par Prepierre » lun. 07 juil. 2014, 15:15
Tout d'abord je vous remercie beaucoup par avance.
Tous les sujets ouverts, particulièrement dans cette rubrique, et chaque fois des réponses, et des réponses empreintes de charité ...! Je vous admire.
Un "cas" de plus... Un témoignage, qui aidera peut-être les cas semblables, autant qu'un appel à l'aide.
Voilà. Je ne me suis pas confessé depuis des années, sans doute depuis ma confirmation (j'ai vingt-deux ans)... Depuis, j'ai assisté à de nombreuses messes, quoique je ne sois pas assidu, très loin de là... Ce sont là les premiers péchés que je voudrais confesser : par facilité, et par orgueil, ne m'être pas confessé depuis tant d'années, et avoir si peu participé à la messe... et, les fois où je me suis trouvé dans une église, avoir communié alors que je ne le devais pas ! - faute, je dois le dire, par ignorance... ignorance dissipée il y a quelques mois, au prix de la honte.
Mais j'ai de bien plus graves péchés à confesser. Qui me rongent et me poussent à me mépriser. Or je sais que seule la confession pourra me délivrer de cet accablement. Mais la facilité, l'orgueil, et maintenant surtout, maintenant que, depuis plusieurs mois, j'ai cheminé : la honte, et la peur. Une grande honte, omniprésente.
C'est que, j'ai plusieurs fois approché d'autres garçons de trop près... et aujourd'hui encore, et aujourd'hui toujours, je suis tenté, je suis très tenté... Si bien que, très conscient du péché, honteux, et même dégoûté - non seulement par moi-même, mais aussi par l'objet de mon désir !, sitôt qu'il est à portée -, même très conscient, je cours toujours après cet objet, après ses doubles infinis... Je dois dire : c'est plus fort que moi. Et je dois bien admettre que si, depuis un an, je ne suis pas retombé directement dans ce péché, ce n'est jamais que pour des raisons accidentelles !
Alors, la pornographie me sert d'exutoire... Ce qui n'est pas moins honteux.
J'ai honte et j'ai peur. Je ne me suis pas confessé depuis dix ans ! Je sais à peine comment faire... Je ne connais pas le prêtre... Et puis je suis, comme disent les psys, un "refoulé"...
Je ne saute pas le pas : j'ai peur de la réaction du prêtre. J'ai lu le témoignage d'un jeune auquel, pour ce péché, le confesseur a refusé l'absolution ! J'ai peur des conséquences de cette démarche que je juge, peut-être naïvement (?), salvatrice. C'est dur...
Mais il y a plus. Se confesser... pour pécher à nouveau ?
Cela fait tant partie de moi !...
Il y a ce tentateur qui me pousse à poser toujours des regards pleins d'envie sur les autres garçons, pour peu qu'ils aient quelque charme... et il en sera probablement toujours ainsi.
Alors, jusqu'à la fin de mes jours, mes confessions ne seraient-elles que des pénitences ponctuelles à jamais condamnées à se renouveler sans fin ? Mais ne serait-ce pas trop facile, et pécher suprêmement ? Se confesser, mais se savoir bientôt pécheur, déjà, encore, au moment même de la confession ?
Comment firent Mauriac, et Green, et tous les autres ?
Pourtant, "homosexuel", ce n'est pas mon moi public. Et puis, au plus profond de moi, je veux fonder une famille, aimer une femme, être père ! D'ailleurs, je ne parviens pas à me dire "homosexuel." Je méprise ce mot, tout comme je m'oppose absolument, et plutôt deux fois qu'une, aux réformes sociétales que l'on sait.
Je suis au moins autant attiré par les filles, par les femmes, et, si j'étais plus courageux, et volontaire, je ne serais pas célibataire. Par facilité, cette méprisable facilité, je me satisfais du Même qui cause si bien mon accablement !
J'ai honte, et je me méprise.
Hier la messe fut édifiante et magnifique, et j'ai pleuré ; mais je n'ai pas communié.
Comme le Christ est absolument aimable ! Mais il est trop facile de l'aimer comme je me contente de l'aimer... à mi-temps, sale, lâche !...
