Les média ont habitué les différents groupes sociaux à n'entendre que ce qui « caresse les oreilles (Cf. :2Tm4,3) ». La situation ne fera qu'empirer si les théologiens, et surtout les moralistes, au lieu de se faire les témoins de "l'enseignement solide", se font les complices des média lesquels, bien entendu, donnent alors une large diffusion à leurs doctrines nouvelles. Lorsque la vraie doctrine est impopulaire, il n'est pas permis de rechercher la popularité au prix d'accommodements faciles. L'Église doit faire face en répondant sans se dérober à la question : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? (Mt 19,16) » Le Christ nous en a averti : le chemin qui mène au salut est étroit et escarpé, ce n'est pas la voie large et glissante de la facilité (Cf. : Mt 7,13-14.). Nous n'avons pas le droit d'abandonner "l'enseignement solide" ni de le modifier. Le transmettre dans son intégralité est le rôle du Magistère (La mission d'enseignement du pape et des évêques telle qu'elle a été confiée par le Christ aux apôtres) de l'Église. C'est aussi le devoir des théologiens — surtout des moralistes — qui ont une responsabilité particulière, comme collaborateurs de l'Église enseignante.
Jean-Paul II -
Jean-Paul II et l'enseignement solide
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jean-Paul II et l'enseignement solide
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Jean-Paul II et l'enseignement solide
Et pourtant, je dirais qu'à faire le cours de Théologie du XXe siècle, à l'Université Laval, des gens comme Gutiérrez ou Metz diraient de Jean-Paul II qu'en s'accrochant à l'enseignement solide, il se la donne lui-même facile, en refusant d'assumer l'ambiguité de la subjectivité, donc de la relativité et de sa critique inéluctable, dont l'enseignement fait le bluff d'être solide, car n'est en fait qu'une interprétation malgré tout.
Je ne dis pas que je partage ce point de vue, mais je voulais juste dire que j'aimerais bien dire "Amen", mais je crois que les théologiens font pas ce qu'ils font pour être "cools", mais qu'ils sont en réels recherche et que s'ils ont l'air de faire des concessions, c'est qu'ils sont convaincus qu'il ne saurait être raisonnable de persister dans des façons d'enseigner et des enseignements qui ne peuvent être permis à cause d'avancées obligées par des critiques provenant du dialogue avec d'autres sciences, avec d'autres paradigmes théologiques, etc.
Pour ma part, j'avoue que je ne trouve pas aisé de choisir entre un "solide" réputé s'autoproclamer comme tel, ou un ambigüe qui a l'audace de s'autopriver du solide pour s'assurer de ne pas s'assoupir sur les acquis... Ce n'est pas donné...
Je ne dis pas que je partage ce point de vue, mais je voulais juste dire que j'aimerais bien dire "Amen", mais je crois que les théologiens font pas ce qu'ils font pour être "cools", mais qu'ils sont en réels recherche et que s'ils ont l'air de faire des concessions, c'est qu'ils sont convaincus qu'il ne saurait être raisonnable de persister dans des façons d'enseigner et des enseignements qui ne peuvent être permis à cause d'avancées obligées par des critiques provenant du dialogue avec d'autres sciences, avec d'autres paradigmes théologiques, etc.
Pour ma part, j'avoue que je ne trouve pas aisé de choisir entre un "solide" réputé s'autoproclamer comme tel, ou un ambigüe qui a l'audace de s'autopriver du solide pour s'assurer de ne pas s'assoupir sur les acquis... Ce n'est pas donné...
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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