Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Charles » ven. 05 sept. 2008, 20:42

Christian,

Un autre article très intéressant sur la période Eltsine : http://www.teleologie.org/OT/textes/txteve3_IIId.html

On se demande ce que vous faisiez en Russie à cette époque. D'ailleurs, de quoi s'occupe votre ONG ?

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Christian » ven. 05 sept. 2008, 19:34

Bonsoir à tous,

Il y a quand même quelques bonnes nouvelles qui nous parviennent de Russie. :clap: Les sanctions que les Etats ne peuvent plus prendre sont administrées par les entreprises. Le Financial Times de ce matin indique que la Banque Centrale de Russie doit intervenir massivement pour soutenir le rouble (un comble, quand on pense à l’excédent commercial que dégage ce pays par la vente de ses matières premières). Les investisseurs n’aiment pas les aventuriers, ils punissent Poutine. Tant mieux. Ce ne sont pas les 21 milliards de dollars retirés du marché russe depuis le 8 août qui comptent (une fraction des qqs 580 milliards que détient le pays, la 5ème réserve du monde), mais la grève des transferts de savoir-faire, de technologies, dont la Russie, écartée du développement économique pendant 70 ans, a si grandement besoin. On se demande comment elle va rattraper son retard sans l’apport des entreprises occidentales.

C’est en tous cas la question que pose Anders Aslund dans le Moscow Times d’avant-hier. Ce quotidien, parce qu’il est en langue anglaise et ne touche qu’un faible lectorat d’expats et de professionnels, est le seul qui ne soit pas (encore) sous la censure directe du Kremlin. Du coup, il attire les meilleures plumes.

Aslund remarque que l’aventure militaire poutinienne du 8 août a couté 1,000 milliards de dollars de capitalisation à la bourse russe qui s’est effondrée, a déclassé la Russie parmi les Etats infréquentables, rendant très difficile le financement extérieur des entreprises russes.

A $12,000 par tête, le PIB de la Russie n’est que le quart de celui des Etats les plus riches. Le Kremlin a promis qu’il aurait comblé ce retard en 2020. C’est maintenant mal parti. Grâce aux courageuses réformes d’Eltsine, la croissance russe a été de 7% p.a. depuis 12 ans, entièrement due au rattrapage des économies plus avancées. Mais cette croissance est maintenant inférieure à celle des pays de l’ex-URSS et de ses colonies, et le retard va se creuser.

1. La corruption est restée à des sommets. D’après Transparency International, un seul pays est plus riche par tête et plus corrompu que la Russie : la Guinée Equatoriale. Faut le faire.

2. Faible développement des infrastructures du pays, par exemple le réseau routier qui était de 754.000 kms en 2000 n’a progressé sous Poutine que de 0,1%. Le coût de construction est 3 fois celui des mêmes projets en Occident, ce que l’incompétence et la corruption expliquent mieux que le climat.

3. La renationalisation des entreprises, où chaque ministre a installé ses copains inemployables ailleurs, a entrainé une chute de la productivité : Yukos, bien sûr, mais aussi Russneft, United Heavy Machineries and VSMP-Avisma et sans doute maintenant Mechel. Sans compter les enterprises qui n’échappèrent jamais au contrôle de l’Etat.

4. Les pays qui connaissent le plus fort taux de croissance réinvestissent 30% du PIB, la Russie, 20%. Non seulement les infrastructures en souffrent, mais l’éducation, la police, et la santé.

5. toute l’industrie bancaire du pays est contrôlée par 5 banques nationalisées, inefficaces, dominées par le copinage politique (nous avons eu aussi notre Crédit Lyonnais).

6. La perspective d’intégrer l’OMC est retardée sine die. Or, malgré la mauvaise presse que reçoit l’OMC, les études montrent que l’adhésion apporte à chaque pays de 0,5 à 1% de croissance du PIB tous les ans.

7. La rente des hydrocarbures a masqué les erreurs de gestion. Mais l’inflation russe est à 15%. La tenaille entre une hausse des coûts intérieurs et une stagnation des ventes de matières premières risque de pincer très fort.

Le diagnostic me paraît plausible. Les Soviets indécrottables ont affirmé haut et fort qu’ils voulaient mettre l’économie au service de la politique. Ça n’a jamais marché. Ou plutôt si, hélas. L’économie a été ruinée partout où la politique a eu le pas sur elle.

