par Philon » ven. 11 nov. 2016, 9:56
Nous en avons brièvement parlé aujourd'hui à tête reposée ( c'est moi qui ai posé les questions) ,
mon mari trouve que j'ai beaucoup changé et qu'autrefois nous partagions les convictions de l'air du temps, nous pensions ensemble qu'il valait mieux que deux hommes vivent en couple plutôt que chacun ait des aventures et une vie dissolue.
J'ai dit très clairement que je priais pour que mon frère se convertisse et choisisse l'abstinence . Je souhaite la conversion pour mon frère.
Je désdapprouve le positionement "utilitariste" que mon mari a avec la sexualité. Au fond j'ai toujours ressenti un profond malaise avec ces idées qui sont aujourd'hui si répandues : banalisation de la sexualité en dehors du mariage, concubinages à l'essai, incapacité de se consacrer à une seule femme, banalisation de la contraception et de l'avortement, etc.
Par ces voies on n'arrive pas au Bien. Mon mari est convaincu que si, on y arrive, pour preuve nous avons "fini" par nous marier devant Dieu après 4 années de vie commune.Mais au cours de cette vie commune précédente il n'a pas été plus fidèle qu'ensuite et pour lui un mariage est une formalité. Dès que je suis tombée enceinte, un an après notre mariage religieux, il a cessé tout commerce physique avec moi comme si j'avais "rempli ma fonction" et depuis j'assure un rôle de stabiisation, de sécurité, d'intendante et de ménagère tandis qu'il se consacre secrètement à des aventures extra-conjugales.
Tout cela est je crois la conséquence "logique" si je puis dire de l'absence de discernement.
Je pense que la chasteté avant le mariage a un sens profond que notre époque a perdu en la ridiculisant.
Mon mari a dit qu'il n'aurait JAMAIS accepté un mariage, même seulement civil, avec une personne qu'il n'aurait pas "essayée" en concubinage au moins deux ans auparavant...et c'est ce type d'idées dans lesquelles j'ai baignée dans ma famlle d'origine athée et 68tienne.
Mais aujourd'hui, après lectures et réflexion, je VOIS quel sens a la chasteté. En restant chastes, les amoureux placent la relation sous le primat de l'amour et de la Vérité, non pas de la sexualité. Ils font à l'autre le cadeau de la maitrise de leur corps, du respect. Cette maitrise leur permet aussi de discerner : est-ce bien la personne avec qui je veux vivre toute ma vie, avoir des enfants, etc. Ils ne vivent d'intimité sexuelle que bénie par Dieu et cela est le signe qu'ils n'acceptent de sexualité que dans l'amour vrai.
Notre corps, dans cette perspective, n'est pas cet instrument qui nous donne du plaisir, non, c'est "nous-même", le donner c'est se donner soi-même. Cela, l'époque actuelle le perd de vue.
J'ai aussi beaucoup lu et entendu que cette vision de la sexualité n'était "que" celle des femmes, que les hommes, au contraire, séparaient plus facilement la bagatelle de l'amour ( ce qui fait qu'ils vont s'unir à des prostituées, etc;)et l'on m'a bien culpabilisée ( mon mari, mon père, des psychanalystes aussi) pour la vision que je défendais parce que l'on m'a reproché de "ne pas accepter la différence masculine". Ce qui fait que j'ai cru devoir me plier bon gré mal gré à la vision "moderne" ( athée) du sexe. On "commençait" par avoir des liaisons, par apprendre à faire l'amour, puis, de concubinage en concubinage ( ce qui suppose des ruptures, donc) on "finissait" un jour par "régulariser", pour avoir des enfants...Et j'en ai toujours souffert ! Quelque chose au fond de moi a toujours eu une forme de répulsion pour la sexualité "libérée".
Nous en avons brièvement parlé aujourd'hui à tête reposée ( c'est moi qui ai posé les questions) ,
mon mari trouve que j'ai beaucoup changé et qu'autrefois nous partagions les convictions de l'air du temps, nous pensions ensemble qu'il valait mieux que deux hommes vivent en couple plutôt que chacun ait des aventures et une vie dissolue.
J'ai dit très clairement que je priais pour que mon frère se convertisse et choisisse l'abstinence . Je souhaite la conversion pour mon frère.
Je désdapprouve le positionement "utilitariste" que mon mari a avec la sexualité. Au fond j'ai toujours ressenti un profond malaise avec ces idées qui sont aujourd'hui si répandues : banalisation de la sexualité en dehors du mariage, concubinages à l'essai, incapacité de se consacrer à une seule femme, banalisation de la contraception et de l'avortement, etc.
Par ces voies on n'arrive pas au Bien. Mon mari est convaincu que si, on y arrive, pour preuve nous avons "fini" par nous marier devant Dieu après 4 années de vie commune.Mais au cours de cette vie commune précédente il n'a pas été plus fidèle qu'ensuite et pour lui un mariage est une formalité. Dès que je suis tombée enceinte, un an après notre mariage religieux, il a cessé tout commerce physique avec moi comme si j'avais "rempli ma fonction" et depuis j'assure un rôle de stabiisation, de sécurité, d'intendante et de ménagère tandis qu'il se consacre secrètement à des aventures extra-conjugales.
Tout cela est je crois la conséquence "logique" si je puis dire de l'absence de discernement.
Je pense que la chasteté avant le mariage a un sens profond que notre époque a perdu en la ridiculisant.
Mon mari a dit qu'il n'aurait JAMAIS accepté un mariage, même seulement civil, avec une personne qu'il n'aurait pas "essayée" en concubinage au moins deux ans auparavant...et c'est ce type d'idées dans lesquelles j'ai baignée dans ma famlle d'origine athée et 68tienne.
Mais aujourd'hui, après lectures et réflexion, je VOIS quel sens a la chasteté. En restant chastes, les amoureux placent la relation sous le primat de l'amour et de la Vérité, non pas de la sexualité. Ils font à l'autre le cadeau de la maitrise de leur corps, du respect. Cette maitrise leur permet aussi de discerner : est-ce bien la personne avec qui je veux vivre toute ma vie, avoir des enfants, etc. Ils ne vivent d'intimité sexuelle que bénie par Dieu et cela est le signe qu'ils n'acceptent de sexualité que dans l'amour vrai.
Notre corps, dans cette perspective, n'est pas cet instrument qui nous donne du plaisir, non, c'est "nous-même", le donner c'est se donner soi-même. Cela, l'époque actuelle le perd de vue.
J'ai aussi beaucoup lu et entendu que cette vision de la sexualité n'était "que" celle des femmes, que les hommes, au contraire, séparaient plus facilement la bagatelle de l'amour ( ce qui fait qu'ils vont s'unir à des prostituées, etc;)et l'on m'a bien culpabilisée ( mon mari, mon père, des psychanalystes aussi) pour la vision que je défendais parce que l'on m'a reproché de "ne pas accepter la différence masculine". Ce qui fait que j'ai cru devoir me plier bon gré mal gré à la vision "moderne" ( athée) du sexe. On "commençait" par avoir des liaisons, par apprendre à faire l'amour, puis, de concubinage en concubinage ( ce qui suppose des ruptures, donc) on "finissait" un jour par "régulariser", pour avoir des enfants...Et j'en ai toujours souffert ! Quelque chose au fond de moi a toujours eu une forme de répulsion pour la sexualité "libérée".