy a écrit :Vous parlez des situations du passées comme si elles étaient encore très présentes aujourd'hui!!!! Que je sache, depuis que l'avènement du pape Benoît, les choses ont plutôt changées pour inclure ceux qui se croyaient exclus de l'Église. Le pape Benoît a fait beaucoup, la résistance et l'entêtement à ne pas encore obéir et faire confiance au Saint Père est-elle encore justifiés: Dans ma lecture que je fais des événements je dis non. Je suis bien conscient que certains évêques sont encore résistants face au décisions de pape, mais au fait que proposent-ils de mieux concrètement.... Rien!!! Mais en regardant bien, ce sont des évêques d'une certaines générations très vieillissantes et en voie de disparition. C'est simplement une question de temps, idem pour les prêtres.
En terminant, vous dites vous mêmes que vous étiez un athée avant et vous voilà maintenant sympathisant de la FSSPX. À quand maintenant pour vous le juste milieu????
In Pace
Ceci dit, je vous invite vivement à relire certaines de mes interventions, vous verrez que mon comportement est loin d'être "sectaire", en témoignent ces deux derniers dimanches de "désertion" de ma chapelle parce que j'ai participé à une messe (FERM) dans une église bénéficiant de l'application du motu proprio de 2007 (accord obtenu de l'évêque mais "au forceps") et à une messe (FORM)...dans quel but? Tout simplement parce que je souhaite l'unification de tous les catholiques, je prie même pour cela. Je respecte grandement notre Saint Père. Les mots qu'il a tenus en France (septembre 2008) : "Nul n'est de trop dans l'Église", m'ont empli de joie. Une fois l'unification faite (j'espère), il y aura de grandes choses à accomplir pour les catholiques (sur ce point, je pense que nous sommes d'accord); il ne faut pas l'attendre pour créer des "ponts".
J'avais décidé de me taire sur ce forum quant à d'éventuels désaccords car je sais que notre pape (et pas que lui) agit dans le bon sens. Je suis de ceux qui s'efforcent d'apaiser. Je sens en vous le prêtre intègre mais je ne crois pas que ce type d'interventions soient constructives...or, cela vous étonnez, mais je me suis inscrit sur ce forum et le lis pour avoir accès à des interventions - constructives.
Pax tecum,
Columbanus.
Dernière modification par Columbanus le dim. 04 juil. 2010, 20:25, modifié 1 fois.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... »
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Invité
- Barbarus

Re: La Conférence des évêques de France
N°9 du décret vie et ministère des prêtres du Concile Vatican 2
"Le sacrement de l'ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le peuple de Dieu, celle de Père et de Docteur. Cependant avec tous les chrétiens, ils sont des disciples du Seigneur, que la grâce de l'appel de Dieu a fait participer à son Royaume. Au milieu de tous les baptisés, les prêtres sont des frères parmi les frères, membres de l'unique Corps du Christ dont la construction a été confiée à tous.
A la tête de la communauté, les prêtres doivent donc faire en sorte de ne pas rechercher leurs propres interêts mais ceux de Jésus Christ en unissant leurs efforts à ceux des laïcs chrétiens, et en se conduisant envers eux à la manière du Maître: parmi les hommes celui-ci "n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Les prêtres ont à reconnaître sincèrement et à faire progresser la dignité des laïcs et leur role propre dans la mission de l'Eglise. Ils doivent respecter loyalement la juste liberté à laquelle tous ont droit dans la cité terrestre. Ils doivent écouter volontier les laïcs, tenir compte fraternellement de leurs désirs, reconnaître leur expérience et leur compétence dans les différents domaines de l'activité humaine, pour pouvoir avec eux lire les signes des temps.
"Eprouvant les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu", ils sauront découvrir et discerner dans la foi les charismes des laïcs sous toutes leurs formes, des pus modestes aux plus élevés, ils les reconnaîtrons avec joie et les développeront avec ardeur. Parmi ces dons qu'on trouve en abondance chez les chrétiens, l'attrait d'un bon nombre pour une vie spirituelle plus profonde mérite une attention spéciale. Il faut également avoir assez de confiance dans les laïcs pour leur donner des responsabilités au service de l'Eglise en leur laissant liberté et possibilité d'action, bien plus, en les invitant, quand l'occasion se présente, à prendre d'eux-mêmes des initiatives.
