Il en est de même pour des personnages comme Abraham, Adam ou Noé qui ont des histoires qui frise le ridicule.
Je ne vois pas bien pourquoi. Si on lit la vie d'Abraham, on trouve narrés les pérégrinations d'un chef de tribu nomade, ayant un lien particulier avec Dieu. Si on pose d'abord l'absurdité de Dieu comme un principe, alors, oui, c'est ridicule. Mais, sinon, je ne vois pas bien ?
Pour le coup, il est logique qu'Abraham ne laisse pas de traces dans les écrits d'autres civilisations : il ne réalise rien qui soit fantastiquement formidable et étonnant à l'échelle des autres civilisations.
On a plus là l'impression d'un préjugé de votre part, ce qui risque de ne pas être valide comme critère d'étude de texte...
Concernant la Bible, le principal problème est: comment un personnage comme Jésus, qui a ressucité les morts, guérie les malades, fait autant de miracle et de tapage dans un monde comme la Judée ancienne NE SOIT MENTIONNÉ PAR AUCUN HISTORIEN?
...S'il y a beaucoup de monde à faire du tapage, alors on peut se noyer dans la masse. Or, lorsqu'on dit "dans un monde comme la Judée ancienne" dans ces années là, normalement on a en tête une province dans laquelle on croiserait "régulièrement" thaumaturges, messies et rabbis. Et, de plus, une province sur laquelle ne se penchent pas particulièrement les historiens des "grands".
Ceci étant, on en trouve mention tout de même.
Et ceci étant, le passage en question (dans Flavius Josèphe, c'est bien celui-là ?) semble avoir été "corrigé" par un copiste...mais pas forcément rajouté. (c'est la périphrase qui désigne Jésus qui pose problème, me semble-t-il).