par bajulans » ven. 02 sept. 2005, 21:21
Je connais bien le site de Cadarache, il a été peint par le peintre Paul Gigou au XIXème siècle, à l'époque la Durance n'est pas aménagée, il n'y a pas de voie ferrée, ni même de route revêtue d'enrobé, encore moins d'autoroute. La Durance ravage tout au printemps et en automne, en été c'est un filet d'eau qui alimente quelques flaques. Le tout dans un ambiance de campagne provençale, âpre et séduisante, un ciel bleu profond règne sur une campagne calme où tout s'entend les voix des femmes et des enfants, les chants des oiseaux et les cris des chiens, des chèvres, des moutons.
Ajourd'hui le canal EDF a dompté la Durance qui coule très régulière. L'autoroute draine les employés de Marseille et Aix et déverse sur Cadarache, Vinon, Saint Paul les Durance ses flots de véhicules transportant les travailleurs. Mais la campagne alentour existe encore. Elle n'a pas perdu tout son charme.
Demain donc nous allons avoir Iter et son projet pharamineux et si séduisant comme le décrit Françoise.
Mais permettez-moi d'avoir une pensée pour les paysans qui jusqu'au début du XXème siècle ont mené leurs chèvres et leur moutons sur ces sites enchanteurs, en écoutant l'alouette, la mésange et en rêvant à Dieu, au paradis.
Après Iter (ou même avant), l'autoroute sera surchargée, la voie de chemin de fer doublée, l'usine étendue.
Ces sites, Ils vont être couverts de constructions d'habitations, d'une usine mystérieuse, de barbelés, de poste de sécurité, dans une ambiance très "Black et Mortimer", d'autres routes et autoroutes vont être construites, des bagnoles, des cars, des camions, la voie férée supportera des trains de banlieu, qui remplaceront le timide tortillard. Des gens pressés et stressés par les lourds secrets qu'il portent entreront et sortiront en passant le poste de sécurité, équipé de matériel de détection dernier cri.
Si le progrès est à ce prix... mais permettez-moi de verser une larme, sur ce coin de chrétienté qui disparaît sous des flots d'argent. Nos travailleurs, même si je ne le nie pas leur vie sera par certains côtés plus confortable, ne verrons plus le ciel ou alors en se tordant le cou et n'entendrons plus les animaux ni les enfants, ni le clocher de Saint Paul sonner l'angelus.
Je connais bien le site de Cadarache, il a été peint par le peintre Paul Gigou au XIXème siècle, à l'époque la Durance n'est pas aménagée, il n'y a pas de voie ferrée, ni même de route revêtue d'enrobé, encore moins d'autoroute. La Durance ravage tout au printemps et en automne, en été c'est un filet d'eau qui alimente quelques flaques. Le tout dans un ambiance de campagne provençale, âpre et séduisante, un ciel bleu profond règne sur une campagne calme où tout s'entend les voix des femmes et des enfants, les chants des oiseaux et les cris des chiens, des chèvres, des moutons.
Ajourd'hui le canal EDF a dompté la Durance qui coule très régulière. L'autoroute draine les employés de Marseille et Aix et déverse sur Cadarache, Vinon, Saint Paul les Durance ses flots de véhicules transportant les travailleurs. Mais la campagne alentour existe encore. Elle n'a pas perdu tout son charme.
Demain donc nous allons avoir Iter et son projet pharamineux et si séduisant comme le décrit Françoise.
Mais permettez-moi d'avoir une pensée pour les paysans qui jusqu'au début du XXème siècle ont mené leurs chèvres et leur moutons sur ces sites enchanteurs, en écoutant l'alouette, la mésange et en rêvant à Dieu, au paradis.
Après Iter (ou même avant), l'autoroute sera surchargée, la voie de chemin de fer doublée, l'usine étendue.
Ces sites, Ils vont être couverts de constructions d'habitations, d'une usine mystérieuse, de barbelés, de poste de sécurité, dans une ambiance très "Black et Mortimer", d'autres routes et autoroutes vont être construites, des bagnoles, des cars, des camions, la voie férée supportera des trains de banlieu, qui remplaceront le timide tortillard. Des gens pressés et stressés par les lourds secrets qu'il portent entreront et sortiront en passant le poste de sécurité, équipé de matériel de détection dernier cri.
Si le progrès est à ce prix... mais permettez-moi de verser une larme, sur ce coin de chrétienté qui disparaît sous des flots d'argent. Nos travailleurs, même si je ne le nie pas leur vie sera par certains côtés plus confortable, ne verrons plus le ciel ou alors en se tordant le cou et n'entendrons plus les animaux ni les enfants, ni le clocher de Saint Paul sonner l'angelus.