Milla a écrit :Reste ma question de vocabulaire : pourquoi le catéchisme présente comme indissoluble et perpétuel un lien qui ne l'est pas ?
Bonjour Milla!
Le sacrement est bien perpétuel et indissoluble, parce qu'en rigueur de termes, la mort ne vient rien dissoudre du tout.
Il faut comprendre ce qu'est, au fond, la signification mystique du mariage catholique : il est le signe (=la manifestation) de Dieu qui Se donne à Son peuple. Dieu Se donne aux hommes, et, d'une manière toute spéciale et essentielle, il le fait par le sacrement du mariage.
C'est donc à dire que, lorsqu'une femme épouse un homme, ce n'est pas seulement Jeanine qui dit "oui" à Michel pour la vie : c'est Dieu, qui, dans l'amour que reçoivent et donnent les époux, Se rend présent à Son peuple. Leur mariage est donc la préfiguration du Royaume de Dieu, celui qui unira l'humanité entière en Dieu.
Ce mariage est monogame, fidèle, libre et indissoluble, parce que tel est l'amour de Dieu pour les hommes, et notamment pour Son peuple et pour l'Eglise. Mais si la mort vient séparer ce que Dieu a unit, elle ne le fait qu'en apparence, car il s'agit bel et bien d'une union qui dépasse de loin les limites de la vie terrestre!
Et le veuf ou la veuve, pour le temps qui lui est encore donné de vivre ici-bas, peut tout à fait manifester l'amour de Dieu pour Son peuple avec un autre conjoint.
Peut-être que là aussi le catéchisme présente comme indélébile et permanent quelque chose qui ne l'est pas vraiment. Dans le cas contraire, je repose ma question : pourquoi ici les effets du sacrement sont permanents alors que ce n'est pas le cas pour le mariage ?
Il ne faut pas confondre le sacrement avec les effets du sacrement. Les prêtres défroqués n'ont plus aucun droit à l'exercice de leur ministère. De même, une personne déjà mariée ne peut pas se remarier.
Un prêtre est considéré appelé par le Christ. Libre à lui de renoncer un jour à cet appel , mais l'Eglise ne se reconnaît pas le droit d' "effacer" cet appel du Christ. Les mariés réalisent la présence de Dieu en se donnant l'un à l'autre. La mort n'est pas considérée par les chrétiens comme une limite à l'amour de Dieu.
Une personne veuve peut épouser quelqu'un d'autre, parce que, d'une certaine manière, nous serons tous mariés les uns avec les autres dans le Paradis.
[quote="Milla"]Reste ma question de vocabulaire : pourquoi le catéchisme présente comme indissoluble et perpétuel un lien qui ne l'est pas ? [/quote]
Bonjour Milla!
Le sacrement est bien perpétuel et indissoluble, parce qu'en rigueur de termes, la mort ne vient rien dissoudre du tout.
Il faut comprendre ce qu'est, au fond, la signification mystique du mariage catholique : il est le signe (=la manifestation) de Dieu qui Se donne à Son peuple. Dieu Se donne aux hommes, et, d'une manière toute spéciale et essentielle, il le fait par le sacrement du mariage.
C'est donc à dire que, lorsqu'une femme épouse un homme, ce n'est pas seulement Jeanine qui dit "oui" à Michel pour la vie : c'est Dieu, qui, dans l'amour que reçoivent et donnent les époux, Se rend présent à Son peuple. Leur mariage est donc la préfiguration du Royaume de Dieu, celui qui unira l'humanité entière en Dieu.
Ce mariage est monogame, fidèle, libre et indissoluble, parce que tel est l'amour de Dieu pour les hommes, et notamment pour Son peuple et pour l'Eglise. Mais si la mort vient séparer ce que Dieu a unit, elle ne le fait qu'en apparence, car il s'agit bel et bien d'une union qui dépasse de loin les limites de la vie terrestre!
Et le veuf ou la veuve, pour le temps qui lui est encore donné de vivre ici-bas, peut tout à fait manifester l'amour de Dieu pour Son peuple avec un autre conjoint.
[quote]Peut-être que là aussi le catéchisme présente comme indélébile et permanent quelque chose qui ne l'est pas vraiment. Dans le cas contraire, je repose ma question : pourquoi ici les effets du sacrement sont permanents alors que ce n'est pas le cas pour le mariage ?[/quote]
Il ne faut pas confondre le sacrement avec les effets du sacrement. Les prêtres défroqués n'ont plus aucun droit à l'exercice de leur ministère. De même, une personne déjà mariée ne peut pas se remarier.
Un prêtre est considéré appelé par le Christ. Libre à lui de renoncer un jour à cet appel , mais l'Eglise ne se reconnaît pas le droit d' "effacer" cet appel du Christ. Les mariés réalisent la présence de Dieu en se donnant l'un à l'autre. La mort n'est pas considérée par les chrétiens comme une limite à l'amour de Dieu.
Une personne veuve peut épouser quelqu'un d'autre, parce que, d'une certaine manière, nous serons tous mariés les uns avec les autres dans le Paradis.