Christian



Quand on empêche le citoyen de chercher son bien-être par tous les moyens qu'il lui plaît,
avec la seule réserve que ces moyens soient compatibles avec la liberté d'autrui,
on entrave le déploiement de l'activité générale, par suite en retour, les forces de la collectivité.

E. Kant, Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Christian » dim. 31 août 2008, 21:49

Il faut se mettre à la place des Russes, dit-on. Moi je veux bien. Ils ont été humiliés, explique-t-on. Heureusement. Ils ne manqueraient plus qu’ils soient fiers de 70 ans de socialisme « réel », d’un régime qui a ruiné leur pays, causé des dizaines de millions de morts, déporté et torturé autant de millions d’innocents, et maintenu dans la servilité leurs voisins jusqu’à l’Elbe. Si l’on ne se sent pas mal à l’aise d’être russe après cette expérience, c’est qu’on n’a aucune conscience morale. Les kagébistes n’en ont aucune. Le malheur est qu’ils essaient d’éradiquer le peu qui reste encore dans la population. L’URSS, revendiquent-ils, c’était pas si mal.

Alors, dans ces circonstances, mettons-nous aussi à la place des anciens colonisés. S’il faut considérer le point de vue des Russes, examinons celui des Polonais, Géorgiens, Ukrainiens, Baltes, Tchèques, et toutes les autres victimes de l’ours. Sont-ils heureux d’entendre Poutine clamer que l’éclatement de l’URSS (la libération des peuples colonisés) « était la plus grande catastrophe du 20ème siècle » ? Peuvent-ils dormir tranquilles quand ils sont soumis au harcèlement du Kremlin ? Quand Poutine parle de réarmer son pays et de reconstituer une « zone d’influence russe », il ne doit pas être surpris que ceux qui ont déjà donné, merci bien, cherchent à y échapper. Et où trouver une protection, si ce n’est auprès des Etats-Unis ?

Christian


Why is it the people who insist on giving advice can't ever take it?
James Bond, Casino Royale

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Relief » dim. 31 août 2008, 18:05

Démagogie polonaise et politique expansionniste américaine :

Les négociateurs américains et polonais en ont profité pour signer les accords d’installation des premiers missiles anti-missiles en Pologne en présence du ministre des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski.

Le président polonais Lech Kaczynski a fait preuve d’une attitude démagogique, déclarant « Aujourd’hui c’est la Géorgie, demain ce sera au tour de l’Ukraine et, peut-être plus tard, celui de la Pologne. » A Varsovie, Jacek Saryusz-Wolski, un député libéral, a pour sa part déclaré que « si la Russie peut se comporter de cette façon avec la Géorgie, pourquoi ne le ferait-elle pas avec d’autre ? » Les présidents polonais et lithuanien, présents en Géorgie, n’ont pas hésité à comparer les efforts de médiation français à « un nouveau Munich » , et la presse polonaise a relayé le même credo attaquant Sarkozy pour avoir été trop conciliant avec l’ours russe.

Le lendemain de la signature de l’accord américano-polonais, le ministre des affaires étrangères russe a déclaré que la précipitation de Washington et Varsovie pour la signature de ces accords prouvait que ce système était dirigé contre la Russie, le déploiement prend pour cible la Fédération de Russie.

Le Monde rapporte que la colère russe s’est nettement accrue depuis que la Pologne a obtenu des batteries Patriot dernier modèle. La presse polonaise a également révélé que les Etats-Unis, sur les dix batteries qu’ils comptent installer, avaient l’intention d’en livrer cinq à des prix bradés (rappelons que 900 soldats polonais sont déployés en Irak), faisant de la Pologne, un nouveau protectorat américain.