Bref, les prêtres sont placés au milieu des laïcs pour les conduire tous à l'unité dans l'amour " s'aimant les uns les autres d'un amour fraternel, rivalisant d'égard entre eux"; ils ont donc à rapprocher les mentalités différentes, de telle sorte que personne ne se sente étranger dans la communauté chrétienne. Ils sont défenseurs du bien commun, dont ils ont la charge au nom de l'évêque et en même temps témoins courageux de la vérité pour que les chrétiens ne soient pas emportés à tout vent de doctrine. ils sont spécialement responsables de ceux qui ont abandonné la pratique des sacrements, voire même la foi, et ils n'omettront pas d'aller vers eux comme de bons pasteurs
Attentifs aux prescriptions sur l'oecuménisme ils n'oublieront pas les frères qui ne partagent pas avec nous la pleine communion de l'Eglise;
Enfin, ils sauront qu'ils sont chargés de tous ceux qui ne reconnaissent pas le Christ comme leur Sauveur.
Mais, de leur côté, les chrétiens doivent être conscients de leurs devoirs envers leurs prêtres, entourer d'un amour filial ceux qui sont leurs pasteurs et leurs pères, partager leurs soucis, les aider autant que possible par leur prière et leur action: ainsi les prêtres seront mieux en mesure de surmonter les difficultés et d'accomplir leur tâche avec fruit.
Re: La Conférence des évêques de France
Cher Touriste,
que voilà un beau texte! Merci de nous l'avoir cité.
Les prêtres sont donc avec tous les chrétiens, des disciples du Seigneurs. Ils doivent donc obéir, eux-aussi!
A ce sujet, il me revient maintenant à l'esprit un passage de Saint Paul.
Il se trouve dans I Cor. 10, 6 :
Il a donc fallut lui apprendre ce qu'était la fidélité authentique.
En conséquence, ce peuple libre fut-il mené au travers du désert, pendant quarante années, sous la conduite de Moïse et d'Aaron.
A ce peuple libre, il fallut donner une Loi et de nombreuses prescriptions.
A ce peuple d'enfants, incapables de se diriger eux-mêmes, il fallut apprendre l'obéissance.
Et cette obéissance, pour parler enfin d'elle, se fait uniquement dans la foi.
Il est bon de rappeler, de temps à autres, que les évêque et les prêtres ne sont pas dispensés de soumettre librement leur volonté à la volonté divine et à l'ordre qu'elle a établi. Eux aussi, qui sont des pères, sont les enfant d'un Dieu auquel ils doivent obéir - d'une obéissance ne doit pourtant rien avoir d'enfantin ou de puéril. Pas davantage que celle que nous leur devons ne doit-être enfantine ou puérile. Ou naïve.
La désobéissance des évêques et des prêtres est un sujet douloureux et grave. Sur lequel il importe de ne pas se voiler la face. Elle existe, elle est discernable, elle est multiforme.
En ce qui me concerne, dans mon rapport à l'autorité, avec celle du Pape, de l'évêque ou du prêtre par exemple, je n'obéis pas pour des questions de " confiance" ou même de "sympathie" envers le Saint Père, l'évêque ou le curé. Il ne s'agit pas pour moi d'obéir parce que je considère que cet homme-là me plaît bien mieux par son caractère, ses talents, sa manière de parler ou d'agir que le précédent qui me semblait nul ou inconsistant ou n'avoir pas les mêmes "idées" que moi, ou être plus ou moins "hérétiques" selon des critères le plus souvent fixés par... moi-même!
Il s'agit de tout autre chose : il s'agit d'obéir au représentant de Dieu. Obéissons!
Mais en ayant à l'esprit que l'obéissance qui se fait dans la foi ne peut-être que celle qui est revêtue de prudence, de force et de magnanimité.
L'obéissance est faite de prudence, parce que seule la prudence peut me faire connaître et faire, en toutes choses, ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas.
Elle est faite de force, parce qu'il me sera inutile d'avoir la connaissance du bien, ou même d'en avoir la volonté, si je n'en ai pas le courage. Et parce qu'il me faut à la fois savoir faire face à d'innombrables dangers et être patient dans l'épreuve. Faire ce qui est honnête et fuir ce qui ne l'est pas m'est impraticable sans la force.
