par etienne lorant » jeu. 13 août 2009, 10:17
Les cris de cette femme que vous avez rencontrées peuvent très bien être assimilées à la prière de supplication, justement comme Jean Lafrance en parle dans son livre. A côté de la prière de louange, à laquelle Il se livrait assez régulièrement: "Je te bénis Père, Dieu du ciel et de la terre..." ou "Je sais bien que tu m'exauces toujours !", il y a la prière à laquelle il s'adonnait de nuit, à l'écart, dont on ne sait rien. Mais il y a la prière du Jardin des Oliviers, qui est supplication intense et répétée.
J'ai prié une bonne partie de la nuit passée, car je désire n'éluder aucun des moments de l'existence, ni les faciles, ni les difficiles, j'ai prié pour accepter l'épreuve quand elle vient, et j'ai prié aussi d'en être délivré. Du coup, j'ai peu dormi mais je suis heureux de pouvoir dire que je me suis levé tôt et j'ai obtenu le sacrement de réconciliation... qui m'a refait une âme toute neuve, même si le moral et le physique demeurent "sensibles". Mais j'ai plus envie de me battre qu'hier soir, c'est évident !
... En Occident, on ne pleure pas assez. Mon père est décédé le 9 avril 2008, et je n'ai pas versé une larme alors même que je m'occupais de ma mère et de lui depuis des années. Mais plutôt que penser à mon deuil, je me suis plongé dans tous les papiers de succession, d'obtention de la pension de survie de ma mère, de son placement en hôme (elle ne pesait plus que 43 kilos). C'est seulement quand tout fut réglé qu'un après-midi de soleil, je me suis effondré et j'ai pleuré jusqu'à hurler mon chagrin - et çà m'a fait du bien. Mais c'est vrai qu'en public, avec l'éducation "virile" que j'ai reçue je n'aurais rien montré. Chez nous, on se tape des dépressions plutôt que d'exprimer ses sentiments !
Les cris de cette femme que vous avez rencontrées peuvent très bien être assimilées à la prière de supplication, justement comme Jean Lafrance en parle dans son livre. A côté de la prière de louange, à laquelle Il se livrait assez régulièrement: "Je te bénis Père, Dieu du ciel et de la terre..." ou "Je sais bien que tu m'exauces toujours !", il y a la prière à laquelle il s'adonnait de nuit, à l'écart, dont on ne sait rien. Mais il y a la prière du Jardin des Oliviers, qui est supplication intense et répétée.
J'ai prié une bonne partie de la nuit passée, car je désire n'éluder aucun des moments de l'existence, ni les faciles, ni les difficiles, j'ai prié pour accepter l'épreuve quand elle vient, et j'ai prié aussi d'en être délivré. Du coup, j'ai peu dormi mais je suis heureux de pouvoir dire que je me suis levé tôt et j'ai obtenu le sacrement de réconciliation... qui m'a refait une âme toute neuve, même si le moral et le physique demeurent "sensibles". Mais j'ai plus envie de me battre qu'hier soir, c'est évident !
... En Occident, on ne pleure pas assez. Mon père est décédé le 9 avril 2008, et je n'ai pas versé une larme alors même que je m'occupais de ma mère et de lui depuis des années. Mais plutôt que penser à mon deuil, je me suis plongé dans tous les papiers de succession, d'obtention de la pension de survie de ma mère, de son placement en hôme (elle ne pesait plus que 43 kilos). C'est seulement quand tout fut réglé qu'un après-midi de soleil, je me suis effondré et j'ai pleuré jusqu'à hurler mon chagrin - et çà m'a fait du bien. Mais c'est vrai qu'en public, avec l'éducation "virile" que j'ai reçue je n'aurais rien montré. Chez nous, on se tape des dépressions plutôt que d'exprimer ses sentiments !