par Jean-Mic » mer. 04 déc. 2024, 16:50
Je souscris à ce que dit Altior, mais en le nuançant un peu.
Vous touchez là à une question de l'histoire de l'Église que nous avons aujourd'hui un peu de peine à imaginer.
Je vais essayer d'être le plus simple possible, au risque de paraître excessivement simpliste aux yeux des plus savants en histoire.
Avant le courant des réformes (Réforme protestante, suivie de la réforme catholique du concile de Trente, 16e s.), les fidèles n'avaient généralement pas accès aux livres des Évangiles tels que nous les connaissons (quatre évangiles reliés en un même volume). Ils n'avaient à leur disposition que des missels ou à des évangéliaires regroupant les 52 évangiles des 52 dimanches de l'année. Seuls les plus savants, des moines, quelques clercs, théologiens ou évêques, lisaient couramment les textes des évangiles dans leur intégralité, ainsi que les autres livres de la Bible, Ancien Testament compris. Inversement, le livre des psaumes était accessible à tous, y compris à certains laïcs, sous réserve de savoir lire. Les moines, eux, l'utilisaient quotidiennement.
Ainsi, aussi étonnant que cela puisse nous paraître, sainte Thérèse d'Avila (la grande sainte Thérèse, réformatrice du Carmel) ne connaissait que 52 péricopes d'évangile, les 52 textes des 52 dimanches. Inversement, saint Jean de la Croix (son alter ego chez les moines carmes) fréquentait régulièrement l'ensemble des livres bibliques. Cela n'a empêché ni l'une ni l'autre d'être de très grands saints !
Je souscris à ce que dit Altior, mais en le nuançant un peu.
Vous touchez là à une question de l'histoire de l'Église que nous avons aujourd'hui un peu de peine à imaginer.
Je vais essayer d'être le plus simple possible, au risque de paraître excessivement simpliste aux yeux des plus savants en histoire.
Avant le courant des réformes (Réforme protestante, suivie de la réforme catholique du concile de Trente, 16e s.), les fidèles n'avaient généralement pas accès aux livres des Évangiles tels que nous les connaissons (quatre évangiles reliés en un même volume). Ils n'avaient à leur disposition que des missels ou à des évangéliaires regroupant les 52 évangiles des 52 dimanches de l'année. Seuls les plus savants, des moines, quelques clercs, théologiens ou évêques, lisaient couramment les textes des évangiles dans leur intégralité, ainsi que les autres livres de la Bible, Ancien Testament compris. Inversement, le livre des psaumes était accessible à tous, y compris à certains laïcs, sous réserve de savoir lire. Les moines, eux, l'utilisaient quotidiennement.
Ainsi, aussi étonnant que cela puisse nous paraître, sainte Thérèse d'Avila (la grande sainte Thérèse, réformatrice du Carmel) ne connaissait que 52 péricopes d'évangile, les 52 textes des 52 dimanches. Inversement, saint Jean de la Croix (son alter ego chez les moines carmes) fréquentait régulièrement l'ensemble des livres bibliques. Cela n'a empêché ni l'une ni l'autre d'être de très grands saints !