Quant à la magnanimité, il s'agit de cette grandeur de Dieu qui vient prendre et élargir mon âme trop petite. C'est elle qui ouvre mon esprit à d'autres horizons que ses modestes et petites idées dont je me glorifie. C'est elle qui me fera dépasser les réactions étroites de mon orgueil et de ma susceptibilité et me fera répondre à ce qui m'offense par de la charité.
J'obéis donc à mon évêque et au prêtre de ma paroisse avec prudence, force et magnanimité. En conséquence je fuis ce qui n'est pas honnête, reste patient, toujours prêt à affronter certains dangers, et charitable autant qu'il m'est possible.
Car l'obéissance, et plus particulièrement celle d'un évêque ou d'un prêtre, se fait uniquement dans la foi. Et ce que les évêques et les prêtres me doivent, à moi, à vrai dire, c'est la visibilité de leur obéissance irréprochable, parfaite et ferme. Parce que dans leur soumission à la volonté de Dieu, dans l'Eglise, ils me montre non pas seulement leur grandeur, leur maturité et leur dignité, mais aussi la foi, l'espérance et la charité dont vit toute l'Eglise.
Tout cela n'est pas qu'avis purement personnel de Virgile: en clair, nul catholique n'est tenu d'obéir à une autorité qui ne se fait pas dans la foi catholique (ou même qui iraient simplement à l'encontre du droit ou de la morale) et qu'il faut bien alors qualifier d'illégitime et d'usurpée.
Il s'agit d'un sujet bien délicat auquel, par ces temps où bien peu de personnes semble comprendre ce qu'est l'obéissance et où les corps jonchent par milliers le désert, il serait bon que tous les catholiques, évêques et prêtres compris, réfléchissent énormément...
Je ne parle pas ici particulièrement ou seulement des évêques, prêtres et fidèles de la FFSPX.
S'il me faut apprendre l'obéissance au Christ et à son Eglise, pour que mon corps n'en vienne pas à joncher le désert, j'ai besoin d'éducateurs eux-mêmes parfaits et saints dans l'obéissance.
S'il faut apprendre ce qu'est l'obéissance à ceux à qui on a appris à désobéir, de façon systématique, dans la famille, à l'école, dans la vie sociale et professionnelle, il faudra donner à l'Eglise catholique obéissante une toute autre visibilité que celle qu'elle a actuellement en France.
Et ce que j'écris a certainement un rapport avec la Conférence des évêques de France.
Amicalement.
Virgile.
que voilà un beau texte! Merci de nous l'avoir cité.
Les prêtres sont donc avec tous les chrétiens, des disciples du Seigneurs. Ils doivent donc obéir, eux-aussi!
A ce sujet, il me revient maintenant à l'esprit un passage de Saint Paul.
Il se trouve dans I Cor. 10, 6 :
Ainsi donc, Dieu a délivré Israël de la servitude d'Egypte et Israël est devenu un peuple libre. Un peuple libre, certes, mais qui avait encore besoin d'être éduqué. Un peuple libre mais un peuple indocile.1 Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous traversé la mer,
2 et qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer;
3 qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
4 et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.
5 Cependant ce n'est pas dans la plupart d'entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
6 Or ces choses ont été des figures de ce qui nous concerne, afin que nous n'ayons pas de désirs coupables, comme ils en ont eu,
7 et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : "Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis il se leva pour se divertir."
Il a donc fallut lui apprendre ce qu'était la fidélité authentique.
En conséquence, ce peuple libre fut-il mené au travers du désert, pendant quarante années, sous la conduite de Moïse et d'Aaron.
A ce peuple libre, il fallut donner une Loi et de nombreuses prescriptions.
A ce peuple d'enfants, incapables de se diriger eux-mêmes, il fallut apprendre l'obéissance.
Et cette obéissance, pour parler enfin d'elle, se fait uniquement dans la foi.
Il est bon de rappeler, de temps à autres, que les évêque et les prêtres ne sont pas dispensés de soumettre librement leur volonté à la volonté divine et à l'ordre qu'elle a établi. Eux aussi, qui sont des pères, sont les enfant d'un Dieu auquel ils doivent obéir - d'une obéissance ne doit pourtant rien avoir d'enfantin ou de puéril. Pas davantage que celle que nous leur devons ne doit-être enfantine ou puérile. Ou naïve.
