par philippe1 » sam. 01 août 2009, 7:32
Bonjour jeanbaptiste
Je dis « Dieu est capable du contradictoire aussi » ! Et vous « Non c'est l'intelligence limitée de l'homme qui perçois comme contradictoire, ce qui ne l'est pas ».
Nous sommes en contradiction. Mais par rapport à quelle logique ? La notre, celle du tout ou rien, celle du tiers exclus.
Je m’aperçois que deux posts avant, Raistlin parle de la géométrie euclidienne. Et bien ça tombe bien, puisque nous savons qu’il nous est possible de représenter un réel avec d’autres géométries, l’euclidienne devenant alors un cas particulier.
Il en est de même pour notre logique du tiers exclus qui peut elle aussi être dépassée avec une logique du tiers inclus, notre logique devenant un cas limite.
La logique du contradictoire accepte que quelque chose puisse être et ne pas être à la fois, même si ceci heurte notre sens commun, tout comme la géométrie de Riemann heurte notre bon sens. Et pourtant les précurseurs des géométries non euclidiennes ont permis les travaux d’Einstein.
Cette logique du tiers inclus a été fondée par Stephane Lupasco, c’est la logique du dynamisme qui a été développée à partir des constats du quantique. A ce moment là, est accepté que quelque chose puisse être et ne pas être à la fois. Je ne vais pas développer ceci sur le plan scientifique mais on peut passer sur le pan de la métaphysique et admettre Dieu étant et n’étant pas à la fois. (Remarquer que le photon est particule et antiparticule à la fois, qu’il est et qu’il n’est pas à la fois, c’est juste une question de point de vue, Einstein l’a expliqué quand il chevauchait un photon !)
Le grand avantage de cette logique c’est que les antinomies n’existent plus. En exemple à la question connue « Pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien » ? on peut répondre que ce quelque chose est et n’est pas, il se développe portant en lui sous une autre forme le contradictoire absolu du départ.
Je reviens à Dieu. Et si Dieu était et n’était pas à la fois ? N’est ce pas un cas à envisager ? En tout cas pour ma part, mes études sur les premières phrases de la Thora me font apparaître Dieu comme se révélant au départ comme étant une pure potentialité qui peu à peu prends corps et se réalise par la création. D’ailleurs la façon de penser des peuples sémitiques n’envisagent pas tout à fait comme nous le passé présent futur. Eux raisonnent avec les notions de potentiel et de réalisé, inachevé allant vers l’achevé, comme quand on dit en anglais, y’m going, je suis allant. Ceci en parfaite coïncidence avec la logique de Lupasco.
L’exégèse du premier verset fait apparaître ceci de façon extrêmement claire, je dirais même s’est révélé comme une preuve de ce que j’avance, et m’a obligé de remettre en question ma façon de penser.
Que serions-nous sans les autres ? Pas grand chose.
Que serions-nous sans Dieu ? Rien.
Je n’inverse pas cette dernière question pour ne pas choquer.
Amicalement
Bonjour jeanbaptiste
Je dis « Dieu est capable du contradictoire aussi » ! Et vous « Non c'est l'intelligence limitée de l'homme qui perçois comme contradictoire, ce qui ne l'est pas ».
Nous sommes en contradiction. Mais par rapport à quelle logique ? La notre, celle du tout ou rien, celle du tiers exclus.
Je m’aperçois que deux posts avant, Raistlin parle de la géométrie euclidienne. Et bien ça tombe bien, puisque nous savons qu’il nous est possible de représenter un réel avec d’autres géométries, l’euclidienne devenant alors un cas particulier.
Il en est de même pour notre logique du tiers exclus qui peut elle aussi être dépassée avec une logique du tiers inclus, notre logique devenant un cas limite.
La logique du contradictoire accepte que quelque chose puisse être et ne pas être à la fois, même si ceci heurte notre sens commun, tout comme la géométrie de Riemann heurte notre bon sens. Et pourtant les précurseurs des géométries non euclidiennes ont permis les travaux d’Einstein.
Cette logique du tiers inclus a été fondée par Stephane Lupasco, c’est la logique du dynamisme qui a été développée à partir des constats du quantique. A ce moment là, est accepté que quelque chose puisse être et ne pas être à la fois. Je ne vais pas développer ceci sur le plan scientifique mais on peut passer sur le pan de la métaphysique et admettre Dieu étant et n’étant pas à la fois. (Remarquer que le photon est particule et antiparticule à la fois, qu’il est et qu’il n’est pas à la fois, c’est juste une question de point de vue, Einstein l’a expliqué quand il chevauchait un photon !)
Le grand avantage de cette logique c’est que les antinomies n’existent plus. En exemple à la question connue « Pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien » ? on peut répondre que ce quelque chose est et n’est pas, il se développe portant en lui sous une autre forme le contradictoire absolu du départ.
Je reviens à Dieu. Et si Dieu était et n’était pas à la fois ? N’est ce pas un cas à envisager ? En tout cas pour ma part, mes études sur les premières phrases de la Thora me font apparaître Dieu comme se révélant au départ comme étant une pure potentialité qui peu à peu prends corps et se réalise par la création. D’ailleurs la façon de penser des peuples sémitiques n’envisagent pas tout à fait comme nous le passé présent futur. Eux raisonnent avec les notions de potentiel et de réalisé, inachevé allant vers l’achevé, comme quand on dit en anglais, y’m going, je suis allant. Ceci en parfaite coïncidence avec la logique de Lupasco.
L’exégèse du premier verset fait apparaître ceci de façon extrêmement claire, je dirais même s’est révélé comme une preuve de ce que j’avance, et m’a obligé de remettre en question ma façon de penser.
Que serions-nous sans les autres ? Pas grand chose.
Que serions-nous sans Dieu ? Rien.
Je n’inverse pas cette dernière question pour ne pas choquer.
Amicalement