par etienne lorant » jeu. 08 janv. 2015, 18:15
De telles prisons existent déjà. Certaines sont même cotées en bourse selon leur "rentabilité":
Depuis le milieu des années 80, la privatisation - totale ou partielle - des prisons est en marche. Elle a commencé aux États-Unis pour gagner tous les continents. Débats.
La privatisation des lieux d’incarcérations revêt deux formes principales :
La privatisation totale : une entreprise privée prend le contrôle à 100% d’une prison, y compris la surveillance des détenus. Jusqu’ici, seuls les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie l’ont expérimentée.
La gestion mixte (appelée en France "partenariat public privé", dit PPP) : une partie de l’organisation est déléguée à des opérateurs privés par les pouvoirs publics. Certains services (restauration, buanderie, nettoyage, supérette) comme la maintenance des équipements et des bâtiments, voire la formation professionnelle des détenus et la gestion des ateliers de travail des prisonniers, peuvent se voir confiés également à des entreprises privées. Dernièrement, le partenariat est allé jusqu’à comprendre la construction même des bâtiments. En 2009, la France comptait 38 établissements dits à "gestion mixte" sur une totalité de 194 établissements pénitentiaires.
Si ses contours dans le monde diffèrent, la privatisation rampante du secteur doit son essor à des raisons similaires : explosion de la population carcérale, vétusté des équipements existants, restriction des budgets publics...
http://prisonvalley.arte.tv/fr/forums/d ... spectives/
Bref, comme vous pouvez le constatez, votre avis personnel est bien partagé par les milieux d'affaires. Il ne s'agit plus de sanction, mais d'argent.
De telles prisons existent déjà. Certaines sont même cotées en bourse selon leur "rentabilité":
Depuis le milieu des années 80, la privatisation - totale ou partielle - des prisons est en marche. Elle a commencé aux États-Unis pour gagner tous les continents. Débats.
La privatisation des lieux d’incarcérations revêt deux formes principales :
La privatisation totale : une entreprise privée prend le contrôle à 100% d’une prison, y compris la surveillance des détenus. Jusqu’ici, seuls les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie l’ont expérimentée.
La gestion mixte (appelée en France "partenariat public privé", dit PPP) : une partie de l’organisation est déléguée à des opérateurs privés par les pouvoirs publics. Certains services (restauration, buanderie, nettoyage, supérette) comme la maintenance des équipements et des bâtiments, voire la formation professionnelle des détenus et la gestion des ateliers de travail des prisonniers, peuvent se voir confiés également à des entreprises privées. Dernièrement, le partenariat est allé jusqu’à comprendre la construction même des bâtiments. En 2009, la France comptait 38 établissements dits à "gestion mixte" sur une totalité de 194 établissements pénitentiaires.
Si ses contours dans le monde diffèrent, la privatisation rampante du secteur doit son essor à des raisons similaires : explosion de la population carcérale, vétusté des équipements existants, restriction des budgets publics...
[url]http://prisonvalley.arte.tv/fr/forums/discussion/34/prisons-privees-faits-donnees-et-perspectives/[/url]
Bref, comme vous pouvez le constatez, votre avis personnel est bien partagé par les milieux d'affaires. Il ne s'agit plus de sanction, mais d'argent.