La désobéissance des évêques et des prêtres est un sujet douloureux et grave. Sur lequel il importe de ne pas se voiler la face. Elle existe, elle est discernable, elle est multiforme.
En ce qui me concerne, dans mon rapport à l'autorité, avec celle du Pape, de l'évêque ou du prêtre par exemple, je n'obéis pas pour des questions de " confiance" ou même de "sympathie" envers le Saint Père, l'évêque ou le curé. Il ne s'agit pas pour moi d'obéir parce que je considère que cet homme-là me plaît bien mieux par son caractère, ses talents, sa manière de parler ou d'agir que le précédent qui me semblait nul ou inconsistant ou n'avoir pas les mêmes "idées" que moi, ou être plus ou moins "hérétiques" selon des critères le plus souvent fixés par... moi-même!
Il s'agit de tout autre chose : il s'agit d'obéir au représentant de Dieu. Obéissons!
Mais en ayant à l'esprit que l'obéissance qui se fait dans la foi ne peut-être que celle qui est revêtue de prudence, de force et de magnanimité.
L'obéissance est faite de prudence, parce que seule la prudence peut me faire connaître et faire, en toutes choses, ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas.
Elle est faite de force, parce qu'il me sera inutile d'avoir la connaissance du bien, ou même d'en avoir la volonté, si je n'en ai pas le courage. Et parce qu'il me faut à la fois savoir faire face à d'innombrables dangers et être patient dans l'épreuve. Faire ce qui est honnête et fuir ce qui ne l'est pas m'est impraticable sans la force.
Quant à la magnanimité, il s'agit de cette grandeur de Dieu qui vient prendre et élargir mon âme trop petite. C'est elle qui ouvre mon esprit à d'autres horizons que ses modestes et petites idées dont je me glorifie. C'est elle qui me fera dépasser les réactions étroites de mon orgueil et de ma susceptibilité et me fera répondre à ce qui m'offense par de la charité.
J'obéis donc à mon évêque et au prêtre de ma paroisse avec prudence, force et magnanimité. En conséquence je fuis ce qui n'est pas honnête, reste patient, toujours prêt à affronter certains dangers, et charitable autant qu'il m'est possible.
Car l'obéissance, et plus particulièrement celle d'un évêque ou d'un prêtre, se fait uniquement dans la foi. Et ce que les évêques et les prêtres me doivent, à moi, à vrai dire, c'est la visibilité de leur obéissance irréprochable, parfaite et ferme. Parce que dans leur soumission à la volonté de Dieu, dans l'Eglise, ils me montre non pas seulement leur grandeur, leur maturité et leur dignité, mais aussi la foi, l'espérance et la charité dont vit toute l'Eglise.
Tout cela n'est pas qu'avis purement personnel de Virgile: en clair, nul catholique n'est tenu d'obéir à une autorité qui ne se fait pas dans la foi catholique (ou même qui iraient simplement à l'encontre du droit ou de la morale) et qu'il faut bien alors qualifier d'illégitime et d'usurpée.
Il s'agit d'un sujet bien délicat auquel, par ces temps où bien peu de personnes semble comprendre ce qu'est l'obéissance et où les corps jonchent par milliers le désert, il serait bon que tous les catholiques, évêques et prêtres compris, réfléchissent énormément...
Je ne parle pas ici particulièrement ou seulement des évêques, prêtres et fidèles de la FFSPX.
S'il me faut apprendre l'obéissance au Christ et à son Eglise, pour que mon corps n'en vienne pas à joncher le désert, j'ai besoin d'éducateurs eux-mêmes parfaits et saints dans l'obéissance.
S'il faut apprendre ce qu'est l'obéissance à ceux à qui on a appris à désobéir, de façon systématique, dans la famille, à l'école, dans la vie sociale et professionnelle, il faudra donner à l'Eglise catholique obéissante une toute autre visibilité que celle qu'elle a actuellement en France.
Et ce que j'écris a certainement un rapport avec la Conférence des évêques de France.
Amicalement.
Virgile.