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par MB » dim. 31 août 2008, 12:33

Salut Charles, avant de causer je te cite pour un petit excursus :
Encore n'importe quoi, si Serbes et Croates parlent la même langue, le Serbo-Croate, c'est parce qu'ils sont le même peuple. La seule différence étant religieuse. Il y a eu des catholiques, des orthodoxes et des musulmans (convertis de force du temps de l'Empire ottoman), issus d'un même peuple. Et leur guerre a été une guerre civile exactement au même titre que la guerre entre protestants et catholiques français au XVII° siècle, et l'éclatement territorial en enclaves multiples du même ordre que celui de la France protestante/catholique du XVII° ou encore du Liban chrétiens/musulmans. Quand c'est un même peuple qui se divise selon des religions différentes.
Ce que tu dis est simplement erroné, et je te le démontre sur le fil suivant :

http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 304#p56304

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Souricette » jeu. 21 août 2008, 9:23

RENDEZ À CÉSAR... • Géorgie-Ossétie, un premier bilan des opérations militaires

Quand les armes commencent à parler, il devient toujours difficile de savoir ce qui se déroule précisément sur le terrain. Dans la nuit du 7 au 8 août dernier, rappelons-le, l'armée géorgienne, encadrée et équipée en particulier par les Etats-Unis, est brutalement passée à l'offensive contre la république séparatiste d'Ossétie du Sud. Elle semble avoir procédé à un pilonnage en règle, déployant des batteries de lance-roquettes multiples Grad, équivalent moderne des "Orgues de Staline", et menant des frappes aériennes avec des chasseurs bombardiers Sukhoï Su-25, avant de déployer des chars et des unités d'infanterie dans l'intention de s'emparer de Tskhinvali, capitale de la petite région.

Pendant environ seize heures, on a pu croire que les Russes ne réagiraient pas. C'était en tout cas ce que craignaient les Ossètes du Sud, qui dès lors lançaient des appels à l'aide à Moscou, affirmant que les Géorgiens se livraient à un "nettoyage ethnique". Puis, le 8 en fin de journée, l'armée russe est entrée en jeu et la violence de sa réaction a surpris tous les observateurs.

Quatre jours après le début des combats, du point de vue russe, on affirme avoir atteint les objectifs de ce que Moscou présente, non sans cynisme, comme une "opération de maintien de la paix". Mais les Géorgiens, eux, parlaient bien de "rétablir l'ordre". Qu'il s'agisse de maintien de la paix ou de rétablissement de l'ordre, la réalité, sur place, se traduit par des affrontements acharnés dans des zones urbaines dont les civils n'ont pu être évacués à temps, puisque l'offensive géorgienne a été déclenchée en pleine nuit après la conclusion d'un cessez-le-feu.

L'Ouest s'émeut, condamne la "disproportion" de l'intervention russe, mais le Kremlin ne se prive pas de signaler à ses interlocuteurs occidentaux que leurs propres interventions, que ce soit en ex-Yougoslavie, en Afghanistan ou en Irak, ont rarement été mesurées. Après tout, ce ne sont pas les Russes qui ont inventé le sinistre concept de "choc et stupeur", inauguré par les Américains sur Bagdad en 2003, et qui revient à saturer le territoire ennemi de munitions plus ou moins intelligentes mais surtout de très forte puissance. Il est effectivement un rien hypocrite de la part du Pentagone de dénoncer les frappes russes au moment même où l'US Air Force continue de procéder à des opérations comparables en Irak et en Afghanistan.

Les mots n'ont pas tardé à rattraper les hommes et à se faire eux aussi la guerre. De sources russe et ossète, on affirmait le 9 août que plus de 2 000 civils avaient été tués par les bombardements géorgiens. A Tbilissi, on contrait en dénonçant "l'agression" russe. Les communiqués les plus divers se croisaient dans les journaux télévisés : les Ossètes disaient avoir trouvé des "mercenaires", peut-être "ukrainiens", voire des "Noirs", parmi les nombreux cadavres laissés derrière elles par les forces géorgiennes en retraite. Les Géorgiens annonçaient avoir abattu une vingtaine d'avions russes.

De source géorgienne, le 10 août, on assurait que des colonnes blindées russes avançaient sur les villes de Gori et Senaki, et que la ville de Gori en particulier avait été l'objet de frappes aériennes russes extrêmement violentes provoquant de nombreuses victimes dans la population civile. Il faut toutefois souligner que Gori sert de centre de rassemblement aux forces géorgiennes en partance pour l'Ossétie. Il est donc logique qu'elle ait été prise pour cible par l'aviation russe. Et, hélas, des opérations de bombardement sur des concentrations de troupes dans et autour d'une ville sont vouées à faire des victimes civiles.