Tout d'abord je vous remercie beaucoup par avance.
Tous les sujets ouverts, particulièrement dans cette rubrique, et chaque fois des réponses, et des réponses empreintes de charité ...! Je vous admire.
Un "cas" de plus... Un témoignage, qui aidera peut-être les cas semblables, autant qu'un appel à l'aide.
Voilà. Je ne me suis pas confessé depuis des années, sans doute depuis ma confirmation (j'ai vingt-deux ans)... Depuis, j'ai assisté à de nombreuses messes, quoique je ne sois pas assidu, très loin de là... Ce sont là les premiers péchés que je voudrais confesser : par facilité, et par orgueil, ne m'être pas confessé depuis tant d'années, et avoir si peu participé à la messe... et, les fois où je me suis trouvé dans une église, avoir communié alors que je ne le devais pas ! - faute, je dois le dire, par ignorance... ignorance dissipée il y a quelques mois, au prix de la honte.
Mais j'ai de bien plus graves péchés à confesser. Qui me rongent et me poussent à me mépriser. Or je sais que seule la confession pourra me délivrer de cet accablement. Mais la facilité, l'orgueil, et maintenant surtout, maintenant que, depuis plusieurs mois, j'ai cheminé : la honte, et la peur. Une grande honte, omniprésente.
C'est que, j'ai plusieurs fois approché d'autres garçons de trop près... et aujourd'hui encore, et aujourd'hui toujours, je suis tenté, je suis très tenté... Si bien que, très conscient du péché, honteux, et même dégoûté - non seulement par moi-même, mais aussi par l'objet de mon désir !, sitôt qu'il est à portée -, même très conscient, je cours toujours après cet objet, après ses doubles infinis... Je dois dire : c'est plus fort que moi. Et je dois bien admettre que si, depuis un an, je ne suis pas retombé directement dans ce péché, ce n'est jamais que pour des raisons accidentelles !
Alors, la pornographie me sert d'exutoire... Ce qui n'est pas moins honteux.
J'ai honte et j'ai peur. Je ne me suis pas confessé depuis dix ans ! Je sais à peine comment faire... Je ne connais pas le prêtre... Et puis je suis, comme disent les psys, un "refoulé"...
Je ne saute pas le pas : j'ai peur de la réaction du prêtre. J'ai lu le témoignage d'un jeune auquel, pour ce péché, le confesseur a refusé l'absolution ! J'ai peur des conséquences de cette démarche que je juge, peut-être naïvement (?), salvatrice. C'est dur...
Mais il y a plus. Se confesser... pour pécher à nouveau ?
Cela fait tant partie de moi !...
Il y a ce tentateur qui me pousse à poser toujours des regards pleins d'envie sur les autres garçons, pour peu qu'ils aient quelque charme... et il en sera probablement toujours ainsi.
Alors, jusqu'à la fin de mes jours, mes confessions ne seraient-elles que des pénitences ponctuelles à jamais condamnées à se renouveler sans fin ? Mais ne serait-ce pas trop facile, et pécher suprêmement ? Se confesser, mais se savoir bientôt pécheur, déjà, encore, au moment même de la confession ?
Comment firent Mauriac, et Green, et tous les autres ?
Pourtant, "homosexuel", ce n'est pas mon moi public. Et puis, au plus profond de moi, je veux fonder une famille, aimer une femme, être père ! D'ailleurs, je ne parviens pas à me dire "homosexuel." Je méprise ce mot, tout comme je m'oppose absolument, et plutôt deux fois qu'une, aux réformes sociétales que l'on sait.
Je suis au moins autant attiré par les filles, par les femmes, et, si j'étais plus courageux, et volontaire, je ne serais pas célibataire. Par facilité, cette méprisable facilité, je me satisfais du Même qui cause si bien mon accablement !
J'ai honte, et je me méprise.
Hier la messe fut édifiante et magnifique, et j'ai pleuré ; mais je n'ai pas communié.
Comme le Christ est absolument aimable ! Mais il est trop facile de l'aimer comme je me contente de l'aimer... à mi-temps, sale, lâche !...