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Re: La Conférence des évêques de France
Virgile a écrit :En ce qui me concerne, dans mon rapport à l'autorité, avec celle du Pape, de l'évêque ou du prêtre par exemple, je n'obéis pas pour des questions de " confiance" ou même de "sympathie" envers le Saint Père, l'évêque ou le curé. Il ne s'agit pas pour moi d'obéir parce que je considère que cet homme-là me plaît bien mieux par son caractère, ses talents, sa manière de parler ou d'agir que le précédent qui me semblait nul ou inconsistant ou n'avoir pas les mêmes "idées" que moi, ou être plus ou moins "hérétiques" selon des critères le plus souvent fixés par... moi-même!
Il s'agit de tout autre chose : il s'agit d'obéir au représentant de Dieu. Obéissons!
Mais en ayant à l'esprit que l'obéissance qui se fait dans la foi ne peut-être que celle qui est revêtue de prudence, de force et de magnanimité.
L'obéissance est faite de prudence, parce que seule la prudence peut me faire connaître et faire, en toutes choses, ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas.
Elle est faite de force, parce qu'il me sera inutile d'avoir la connaissance du bien, ou même d'en avoir la volonté, si je n'en ai pas le courage. Et parce qu'il me faut à la fois savoir faire face à d'innombrables dangers et être patient dans l'épreuve. Faire ce qui est honnête et fuir ce qui ne l'est pas m'est impraticable sans la force.
Quant à la magnanimité, il s'agit de cette grandeur de Dieu qui vient prendre et élargir mon âme trop petite. C'est elle qui ouvre mon esprit à d'autres horizons que ses modestes et petites idées dont je me glorifie. C'est elle qui me fera dépasser les réactions étroites de mon orgueil et de ma susceptibilité et me fera répondre à ce qui m'offense par de la charité.
J'obéis donc à mon évêque et au prêtre de ma paroisse avec prudence, force et magnanimité. En conséquence je fuis ce qui n'est pas honnête, reste patient, toujours prêt à affronter certains dangers, et charitable autant qu'il m'est possible.
J'ai tellement de mal parfois à essayer de dire ce que vous avez dit, car quand je parle d'obéissance on me rétorque systématiquement "fidéisme", "aveuglement", "moutonnerie", ... Bref, l'obéissance est le plus vrai chemin de l'humilité, étape première dans le discernement, tandis qu'on croit trop souvent que cette obéissance est une limite à l'intelligence. Je crois au contraire que l'obéissance, qui ne se comprends bien que dans sa définition première (= écouter), est la voie première de l'ouverture de l'intelligence. Parce que pour un bon discernement, le premier obstacle à évacuer c'est l'orgueil. Et que l'orgueil, n'a d'opposé que l'humilité exercée parfaitement dans l'obéissance. Mais une obéissance qui est dirigée vers une plus grande intelligence de la révélation, autre définition de la foi. Vous l'avez dit parfaitement, et je ne saurais mieux dire.
Fides et Ratio (Foi et Raison), Jean-Paul II :
- Chapitre 2 :Credo ut intellegam (je crois pour comprendre)
- Chapitre 3 : Intellego ut credam (je comprends pour croire)
Les deux sont essentiels, ainsi que l'ordre dans lequel ils sont présentés.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Re: La Conférence des évêques de France
J'abonde dans le même sens que Pneumatis, Virgile a une très belle compréhension de l'obéissance dans l'Église catholique, c'est exactement dans ce sens qu'il faut la comprendre et l'appliquer.
In Pace
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Père Guy
"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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-
Invité
- Barbarus

Re: La Conférence des évêques de France
Il me semble que c'est dans la pratique d'un synode que peut se vivre le mieux l'obéissance parce que chacun Laïcs, Prêtres et Evêques cherchent la volonté de Dieu ensemble et mûrissent les orientations qui vont être mis en oeuvre.
l'obéissance est d'autant plus forte que chacun obéit à la volonté de Dieu quelque soit sa place et son ministère dans l'Eglise
l'obéissance est d'autant plus forte que chacun obéit à la volonté de Dieu quelque soit sa place et son ministère dans l'Eglise
-
Pierre-Antoine
- Censor

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- Inscription : sam. 30 mai 2009, 18:14
Re: La Conférence des évêques de France
Je me joint aussi au concert
En y ajoutant un zeste de miséricorde : miséricorde envers le pécheur, qui a cause de son imperfection ne présente pas cet exemple d'obéissance alors qu'il le devrait.