Chaque fois qu'éclate un conflit autre qu'une guérilla, un conflit impliquant en particulier aviation et artillerie lourde, les belligérants s'accusent mutuellement de ne s'en prendre qu'aux civils. Au Kosovo en 1999, l'OTAN accusait les Serbes de massacrer la population civile et ne parlait jamais des combats entre forces serbes et hommes de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK). Quant aux Serbes, ils affirmaient que les avions de l'Alliance visaient prioritairement des écoles et des hôpitaux.

Il est par conséquent très difficile de dresser un authentique premier bilan des pertes humaines et matérielles dans la guerre qui ensanglante aujourd'hui la Géorgie et ses deux régions séparatistes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Le ministère russe de la Défense reconnaît avoir perdu quatre avions, a priori tous des Su-25, et recense 18 tués, 54 blessés et 14 disparus dans les rangs de ses "forces de maintien de la paix". Le bilan des morts civils est redescendu aux alentours des 1 600 en Ossétie, un chiffre qui, s'il est vérifié, resterait considérable. La Russie dit également avoir coulé le Tbilissi, un patrouilleur lance-missiles géorgien livré par l'Ukraine en 1999, et endommagé le Dioskuria, patrouilleur de fabrication française de type La Combattante II, fourni par la Grèce en 2004.

Côté géorgien, les revendications les plus folles se bousculent. D'une part, on prétend que les forces armées russes marchent sur Tbilissi, d'autre part, on dit avoir "annihilé" rien de moins qu'une division russe (une division peut compter de 10 000 à 15 000 hommes et plusieurs centaines de blindés). Mais les Géorgiens n'admettent avoir perdu qu'une soixantaine d'hommes depuis le début des hostilités, à laquelle s'ajouteraient des centaines de civils tués dans les bombardements russes.

La confusion règne également au sujet des opérations sur le terrain. Il n'y a, en gros, que deux certitudes : le 8 août, les Géorgiens ont tenté de s'emparer de Tskhinvali, la capitale ossète. Le lendemain, ils en étaient chassés par les "soldats de la paix" russes. Pour le reste, rien n'est sûr. Les Russes ont bombardé le port de Poti et la ville de Gori, ils ont également frappé une base aérienne près de Tbilissi, mais démentent toute autre opération aérienne. Les Géorgiens affirmaient hier que les Russes avaient pris Senaki, ce que niait Moscou, qui reconnaît aujourd'hui s'être retiré de Senaki après avoir sécurisé la zone. Les forces géorgiennes se sont repliées de Gori, tandis que dans la gorge de Kodori, en Abkhazie, des combats opposeraient Abkhazes et Géorgiens.

Manifestement, les Russes ont la situation en main, à tel point que le président Dimitri Medvedev a annoncé lors d'une conférence de presse la fin des opérations de "maintien de la paix" en Ossétie du Sud. "L'agresseur a été châtié et a essuyé des pertes sensibles", la Géorgie a été "contrainte à la paix". Mais il a ajouté que dans l'éventualité de nouvelles attaques géorgiennes dans la région, il fallait "liquider" ces menaces. Reste à savoir combien de temps dureront ces opérations de "liquidation" et quelle sera leur ampleur.

Raymond Clarinard

Courrier international

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Wistiti » mer. 20 août 2008, 7:21

http://www.michaeljournal.org/causeries ... e_1964.mp3
Les médias sont vendus et ils les lisent.

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Wistiti » mer. 20 août 2008, 6:49

Plus une question de fixation.

Comme l'Europe dort au gaz, les pays périphériques au États totalitaires décident de faire business avec l'Amérique.

Alors pas content et fixation sur USA ,car ça fait rouler la presse et le gaz.

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Relief » lun. 18 août 2008, 13:52

Charles a écrit : Serbes, Croates, Bosniaques, Albanais du Kosovo se sont fait une guerre civile aussi atroce que n'importe quelle guerre civile. .
Je n'ai pris que ce passage, mais votre message est - encore une fois - rempli de graves propos révisionnistes.
Vous reprenez le discours idéologique de la "Grande Serbie", celui-là même que Slobodan Milosevic, Radovan Karadic et d'autres Serbes inculpés par le Tribunal Pénal International de la Haye ont tenu et continuent de tenir. C'est un discours qui consiste à renvoyer le bourreau et ses victimes dos à dos, faisant de la femme violée une coupable à condamner au même titre que son violeur.

