par Ombiace » jeu. 24 oct. 2019, 18:43
Catherine93 a écrit : ↑ven. 18 oct. 2019, 18:37
Je souhaiterais savoir comment supporter la solitude née d'échecs relationnels qui se multiplient? Je remets tout au Seigneur qui est mon point d'ancrage, mon roc, mon pilier mais parfois, cette solitude m'éreinte.
Bonjour Catherine,
Ma technique perso est de croire qu'il a enduré pour moi (comme pour tous) une solitude d'une profondeur inégalable, alors que l'apôtre Pierre, imité par tous les disciples, lui soutint qu'il ne l'abandonnerait pas dans l'épreuve. En effet, seul au milieu d'eux à croire ce qu'aucun ne croyait (qu'il allait souffrir et mourir abandonné même par Pierre), consentant néanmoins à ce sacrifice, il était effectivement complètement seul à pouvoir s'engager dans cette voie, car il était bien le seul à croire à cet amour indéfectible du Père, à la résurrection qu'Il accomplirait à son intention, et au salut que cette résurrection permettrait pour les hommes. Une exception, peut-être, en la personne secrète de Marie..
C'est en pensant à cet épisode que j'abandonne toute prétention à sauver quelque chose avec mes propres moyens. J'assume alors ce que
je n'ai jamais cessé d'être, j'espère, à ses yeux: sa brebis, bien moins perdue dans sa solitude qu'il a pu l'être en cette circonstance précédant sa passion. Je me dispose alors à accepter ma solitude, comme il accepta la sienne, par amour, tout en relativisant: Le christianisme était inexistant avant sa naissance; aujourd'hui, même pour un chrétien isolé, il en reste des traces un peu partout sur la planète, auxquelles il est possible de se raccrocher, ne serait-ce que par la pensée. Lui n'a eu strictement personne (à part Marie, peut-être) pour le prendre au sérieux dans ses idées, morbides, mais que les événements ont vérifiées.
Un solitaire aussi, pas toujours consentant
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Je souhaiterais savoir comment supporter la solitude née d'échecs relationnels qui se multiplient? Je remets tout au Seigneur qui est mon point d'ancrage, mon roc, mon pilier mais parfois, cette solitude m'éreinte.
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Bonjour Catherine,
Ma technique perso est de croire qu'il a enduré pour moi (comme pour tous) une solitude d'une profondeur inégalable, alors que l'apôtre Pierre, imité par tous les disciples, lui soutint qu'il ne l'abandonnerait pas dans l'épreuve. En effet, seul au milieu d'eux à croire ce qu'aucun ne croyait (qu'il allait souffrir et mourir abandonné même par Pierre), consentant néanmoins à ce sacrifice, il était effectivement complètement seul à pouvoir s'engager dans cette voie, car il était bien le seul à croire à cet amour indéfectible du Père, à la résurrection qu'Il accomplirait à son intention, et au salut que cette résurrection permettrait pour les hommes. Une exception, peut-être, en la personne secrète de Marie..
C'est en pensant à cet épisode que j'abandonne toute prétention à sauver quelque chose avec mes propres moyens. J'assume alors ce que
je n'ai jamais cessé d'être, j'espère, à ses yeux: sa brebis, bien moins perdue dans sa solitude qu'il a pu l'être en cette circonstance précédant sa passion. Je me dispose alors à accepter ma solitude, comme il accepta la sienne, par amour, tout en relativisant: Le christianisme était inexistant avant sa naissance; aujourd'hui, même pour un chrétien isolé, il en reste des traces un peu partout sur la planète, auxquelles il est possible de se raccrocher, ne serait-ce que par la pensée. Lui n'a eu strictement personne (à part Marie, peut-être) pour le prendre au sérieux dans ses idées, morbides, mais que les événements ont vérifiées.
Un solitaire aussi, pas toujours consentant