par Emmanuel Lyasse » mar. 25 juin 2013, 17:18
Quelques précisions me semblent s'imposer.
Il y a beaucoup de diocèses en Italie, deux fois plus qu'en France, pour une population un peu moins importante et surtout, une superficie presque deux fois moindre. Le nombre de catholiques pratiquants n'est évidemment pas un critère à retenir. On pourrait même dire qu'une population a d'autant plus besoin d'un évêque qu'elle est moins pratiquante. De plus, ces diocèses sont très inégalement répartis. L'archidiocèse de Milan a plus de cinq millions d'habitants sur plus de 4000 km2, d'après ce que je trouve.
L'explication principale est historique. Dans l'Antiquité, la règle était qu'il y eût un évêque par ville ou, plus exactement, par cité (une ville et son espace rural). L'Italie étant très urbanisée a eu beaucoup d'évêques. En France, avant la Révolution, il y en avait beaucoup plus qu'aujourd'hui dans le Sud, pour la même raison, et nettement moins dans le Nord (sauf en Bretagne ou au Nord de Paris).
En France, il y a eu une rationalisation en deux temps, avec le concordat de 1801 (qui a réduit considérablement le nombre d'évêchés) puis la bulle Paternae caritatis de 1823 (qui en a rétablis, voire créés, pour arriver à peu près à un par département, avec quelques exceptions comme Poitiers, Strasbourg, Besançon, Reims). Il y a eu quelques retouches depuis, surtout des créations (banlieue parisienne, Saint Étienne, Lille) ou des refondations (Marseille).
L'idée est donc de faire en Italie ce qui a été fait en France il y a deux cents ans. Il n'y a pas de raison de penser, si on n'a pas de goût pour la polémique gratuite, qu'il pourrait être question de suppression chez nous.
Il y a des diocèses très peu peuplés, dans les régions rurales désertées par leurs habitants. Je ne pense pas qu'on arrangerait leur situation en les rattachant à un évêché lointain. Ce n'est pas non plus une question d'argent: un évêque ne coûte pas, a priori, plus cher qu'un curé.
Quelques précisions me semblent s'imposer.
Il y a beaucoup de diocèses en Italie, deux fois plus qu'en France, pour une population un peu moins importante et surtout, une superficie presque deux fois moindre. Le nombre de catholiques pratiquants n'est évidemment pas un critère à retenir. On pourrait même dire qu'une population a d'autant plus besoin d'un évêque qu'elle est moins pratiquante. De plus, ces diocèses sont très inégalement répartis. L'archidiocèse de Milan a plus de cinq millions d'habitants sur plus de 4000 km2, d'après ce que je trouve.
L'explication principale est historique. Dans l'Antiquité, la règle était qu'il y eût un évêque par ville ou, plus exactement, par cité (une ville et son espace rural). L'Italie étant très urbanisée a eu beaucoup d'évêques. En France, avant la Révolution, il y en avait beaucoup plus qu'aujourd'hui dans le Sud, pour la même raison, et nettement moins dans le Nord (sauf en Bretagne ou au Nord de Paris).
En France, il y a eu une rationalisation en deux temps, avec le concordat de 1801 (qui a réduit considérablement le nombre d'évêchés) puis la bulle Paternae caritatis de 1823 (qui en a rétablis, voire créés, pour arriver à peu près à un par département, avec quelques exceptions comme Poitiers, Strasbourg, Besançon, Reims). Il y a eu quelques retouches depuis, surtout des créations (banlieue parisienne, Saint Étienne, Lille) ou des refondations (Marseille).
L'idée est donc de faire en Italie ce qui a été fait en France il y a deux cents ans. Il n'y a pas de raison de penser, si on n'a pas de goût pour la polémique gratuite, qu'il pourrait être question de suppression chez nous.
Il y a des diocèses très peu peuplés, dans les régions rurales désertées par leurs habitants. Je ne pense pas qu'on arrangerait leur situation en les rattachant à un évêché lointain. Ce n'est pas non plus une question d'argent: un évêque ne coûte pas, a priori, plus cher qu'un curé.