Vous persistez dans cette idéologie lorsque vous parlez de "guerre civile", alors que vous savez que cela n'a été nullement le cas. D'abord parce qu'il s'agit de peuples distincts et ensuite parce qu'il s'agissait d'une déclaration d'indépendance de la part de la Slovénie et de la Croatie, puis de la Bosnie-Herzégovine. La Serbie a mené une guerre de type coloniale, l'éclatement de la Yougoslavie ayant été une décolonisation.

On accuse les Serbes, les Irakiens, les Russes, les Iraniens, mais c'est trop facile. On ne peut plus y croire, et vu la politique constante des Etats-Unis
Ce que vous omettez de dire, c'est qu'après la déclaration d'indépendance de la Slovénie et de la Croatie, la diplomatie serbe s'est rendue à Washington et dans un certain nombre de grandes capitales européennes. Elle y a reçu l'autorisation tacite d'envahir militairement ces deux pays et de leur faire la guerre (sur ce point, François Mitterrand a de lourdes responsabilités).

Or, même après les 200.000 Musulmans et Croates assassinés, et les dizaines de casques bleus français tués par les Serbes, il était hors de question pour les USA d'intervenir. C'est la poursuite de la politique de la "Grande Serbie" avec le début de l'épuration ethnique au Kosovo, qui a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'Europe et les USA ont alors tenté de se racheter (mais bien tard) des lourdes conséquences qu'avait eu leur laxisme envers la Serbie.

La responsabilité de ces peuples dans la guerre civile qu'ils ont menée est une chose
A nouveau vous renvoyez le bourreau et ses victimes dos à dos. Si vos propos concernaient la seconde guerre mondiale, vous seriez taxé de pro-nazi.
Je ne sais pour quelles raisons vous défendez l'indéfendable, mais cela vous place de facto hors du camp de la démocratie et hors de la chrétienté, faisant planer des ombres sur vos tendances politiques, votre point de vue de la décolonisation, et sur votre conception des "grands hommes de l'Histoire".



Sur le sujet de la guerre en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, je conseille la lecture du livre :"Comment peut-on être croate ? " par Alain Finkielkraut, aux éditions Gallimard.
Image

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par MB » dim. 17 août 2008, 23:18

Bonjour

La crise géorgienne est un magnifique cas d'école de la diplomatie russe et de ses méthodes. Rappelez-vous il y a quelques semaines, lorsqu'il était question de l'adhésion éventuelle de la Géorgie à l'OTAN ; les Russes ont fait des pieds et des mains pour empêcher cela, en laissant entendre qu'il y aurait un conflit si cela avait lieu.
Maintenant que cette adhésion n'a pas eu lieu, ils ont les mains libres et peuvent faire la guerre... voilà le résultat de notre diplomatie de "bolos" (comme ils disent dans les cités). Poutine n'est pas Hitler, ni les Russes des nazis, mais le comportement de pays comme la France à son égard, est rigoureusement le même qu'en 1938, et avec la même efficacité.
Toujours le même principe avec les hommes politiques russes : ils vous menacent si vous ne leur faites pas de concessions ; vous leur en faites ; alors ils en profitent pour vous menacer encore plus (alors que tout ça est du bluff...).

Quand on y pense, le fait géopolitique le plus proche de celui auquel nous assistons en ce moment est l'occupation de Chypre-Nord par les forces turques depuis trente ans. A rediscuter...

MB

PS qui n'a rien à voir : et pitié Charles, ne nous fais pas le coup des "gentils Iraniens tout heureux, la preuve, regardez la photo" !

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Christian » dim. 17 août 2008, 9:08

Charles,
Les E.-U. n'avaient pas plus de légitimité à attaquer la Serbie, qu'ils n'en ont eu à attaquer l'Irak, l'Afghanistan, à soutenir l'attaque de l'Ossétie du Sud ou à attaquer l'Iran.
Peut-être bien, mais en quoi l’agression des Etats-Unis contre des Etats plus petits autorisent-ils la Russie à attaquer un Etat plus petit ?
Depuis 2000, Israël a vendu des centaines de millions de dollars d’armes et d’entraînement au combat à la Géorgie.

….l'Estonie aurait envoyé plusieurs douzaines de ses soldats en Géorgie pour aider ses alliés géorgiens
Là encore, je suis curieux de savoir ce que vous voulez établir avec ces informations. Je veux bien croire qu’Israël a fourni des armes à la Géorgie, j’admets sans examen que l’Estonie a envoyé un redoutable contingent de 48 experts en renfort.