En y ajoutant un zeste de miséricorde : miséricorde envers le pécheur, qui a cause de son imperfection ne présente pas cet exemple d'obéissance alors qu'il le devrait.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

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- Localisation : Périgord
Re: La Conférence des évêques de France
Un témoignage lu dans le site de France Catholique :
http://www.france-catholique.fr/Ce-qui- ... urdes.html
Début de l'article :
3, 4, 5 NOVEMBRE 2009
Retour à Lourdes, dans la nuit de lundi à mardi. Traversée de la ville, avec mon sac, sans rencontrer âme qui vive. Mais j’ai le sentiment de me retrouver toujours chez moi dans des lieux familiers. J’ai choisi un hôtel proche des sanctuaires, bien connu des habitués des assemblées épiscopales, alors que d’habitude je logeais de l’autre côté de la ville, dans un petit hôtel bien sympathique, malheureusement fermé depuis quelques mois… L’avantage est aussi d’être à quelques minutes des studios de Radio Présence, la radio locale chrétienne où je dois me rendre chaque matin pour faire mon éditorial de Radio Notre-Dame, la grande sœur parisienne. J’y arrive pour l’ouverture, très bien accueilli par l’équipe et son directeur, Mathias Terrier. Ce dernier voudra même que j’enregistre une émission pour sa station, en tant que pèlerin de Lourdes. Je répondrai à ses questions avec plaisir, tout comme je discuterai avec ses collaborateurs au contact avec beaucoup de monde, dans ce haut lieu très bien fréquenté ! Le mardi matin, je sors de la radio et j’entends Mgr Claude Dagens m’appeler à l’aide. Son auto est tombée en panne dans la rue. Je la pousse quelques dizaines de mètres vers le parking : la rencontre avec l’évêque d’Angoulême est quasi providentielle, car il va jouer un grand rôle dans l’animation de l’assemblée, avec son intervention de la première après-midi (Indifférence religieuse, visibilité de l’Église et Évangélisation). Et oui, on peut être évêque, normalien, académicien et avoir des ennuis mécaniques. Il y a quelques décennies, chaque évêque avait son chauffeur qui réglait ce genre de contingences. Nous avons bel et bien changé d’époque. On le constatera d’un bout à l’autre de cette assemblée.
Le discours d’ouverture du cardinal Vingt-Trois est largement consacré à l’actualité générale, celle qui concerne les conséquences de la crise économique et la question de l’immigration. L’actualité ecclésiale est également évoquée. Elle est riche : synode africain auquel le président de la Conférence épiscopale a assisté de bout en bout, canonisation de Jeanne Jugan, cette sainte française dont l’exemple nous est précieux, l’année sacerdotale en cours, la réunion des Conférences épiscopales d’Europe à Paris, l’Année Sainte décidée par les évêques du Vietnam à l’occasion du 350e anniversaire de l’établissement de la hiérarchie catholique dans leur pays. Décidément, l’Église universelle est bien vivante et en développement continu. Y aurait-il contraste avec notre Église à nous et ses difficultés ? La question peut être d’ores et déjà posée même si en abordant l’ordre du jour, le cardinal ne veut pas se laisser aller au pessimisme : « Nous sommes constamment confrontés à la situation du chrétien dans la société contemporaine, c’est-à-dire à la rencontre de la foi avec le désir, les aspirations et les angoisses des hommes. Nous sommes aussi probablement arrivés à un moment clef pour notre organisation ecclésiale. Après le concile Vatican II et les synodes qui lui ont fait écho sur la mission des laïcs et sur le ministère des prêtres, les changements des structures de notre société, comme le développement de l’action des laïcs et l’évolution du ministère des prêtres, nous invitent à approfondir l’articulation des missions et de l’exercice des responsabilités, et aussi à renouveler l’appel au sacerdoce et au diaconat permanent.
