par Johnny » mar. 17 juin 2014, 9:20
janek a écrit :
Je n'ai jamais réussi à savoir si la foi est un don de Dieu ou un choix, si je dois attendre une révélation à la suite de laquelle je saurai ce que je dois faire, ou si on doit "forcer" les choses, et s'engager alors même que l'on doute. Car le fait demeure que je ne peux me défaire de mes doutes quant à l'existence ou à l'inexistence de Dieu. En résumé, je pense être agnostique.
Il y a toujours une part de doute, mais on peut faire un choix : c'est ce qu'explique Pascal avec son pari. Ce n'est pas suffisant sur le long terme, mais cela permet d'entrer dans la démarche, de se former, avant que la foi ne vienne. D'Ormesson à la télé expliquait pour la sortie de son dernier petit livre qui traite de ce sujet : entre le Mystère (Dieu), et le hasard comme explication du Monde, je choisis le Mystère qui a du sens, et non le hasard qui n'en a aucun.
La foi c'est comme l'amour pour son conjoint : pour certains c'est un coup de foudre, pour d'autres, c'est la connaissance, le temps passé avec l'autre qui fait naitre la vrai amour (pas le désir).
On ne peut aimer vraiment que ce que l'on connaît : vous pouvez tranquillement lire l'évangile de Luc, par exemple, et demandez-vous si les valeurs qu'il propose peuvent être un chemin de vie, de bonheur. Parlez avec des chrétiens, et l'idéal serait de suivre une catéchèse pour adulte dans votre paroisse.
Je me sens épuisé, épuisé d'avoir peur pour l'avenir de mes enfants, épuisé de ce monde de lutte permanente pour la survie, épuisé du manque d'empathie, de la méchanceté ou de l'égoïsme.
Vous n'êtes pas sur terre pour changer le monde : la Genèse nous explique depuis 3000 ans que tous les hommes sont pécheurs (parce qu'ils sont libres).
Ne désespérez donc pas en présence du mal, c'est la norme. Mais réjouissez vous quand vous voyez le Bien : dans la nuit, une simple lampe est visible de très loin.
Vos interrogations sont légitimes, et ne sont pas nouvelles. Les réponses à nos questions sont le plus souvent dans les Évangiles.
LUC : chapitre 6
"Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.
27 Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
28 Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
29 À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
32 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
34 Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
36 Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
38 Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » "
Je suis fatigué de me battre, je n'ai PAS envie de me battre contre mes semblables pour exister. Je ne comprend pas qu'il faille nécessairement chercher à avoir toujours plus, et à éliminer les autres pour y arriver. Je sais comment cela fonctionne, mais ça me révulse, et je n'arrive pas à m'y faire.
Le monde est difficile, il faut faire sa place, il y a une compétition professionnelle, mais tous les moyens ne sont pas licites. Faîtes votre travail avec éthique, du mieux que vous pouvez. Si on vous agresse, défendez la vérité. Et si un collègue malveillant obtient une promotion que vous méritiez, et bien, changez d'entreprise si c'est possible, ou attendez que vos mérites soient reconnus car vous ne serez ni le premier, ni le dernier victime d'une injustice.
Fraternellement.
[quote="janek"]
Je n'ai jamais réussi à savoir si la foi est un don de Dieu ou un choix, si je dois attendre une révélation à la suite de laquelle je saurai ce que je dois faire, ou si on doit "forcer" les choses, et s'engager alors même que l'on doute. Car le fait demeure que je ne peux me défaire de mes doutes quant à l'existence ou à l'inexistence de Dieu. En résumé, je pense être agnostique.
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Il y a toujours une part de doute, mais on peut faire un choix : c'est ce qu'explique Pascal avec son pari. Ce n'est pas suffisant sur le long terme, mais cela permet d'entrer dans la démarche, de se former, avant que la foi ne vienne. D'Ormesson à la télé expliquait pour la sortie de son dernier petit livre qui traite de ce sujet : entre le Mystère (Dieu), et le hasard comme explication du Monde, je choisis le Mystère qui a du sens, et non le hasard qui n'en a aucun.
La foi c'est comme l'amour pour son conjoint : pour certains c'est un coup de foudre, pour d'autres, c'est la connaissance, le temps passé avec l'autre qui fait naitre la vrai amour (pas le désir).
On ne peut aimer vraiment que ce que l'on connaît : vous pouvez tranquillement lire l'évangile de Luc, par exemple, et demandez-vous si les valeurs qu'il propose peuvent être un chemin de vie, de bonheur. Parlez avec des chrétiens, et l'idéal serait de suivre une catéchèse pour adulte dans votre paroisse.
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Je me sens épuisé, épuisé d'avoir peur pour l'avenir de mes enfants, épuisé de ce monde de lutte permanente pour la survie, épuisé du manque d'empathie, de la méchanceté ou de l'égoïsme.
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Vous n'êtes pas sur terre pour changer le monde : la Genèse nous explique depuis 3000 ans que tous les hommes sont pécheurs (parce qu'ils sont libres).
Ne désespérez donc pas en présence du mal, c'est la norme. Mais réjouissez vous quand vous voyez le Bien : dans la nuit, une simple lampe est visible de très loin.
Vos interrogations sont légitimes, et ne sont pas nouvelles. Les réponses à nos questions sont le plus souvent dans les Évangiles.
LUC : chapitre 6
[i]"Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.
27 Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
28 Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
29 À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
30 Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
31 Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
32 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
33 Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.
34 Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
36 Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
38 Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » [/i]"
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Je suis fatigué de me battre, je n'ai PAS envie de me battre contre mes semblables pour exister. Je ne comprend pas qu'il faille nécessairement chercher à avoir toujours plus, et à éliminer les autres pour y arriver. Je sais comment cela fonctionne, mais ça me révulse, et je n'arrive pas à m'y faire.
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Le monde est difficile, il faut faire sa place, il y a une compétition professionnelle, mais tous les moyens ne sont pas licites. Faîtes votre travail avec éthique, du mieux que vous pouvez. Si on vous agresse, défendez la vérité. Et si un collègue malveillant obtient une promotion que vous méritiez, et bien, changez d'entreprise si c'est possible, ou attendez que vos mérites soient reconnus car vous ne serez ni le premier, ni le dernier victime d'une injustice.
Fraternellement.