Et alors ? D’après vous, quel danger pour la Russie ? Grâce à ces soutiens, la Géorgie comme Napoléon et Hitler allait envahir la Russie ? Sakashvili tenait Moscou dans sa ligne de mire ?

Pas très plausible, si vous voulez mon avis. Le président géorgien a complètement tort en voulant maintenir au sein de ses frontières des peuples qui clairement souhaitent un autre destin. Mais Poutine a encore bien plus tort en voulant reconquérir brutalement un pays qui a obtenu son indépendance.

On ne peut guère blâmer les voisins de Poutine d’avoir peur. Vouloir se doter d’une meilleure armée quand on a la taille de la Géorgie est peut-être dérisoire, mais n’est pas menaçant.

A moins d’impliquer comme vous semblez le faire, que vouloir se défendre contre Poutine constitue déjà un crime.

Christian



Au matin du dernier jour, des vautours s’élèveront sur un lointain rivage,
d’un envol silencieux — au nom de l’ordre.

Jean-Luc Godard, Week-end

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Wistiti » dim. 17 août 2008, 8:41

Veuillez précisez le sens de votre message.
État totalitaire, spoliation et vos pubs ne pognent pas avec moi.

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Relief » sam. 16 août 2008, 22:20

Charles a écrit : Excusez-moi, mais ce que vous écrivez là est du n'importe quoi. S'il y a une honte à avoir en tant que Catholiques, c'est pour le comportement des Croates pendant la II° guerre mondiale. Ce qu'ils ont fait subir aux Serbes... renseignez-vous. La guerre civile qui a suivi la chute du communisme a été une catastrophe, mais tout est bien qui finit bien, n'est-ce pas ? La Yougoslavie démembrée, la Serbie orthodoxe mise au pas, l'armée américaine installée au Kosovo et contrôlant le sud slave de l'Europe, un "happy end" à une "unfortunate" tragédie... :)
Pourquoi vous arrêtez à la seconde guerre mondiale ? D'habitude les détracteurs de l'Eglise catholique remontent toujours au moins jusqu'à l'Inquisition et les Croisades !

Voici plus bas une illustration de l'idéologie que vous défendez. A votre place j'aurais honte.

Moi, Eric, mort à Sarajevo : un casque bleu français se faisant tuer en direct par un sniper serbe

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Serge BS » jeu. 14 août 2008, 7:47

Geronimo,

Il ne faut quant même pas oublier la 7° SS Prinz Eugen, avec ses 4.000 Serbes, soit le deuxième contingent balkanique... De plus, les Serbes, qui ont effectivement souffert, ont en pris autant des allemands que des oustachis, ... et que de certains partisans titistes... Mais, il est tout aussi vrai qu'il ne faut pas oublié le massacre par les allemands de 7.000hommes, dont de très nombreux écoliers à Kragujjevac en octobre 1941 ! Là oui, on peut parler de martyrs ! Et puis, que faites-vous du gouvernement du général Nedic ? Maintenant, le chiffre de deux millions de morts serbes n'est défendu que par les nationalistes ... serbes; les estimations admises sont d'environ un million de morts entre 1941 et 1945 pour toute la Yougoslavie ! En fait, il ne faut pas exagérer, même si l'on a partiellement raison ! Il y a eu suffisament d'horreurs pour ne pas en rajouter !

Charles,

Pour ce qui est de la photo de Bush faisant un doigt d'honneur, quelles sont les circonstances ? S'agit-il d'un geste volontaire ou de l'isolement d'un geste sans aucun rapport à partir d'une bande vidéo ?

Re: Géorgie: une guerre du pétrole, les É.-U. dans la zone russe

par Olivier » mer. 13 août 2008, 23:32

Relief a écrit :
Charles a écrit : Voyez le bilan des Républicains américains en matière de guerres (Serbie, Irak, Afghanistan, Ossétie et bientôt Iran)
Ah, vous aussi vous auriez préféré qu'après avoir tué 200.000 Croates et Musulmans, la Serbie massacre encore quelques dizaines de milliers de Kosovars afin de réussir également l'épuration ethnique au Kosovo.

J'ai un doute, vous êtes bien Catholique ?
La raison du plus fort est toujours la meilleure...

Haut