http://www.france-catholique.fr/Ce-qui- ... urdes.html
Début de l'article :
3, 4, 5 NOVEMBRE 2009
Retour à Lourdes, dans la nuit de lundi à mardi. Traversée de la ville, avec mon sac, sans rencontrer âme qui vive. Mais j’ai le sentiment de me retrouver toujours chez moi dans des lieux familiers. J’ai choisi un hôtel proche des sanctuaires, bien connu des habitués des assemblées épiscopales, alors que d’habitude je logeais de l’autre côté de la ville, dans un petit hôtel bien sympathique, malheureusement fermé depuis quelques mois… L’avantage est aussi d’être à quelques minutes des studios de Radio Présence, la radio locale chrétienne où je dois me rendre chaque matin pour faire mon éditorial de Radio Notre-Dame, la grande sœur parisienne. J’y arrive pour l’ouverture, très bien accueilli par l’équipe et son directeur, Mathias Terrier. Ce dernier voudra même que j’enregistre une émission pour sa station, en tant que pèlerin de Lourdes. Je répondrai à ses questions avec plaisir, tout comme je discuterai avec ses collaborateurs au contact avec beaucoup de monde, dans ce haut lieu très bien fréquenté ! Le mardi matin, je sors de la radio et j’entends Mgr Claude Dagens m’appeler à l’aide. Son auto est tombée en panne dans la rue. Je la pousse quelques dizaines de mètres vers le parking : la rencontre avec l’évêque d’Angoulême est quasi providentielle, car il va jouer un grand rôle dans l’animation de l’assemblée, avec son intervention de la première après-midi (Indifférence religieuse, visibilité de l’Église et Évangélisation). Et oui, on peut être évêque, normalien, académicien et avoir des ennuis mécaniques. Il y a quelques décennies, chaque évêque avait son chauffeur qui réglait ce genre de contingences. Nous avons bel et bien changé d’époque. On le constatera d’un bout à l’autre de cette assemblée.
Le discours d’ouverture du cardinal Vingt-Trois est largement consacré à l’actualité générale, celle qui concerne les conséquences de la crise économique et la question de l’immigration. L’actualité ecclésiale est également évoquée. Elle est riche : synode africain auquel le président de la Conférence épiscopale a assisté de bout en bout, canonisation de Jeanne Jugan, cette sainte française dont l’exemple nous est précieux, l’année sacerdotale en cours, la réunion des Conférences épiscopales d’Europe à Paris, l’Année Sainte décidée par les évêques du Vietnam à l’occasion du 350e anniversaire de l’établissement de la hiérarchie catholique dans leur pays. Décidément, l’Église universelle est bien vivante et en développement continu. Y aurait-il contraste avec notre Église à nous et ses difficultés ? La question peut être d’ores et déjà posée même si en abordant l’ordre du jour, le cardinal ne veut pas se laisser aller au pessimisme : « Nous sommes constamment confrontés à la situation du chrétien dans la société contemporaine, c’est-à-dire à la rencontre de la foi avec le désir, les aspirations et les angoisses des hommes. Nous sommes aussi probablement arrivés à un moment clef pour notre organisation ecclésiale. Après le concile Vatican II et les synodes qui lui ont fait écho sur la mission des laïcs et sur le ministère des prêtres, les changements des structures de notre société, comme le développement de l’action des laïcs et l’évolution du ministère des prêtres, nous invitent à approfondir l’articulation des missions et de l’exercice des responsabilités, et aussi à renouveler l’appel au sacerdoce et au diaconat permanent.
Re: La Conférence des évêques de France
Petit rappel de l'accueil fait au Motu Proprio par certains évêques :
Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...
Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.
Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.
Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.
Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.
Mgr André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Mgr Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort
Mgr Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy
Mgr Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Mgr Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Mgr François MAUPU, Évêque de Verdun
Mgr Joseph DORÉ, Administrateur de Strasbourg
Mgr Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Mgr Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Mgr Pierre RAFFIN, Évêque de Metz
Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
Saint Augustin
(sermon 164, 14)
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- Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
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Re: La Conférence des évêques de France
Cette histoire de Motu Proprio, c'est très bien, mais j'aimerai qu'on se penche d'abord sur l'application des normes liturgiques de la forme ordinaire dans les diocèses.Yves54 a écrit : Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...
C'est quand même autrement plus grave et plus préoccupant, parce qu'il y a encore moins d'évêques qui font appliquer ces normes que d'évêques favorables au Motu Proprio.
Nous n'avons pas le droit au latin,au grégorien et tout le décorum qui va avec, sauf dans la forme extraordinaire.
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